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17 août 2021

Commentaires

F68.10

@ vamonos
"Un pays gagne quand il fait de la croissance économique. Les talibans n'ont pas réussi à le faire en 2000, les Américains l’ont réalisé entre 2001 et 2021. La population a doublé et les infrastructures sont plus fonctionnelles. On va voir ce que va fournir le régime dictatorial fondé sur la charia, les décapitations, les mains coupées, les lapidations, les incarcérations ou encore les coups de fouet."

Ben, en toute franchise, cela commence en beauté, le règne des talibans. Leur cofondateur, le mollah Baradar, canal historique du talibanisme, pote de feu le mollah Omar, vient de se faire prendre en otage par la branche Haqqani pro-Pakistan et pro-Al-Qaeda des talibans pour intelligence avec l'ennemi...

Quand ton ministre de l'Intérieur prend en otage ton vice-Premier ministre, c'est que la croissance économique est bien entendu au coin de la rue...

"Pour l’opinion publique, les USA ont perdu la guerre, pas pour moi."

Je partage intégralement votre opinion. Les États-Unis n'ont pas perdu la guerre. Ils sont passés à autre chose. Et ils ont bien eu raison.

Ils ont par contre magistralement planté leur sortie.

vamonos

Les Américains avaient envahi l'Afghanistan pour fermer les camps d'Al-Qaïda et pour défaire l'armée d'Oussama Ben Laden. Pour rappel, en 1998 et 1999, Zacharias Moussaoui est passé en Afghanistan dans les camps d'Al-Qaïda. Il est le seul survivant des commandos terroristes du 11 septembre 2001. Alors que les 19 autres hommes entraînés en Afghanistan sont morts dans les avions civils. Zacharias Moussaoui, Français, avait trouvé le moyen de faire grève. Dans un tribunal fédéral à l’issue d’un procès équitable, il a été condamné à la prison à perpétuité.

Un pays gagne quand il fait de la croissance économique. Les talibans n’ont pas réussi à le faire en 2000, les Américains l’ont réalisé entre 2001 et 2021. La population a doublé et les infrastructures sont plus fonctionnelles. On va voir ce que va fournir le régime dictatorial fondé sur la charia, les décapitations, les mains coupées, les lapidations, les incarcérations ou encore les coups de fouet.

Les Américains n’ont jamais voulu prendre la terre aux Afghans, ils voulaient un ordre économique plus viable. Ils l’ont fait. Les Américains sont allés en Afghanistan pour liquider les camps d’entraînement. Ils l’ont fait. Pendant 20 ans ils ont combattu les fabricants de poudre opiacée. Ils l’ont fait.

En 2021, l’Afghanistan est en meilleur état qu’en 2001.
Pour l’opinion publique, les USA ont perdu la guerre, pas pour moi.

Aliocha

Ahhhhh !
Nous y sommes, à la définition de l'amour.
Tout d'abord, citons :
"Le taliban vous regardera avec de gros yeux tout ronds. Et il aura raison."
Ceci pour répondre à la première interrogation.

Quant à l'économie indienne, l'amour réel ne saurait s'en accommoder, dans la mesure où on accède au don gratuit qui n'est plus un sacrifice, et qui permet alors de pouvoir enfin dire non plus "je te prends", mais "je me donne", et si ce geste est mutuel, de sortir des logiques rentables qui étouffent l'amour, laissant la place dont il a besoin pour exister.

"L'amour, c'est l'espace et le temps rendu sensible au cœur."
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_La_Prisonni%C3%A8re,_tome_2.djvu/231

Voilà qui détruit toute tentative intégriste mieux que la plus féroce des bombes, la violence est une chimère à laquelle les déments croient au point d'être sur le point de tout détruire, l'amour est une fiction qui permet à ceux qui y croient d'envisager de tout reconstruire.
On a le choix !

F68.10

@ Aliocha
"Il y eut un soir, il y eut un matin. Ce matin, je me rends compte que F68.10 donne raison aux talibans, confirmant qu'il n'y a que la fiction..."

Ah bon ?? Où cela ? Non. Les talibans croient en une trame narrative traditionaliste où l'historique mythique est intégralement mis au service de leur cause djihadiste et raciste à la mode biblique pré-raciale. C'est justement ce à quoi je m'oppose intégralement chez eux, mais aussi (sur le fond et sans vous accuser indûment de racisme ou de maniaquerie génocidaire) chez vous.

"...le roman qui sait réellement décrire la réalité..."

Le statut épistémologique de tout roman est effectivement celui d'un témoignage qui permet de mettre le doigt sur des problèmes réels. Je n'ai jamais critiqué le fait que des thématiques issues des Frères Karamazov ait un véritable statut philosophique, dûment citées dans la littérature philosophique la plus sérieuse qui soit. De même, si une maxime philosophique fut la première fois formulée dans la littérature talmudique, je n'ai aucun problème à l'admettre et à le reconnaître. Je m'oppose par contre, Aliocha, et ce à 100 %, à ce que vous apportiez un statut de Vérité à ce qui n'est qu'une donnée à exploiter, critiquer, et oui, si nécessaire, remettre en cause.

"...celle qui ne peut prendre chair qu'aux cœurs des individus..."

C'est là la manipulation mentale que vous cautionnez et à laquelle je m'oppose.

"L'Amour en ce contexte, peut réellement tout."

L'Amour ?

"Il y a des similarités entre l'alchimie de l'amour et le fonctionnement de l'économie ! Absolument ! C'est exactement la même chose. Ce sont les mêmes règles qui s'appliquent ! Quand vous êtes en amour, quand vous êtes amoureux, quel est la première étape de l'amour ? Essentiellement, vous êtes encore au stade de humer l'air et le sens du vent, et en train de chercher quelqu'un qui vous correspond. C'est, au fond, ce qu'on appelle l'étude de marché. Ce que vous allez faire, c'est mesurer, par exemple, la taille du secteur économique et industriel. Vous voulez aussi faire l'analyse de la structure des coûts. Sans oublier l'analyse des tendances du marché. Deuxième étape: c'est quand vous décidez de vous focaliser sur un produit unique. Vous venez de trouvez un produit, et vous cherchez à déterminer si vous tenez vraiment à vous impliquer avec ce produit. Et ce que vous allez maintenant faire, c'est une analyse de type SWOT (Strength/Forces, Weaknesses/Faiblesses, Opportunities/Perspectives, Threats/Menaces). C'est une fois cela fait que vous rentrez dans la phase qu'on appelle le mariage. N'est-ce pas ? Pour votre entreprise, c'est là la phase d'investissement. Essentiellement, vous opérez là une acquisition. Vous faites l'acquisition de l'amour, et l'amour va désormais vous appartenir. Exclusivement. Plus personne ne peut y toucher ! Et une fois que vous êtes mariés, vient l'étape suivante: ce que vous devez maintenant faire, c'est l'analyse des coûts et bénéfices. Tout est une question de coûts et de bénéfices. Par exemple, quand vous parlez, au début, l'autre vous écoute tout le temps. C'est là un bénéfice. Ou vous pouvez avoir des rapports sexuels à haute fréquence. Mais vous avez des coûts aussi ! Des coûts, et ce de manière très claire ! Vous avez, par exemple, des coûts d'entretien. Vous devez achetez des cadeaux. Vous devez aussi les nourrir. Et vous avez des coûts d'opportunités, aussi. Vous savez ce que c'est ? C'est essentiellement ce que vous ne pouvez pas faire du fait que vous soyez mariés, voyez-vous ? Bien malheureusement." -- La théorie économique de l'amour, selon Rajiv Patel, attaché économique à l'ambassade d'Inde à Berne.

