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24 août 2021

Commentaires

Lodi

@ anne-marie marson

Je porte malheur ? dit celle qui, en étant hostile à la vaccination, porte la mort.
La superstition et l'irresponsabilité vont ensemble.

C'est vous qui avez comparé les gens comme des rats de labo pour commencer, pas moi avec la fille qui s'amuse à dire qu'on verra bien qui mourra d'abord, il suffit de vous relire.
Cette façon d'envisager les gens n'est guère flatteuse.

Et dire aux gens qu'ils écrivent des sottises non plus.

Une irresponsable comme vous ira au paradis et moi pas ?
En plus du reste, vous êtes injuste.
Remarquez, les croyants sont souvent injustes, du moment qu'on croit à leurs petites histoires, on va au paradis, peu importe ce qu'on fait, sinon, en enfer.

Peu importe le comportement irresponsable : ne pas protéger les autres du virus, par exemple.
On va au paradis. Être croyant semble servir à donner de la respectabilité à l'irresponsabilité et autres choses du même genre.

C'est même mieux : cela sert à inverser l'accusation.
On dit des non-vaccinés qu'ils empoisonnent et on tente de s'en protéger ? C'est mal.
Il ne faut pas dire la vérité, et on doit accepter la mort de nos aimables sacs volontaires à virus.

Sinon, on est méchant et on va en enfer.

Je dois dire qu'on ne m'avait pas encore fait le coup : écrase-toi devant les collaborateurs du virus ou tu vas en enfer !
Les irresponsables face au virus sont toujours irrationnels et les croyants souvent, j'espère que les gens vous auront lu pour se faire une idée.

Il serait bon que voyant à quoi mènent l'irresponsabilité et la croyance, les gens s'en détournent en une sorte de geste barrière face au mal qu'elles sont comme vous contribuez à le prouver, merci.
Parfois, il faut expliquer, là, on n'en a pas besoin : cela fait des économies d’énergie.

S'il y avait un paradis, je ne pense pas qu'un dieu, bien placé pour savoir ce qu'est sa création, punirait les gens de n'avoir pas voulu être empoisonnés par les antivax ni d'ailleurs punirait les antivax de leur irresponsabilité... Car en somme, les gens font ce qu'ils sont, l'irresponsable fait n'importe quoi puis dit n'importe quoi pour justifier son irresponsabilité.
Et va jusqu'à se servir de sa famille pour jouer les victimes.

Tout cela est lamentable et bien digne des croyants. C'est en vain que l'ancien pape disait qu'on devait marier foi et raison et l'actuel dit de se vacciner, les croyants se croient appelés au paradis et ne font que répandre les ténèbres autour d'eux.

anne-marie marson

Je ne vous répondrai plus. Je suis superstitieuse. Je ne veux pas que vous vous intéressiez à ma famille ni à mes amis. Vous portez malheur.

anne-marie marson

@ Lodi | 01 septembre 2021 à 17:15
« La vérité, c'est que les gens ne se vaccinant pas empoisonnent les autres, et avec leurs virus, et avec leurs insultes. »

Qu'est-ce qui ne vous a pas plu dans mon commentaire ? Que j'ai dit que vous alliez mourir, même vaccinée ? Vous trouvez que c’est une insulte ?
J'ai travaillé sur des rats de laboratoire, y compris sur des cobayes. J'en en fait des petits morceaux, pour les étudier.
Je ne comparerai jamais mes amies à des rats de laboratoire. Vous si.
Nous nous retrouverons malheureusement au paradis, car Saint Pierre ne filtre pas les vaccinés et les non-vaccinés.

Lodi

@ anne-marie marson
"Je n'empoisonne personne."

Bien sûr que si en ne vous vaccinant pas.
Assumez ! Au lieu d'injurier :
"C'est plutôt vous qui m'empoisonnez avec vos sottises."

Qu'est-ce qu'il y a de sot dans la vaccination ?
Rien.
Qu'est-ce qu'il y a de très intelligent ?
Avoir trouvé des vaccins si vite.
Et de très sot ou attentatoire à la vie des autres : ne pas se faire vacciner.

Si vous voulez vous tuer, ne tuez personne d'autre.
Les "résistants" au vaccin mettent la vie des autres en danger. Quelle plaie ! Ce sont des collaborateurs du virus, oui !

"Mes deux amies sont vaccinées, pas moi. Une de leurs filles a fait cette réflexion: c'est pour voir laquelle va mourir en premier. Donc vous mourrez comme moi, peut-être un peu plus tard, mais vous mourrez quand même."

La fille de vos deux amies prend les autres comme rats de laboratoire ? C'est gentil. Et puis, ce n'est pas scientifique : on voit ce que donne un traitement ou le vaccin sur un grand nombre de gens.
Vous avez entendu dire que la science, ce n'est pas j'ai vu quelque chose ou entendu dire ça ? Ce qui compte, ce sont les lois de la nature, pas les réseaux sociaux ou amicaux.

Si l'idée est que nous sommes mortels, ce n'est pas un scoop, et cela ne donne pas le droit de mettre en danger la vie d'autrui en ne se vaccinant pas.
Mais ce que vous dites est très bien : cela montre que ceux qui ne prennent pas la vaccination au sérieux ne se soucient pas de la vie des autres. Et si les autres ne sont pas contents d'être obligés de côtoyer des réserves à virus ? Eh bien, ils les insultent.

Le meilleure des défenses, c'est l'attaque ? Pas du tout, ça confirme ce que sont les gens comme vous.
Des irresponsables doublés d'insulteurs. Cela montre qu'il y a des gens à qui on ne peut pas se fier, irresponsables, sans esprit scientifique et insulteur.

Que les employeurs qui ne peuvent pas renvoyer les gens non vaccinés sont à plaindre ! D'un côté, on leur demande de s'occuper de gestes barrières, de l'autre, ils ne peuvent faire barrière à des contaminateurs volontaires. Des gens qui ont une ou plusieurs caractéristiques intéressantes : non scientifiques, irresponsables et aimables comme vous avec "C'est plutôt vous qui m'empoisonnez avec vos sottises."

En somme, on leur demande de faire semblant de combattre la propagation du virus dans leur entreprise.

Moi, rien ne m'oblige ici à faire semblant de croire que des empoisonneurs publics ne le sont pas.
Ni à leur pardonner. Et d'ailleurs, je les tiendrai responsables de tous les morts, malades ayant des séquelles et gens de secteurs encore impactés par la crise qui existent.

Le vivre-ensemble, c'est trop souvent le mentir-ensemble.
La vérité, c'est que les gens ne se vaccinant pas empoisonnent les autres, et avec leurs virus, et avec leurs insultes.

anne-marie marson

@ Lodi | 29 août 2021 à 17:34

Je n'empoisonne personne.
C'est plutôt vous qui m'empoisonnez avec vos sottises.
Mes deux amies sont vaccinées, pas moi. Une de leurs filles a fait cette réflexion: c'est pour voir laquelle va mourir en premier. Donc vous mourrez comme moi, peut-être un peu plus tard, mais vous mourrez quand même.

Jérôme

Bonjour Philippe,

Nous ne sommes pas en dictature, c'est un peu trivial de le constater.
Mais, de cette constatation, nombre de citoyens en tirent la conclusion qu'il n'y aurait pas matière à discussion quant à la réalité d'une démocratie que quelques-uns affirment être pluraliste, "sans contredit 1er", confondant sa cour d'école et un blog d'adultes, ou représentative où...

Question : faut-il attendre d'être en dictature pour mettre en exergue ce qui pourrait y mener ?
Ceux qui voudraient interdire toute critique au nom du : on n'y est pas, nous mettent dans la situation du type qui tombe du haut d'un immeuble et qui à chaque étage lance un : jusque-là tout va bien.
Les mêmes qui affirment que tout va bien sont ceux qui vous diront, lors de chaque décision discutable : ben moi ça ne m'ennuie pas, je n'ai rien à me reprocher, ou, je ne manifeste pas, ou... intéressante conception de la société.
Le dealer de bas d'immeuble a, à peu de choses près, la même. Ce qui ne me dérange pas ne m'intéresse pas.
On n'a pas besoin de présidents de crise ou de non crise.
On a besoin de mécanismes suffisamment efficaces pour qu'un politicien quel qu'il soit puisse s'appuyer dessus que ce soit en temps paisibles ou plus troubles.
Pas besoin d'article 16.

Lodi

@ anne-marie marson

Je ne vais pas faire la liste, mais au hasard :
"EMT le vaccin est gratuit et les tests valables 3 jours au mieux seront payants."

C'est normal : les tests ne sont qu'un indicateur alors que le vaccin est un moyen d'évitement du covid. En plus, ce n'est que la théorie, en pratique, la situation est plus grave !
Car certains se servent perversement d'un moyen de lutte contre le covid pour ne pas lutter le plus efficacement possible contre le virus ! Ils projettent d'éluder le vaccin au moyen des tests.
Je ne vois vraiment pas pourquoi on faciliterait la tâche de ceux qui sabotent l'effort vaccinal en leur payant les frais de leur "résistance", qui n'est pas une résistance mais une déloyauté à l'égard de la société.

On est dans un pays où les gens revendiquent la liberté d'empoisonner leur prochain et se veulent "résistants" contre un pouvoir démocratique, et résistants subventionnés par l'Etat, encore !
Quelle décadence !

anne-marie marson

"Il me semble qu'une perception lucide aurait pu le conduire à une présidence constamment inspirée par les temps de crise. Je n'ai pas l'impression qu'il ait choisi cette voie mais plutôt l'envie permanente de traiter l'extra-ordinaire en ordinaire, les choix à effectuer sous le pavillon stérile du "en même temps", un pays en délitement avec des invocations superficiellement guerrières." (PB)

Nouvelle théorie des ensembles: deux ensembles qui se contredisent s'annulent.
La politique du "en même temps", c'est la politique du "rien du tout".

Trouvé en commentaire sur le blog "Vu du droit", le 8 août 2021b

"En même temps le vaccin protège le vacciné, et n’empêche pas une maladie légère ou mortelle.
En même temps le vaccin empêche la contamination, mais ne protège pas des non vaccinés.
EMT le métro est parfaitement sûr, et le TGV est à risque.
EMT dans la rue tout va bien, et en terrasse ça craint.
EMT à la cantine pas de soucis, et au restau méfiance et prudence.
EMT les grands commerces n’ont aucun risque, et les cinémas, musées, théâtres sont à craindre.
EMT les hôpitaux sont saturés et on ferme des centaines de lits, et on décourage les infirmières.
EMT le vaccin n’est pas obligatoire et sans vaccin c’est la mort sociale.
EMT le licenciement est interdit et la suspension sans salaire est légale
EMT le vaccin est gratuit et les tests valables 3 jours au mieux seront payants.
EMT il n’existe aucun traitement efficace et la mortalité baisse fortement à l’hôpital
EMT le nombre de cas explose et il y a 10 fois moins de morts avec le variant delta
EMT sur 4 vaccins deux sont retirés et on prépare de nouvelles formules sans test de masse
EMT le pass covid s’arrête le 15 novembre et on annonce la 3ème (4-5-6-7) dose pour l’automne
EMT on nous sature de fakes officielles et on nous cache les contrats et les effets indésirables
EMT le Pass Covid nous promet le retour à la « vie normale » et la police contrôle partout
EMT la situation est gravissime et va empirer et il n’y a aucun indicateur de cette gravité
ad libitum, ad nauseam"

par JIB

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EMT on ne touche pas à l’école, et les enfants non vaccinés seront des parias
EMT les enfants ne risquent rien de la maladie et on doit les vacciner au max
EMT il n’y a aucun effet indésirable et les cardiopathies frappent les jeunes hommes (1/3000)
EMT les obstétriciens mettent en garde les femmes enceintes et on les vaccine sans précaution
EMT la santé publique est une priorité absolue et on filtre les malades à l’entrée des hôpitaux.
EMT on veut tester au maximum, et un test positif envoie d’office en isolement forcé de 10 jours
Donc allons manifester, mais sans pancartes détectables par les logiciels de traitement d'images des sous-sols de l'Elysée.

william bertrand

@ Giuseppe 26/08.

Vous avez le "sens du contre". OK. Après......

Tomas

Un chef d'Etat ou de gouvernement, ça gère des crises du matin au soir, en politique la crise étant la règle et le temps calme l'exception. Pour gérer le pays il y a l'administration et les communes.

En épinglant Biden vous tombez dans le même travers journalistique que quand vous disiez que Trump avait "mal géré le COVID": Biden savait très bien ce qu'il faisait et ce qui se passerait. N'importe qui pas trop bête s'intéressant un minimum aux relations internationales pouvait prévoir ce qui se passerait. Biden se moque des Afghans comme d'une guigne, il a compris que ça ne servait à rien d'aller là-bas et repasse le mistigri aux Chinois et aux Russes, en leur souhaitant bien du plaisir. Le reste c'est de la littérature.

On souhaite bien du plaisir aux Chinois et aux Russes, d'ailleurs !