Aliocha

Il y eut un soir, il y eut un matin.
Ce matin, je me rends compte que F68.10 donne raison aux talibans, confirmant qu'il n'y a que la fiction, le roman qui sait réellement décrire la réalité, celle qui ne peut prendre chair qu'aux cœurs des individus, donnant capacité de devenir réellement incroyant en la violence, se désaccoutumant des totems irréels de la vengeance qui lient les ennemis par la haine en leur désir mutuel de destruction, l'amour les séparant par la réconciliation, cette fiction que nous avons la possibilité d'écrire, nous permettant d'accéder au rôle de créateur dans la mesure où on renonce à la destruction, acceptant l'invitation qui nous est offerte de parachever la création.
L'Amour en ce contexte, peut réellement tout.

vamonos

Les talibans au pouvoir en Afghanistan vont-ils combattre la fabrication et l'exportation de l'une des drogues les plus mortelles qui existent sur le marché ? Sachant qu'il s'agit d'un dérivé de l'opium, j'en doute fort. D'autant plus que cette héroïne est commercialisée sous le pseudonyme de "la talibane".

Denis Monod-Broca

« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté » chantait Guy Béart.
En chantant cela, il disait la vérité.
Pourtant il n’a pas été exécuté.
Sans doute parce qu’il avait un lointain prédécesseur qui, lui, l’avait été.
On accuse et on tue, depuis que le monde est monde. C’est ainsi que le monde s’est construit : « ils ont tué et vous bâtissez ». Oui mais voilà, il y a mensonge : si on tue ceux qu’on accuse d’avoir tué, on est aussi coupable qu’eux.

C’est cette vérité que nous ne voulons surtout pas entendre : sont coupables ceux qui accusent et tuent, puisqu’ils font ce qu’ils reprochent à leurs victimes d’avoir fait.
La Bible dit la vérité, et pour cela elle doit être bannie de l’espace public.
« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté » : chanter cela n’a malheureusement pas perdu toute sa pertinence. Puisque nous avons des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre.

Aliocha

La réalité, c'est la violence de ceux qui croient en elle, et viennent d'offrir la bombe aux talibans.
Vitrification ?
Vitrification !
Bravo, l'artiste.

Ninive

@ Aliocha | 02 septembre 2021 à 23:53

Je préfère quand même savourer Ernest Renan que de lire les sottises d'Aliocha.

F68.10

@ Aliocha
"Point besoin de preuves historiques, l'histoire racontée est une fiction, qui permet à l'opprimé, voyant son amour trahi, de ne pas succomber à sa colère et de s'en libérer, accédant au renouvellement de son être, sa résurrection."

Allez dire cela aux talibans. Bien sûr que la prétention que tout cela soit historiquement vrai, tout cela importe !! Vous n'avez aucune chance de les convaincre en leur faisant le coup du "oui, tu vois, la réalité, on s'en moque, c'est la fiction qui importe !" Le taliban vous regardera avec de gros yeux tout ronds. Et il aura raison.

J'en ai franchement un peu assez: on parle d'une situation sérieuse, concrète, avec de nombreuses facettes tragiques et actuelles, et tout ce que vous réussissez à faire, c'est encore de nous pousser la chansonnette pour nous convertir. Cela devient indécent, Aliocha.

"Que tout l'aréopage intégriste, athée compris, continue donc à s'écharper sur les preuves de ce que fondamentalement nous ne connaissons pas."

Non. Il y a des choses qu'on sait. Des choses qu'on peut prouver. Des choses qu'on ne peut pas. Pousser les gens à croire en des choses qui ne sont pas soutenues par des données ? Comment pouvez-vous imaginer que les gens vont gentiment se laisser allumer à prendre des vessies pour des lanternes ? Comment pouvez-vous imaginer qu'ils partent du principe que résoudre les problèmes dans le monde commence par l'idée de se mentir à soi-même volontairement en rejetant la nécessité de preuves pour la croyance ?

"...ils démontrent en leur violence qu'ils croient en des chimères, il n'existe pas de deus ex machina, voilà ce que le messager du Père aimant est venu dire..."

Cessez de renverser les rôles Aliocha: la chimère, c'est votre croyance. La réalité, c'est la violence. Admettez-le, pour une fois, et cessez de tourner autour du pot.

"...il n'y a que notre capacité à nous aimer les uns les autres..."

Non. Non. Et non. L'amour ne résout pas tout. Et surtout pas la crise actuelle. Non, Aliocha. Ouvrez les yeux, regardez le terrain, et acceptez, pour une fois, bon sang de bon Dieu, que ce n'est en pas en plaquant votre livre et vos idées girardiennes sur la réalité que la réalité va changer. Cessez de croire au Père Noël, bon sang ! Acceptez que la réalité prouve par A + B que votre modèle girardien est ici inopérant.

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@ Denis Monod-Broca
"Oui, c'est cela, la Bible n'est pas un livre de théologie, elle est un traité d'anthropologie, jusqu'à présent indépassé. Elle nous montre tels que nous sommes."

La Bible est un document de base pour la théologie. Que vous l'acceptiez ou non n'est pas mon problème.

Ce n'est pas un traité d'anthropologie. C'est un document qui, de par son mode d'élaboration, contient bien évidemment un contenu anthropologique, historique, archéologique, et j'en passe. Mais ce n'est pas un traité d'anthropologie.

Un traité d'anthropologie, c'est un document scientifique qui traite d'anthropologie noir sur blanc. Ce n'est pas le cas de la Bible.

Quoi qu'il en soit, vous cherchez encore et encore à lui attribuer un statut vénérablement unique en la prétendant "indépassée". C'est non seulement une affirmation absolument gratuite et infondée que de prétendre indépassée la Bible en matière d'anthropologie. Et pour tenir cette position, il convient bien évidemment de prouver que nul autre texte ne lui arrive à la cheville. C'est donc franchement abusif que de tenir de telles thèses, Denis.

Mais c'est comme cela que vous et d'autres défendez le christianisme. En tentant de faire passer des assertions, qui mériteraient pourtant bien d'être débattues, comme des évidences, en jouant sur l'affect que nous avons tous sur les origines de nos cultures. Mais ce n'est pas intellectuellement honnête.

Aliocha

Point besoin de preuves historiques, l'histoire racontée est une fiction, qui permet à l'opprimé, voyant son amour trahi, de ne pas succomber à sa colère et de s'en libérer, accédant au renouvellement de son être, sa résurrection.

Le modèle est le Christ, cet homme qui sut, par son expérience, renverser l'image que les amis de Ninive se font de la divinité au point de m'envoyer, quelle solidarité, chez les fous, pour affirmer jusqu'au supplice ce qui court tout au long du texte, que ce n'est pas Dieu qui est violent, mais les hommes, et que s'il a envoyé le Léviathan vomir Jonas aux rivages de la Cité, c'était pour leur dire qu'il les aimait, avec la si petite voix en leur tumulte de cette infinie douceur à même de déplacer Ézéchiel par un seul de ces cheveux, leur dire qu'il ne prenait aucun plaisir au sacrifice et que certainement ce n'était pas lui qui l'exigeait, car il ne jouit que de la miséricorde.

Que tout l’aréopage intégriste, athée compris, continue donc à s'écharper sur les preuves de ce que fondamentalement nous ne connaissons pas n'y change strictement rien, ils démontrent en leur violence qu'ils croient en des chimères, il n'existe pas de deus ex machina, voilà ce que le messager du Père aimant est venu dire, il n'y a que notre capacité à nous aimer les uns les autres qui saura accomplir sa volonté, charge à nous, tel le jardinier reconnu par la femme éplorée au jardin des douleurs, de savoir incarner cette mirifique potentialité qui existe au cœur de chacun, et qui ne dépend que de nous.
Le créateur nous laisse libre d'en décider, nous avons dans les mains l'avenir de l'humanité.

P.S. N'y aurait-il pas, chez certains croyants qui, à tort, se considèrent humiliés, quelque zonzonnade ?
Après tout qu'importe, puisque fondamentalement et à l'origine de tout est la peine d'amour, laissons aux spécialistes le soin de guérir ce que les psychiatres ne pourront jamais qu'accompagner :

https://www.youtube.com/watch?v=pouHB3wImTc

Oui, Zonzon, oui :

https://www.youtube.com/watch?v=7egCC9H6FUo

Merci pour vos voeux, F68.10.

F68.10

@ Aliocha
"Enfin, nous pouvons entrevoir une convergence d'interprétation."

Eh bien, il se trouve que je prends la théologie au sérieux, vu que je prends les croyants au sérieux, et les dingues au sérieux.

"La théologie des interprétations de la Torah entraînent les réactions folles que vous décrivez."

Je n'ai pas décrit même 5 % de tout le mal que je pense de toutes ces interprétations...

Allez, pour rigoler, permettez-moi de vous donner un contenu visuel à l'affirmation de Christine Fair au sujet du Pakistan qui paye des gosses 500 roupies pour qu'il aillent lancer des pierres sur des officiers de police, tout en sachant très bien qu'il y a une très forte probabilité que l'un de ces multiples jeteurs de pierres se fasse tuer. Voilà, le contenu visuel, c'est ici.

"Il est essentiel face à ces barges de s'en tenir à l'enseignement anthropologique des textes, voilà deux ans que je vous le répète, et sans cesse vous revenez à la théologie."

Et je vous le répète, je suis en désaccord fondamental avec ce que vous appelez "l'enseignement anthropologique des textes". Je vous ai déjà expliqué en quoi l'amour est un succédané très pauvre de la morale, succédané qui justifie nombre d'horreurs. Vous n'écoutez pas beaucoup non plus, si vous prétendez que je ne vous écoute pas.

"Ces gens tentent, comme l'ont fait nos Eglises depuis deux mille ans, de justifier leur désir de dominance par une interprétation fallacieuse de la divinité, ce qui a complètement été contredit par l'évangile..."

Écoutez Aliocha, ces discours sur les évangiles, c'est très mignon, mais il faudra bien un jour que vous répondiez à la question suivante: souhaitez-vous que l'Organisation des nations unies soit basée sur les droits de l'homme (ce que souhaitent les US) ou sur la Charia ou Torah, qu'elle soit ancienne ou nouvelle (position des afghans, y compris de membres du gouvernement qui vient de tomber...)

À tout hasard, je vous signale que cela a des implications pratiques. En psychiatrie, par exemple. C'est une discipline intrinsèquement liée aux questions morales, qui ne peut être scientifique que si l'on admet que la morale fait partie de la science. Mais quelle science ? Celle basée sur la Torah, où on lapide les femmes ? Ou l'enquête philosophique ??

Quel choix faites-vous comme norme juridique ultime pour l'humanité ? Les droits de l'homme, qui tentent imparfaitement de nous garantir la liberté d'expression pour les critiquer et les faire évoluer ? Ou une référence à la divinité à travers la Torah, qui ne souffre au final d'aucune contestation sur le fond, et tout au mieux d'arrangements exégétiques ? Quel est votre modèle, Aliocha ?

"...démontant toute tentative de représentation divine, que nous ne sommes pas à même de représenter d'une quelconque manière que ce soit, si ce n'est par un homme supplicié, en Occident, dénonçant la violence sacrificielle..."

Non, Aliocha. Ce ne peut être un fondement ultime de la morale. C'est ce que vous poussez en avant. C'est ce que je récuse. À 100 %.

Et puis, face aux talibans, permettez-moi de vous rappeler qu'ils récusent l'idée que ʿĪsā ibn Maryam fut supplicié. Et selon la théorie ahmadie, ce Jésus est même enterré à Srinagar, au Cachemire.

Alors, écoutez, s'il faut qu'on vous paye un billet d'avion pour Srinagar afin que vous alliez expliquer dans cette partie du monde que Jésus a bel et bien été crucifié et y est décédé, son souffle écrasé par le poids de son propre corps, ce qui est un prérequis pour faire sortir les talibans de la Torah ancienne (faut bien prouver que le sacrifice humain de Jésus a eu lieu avant de prétendre qu'il fut effectif...) eh bien, je propose qu'on ouvre une quête sur ce blog...

Ben ouais, les talibans, comme les athées, ont besoin de preuves. C'est d'ailleurs pour cela que, moi et eux, on se comprend... Bon courage.

"L'idée anthropologique n'est pas si lointaine de l'athéisme, il serait temps pour vous d'ouvrir les yeux."

Je n'accepte pas ces récupérations que vous vous ingéniez à implémenter afin de diminuer la nature radicale de notre antagonisme intellectuel. Une position de rationaliste pancritique, de laquelle dérive mon athéisme, est absolument antithétique à tout référentiel absolue en matière de morale. Ce qui est bien le dada des religieux, et que je ne peux donc que rejeter inconditionnellement.

"Désolé, je vous réponds un peu rapidement, anniversaire de mariage, voyez-vous, ne faisons pas attendre l'épouse."

Eh bien, je vous souhaite un bon anniversaire.

Denis Monod-Broca

@ Aliocha

Oui, c'est cela, la Bible n'est pas un livre de théologie, elle est un traité d'anthropologie, jusqu'à présent indépassé. Elle nous montre tels que nous sommes.

Aliocha

@ F68.10

Enfin, nous pouvons entrevoir une convergence d'interprétation.
La théologie des interprétations de la Torah entraînent les réactions folles que vous décrivez. Il est essentiel face à ces barges de s'en tenir à l'enseignement anthropologique des textes, voilà deux ans que je vous le répète, et sans cesse vous revenez à la théologie. Ces gens tentent, comme l'ont fait nos Eglises depuis deux mille ans, de justifier leur désir de dominance par une interprétation fallacieuse de la divinité, ce qui a complètement été contredit par l'évangile, démontant toute tentative de représentation divine, que nous ne sommes pas à même de représenter d'une quelconque manière que ce soit, si ce n'est par un homme supplicié, en Occident, dénonçant la violence sacrificielle de l'idée que se font toujours ces dingues de leur propre violence, qu'ils prêtent à Dieu pour mieux opprimer les peuples. L'idée anthropologique n'est pas si lointaine de l'athéisme, il serait temps pour vous d'ouvrir les yeux. Désolé, je vous réponds un peu rapidement, anniversaire de mariage, voyez-vous, ne faisons pas attendre l'épouse.