Ellen

"Des présidents pour temps calmes ou temps de crise ?" (PB)

Philippe Bilger vous avez vu juste. Laurent Wauquiez a dû lire votre billet et il semble que pour lui ce n'est pas le moment de prendre en charge les crises du moment, il préfère gérer le pays par temps calme. C'est la peur de ne pas être à la hauteur ? De ce fait il annule sa candidature aux présidentielles 2022. Il passe la main à Eric Ciotti. Trop dure de prendre ses responsabilités en période de crise ?

Giuseppe

@ william bertrand | 25 août 2021 à 13:11
"Il faut vraiment avoir été procureur (moi je...) et paraître (désavantageusement) comme un"guignol de l'info" (CNews) pour écrire ce genre de billet insipide. Écrire pour parler et parler encore, quoi ! Peut-on juger et critiquer qui que ce soit quand on n'est pas sûr d'être meilleur ? Je ne le pense pas."

Bon, il faut avouer que tout le monde aime la reconnaissance, c'est tellement agréable de se faire gratter le ventre, moi-même j'y ai succombé (pas longtemps).

Vous faites un contresens d'une bêtise crasse, même le plus simple d'esprit a le droit de critiquer, alors quand les lampions sont sur vous, en plus... et que l'on a l'impression d'infléchir le monde, on peut imaginer bien sûr ce plaisir indicible intime qui vous fait penser que vous allez changer le cours de l'Histoire.

Vous faites allusion à des émissions qui ne sont aujourd'hui que du spectacle de variétés sous couvert de réflexion politique.
Le sérieux ne sert à rien où l'on voit comment des traîne-patins font s'échapper les plus grands penseurs et démocrates du monde.
Alors CNews ou un autre n'est rien, juste le temps d'une représentation, notre hôte adore ces représentations (je l'imagine), il existe, qui peut l'en blâmer et puis c'est aussi un prolongement, une façon de s' éteindre doucement sans doute ? sans s'en apercevoir, je n'en suis pas sûr.

Pour le reste il n'est pas difficile de faire mieux que les "meilleurs" supposés, alors critiquer, se moquer est le propre de chacun, personne n'est intouchable, heureusement ! Autrement il suffirait de se tirer une balle dans la tête, même les meilleurs ont failli, il suffit de parcourir l'histoire :

https://www.perdre-la-raison.com/p/les-aneries-de-macron.html

Des comme cela il en existe à tous les coins de rue, je n'en ferai pas la liste, mais sans doute n'aimez-vous pas vous faire lisser le poil ? Dommage, même mon chat aime cela, c'est ainsi. J'ai adoré aussi à une époque, mais je me la jouais humble, discret, car je savais que demain était un autre jour.

Exilé

Quand M. Macron va à Brégançon profiter de ses congés payés syndicaux pour en revenir bronzé comme n'importe quel jeune godelureau suiveur de mode, ne démolit-il pas le discours tenu par ses propres services de propagande voulant nous faire accroire que nous serions en guerre contre une épidémie apocalyptique ?
Va-t-on à la mer quand on est en guerre donc en temps de crise ?

Robert

Il fut un temps, Monsieur Bilger, où la guerre sur notre territoire était subie par des générations successives et donc les dirigeants de notre pays savaient ce qu'était la guerre et ses cortèges funestes.
Les derniers présidents de la République française qui l'aient connue ou pratiquée comme soldats ont été, hors le général de Gaulle, messieurs Pompidou, Giscard d'Estaing, Chirac et Mitterrand. Leurs successeurs (Sarkozy, Hollande et Macron) n'ont jamais connu ce type de crise paroxystique. Leur "logiciel politique" n'intègre donc pas les outils intellectuels et moraux pour y faire face dès leur prise de fonction.

Les attentats, quelle qu'ait pu être leur gravité, que la France a subis sous leurs mandats ne sont donc que peu de choses à côté des traumatismes que la population française a subis par exemple pendant les deux guerres mondiales ou même la guerre d'Algérie.
Lorsque vous écrivez que "le quinquennat d'Emmanuel Macron dont on peut dire, à l'exception de la première année, qu'il n'a été irrigué que par des tensions, des tragédies, du terrorisme, une insécurité galopante, des révoltes sociales et une épidémie gravissime inédite", permettez-moi de relativiser. Même l'épidémie de Covid, que vous qualifiez de "gravissime", est à mon sens certes très sérieuse mais pas gravissime, notamment si on la compare à celle de la grippe espagnole qui a commencé dès mars 1918, donc huit mois avant la fin de la guerre et en pleine offensive d'abord allemande, puis française, et s'est poursuivie jusqu'en juillet 1921. En plus des morts de la guerre, elle a causé plus de 2 millions de morts en Europe et sans doute près de cinquante millions dans le monde.

De fait, par la politique de communication gouvernementale et par médias interposés qui amplifient très largement les situations, les crises auxquelles monsieur Macron a été confronté pendant son mandat ne sont, si on les replace dans un cadre historique, que de faible intensité.

Par ailleurs, il faut ajouter que le cadre européen codifié au sein de l'UE enlève une grande part de l'autonomie de décision de nos présidents de la République.
Sur ce point je rejoindrai l'analyse que Tipaza | 24 août 2021 à 17:46 a faite en réponse à un commentaire d'Achille | 24 août 2021 à 10:27.
En effet, depuis monsieur Sarkozy, tout juriste ne peut que constater que les présidents de la République ne respectent aucunement la lettre ni l'esprit de la Constitution de 1958 dans l'exercice de leurs fonctions, sans que personne ne s'en émeuve outre mesure. De fait, il ne se contentent plus de présider la République, mais gouvernent en lieu et place du gouvernement : le palais de l’Élysée dispose en effet de conseillers qui pilotent rênes courtes directement les ministères, les ministres se contentant de n'être que des porte-parole des décisions présidentielles.

Très récemment, le comble a été atteint lorsque le président de la République, passant outre les compétences du Premier ministre qui avait pris conformément aux dispositions de la Constitution un décret relatif aux visites techniques des deux roues, a donné consigne directement au ministre concerné de retirer ledit décret...

Le problème de fond est que les ministres sont judiciairement responsables tandis que le président de la République bénéficie d'une immunité attachée à sa fonction et non au titre du gouvernement effectif qu'il exerce.
Il serait temps que la Constitution sur ce point acte les modalités réelles d'exercice de la fonction présidentielle et que l'immunité présidentielle disparaisse. Ou bien qu'on en revienne au texte de la Constitution de 1958 avec une stricte application de ses dispositions. Mais ici je ne fais qu'un rêve éveillé !