Ninive

@ Aliocha | 02 septembre 2021 à 07:28

Vous êtes un grand malade Aliocha et je ne suis pas le seul à le dire, même ceux qui ne font pas de commentaires dans ce blog le pensent.
Faites-vous suivre par un psychiatre.
Pour le reste il n'y a qu'à ne pas vous lire... mais vous êtes humiliant pour ceux qui croient encore en Dieu, cachez votre bêtise insupportable.

Aliocha

11 Et moi, comment n’aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où, sans compter une foule d’animaux, il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ne distinguent pas encore leur droite de leur gauche ?

https://www.aelf.org/bible/Jon/4

Axelle D

"Des réfugiés afghans en France réclament devant la justice l’évacuation d’urgence de leur famille d’Afghanistan
Le droit à la réunification familiale de quatre Afghans, et au-delà, de milliers d’autres familles afghanes en ayant fait la demande, était étudié par la plus haute juridiction administrative française, mardi."
(Le Monde du 24 août 2021 à 21h18, Henri Seckel)

On est mal ! On est très mal et ce n'est qu'un début !

F68.10

@ Ninive

Celui-là, il faut vraiment pas qu'il croise mon chemin. Ce sont les réactions qui sont vraiment trop tolérantes. "S'il vous plaît", "vous êtes pas tout seul", "calmez-vous"... ce genre de bonhommes devraient faire l'objet de mesures bien violentes. Ce n'est nullement acceptable.

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@ Aliocha
"Voilà, de lui-même et par lui-même, le rationaliste démontre sans coup férir qu'effectivement la révélation évangélique est inopérante si l'on en reste au référentiel de l'Ancien Testament..."

(Soupir...) Nous ne sommes même pas dans le cadre de l'Ancien Testament, là, Aliocha. Nous sommes dans un profond délire qui dépasse largement la loi du talion.

Cela étant, vous soulevez, probablement involontairement, un très bon point. Comme vous le constatez, l'islam a la prétention de ne pas être une nouvelle religion, mais bien la religion originelle. Elle reprend donc intégralement et explicitement les lois de la Torah et du Deutéronome en particulier dans la Charia. Bien sûr, adaptées au goût du Coran, qui est censé en apporter de parfaites corrections... (Laissez-moi rire...)

Mais oui, elle les reprend explicitement. Et c'est justement pour cela que le prêchi-prêcha chrétien est largement inopérant. Je me répète, mais il importe de bien le faire comprendre: la position théologique talibane est bien plus solide que les positions chrétiennes. Vous aurez beau arguer tout ce que vous voulez, il suffit à un taliban de vous renvoyer à la Torah, et bam, vous êtes coincé. Le "oui, mais non, tu vois, Jésus a aboli/amendé la Torah", cela ne prend pas chez eux. Et cela ne prendra jamais.

C'est bien pour cela que je récuse votre vision "guerre de religion" qui consiste à jouer l'Évangile contre la Charia. C'est voué à l'échec. Et je prône, de manière bien plus dure, la défense d'un athéisme brut de décoffrage pour leur faire comprendre, par la force si nécessaire, que le reste du monde a le droit de ne pas être sous la loi de la Torah, ancienne ou nouvelle. La "guerre contre la religion" quand elle s'assume terroriste, de fait...

Ce en quoi, Aliocha, vos louvoiements et non-dits m'incitent à croire que c'est là un projet auquel vous vous opposez. J'ai effectivement le sentiment que votre girardisme masque une allégeance très aléatoire à l'ordre mondial basé sur les droits de l'homme, Aliocha...

De fait, le sketch ne s'arrête même pas là. Les Pachtounes veulent exterminer les Hazaras parce que ce serait, selon eux, les descendants de Genghis Khan. Mais ce qui est particulièrement fendard, c'est que les Pachtounes ne se considèrent pas seulement musulmans mais... juifs !! Ben oui, voyez-vous: ils sont l'une des tribus perdues d'Israël !! Et ils y croient presque dur comme fer... De plus, selon la théologie musulmane, Jésus n'est pas mort sur la croix, mais aurait été substitué. Et Jésus aurait coulé de doux jours heureux... chez eux ! Ce fabuleux coin qui va du Cachemire à l'Afghanistan !!

En un sens, ces gens se considèrent bien plus juifs que les juifs et plus chrétiens que les chrétiens. C'est pour cela qu'ils sont... musulmans. Et le sketch continue au point que des collaborateurs du régime afghan qui vient de tomber tentent, avec un échec ou une réussite relative, de rallier les fondus en Israël pour organiser une alternative à l'ONU basée sur la Torah en lieu et place des droits de l'homme.

Il faudra bien qu'un jour vous fassiez un choix entre ces deux allégeances si le terrorisme prend de l'ampleur. Et, semble-t-il que ce soit bien le cas. Cela commence à être la fête du slip à Kaboul ; les talibans rejettent la frontière avec le Pakistan ; les appels se font de plus en plus insistants pour envahir le Cachemire ; les félicitations d'Al-Qaïda vont bien au-delà des félicitations pour être un véritable cri de guerre. J'ai les références, si vous y tenez...

Et maintenant que les États-Unis se sont retirés, ce qui fait plaisir à Denis, ce sont bien les hindous qui sont en train de s'organiser pour passer de la collaboration diplomatique avec l'Afghanistan à une confrontation de plus en plus armée. Ce retrait, contrairement aux souhaits de Denis, c'est bien plus le début de la vraie guerre que la fin de la bataille qui commença en 2001. Il est temps d'ouvrir les yeux. Le Pakistan tremble déjà sur ses fondements...

Ninive

@ Aliocha | 01 septembre 2021 à 14:13

https://twitter.com/Ereminette/status/1432807459937259530

Tipaza

@ Denis Monod-Broca | 31 août 2021 à 19:08
« Dans cette belle et célèbre toile d'Édouard Debat-Ponsan (qui se trouve être mon arrière-grand-père) »

Le monde est petit et rempli de rencontres imprévues. C’est amusant.

Aliocha

Sylvain, Ninive, sbriglia, F68.10, Tipaza, à qui le tour ?
Bienvenue au révélateur du tatami d'amour !
Sur le dos, tous les Néron à la sauce pak-pak, et vive l'ipon !

Denis Monod-Broca

@ Ninive

Qu'est-ce que Macron vient faire là-dedans ?
La vérité n'est pas une idéologie, elle en est le contraire. Elle est la seule arme contre les idéologies et leurs mensonges.
Ne voyez-vous donc pas que vous la confirmez en vouant à la lapidation et à la mise en croix ceux qui la disent ?

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"La vérité a toujours autant de mal à passer. Elle est tellement mieux au fond de son puits. On se bouche les oreilles pour ne pas l’entendre et, si on peut, on tue celui qui la dit. Rien de bien nouveau sous le soleil."

Comme ce que vous dites est vrai ! Comme ce que vous dites est bon ! Comme ce que vous dites est bien ! Eh bien, sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, je vous suggère de prendre connaissance des propos de Christine Fair, qui s'escrime à vous exposer la Vérité Vraie.

Il s'agit là du texte du lien de mon précédent commentaire. Je vous prie donc de relire mon ancien commentaire et, en lieu en place du lien intitulé Jalil Afridi vers sa vidéo à Christine Fair, de lire le texte qui suit. Puis de reprende la lecture de mon précédent commentaire.

Nous nous escrimons à vous tenir au courant de la vérité. De l'inapplicabilité fondamentale de votre girardisme dans le contexte actuel. Mais vous n'écoutez que vous.

- Jalil Afridi [A]: "Jalil Afridi, du Frontier Post. Vous essayez, madame, de donner l'impression qu'il n'y a pas de problème au Cachemire. Ne pensez-vous pas qu'il y a un problème au Cachemire, et ce aussi du côté indien ? Et, en toute honnêteté, je me sens vraiment blessé du fait que, à deux reprises, à deux occasions, vous avez fait de la satire sur des mots islamiques [...] Vous avez dit inshallah au sujet d'une chose négative. Et [...] alhamdullilah. [...] Franchement, un professeur de votre stature ? Je ne pense pas que cela soit gentil et sympathique de se moquer ainsi de la religion..."

- Christine Fair [F]: "Je ne moque pas de la religion, je me moque de..."

- A: "Cela fait trois ans que je suis là. [chouinerie, chouinerie, chouinerie...] Ce n'est franchement pas gentil..."

- F: "Je suis navré, Jalil, mais le terrorisme n'est pas une religion. Mais laissez-moi... [chouinerie ininterrompue à grands coups d'alhamdullilah] Alhamdullilah ! Je vous remercie de votre sagace remarque ! [la chouinerie reprend... "pas gentil !!"] Vous et moi pouvons discuter de ces choses ultérieurement. Retournons sur la thématique du Cachemire, voulez-vous bien ? Et [donc] parlons du Pakistan: c'est en effet un parfait exemple d'un État qui utilise toute la panoplie possible, force létale incluse, pour dégrader les groupes qu'il vise. Donc, l'idée que [les US] ne pourrait pas dégrader un adversaire ? Je n'en suis franchement pas persuadée... [...] mais je suis ravie que vous ayez soulevé la question du Cachemire [qui] est divisé en trois parties, hein ? Il y a le Cachemire pakistanais, qui a un bilan absolument effroyable en ce qui concerne les droits de l'homme, pour être parfaitement crue avec vous: la zone bénéficie d'un développement économique et humain digne du zéro absolu ; le Pakistan en a fait une infantile ferme où on cajole des enfants qu'on envoie tels des animaux à l'abattoire en opérations terros sur sol indien. Parlons aussi de la partie du Cachemire qui a été illégalement cédée à la Chine ! Quelle est la situation, là-bas, en matière de droits de l'homme, hein ?? [...] Vous le voyez, là où je veux en venir, hein ?... Résumons donc: si nous nous mettions ici à disserter sur ce que fait l'Inde au Cachemire... disons que je suis reconnaissante de vos admirables sentiments ! Mais je ne me suis jamais gênée pour critiquer le bilan effroyable de l'Inde en matière de droits de l'homme ; [laïus sur la dénonciation d'attrocités indiennes dénoncée par Mme. Fair sur le net depuis des années...] Donc, très cher Monsieur, votre question, je me dois de vous le dire, est parfaitement hypocrite et manipulatoire. [...] Néanmoins, le Pakistan, vous le savez, Jalil, a délibéremment placé l'Inde dans une situation parfaitement intenable. [...] L'Inde est contrainte de maintenir une présence militaire anti-insurrectionnelle massive. Et pourquoi ? À cause de l'incessante menace terroriste que le Pakistan s'ingénie à y mobiliser. C'est pour cela que c'est un jeu d'enfant pour le Pakistan de payer des gosses 500 roupies pour qu'il aillent lancer des pierres sur des officiers de police, tout en sachant très bien qu'il y a une très forte probabilité que l'un de ces multiples jeteurs de pierres se fasse tuer. Ce qui fait que je ne vais pas me gêner de vous le dire, Monsieur, et je m'en contrecogne que cela offense vos délicats sentiments: pour le Pakistan, un bon Cachemiri est un Cachemiri mort. Si le Pakistan en a réellement quoique ce soit à faire des Cachemiris, c'est à lui de cesser d'hystériser le terrorisme. Cela permettrait à Delhi et Srinigar d'enfin commencer à régler leurs très réels et sérieux problèmes. C'est impossible tant que le Pakistan n'accepte pas d'enfin sortir de ses manies terroristes."

- Présentateur [P]: "Voulez-vous prendre le temps de répondre à la seconde question ?"

- F: "Non. La question des droits de l'homme ? Je ne pense pas que les US soient suffisamment outillés pour cela. [...] Et, aussi, il convertissent (de force) les hindous. [...] [Le Lashkar-e-Taiba: L-e-T] est absolument brut de décoffrage dans son discours quant à l'instrumentalisation des services sociaux [et soins médicaux] en tant qu'outils de conversion contrainte des hindous du Sindh. [...] Maintenant, soyons honnêtes: c'est là un choix délibéré de l'État pakistanais [qui] pourrait organiser cela lui-même. Mais l'État veut explicitement que ce soit le L-e-T qui endosse ce rôle. [idem pour les secouristes au Balouchistan pour les tremblements de terre: gérés par les terros djihadistes du JuD/L-e-T] C'est bien pour cela que [je prétends] que les groupes terroristes sont des partenaires agréés de plein accord par l'État pakistanais. Ils ont un traitement, cela étant, particulièrement fascinant des hindous: la direction du L-e-T a été absolument limpide sur le fait que les hindous ne peuvent pas légitimement être tués. Que, bien qu'ils soient les plus impénitents et les plus odieux des polythéistes - n'est-ce pas ? - qu'ils sont la quintessence des kuffars [i.e. "infidèles"] eh bien, au sein du Pakistan, leur meurtre n'est pas hallal et ils ne peuvent qu'être convertis [de force]. [Disgressions similaires sur les ahmadis, qui sont musulmans mais pas comme il faut, qu'il faut tuer mais pas ici...] mais pour revenir à votre point plus général, je n'ai aucun élément me permettant d'affirmer que les US soient en mesure d'influencer en quoique ce soit la question des droits de l'homme. [sous-texte: parce que la bombe paki empêche de traiter ce sujet.]"

N.B.: j'oubliais... les talibans sont racistes et souhaitent exterminer les tadjiks et les hazaras pour des raisons qui ne sont même pas religieuses mais purement et simplement racistes. Soyons clairs sur ce point: les premiers à accuser l'Occident d'être raciste parce qu'on ose y critiquer l'islam et y faire des caricatures sont les premiers à être racistes au sens bien usuel et bien génocidaire et bien de chez nous du terme... je ne vois pas quelle complaisance il serait imaginable d'avoir envers eux.

sylvain

@ Denis Monod-Broca | 31 août 2021 à 23:24

51 52 53... 58, c’est quoi ça, le nombre de doses ? Attention le crack nuit gravement à la santé mentale, calmez-vous !

Ninive

@ Denis Monod-Broca | 31 août 2021 à 23:24

Je vous souhaite de vivre ce que vous osez transcrire ici.
Aliocha et Denis Monod-Broca lapidés et mis en croix pour leur besoin personnel de souffrir physiquement au nom de leur nouveau dieu Macron.
Jusqu'où la bêtise humaine peut-elle aller ! Remballez votre idéologie dépassée.

Aliocha

Voilà, de lui-même et par lui-même, le rationaliste démontre sans coup férir qu'effectivement la révélation évangélique est inopérante si l'on en reste au référentiel de l'Ancien Testament, niant que jouer les victimes est désir de pouvoir sacré, les talibans à ce titre étant les doubles des woke, ceux-là qui ont réussi à interdire à Stanford, excusez du peu, l'enseignement du grec et du latin.