Exilé

@ Claude Luçon
« Le voilà enfin le grand remplacement de Zemmour ! »

Les opinions sont une chose, les chiffres en sont une autre.
Le site de France Stratégie, qui dépend de Matignon, permet de se faire une idée de la répartition de la population d'origine immigrée dans diverses villes de France.
Certains secteurs sont passés de 0 à 20 % en 1990 à 20 à 40 % en 2017 rien que pour les enfants d’immigrés dans la tranche d'âge de 0 à 18 ans...

https://francestrategie.shinyapps.io/app_seg/

F68.10

@ Exilé
"Quand nous voyons les candidats de la supposée opposition s'entendre comme des larrons en foire avec ceux de la majorité à des fins de basse politique, il faut tout de même comprendre que les Français qui ne sont pas des moutons de Panurge n'aient pas vraiment envie de se déplacer pour participer à ce simulacre de démocratie."

J'ai au contraire l'impression que les familles politiques n'ont aucune volonté de s'entendre et de bâtir des consensus.

Je ne comprends pas ce que vous signifiez "s'entendre comme des larrons en foire". Je n'ai qu'à ouvrir un journal pour exhiber cette culture du conflit. Le Figaro électronique d'aujourd'hui, au hasard:

"Lors de la campagne houleuse de Renaud Muselier durant les dernières régionales en PACA, il [Éric Ciotti] avait pris une position très tranchée face au président régional sortant, en lui reprochant de faire le jeu de la macronie." -- Le Figaro, 25 août 2021.

Toujours pareil: culture du conflit.

Les candidats de la supposée opposition ne "s'entendent donc pas comme larrons en foire" avec ceux de la majorité à des fins de basse politique. Personne ne cherche à s'entendre avec quiconque dans ce pays où on aime recuire nos haines.

Moi, j'attends que s'établisse une culture du consensus dans ce pays, et j'attends qu'on ostracise tous les politiques qui cultivent la culture du conflit. Et ça en fait un paquet...

Giuseppe

L'Afghanistan, tout le monde s'en tamponne fermement le coquillard et la coquillette, par contre les difficultés et la force d'un président se mesurent à l'intérêt qu'il peut porter au foot.

Avec tous ces trépanés du ballon rond, il vaut mieux parler transfert que misère. Les pégreleux, les miséreux, les pauvres, il faut les faire rêver, leur parler de dizaines de millions d'euros pour un humain, qui s'achète et se vend comme de blé sur le marché, ou du gaz ou du pétrole ou... Enfin tout se qui s'achète et se vend aux enchères.

Demain nous sommes menacés et la même chose qu'en 40 : "Roulez muscade !".
Nous sommes fichus, même la nation la plus puissante du monde avec tous ses moyens n'a rien vu venir, alors les autres...

L'Allemagne a une façon détournée de se préparer industriellement, des bagnoles hors de prix et champions du monde toutes catégories confondues du moteur à explosion, demain ils vont fabriquer des avions et des tanks avec la même facilité.

Les Chinois badent leur savoir-faire industriel, leur puissance, la Russie se méfie toujours comme de la peste de ce pays qui est champion du monde partout où la technologie est en pointe.

https://le10sport.com/football/mercato/mercato-psg-kylian-mbappe-au-courant-de-loffre-du-real-madrid-la-reponse-564308

La France et l'Europe sont suspendues au capital immatériel du ballon rond, ce dont une minorité se fiche éperdument et pendant ce temps-là l'Allemagne peaufine ses coussinets et les bielles qui vont avec, ce n'est pas les pétoires des traîne-savates de l'Afghanistan qui leur feront encore peur.

william bertrand

Il faut vraiment avoir été procureur (moi je...) et paraître (désavantageusement) comme un"guignol de l'info" (CNews) pour écrire ce genre de billet insipide. Écrire pour parler et parler encore, quoi ! Peut-on juger et critiquer qui que ce soit quand on n'est pas sûr d'être meilleur ? Je ne le pense pas.

Metsys

Il me semble que de Gaulle était de votre avis et que la Ve République était censée fonctionner en conséquence : au Président les guerres civiles et le feu nucléaire, au Premier ministre le prix de la baguette...
Rappelons aussi que Mitterrand a toujours considéré ce régime comme une dictature jusqu'au 10 mai 1981.

Michel Deluré

@ Achille 25/08 07:41

Il est vrai qu'avec le nombre actuel de potentiels partants que vous aviez recensés dans l'un de vos précédents commentaires (une trentaine si je ne m'abuse !) pour ce prochain Grand Prix de 2022, décidément très prisé, la grille de départ risque être fortement encombrée ! Dans cette compétition open, les chutes douloureuses guettent donc les concurrents les moins bien placés sur la ligne de départ. Dans ces conditions, certains jugent sans doute plus sage de déclarer forfait.

Exilé

Néron qui jouait de la cithare devant l'incendie de Rome était-il un empereur du temps de crise ?

Achille

@ Exilé | 25 août 2021 à 09:09

Quand la soupe est bonne on ne regarde pas trop la main qui tient la louche.

C’est aussi ça la politique. Mais l'important est d'être celui qui tient la louche.

Exilé

@ Achille
« Mais c’est sans doute parce que les candidats de l’opposition ne les inspirent pas vraiment non plus. Allez savoir ! :) »

Quand nous voyons les candidats de la supposée opposition s'entendre comme des larrons en foire avec ceux de la majorité à des fins de basse politique, il faut tout de même comprendre que les Français qui ne sont pas des moutons de Panurge n'aient pas vraiment envie de se déplacer pour participer à ce simulacre de démocratie.

Achille

@ Michel Deluré | 24 août 2021 à 08:41
« En fait, l'idéal serait d'avoir un "PTT", Président tout-terrain, adapté à toutes les circonstances. Mais l'article doit être assez rare ! »

Ou encore un PMU, Président Multi-Usages qui inaugure les chrysanthèmes et "panthéonise" à tour de bras en temps de paix et n’hésite pas à prendre des décisions impopulaires mais salutaires en temps de crise.

Tiens, au Grand Prix de France d'avril prochain, il semblerait que Bruno Retailleau soit déclaré non partant... Bah, il ne figurait pas non plus parmi les favoris ! :)

vamonos

@ Lonicera | 24 août 2021 à 15:05

M. Macron n'a jamais été ministre des finances. Il fut ministre de l'économie, nuance !
La charge de travail est moindre, cela laisse du temps pour remplir le carnet d'adresses.

Xavier NEBOUT

Comme il semble difficile de faire simple.
Il s'agit en effet ici de la différence entre un président et un chef.

Nos lointains ancêtres indo-germaniques en savaient probablement plus sur la politique que les docteurs de l'ENA, car en temps ordinaire, les chefs de famille, ou genos, élisaient les chefs de tribu ou famille élargie, qui se réunissaient sous la "présidence" - le mot n'existait pas - du plus vénérable.
Mais lorsqu'il s'agissait de partir en migration ou à la guerre, alors les chefs de tribu élisaient un roi à bâton, ancêtre du sceptre mais qui survit avec le bâtonnier et dont on se souvient avec le bâton de Moïse.
Et puis le roi a gardé le bâton...
Et Macron de jouer au chef...

Mary Preud'homme

Et pourquoi pas un capitaine de vaisseau pour mer calme, un autre pour mer agitée et avis de tempête ? Un général planplan pour faire de la figuration et se la péter grave en temps de paix et un autre plus réaliste, volontaire et déterminé pour agir et prendre des risques pour affronter tous les périls ?

Tout le problème est là : ce président jouant un rôle et ayant endossé un costume trop grand pour lui n'a absolument rien d'un chef de guerre, ni même d'un premier de cordée ou d'un capitaine de navire en difficulté en dépit de toutes ses annonces et proclamations martiales destinées à enfumer un peuple avachi et trop crédule !

Claude Luçon

"Des présidents pour temps calmes ou temps de crise ?"
Mais aussi "Des journalistes pour temps calmes ou temps de crise ?"

ALERTE ! La France est en péril ! La fin est proche !
Le voilà enfin le grand remplacement de Zemmour ! Qui peut maintenant nous dire qu'il nous avait prévenus !

Un, UN, Afghan s'est introduit sur l'avion de rapatriement en France, essentiellement pour Afghans, et tous nos journalistes sont rangés, micros au poing, pour la lutte finale contre l'intrus !
Le combat sera sauvage !
Il n'a aucune chance, il va mourir étouffé sous les mots, ou noyé sous la salive, de nos journaleux !

Lesquels, au passage, nous rabâchent les pourcentages de tous les citoyens, décade d'âge par décade d'âge, profession par profession... sauf la leur ?
Par chance le Covid n'est pas un virus numérique sinon nous devrions vacciner nos TV !

Alors oui : "Des journalistes pour temps calmes ou temps de crise ?"

Cyril Lafon

Vous me surprenez cher Monsieur avec cette proposition d'élire deux personnalités, voire de faire revenir un ancien président si les circonstances s'y prêtent. Il faudrait une réforme constitutionnelle d'envergure.
Il faudrait établir des critères de compétence, et voir quelles personnalités rempliraient ces critères-là, et ce, avant l'élection présidentielle, à une époque comme la nôtre, les Républicains vont dès le mois prochain se prononcer, sauf erreur de ma part, sur les modalités de choix de leur candidat pour l'année prochaine.

Il faut savoir que le chef de l'Etat n'est pas seul, il a nombre de conseillers à l'Elysée pour, entre autres, les affaires étrangères, les questions économiques, les questions de sécurité, il existe le COR (Conseil d'orientation sur les retraites), qui par définition conseille le gouvernement sur la politique à suivre en matière de retraite.

La capacité d'un président de la République ne saurait se mesurer, me semble-t-il, sur sa seule personnalité, c'est lui qui a le dernier mot certes, mais nombre de conseillers l'accompagnent.
Un président et en règle générale tout élu(e) se doit d'appréhender la réalité en se posant les bonnes questions et bien sûr en attribuant les meilleures réponses, sans dogmatisme exacerbé.
Ceci ne saurait s'effectuer sans pragmatisme, bien peu sont capables de s'exfiltrer de l'idéologie, de sortir du politiquement correct face à une conjoncture qui impose justement de sortir de l'idéologie pour être en phase avec la réalité.

Je ne pense pas que la France soit un pays où un tel pragmatisme puisse avoir lieu.
Il n'y a pas dans ce pays de culture du réel où le pragmatisme s'impose, il y a, à la place, une culture de la crainte et de la critique, dans une spiritualité canalisée à l'extrême, une passion repoussante qui exclut tout recours à la lucidité, l'opposition au pouvoir en place et les syndicats poussant bien sûr à manifester en proférant trop souvent n'importe quoi. Une réforme de l'Education nationale, du collège par exemple, ou du lycée, fera toujours dire à quiconque que le gouvernement va détruire l'école, une réforme du travail fera toujours dire à quiconque que le gouvernement veut tuer le travail, ou barrer l'accès à l'emploi de jeunes diplômés !

Nous vivons dans un pays pour ainsi dire ingouvernable. Nous le constatons très bien aujourd'hui avec ces manifestations anti-vaccins où la malhonnêteté intellectuelle règne en maître, où des pancartes au contenu abject fleurissent ici et là.

J'ai vu hier Florian Philippot vraiment méprisant, passionné comme à son habitude par son discours. Il avait en face de lui sur le plateau un médecin urgentiste, un écrivain et un élu LR mais également en duplex d'Israël un médecin, il a contredit tout ses interlocuteurs, discrédité les chiffres qui étaient cités par les deux médecins, en coupant la parole quasi systématiquement à ses interlocuteurs, bref, un faussaire de la parole en action.
Cet homme-là est une honte pour la culture française.

C'est ce pragmatisme ci-dessus évoqué qui a poussé le Danemark à lutter contre la communautarisation de certains quartiers en imposant un quota de citoyens étrangers dans ces fameux quartiers, vous aviez Monsieur Bilger consacré un billet en ce sens, glorifiant le pragmatisme danois. Pratiquer une telle politique relève d'une audace remarquable.

Il est évident que c'est ce qu'il faut faire, ceci éviterait des quartiers exclusivement de culture étrangère, en sortirait une mixité sociale qui, sur le plan culturel, nationaliserait le terrain.
Allez proposer ceci en France ? on vous parlerait des SS, bien évidemment Hitler serait évoqué, pourquoi pas Heinrich Himmler ou Reinhard Heydrich tant qu'on y est.
Mais le Danemark, hélas, n'est pas la France !

Je conclurai mon commentaire en approuvant celui de Patrice Charoulet qui veut voter à toutes les élections.
En ce qui me concerne, cher Monsieur, je suis favorable au vote obligatoire, je n'ai pas dit vaccin (même si je suis aussi favorable à la vaccination obligatoire), j'ai dit vote.
Vote obligatoire !
Ceci éviterait des élections faussées par l'abstention, comme les dernières élections départementales et régionales, ceci générerait des majorités claires dans les assemblées exécutives, ces assemblées seraient désormais la vitrine de l'électorat.
Tout citoyen qui ne va pas voter devrait encourir, à défaut de production d'un motif sérieux et légitime de l'abstention, une sanction et qui dit "sanction" dit "embêtement".
D'ailleurs chez certains de nos voisins, des législations le prévoient.