Voilà à quoi aboutit la radicalisation des "-crates", "théo-" ou "athéo-", un retour à l'établissement d'une autorité verticale qui nie le démos et détruit la démocratie, les USA décrits par certains comme les grands sauveurs, incapables de se réunir sans désigner un ennemi commun, devenant les doubles exacts des talibans, niant que c'est par soi-même et sur soi-même, si l'on veut réellement résoudre la problématique violente et non toujours en faire l'instrument de sa domination, qu'il est possible d'agir, baissant les yeux face à la provocation, dessinant à la poussière du sol en posant la seule condition qui ouvre une autre voie pour les sociétés humaines que celle de la destruction mutuelle, sachant ne pas répondre à la provocation violente par une provocation supérieure, permettant à la raison d'accéder à son fonctionnement profond, qui est la persécution, fondement de toute culture, chaque culture organisant son amnésie en désignant l'autre comme la poule de son oeuf, le responsable de cette faute, de ce vice originel, de cette erreur partagée enfin dévoilée.

Il s'agit donc, si l'on veut réellement démêler cet écheveau, de comprendre que le Deutéronome n'a existé que pour préparer cette révélation, qu'il n'est donc la référence que dans la mesure où on le place en perspective de la parole du Christ, qu'il n'y aura d'ordre réel que par la prise de conscience individuelle du phénomène, que le lapideur du lapideur ne sait que reproduire l'erreur primale, complice alors de la dissimulation qui rend la révélation inopérante, sourd à la seule parole qui peut sauver l'humanité par la prise de conscience de cette complicité, la refusant pour mieux céder à son désir violent qui ne sait que tuer pour imposer son mensonge :

"Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre !"

La voie démocrate est ouverte, ceux qui parlent de bisounourserie témoignent de leur inconscience coupable car elle dissout tout de l'intérieur des sociétés comme des individus. Elle révèle la vérité que tous les hypocrites continuent à vouloir dissimuler car ils n'ont appris qu'à lapider, qu'ils sont réellement comme le dit le Sauveur aveugles et sourds à cette réalité, qu'ils sont donc voués à la destruction naturelle de la bête humaine qui refuse le renseignement sur elle-même, continuant l'érection de menaces invraisemblables sur le sable illusoire de leur désir de victoire, plutôt que sur la pierre que les vrais bâtisseurs ont su reconnaître, acceptant l'inopérance de leur rejet au bénéfice de l'expression du réel, celui qui n'a jamais eu besoin de gagner, être reconnu pour la réalité lui suffit.
Alléluia.

Denis Monod-Broca

La vérité a toujours autant de mal à passer. Elle est tellement mieux au fond de son puits. On se bouche les oreilles pour ne pas l’entendre et, si on peut, on tue celui qui la dit. Rien de bien nouveau sous le soleil.

« 51 Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !

52 Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner.

53 Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »

54 Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.

55 Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.

56 Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »

57 Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,

58 l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. 

60 Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.» Ac 7.

Ninive

@[email protected] | 31 août 2021 à 15:44

Je partage totalement ce que vous venez d'exprimer.
Il y a trois ou quatre (cinq) abrutis sur ce blog qui rendent impossible l'évolution de la réflexion partagée et positive.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Non, vous [...] ne comprenez [...] rien à rien. [...] Nous sommes bourreaux, oui nous, vous et moi, tous, [...] avant d'être victimes. [...] C'est parce que nous pratiquons le terrorisme d'Etat [... et] que nous nous pensons justifiés de nous venger que nous sommes la cible [...] d'une contre-vengeance [...] justifiée. [...]"

Non. C'est vous qui ne comprenez rien à rien: le terrorisme, c'est quand on a dépassé le cadre du œil pour œil, dent pour dent. Mes discussions nocturnes sur le net avec les talibans sont limpides sur ce point: les djihadistes ne répondent à aucune provocation. Ils nient certes, pour les modérés, le droit d'imposer l'islam par la force mais se réservent le droit à l'auto-défense. C'est-à-dire le droit, je ne blague pas, au 11 septembre... Nous avons pourtant été gentils et sympa en nouant une alliance avec eux pendant la guerre froide, non ? Nous en sont-ils reconnaissants ? Non ! Non ! Non ! Mille fois non !

Votre cadre d'analyse, ou hypothèse de travail, c'est celui d'un monde où la violence répond à la violence en un engrenage fatal. Le hic: ce n'est pas le monde réel: les djihadistes ne répondent nullement à la violence. Ils la provoquent. Délibérément. Et ils jouent les victimes. Et vous tombez dans le panneau. Parce que vous êtes chrétien, et donc, pour eux, idiot. Ce en quoi ils ont raison.

Mais, cela, vous ne voulez pas le voir. Surtout quand c'est un affreux athée qui vous le met sous le nez. Ben oui: l'athée n'est pas girardien, donc violent. Vous ne m'écoutez donc pas, mais vous n'écoutez même pas les talibans eux-mêmes... Mais vous savez mieux que quiconque. Ben oui...

Tandis que moi, j'échange avec les talibans sur Internet, sous le regard hilare et médusé des hindous qui se fendent la poire en voyant débarquer la cohorte de missionnaires de toutes obédiences chrétiennes qui tentent d'évangéliser les talibans. Sans succès aucun: la position théologique talibane est en effet plus solide que celle des chrétiens. Ce que savent très bien les hindous: l'islam taliban est deobandi et vient d'Uttar Pradesh... ils sont donc blindés, et se marrent !! Votre ignorance de la réalité les plie en deux !! Girard est inopérant dans ce contexte.

Et ce sont les hindous, qui sont pourtant d'un pacifisme que vous devriez louer à en allumer des cierges, qui risquent de balancer la bombe quand leur patience sera à bout.

- Jalil Afridi

Voilà comment on couvre les arrières du djihad de l'arme nucléaire. Et c'est cela que vous défendez au nom du souverainisme ? Après l'islamo-gauchisme, l'islamo-gaullisme ? Non, permettez-moi de défendre la liberté de conscience. En France: ce qui m'interdit de vous exterminer au motif que votre christianisme INSULTE et OFFENSE mon athéisme. Et au Pakistan: car sans liberté de religion, pas de liberté d'expression, et pas de girardisme. Girardisme qui n'est possible qu'à condition d'IMPOSER le droit des Pakistanais de rejeter l'islam et de revenir à l'hindouisme duquel ils ont été convertis de force [i.e. enlèvements de gamines à peine pubères mariées de force à des vieux sous couvert de charia !!]. Par la force si nécessaire. Parfaitement !

Vous, vous cautionnez et implorez ou même imposez de tourner l'autre joue. Les hindous n'ont même pas le choix de tendre l'autre joue et se font crever à petit feu. Ce sera pareil pour vous si le djihad nucléarisé vous intime de lapider votre femme. Vous êtes chrétien, Denis ? Alors vous devez obéir à la loi de Dieu. Donc à Deutéronome 22:23-24. Théologiquement, les talibans ont raison: vous devez lapider votre femme. Admettez-le.