Tipaza

@ Achille | 24 août 2021 à 10:27

Un recours à l’article 16 !
Mais vous n’y pensez pas. Il faudrait d’abord obtenir l’aval de Bruxelles, qui refuserait.
J’avais posé la question il y a déjà longtemps à un professeur de droit de mes amis, qui était de droite comme par hasard. Il m’avait expliqué l’impossibilité de la chose au motif que le droit européen l’emporte sur le droit local des nations. Et que jamais Bruxelles n’accepterait une pareille prise de pouvoir direct.

Je n’avais été que moyennement convaincu par ses arguments, n’imaginant pas qu’une structure administrative comme la Commission puisse intervenir dans l’application d’une Constitution d’un État souverain.
Depuis les conflits, puisqu’il faut appeler les choses par leur nom, entre la Pologne et la Hongrie d’une part avec la Commission sur des points moins importants que l’article 16, me laissent penser que nous sommes sous tutelle, et donc que nos degrés de liberté sont limités.

Ceci dit, si par miracle il était possible de déclencher l’article 16, je ne serais d’accord que si le Président était de mon bord, s’il était du vôtre, je ferais comme Mitterrand avant qu’il n’accède à la présidence, je crierais au coup d’État permanent et à la dictature.

Lonicera

Un président à double personnalité ? On le qualifierait vite de bipolaire !
Je pense qu'il y a une autre composante que vous n'avez pas abordée et qui me semble importante : l'âge.

Compte tenu du mien, deux présidents me viennent à l'esprit. Mitterrand et Chirac. Tous deux ont en commun d'avoir effectué des mandats longs (14 ans pour le premier et 12 pour le second) et ils ont été élus déjà âgés après une longue carrière politique d'élu. Mitterrand avait 65 ans en 1981 et Chirac 63 en 1995. Lorsqu'ils ont été réélus après 7 ans de fonction, ils étaient tous deux affaiblis par la maladie. Le résultat fut qu'ils ne purent gouverner de façon efficace, leurs entourages étant maîtres du logis.

Le problème est le même avec Macron, mais à l'envers. Il s'est présenté à la présidentielle sans avoir exercé de mandat électif. Contrairement à ceux cités plus haut et qui ont été des élus ruraux (Nièvre et Corrèze), il n'a pas connu les distributions de tracts dans les marchés ni les réunions dans les cafés enfumés.
Il est arrivé jeune à l'Elysée avec comme seule expérience d'avoir été ministre de l'Economie du plus mauvais (jusqu'alors) président de la Ve République.
Un an après sa prise de pouvoir, Ivan Rioufol écrivait : "On a mis un gamin à l'Elysée, les conséquences seront terribles".

Je ne m'étendrai pas sur les erreurs et les maladresses de Macron, ni sur son incapacité à choisir son entourage. Mais là encore, c'est son âge, donc son manque d'expérience, qui le handicape fortement.
CQFD.

F68.10

@ Patrice Charoulet
"Si ce gouvernement vous déplaît, votez et votez à toutes les élections. Vous avez de la chance : vous êtes dans un pays où il y a une démocratie pluraliste, une liberté d'expression et des élections très ouvertes..."

Exact. Mais, si vous faites attention, ces gens qui hurlent "Diktatür !!" affirment que c'est une dictature car la liberté d'expression est biaisée par des médias aux mains d'une caste de journalistes.

À aucun moment ils ne réalisent qu'ils ont la possibilité de monter leurs journaux ou leurs blogs.

Quant à la liberté d'expression en France, elle est imparfaite, mais pas imparfaite au point de hurler à la dictature.

Toutefois, le pluralisme n'est pas un succédané adéquat à une réelle concurrence des idées et à une réelle culture du débat intellectuel et non pas simplement rhétorique. Et, là, on est mauvais. Réellement mauvais. Mais nous ne sommes pas en dictature pour autant: nous sommes simplement mauvais, et c'est notre faute.

xavier b. masset

Emmanuel Macron, convaincu de l'évaporation de toute notion de sacré dans l'agora des guichets du bel aujourd'hui, est peut-être déjà ce double président, tel qu'en lui-même enfin la précarité électorale le fixe, lui fait faire du surplace.

Un curieux Janus, bien au fait de la rampe qui conduit les civilisations vers leur mortalité, n'ignorant rien des naïvetés marquetant la démocratie de leurs perlouzes.
Toujours à cheval entre Kairos et Krisis, toujours privilégiant la fausse bascule entre les deux.

D'un côté le président élyséen, muni de toute la connaissance, jamais perdue, toujours retrouvée, des petits et grands arrangements avec le Parlement, de l'autre le président borméen du fort de Brégançon - son île secrète des Galapagos du Docteur Raoult-Moreau à lui -, qui contrôle avec délices les degrés d'une fièvre obsidionale, raisonnable, hygiénique, superbement sanitaire, qui l'invite à jouer avec ses dragons, je reçois Poutine au Fort, critique et dénonce sa manière, mais ne me gêne pas pour rayonner, comme un président de la Ve l'a toujours fait sur ses confrères - ces iguanes - moins aristocratiquement en place dans leurs chancelleries, à Bruxelles.

On a beau, plus jeune, s'être roulé dans une éducation pythagoricienne, on aime bien néroniser sur la tranche, dans des grands virages sur l'aile, ou à faire semblant.
L'opinion publique sous-estime l'importance du jeu chez nos gouvernants, leur modestie intellectuelle, doublant le tapis vert, n'est que de façade.

Le syndrome Atlee, décrit par Churchill, est ce que nos présidents redoutent le plus.
Ne rien faire, annoncer des réformes pour tout de suite en remettant la viande dans le sac, balancer les équilibres en subtilisant au dernier moment leurs innombrables plateaux.

Surtout ne pas montrer qu'ils incarnent le personnage que réclamerait la situation, le choc de l'image serait trop violent, manqueraient les mots, costume d'employé de banque d'Atlee, non, mais pas de noeud pap du vieux lion truculent, chasseur des apaiseurs Baldwin et Chamberlain, non plus.

Kenneth Minogue avait vu des choses dans ses études sur le "Liberal Mind", toujours marqué à la culotte par le "Servile Mind".