Voilà pourquoi les Américains ne sont pas coupables et que les terros le sont: les US gèrent un sordide m*rdier, ce que vous refusez de voir, pour vous permettre de jouer au girardien une fois la liberté de religion devenue effective. Liberté de religion qui, en France, vous protège de mes pulsions meurtrières de totalitaire athée qui donnent des sueurs froides de jouissance à notre Saint-Sébastien sur ce blog. L'islamo-gaullisme qui consiste à s'en voiler la face est odieux et immonde en la matière. Girard est ici inopérant: les conditions d'applications n'y sont pas réunies.

Aliocha

@ Tipaza

Le monde au sens mondain, j'imagine, où chacun finit par se prendre pour Néron :

NÉRON
Depuis un moment ; mais pour toute ma vie,
J'aime, que dis-je aimer, j'idolâtre Junie.

Il n'est donc pas nécessaire de répéter mes propos sur l'idolâtrie.

Denis Monod-Broca

@ Tipaza

Dans cette belle et célèbre toile d'Édouard Debat-Ponsan (qui se trouve être mon arrière-grand-père) peinte à l'occasion de l'affaire Dreyfus et du procès de Zola, la vérité nous tend un miroir car la France entière était au début contre Dreyfus (et pas seulement l'armée et l'Église symbolisées par le spadassin et le curé qui veulent l'empêcher de sortir du puits), car nous devons tous faire l'effort de nous voir tels que nous sommes, fils du mensonge, depuis le commencement du monde, car nous luttons tous, à des degrés divers, pour empêcher la vérité de voir le jour...

Tipaza

@ Aliocha | 31 août 2021 à 12:17
« La vérité n'a pas besoin de vaincre, elle est la vérité. »

Comment ça, Aliocha, vous l’ignorez ?
Mais la vérité est dans le puits, et quand elle sort du puits, « belle, sans ornements, dans le simple appareil d’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil »*, que se passe-t-il ?
Il se passe que tout homme normal a envie de la violer.
Et c’est ainsi que la vérité perd sa virginité, dans le monde réel.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:La_V%C3%A9rit%C3%A9_sortant_du_puits.jpg

*Ça c’est trop beau pour être de moi. Vous voyez, je rétablis la vérité, mais seulement dans certaines circonstances.

Aliocha

Sans vergogne, la guimauve des bourreaux et des victimes, qui fait rêver au las occidental d'offrir la Kalach' aux petits, plutôt que le nounours à choyer.
Quelle est donc cette exigence de l'homme ordinaire couché au lit de ses déprimes à téter le lait sacrificiel, si ce n'est accéder à la joie, ce miracle d'être vivant ?
Combien d'amour trahi pour tant de ressentiment à n'entendre que la morale des tristes sires, alors que la vie est là, qui nous attend !
Debout, là-dedans !

Denis Monod-Broca

@ sbriglia
"Prêcheurs de lieux communs"

"Lieux communs": le mot vous aura échappé, lapsus révélateur, en effet la vérité est (ou devrait être) une banalité, une lapalissade, un lieu commun.

La vérité ? La violence est toujours réponse à une violence précédente. Vaincre la violence, c'est y renoncer.

sbriglia@DMB

"Nous sommes bourreaux, oui nous, vous et moi, tous, nous sommes bourreaux avant d'être victimes."
Rédigé par : Denis Monod-Broca | 31 août 2021 à 11:39

Si vous saviez combien je suis las d'entendre ou de lire ces inepties de petits maîtres à penser, ces sornettes de moralistes d'opérette, ces paroles éculées de prêcheurs de lieux communs qui nous déversent sans vergogne leurs tombereaux de bisounourseries et autres guimauves : je ne suis ni bourreau ni victime, "je ne suis qu'un homme moyen plus une exigence" tout simplement... Cela suffit à ma vie.

Aliocha

Mais sbriglia ne fume pas, lui, ne boit pas, ne prend pas d'anxiolytiques, il est du camp du bien, de celui qui a le droit de consommer le produit de cinq planètes quand les autres meurent de faim, d'utiliser l'évangile façon Zemmour pour dénigrer son prochain et faire de la sortie des dominations l'instrument de rétorsion.
Allez, allez, au texte, frère en Karamazov, et fumez ce qu'il vous plaît :

"10Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. 11Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie? 12Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. 13Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs."

https://saintebible.com/lsg/matthew/9.htm

La vérité n'a pas besoin de vaincre, elle est la vérité.

Aliocha

Non, sbriglia, il faut se mettre à l’évangile.

Denis Monod-Broca

@ sbriglia
"Donc, si j'ai bien compris, avant que l'on ne m'égorge, ce qui aurait pu me faire jouir de plaisir, je dois être sensibilisé au malheur de mon bourreau et avoir envers lui la pitié par laquelle on pardonne au coupable, ce qui va le désarçonner au point de m'accorder la survie ?..."

Non, vous n'avez pas bien compris. Pas bien du tout. Vous ne comprenez même rien à rien. Ou vous ne voulez pas comprendre car comprendre vous fait peur. Nous sommes bourreaux, oui nous, vous et moi, tous, nous sommes bourreaux avant d'être victimes. Depuis que le monde est monde, c'est parce que nous tuons que nous risquons d'être tués. C'est parce que nous pratiquons le terrorisme d'Etat, ou que nous en sommes complices, que nous risquons de périr dans un attentat terroriste. C'est parce que nous pensons justifié de nous venger que nous sommes la cible potentielle d'une contre-vengeance tout aussi justifiée que notre propre vengeance.

La débâcle afghane des USA constitue une illustration chimiquement pure de ce mécanisme.

L’alternative est simple à exprimer : soit nous apprenons à retenir notre geste, à ne pas jeter la pierre, soit nous allons vers l’anéantissement de l’humanité.

Ainsi exprimée, l’alternative peut être lue de façon pessimiste : pourquoi cette leçon-ci serait-elle retenue alors que toutes celles qui l’ont précédée depuis des siècles et des siècles ne l’ont pas été ?

Elle peut aussi être lue de façon optimiste : la montée aux extrêmes s’est interrompue, les USA se sont retirés.

La connaissance, nous l’avons, se retenir de se venger vaut mieux que de se venger. Le courage est de tenir compte de ce que nous savons.

sbriglia@Aliocha

"Il est temps, si nous voulons survivre, de ne plus prendre plaisir au sacrifice, mais à la miséricorde."
Rédigé par : Aliocha | 31 août 2021 à 08:20

Donc, si j'ai bien compris, avant que l'on ne m'égorge, ce qui aurait pu me faire jouir de plaisir, je dois être sensibilisé au malheur de mon bourreau et avoir envers lui la pitié par laquelle on pardonne au coupable, ce qui va le désarçonner au point de m'accorder la survie ?...

Faut arrêter la fumette, Aliocha !

Aliocha

Gagner, perdre, mesure pour savoir qui a la plus grande, logique du bac à sable qui mène le monde à sa destruction inéluctable par les esclaves qui veulent imposer leur théocratie, ou leur athéocratie, qui sont les deux faces d'une même idolâtrie, d'un même totalitarisme qui refusent d'être renseignés sur eux-mêmes, tentant ad libidum de démontrer leur supériorité, tentative qui rend similaires, confondus au même intégrisme qui sera, ne sachant que répéter l'erreur ancestrale pourtant clairement définie, radicalement éradiqué.