Spectacle de deux débords de rois, la démarcation Premier ministre/Président ne résout plus rien, des postes guère incarnés, repères charnels et moraux devenus flous, M. Sarkozy ne rêvait-il pas que de Matignon (pour flinguer Chirac, roi fainéant au moi gigantesque, certes) ?
Au moins les ministres Labour du gouvernement de coalition anglais entre 1940 et 45 furent bons pour la plupart.

Giuseppe

Nous sommes gérés par des gonfle-figues ! Les talibans n'attendaient qu'une réponse appropriée, la brutalité fait partie de la démocratie.

Je me souviens de ce grand patron qui marquait le pas dès que les discussions touillaient de la mayonnaise, ou montait des blancs en chantilly, nous abandonnant lâchement à nos gonfleurs d'hélices - dont il ne supportait pas la vacuité -, qui étaient payés pour fabriquer de l'écume, leur paisible existence de Bouvard et Pécuchet qui se sentaient inutiles mais ivres de croire en un destin de l'inutile.

Nous ne sommes plus bons que pour le running, la muscu et le foot, pendant que quelques pégreleux font échapper le monde entier avec des tromblons ou pétoires d'un autre monde.

Nous sommes devenus des loches, des mollusques, je n'ai jamais vu une seule structure s'élever sans forcer le destin, heureusement !

Fuir ! "Tous à la baïonnetta !", ils ont tous entendu "Tous à la camionetta !". Des gazelles, surtout pas des démocraties, des Chamberlain, cet imbécile qui croyait avoir acquis la paix avec un traité.

Exilé

@ Patrice Charoulet
« Si ce gouvernement vous déplaît, votez et votez à toutes les élections. Vous avez de la chance : vous êtes dans un pays où il y a une démocratie pluraliste, une liberté d'expression et des élections très ouvertes… »

C'est celaaa ouiiiii...

Achille

@ Patrice Charoulet | 24 août 2021 à 12:34
« Moi, je vote et je voterai à la présidentielle, aux législatives, aux européennes, aux régionales, aux départementales, aux municipales.
Ceux qui ne votent pas feraient mieux de voter au lieu de brandir des pancartes « Dictature ! »

Le problème c’est que la grande majorité de ceux qui n’aiment pas Emmanuel Macron ne vont pas voter. En fait il n'y a plus que les anciens comme vous et moi qui allons voter.

Les autres préfèrent manifester dans les rues tous les samedis avec leurs pancartes où il est écrit "Dictature".
Mais c’est sans doute parce que les candidats de l’opposition ne les inspirent pas vraiment non plus. Allez savoir ! :)

Patrice Charoulet

DICTATURE ?

Des manifestants, le samedi, brandissent des pancartes où se trouve parfois le mot « dictature » .
Ce mot est-il pertinent ? À mon humble avis, non.
Il y a, on le sait, trois situations politiques. Systèmes totalitaires (Hitler, Staline, Mao...), régimes autoritaires, démocraties pluralistes. Sans contredit, nous sommes dans une démocratie pluraliste.
Chaque gouvernement, depuis des lustres, est formé après des élections librement disputées et sans trucages (isoloirs, assesseurs de plusieurs partis, dépouillement avec des gens de plusieurs partis...).

Si ce gouvernement vous déplaît, votez et votez à toutes les élections. Vous avez de la chance : vous êtes dans un pays où il y a une démocratie pluraliste, une liberté d'expression et des élections très ouvertes…

Moi, je vote et je voterai à la présidentielle, aux législatives, aux européennes, aux régionales, aux départementales, aux municipales.
Ceux qui ne votent pas feraient mieux de voter au lieu de brandir des pancartes « Dictature ! »
Je précise que je ne suis pas macroniste. Et que je souhaite un autre président que l'actuel.

sylvain

@ Michel Deluré
« En fait, l'idéal serait d'avoir un "PTT", Président tout-terrain, adapté à toutes les circonstances. Mais l'article doit être assez rare ! »

Cet idéal existe : notre président progressiste intersexuel en est l'illustration mais par respect pour la charte je ne développerai pas plus sur la signification du sigle PTT, en outre je risque d'avoir tous les PTT LGBT sur le râble.

Achille

@ Tipaza | 24 août 2021 à 07:13
« Oui, mais voilà comment être un Président tout azimut, lorsqu'on est soumis au contrôle du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel, de la Commission de Bruxelles,… »

C’est très simple, il suffit de prendre les pleins pouvoirs, ainsi que l’a fait le président tunisien.

À noter que la Constitution le permet dans son article 16.

Bon je plaisante bien sûr. Encore que… :)

caroff

Il faudra à l'avenir élire des présidents "sévèrement burnés" parce que le tangage prononcé d'aujourd'hui va s'accompagner d'un roulis de plus en plus fort.
Les maux listés par PB nécessitent un traitement de choc qu'aucun prétendant actuel n'est capable d'appliquer.

Et puis ces crétins de Français seraient-ils disposés à accepter une réduction de l'assistanat ou à revenir, par exemple, aux principes de l'"instruction publique" ?

Seraient-ils prêts à voter pour un candidat annonçant une fermeté totale en matière d'immigration, un renforcement du pouvoir régalien en général au détriment de la distribution des bonbons du contribuable en les assimilant pour certains d'entre eux à des mendiants ?

Oui, l'Etat a ses bonnes oeuvres qui préfère répartir un argent qu'il a emprunté à des millions de gens vivant en dessous du seuil de pauvreté plutôt que de les inciter à travailler en baissant les charges des employeurs !
Parfois l'Histoire génère des hommes (et bien sûr des femmes) qui sont circonstanciellement en phase avec leur pays et les périls qu'ils doivent affronter.
Macron a fait la preuve de son insuffisance.
À qui le tour ?

Exilé

@ Claude Luçon
« On rêve des philosophes grecs qui étaient aussi scientifiques et mathématiciens, qui pourraient guider nos leaders et leur rappeler qu'on ne divise pas philosophie, sciences et mathématique si on veut comprendre le monde ! »

Bref, des gens qui n'étaient pas des techniciens spécialisés dans un domaine étroit mais des hommes imprégnés de culture générale et capables autant de conduire une guerre voire plusieurs que de philosopher, de pratiquer l'art oratoire ou de favoriser les arts.

Exilé

une épidémie gravissime (...)
Je n'ai pas l'impression qu'il ait choisi cette voie mais plutôt l'envie permanente de traiter l'extra-ordinaire en ordinaire, les choix à effectuer sous le pavillon stérile du "en même temps", un pays en délitement avec des invocations superficiellement guerrières.

N'oublions pas que M. Macron est avant tout un acteur et qu'en tant que tel il a tendance à dramatiser les situations, à en rajouter et à surjouer son rôle pour au final ne pas résoudre les problèmes.

Non, l’épidémie, si elle présente un caractère de gravité surtout lié à sa nouveauté, n'est pas vraiment « gravissime », du moins en comparaison d'autres comme par exemple la grippe asiatique ou tout simplement la grippe de Hong Kong en 1969.
D'autres pays ont fait face à cette nouvelle pandémie dans le calme et le respect des gens sans tomber dans les excès, les incohérences et parfois les brutalités constatés en France jusqu'à ce jour.

Denis Monod-Broca

Deux présidents, une « utopie démocratique » ? Oui, certes.

En voici une autre : un seul... peuple, conscient de qu’il est, sachant exprimer sa volonté, s’étant donné des institutions, se choisissant par elles ses dirigeants, assumant ses fautes...

Les Britanniques sont les plus proches de cette utopie démocratique-là.

Utopie qui restera toujours une utopie mais dont on peut s’approcher. Cela suppose de bannir de notre pensée collective (celle des citoyens comme celle du président) l’idée que le « chef » est responsable de tout en bien comme en mal, donc coupable de tout quand ça va mal, cela suppose de reprendre pied dans la réalité et de considérer les choses telles qu’elles sont.

Michel Deluré

En fait, l'idéal serait d'avoir un "PTT", Président tout-terrain, adapté à toutes les circonstances. Mais l'article doit être assez rare !

Achille

Je ne suis pas persuadé qu’il y ait eu beaucoup de temps calme sur le plan international au cours de ces 70 dernières années (conflits divers partout dans le monde, génocides, chute de l’URSS, etc.).

Sur le plan national, la Ve République a connu ses périodes troubles, ceci depuis la guerre d’Algérie des années 60 jusqu’aux Gilets jaunes d’aujourd’hui.
Les Trente Glorieuses n’ont pas toujours été de tout repos et celles qui ont suivi non plus.
Nous vivons dans un monde en conflit permanent. Donc un président pour temps de crise devrait suffire car il y en a toujours une sur le feu : crise économique, sociale, sanitaire, écologique. Parfois, comme en ce moment, elles apparaissent en même temps.

Donc mieux vaut un président spécialisé dans les situations conflictuelles, il aura de quoi largement s’occuper.
Pour l’instant je trouve qu’Emmanuel Macron fait le job, pas trop mal. Certes il y a bien quelques imperfections, mais dans l’ensemble il s’en tire plutôt bien, que ce soit sur le plan économique et sanitaire, si l’on compare la situation de la France à d’autres pays dans la même situation.

Il n’en demeure pas moins qu’actuellement on dénombre pas moins de 30 candidatures pour la prochaine élection présidentielle d'avril 2022.
La France, à n’en pas douter, possède un bon vivier de personnalités qui ont une haute estime d’eux-mêmes. Mais leur capacité à diriger un pays comme la France est-elle à la hauteur de leur ambition ? Il est permis d’en douter.

Aliocha

"Ben voyons", comme disait Coluche, "les gens y gueulent après Hitler mais on l'a surtout connu pendant la guerre, c't'homme-là... Et pis de Gaulle lui doit tout !"

Les printemps arabes ont produit l'élection de fondamentalistes et le conflit syrien, l'intervention en Libye le capharnaüm qu'on connaît, il serait temps pour l'Occident de rester à sa place et de s'occuper des siens, diffusant par l'exemple l'idée démocrate et son éducation indispensable, la relation est un pont et pas un mur, la régulation des flux plus pratique à réguler à l'air libre que dans les souterrains.

Que les USA règlent donc leurs divisions mortelles sans avoir recours au sus à l'ennemi, et que l'Europe assume d'avoir raté sa décolonisation en résolvant à l'interne son incapacité à la réconciliation, c'est le plus grand service que les nations libres pourront rendre au monde et aux peuples opprimés, les temps calmes se créent si l'on ne veut toujours avoir besoin de la crise pour justifier les excès d'autorité qui entraînent à oublier le "en même temps" des consensus, qui ne sont stériles que pour ceux qui ont besoin de désigner un ennemi pour savoir définir une identité, par incapacité à savoir se réconcilier.
Non, ne les sifflez pas.

Espérons que Macron ne se perdra pas plus en ses injonctions à la vaccination obligatoire, la démocratie ne saura jamais n'être qu'une invitation.

Tipaza

Voilà une idée excellente, tellement excellente qu'elle a été mise en application, dès la fin du VIe siècle avant J.-C., par la République romaine.
Pas tout à fait sous la forme proposée par le billet, mais presque.
En situation de crise, un dictateur était nommé pour une période de six mois pour résoudre les problèmes sociaux ou militaires.
Pour ceux qui auraient oublié leurs cours d'histoire de l'Antiquité, un bref rappel, bien rédigé avec Wikipédia:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dictateur_(Rome_antique)

Et puis l'usage s'est perdu.
Peut-être pas complètement si j'en juge par l'air de Macron sur la photo !
Il cherche à nous hypnotiser ?
Ou bien pris d'une bouffée narcissique il se convainc face à son miroir qu'il est "en même temps" et pas alternativement, le Président des crises et le Président bon gestionnaire.

Oui, mais voilà comment être un Président tout azimut, lorsqu'on est soumis au contrôle du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel, de la Commission de Bruxelles, de la diversité qui veut être panthéonisée, et last but not least, du bête contrôle des électeurs lors de la prochaine élection.

Bruno Crayston

N'est-ce pas la Republique de Saint-Marin qui a deux capitaines-presidents ?

Claude Luçon

"Un jour, qui sait, la République nous offrira un président achevé, complet." (PB)

Pourquoi pas deux Présidents ?
Un Président de routine et un Président de crise ? Alternant sur sondage de l'IFOP suivant un sondage auprès de 1 000 citoyens ou, nous sommes en pleine numérisation, de 100 ordinateurs ?
Ou conserver le Président battu en place six mois avec mission de former le nouvel élu ? Passez par une période de formation pour apprentissage ?
Mieux ! Créer une ENP, Ecole Nationale de Présidents ! Pas l'ancienne Ecole Normale Primaire pour instituteurs mais au moins du même niveau !

Dans le cas du foot pourquoi ne pas changer de coach en cours de match quand l'équipe perd au lieu d'attendre les tirs au but ?

Dieu que la politique moderne est compliquée !
On rêve des philosophes grecs qui étaient aussi scientifiques et mathématiciens, qui pourraient guider nos leaders et leur rappeler qu'on ne divise pas philosophie, sciences et mathématique si on veut comprendre le monde !

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