Il est temps, si nous voulons survivre, de ne plus prendre plaisir au sacrifice, mais à la miséricorde.
Ce choix est possible et est en marche en Europe, on ne peut réformer que soi-même, c'est cela qui doit être radicalement protégé en devenant nous-mêmes réellement démocrate, ayant compris qu'il n'y a pas d'image de Dieu matérielle, il n'y a que notre capacité à accéder à une fraternité ayant renoncé au meurtre fratricide, seule possibilité pour échapper au joug des tyrans, ceux-là qui sont déjà morts avant d'être vivants.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Au fond notre discussion n’est pas une discussion."

Bien sûr que si !! Je vous en explique sa nature: 1. Je vous explique la réalité afghano-pakistanaise et en quoi elle infirme votre modèle girardien. 2. Vous m'expliquez que je ne comprends pas la Prophétie de Girard.

Alors si, nous discutons. La réalité, c'est que la réalité et les faits, vous vous en moquez. La seule chose qui vous intéresse, c'est de prendre la situation actuelle pour en faire un exemple pour votre théorie girardienne.

Il y a conflit. Cas 1: on arrive à discuter et on évite le conflit. Girard gagne. Cas 2: on n'arrive pas à discuter, et tout pète. Girard gagne.

Girard gagne à tous les coups. C'est cela qui vous importe: de montrer que Girard gagne à tous les coups et qu'il a donc raison.

Peu importe que l'astrologie gagne à tous les coups compte tenu de la manière dont sont formulés les horoscopes. Peu importe que le marxisme gagne à tous les coups en annonçant sans cesse le grand soir qui est toujours au coin de la rue. Peu importe que le christianisme gagne à tous les coups en annonçant le retour de Jésus, qui est au coin de la rue. Qu'on attend toujours, mais qu'on ne pourra jamais falsifier tant qu'il ne revient pas. Le girardisme est du même bois.

C'est ainsi que fonctionnent les pseudo-sciences: prédictions formulées telles que, quels que soient les résultats d'une quelconque expérience en provenance du réel, la théorie s'adapte. La psychanalyse est encore un autre exemple de pseudo-science. Même la médecine pure et dure n'est pas immunisée.

On soigne un patient, du Covid ou en psychiatrie. Il survit. C'est parce qu'on l'a bien traité. Il meurt. C'est parce qu'on l'a bien traité, mais la maladie, le grand démon, le grand Satan, le grand complot, était trop fort. C'est pratique, hein, d'avoir des théories qui permettent de raconter n'importe quoi ?!? Et de ne jamais se remettre en question ??

Vous avez quelle méthode "prouvée" ou "adossée à des données" ou "rationnelle" pour empêcher le Pakistan de déclencher une guerre nucléaire ? Des poutous ? Je ne vous entends guère, ni vous ni Girard, proposer autre chose. Les poutous, on a essayé, depuis plus d'un demi-siècle. Les Indiens nous reprochent encore à l'heure actuelle d'avoir pris le parti du Pakistan. Task Force 74. Cela ne marche pas, Denis, les poutous.

"J'essaie de vous faire prendre conscience du danger extrême de l'engrenage mimétique de la violence"

On le sait, bon sang de bon Dieu, que la violence est dangereuse !! Mais pourquoi nous ramenez-vous votre "mimétique" à toutes les sauces alors que cette théorie est au mieux un cadre explicatif, et en aucun cas une théorie infaillible, sainte, Véritablement Vraie ? Vous en avez, des expériences en double aveugle de résolution de la violence par le girardisme ? Votre pote Oughourlian, c'est pourtant bien son boulot, non ? Ou c'est encore que la science est un vilain matérialisme anti-chrétien ?

Combien de mécanismes vous immunisant à la critique êtes-vous capable de solliciter pour nier ce qui n'est pas niable, à l'image des militaires et parlementaires pakistanais ? N'y a-t-il rien qui puisse vous faire démordre de la théorie "les talibs sont nos amis, il faut les aimer aussi" ?? Quand ils feront péter la bombe, ils seront nos amis ??

Nous discutons, Denis, nous discutons. Je vous pousse simplement dans les retranchements que votre théorie n'est pas capable de défendre autrement que par un recours à la foi et l'ordalie. Ce qui n'est pas un argument valable. Surtout avec la bombe atomique en jeu.

"...mais notre discussion elle-même tombe dans le piège de l’engrenage mimétique."

Comme c'est commode.
Pour avancer, il convient d'isoler le point de contentieux (ce que je fais en mettant en évidence le caractère pseudo-scientifique du girardisme) et de mettre en place les mécanismes permettant de trancher le point de contentieux (par exemple en prenant en exemple la situation afghano-pakistanaise). Si vous avez d'autres moyens de débloquer la situation pour ENFIN avancer dans cette discussion, je suis preneur. Monsieur le théocrate, tirez le premier.

Il n'y a là nul "mimétisme", ce qui n'est rien de plus qu'une excuse à deux balles pour vous tirer d'un mauvais pas intellectuel: un mécanisme d'immunisation à la critique, typique des pseudo-sciences. Comme en psychanalyse quand on accuse le patient de ne pas être suffisamment malléable et que cela marcherait sinon... Bull. Shit.

Vous vous mettez simplement à vous répéter car en manque d'arguments, comme Aristote le Stagirite le décrit très bien dans ses Réfutations sophistiques. Et vous qualifiez cela de mimétisme pour vous permettre de vous en sortir. Cela ne prend pas, Denis. En tout cas, pas avec moi.

Ninive

@ Aliocha | 30 août 2021 à 08:21

La bombe est aussi dangereuse entre les mains de Macron.

Au fait est-ce nous qui vendons des armes aux talibans ? Ou en vendons-nous simplement aux autres peuples ? Et puis, à propos d'armes, les Egyptiens ont-ils payé les Rafale ? Les Hindous manifestent-ils encore contre la vente de ces Rafale qui ont permis le financement par l'acheteur du film de l'ex du capitaine de pédalo ?

Dès que nous vendons des armes il se passe des choses bizarres, rappelez-vous les vedettes de Taïwan, les sous-marins du Pakistan... il aura fallu des manifs pour qu'on interdise la fabrication des mines.

Tout cela pour dire que les premiers criminels sont les fabricants d'armes et qu'aucun pays n'est à l'abri d'un président fou qui décide de s'en servir.

Vamonos

Avec les talibans et les Pakistanais, le dialogue est impossible. Quand ils finissent par s'asseoir à une table de conférence, ils acceptent une période de transition et exigent des excuses.
Après quelques actes terroristes pendant la période de transition, celle-ci prend fin. Tous ceux qui n'ont pas fait leurs valises et qui continuent à vivre en dehors des limites strictes des normes talibanes sont alors immédiatement jugés de manière expéditive. Khalapili khalaas. Changement de couleur et mort irrémédiable.

Denis Monod-Broca

À chacun, sur la scène du monde à chaque nation, de savoir retenir son geste, de ne pas jeter sa pierre.

Hier, en Irak, sur TF1, Macron a dit « la force armée ne peut pas tout », il a raison bien sûr. Mais c’est insuffisant. Car la vérité est que la force armée ne peut plus rien, dans notre monde moderne. La déroute afghane le montre.

Il a ajouté que le terrorisme se nourrissait de la pauvreté et de l’absence d’État. Là aussi il a raison mais là non plus il ne va pas assez loin : l’aliment principal de la violence terroriste est notre propre violence (celle des USA en tête) qui s’apparente bien souvent à du terrorisme d’État. À la violence répond la violence. Nous le savons bien pourtant.

Qu'on aimerait que la France, par la voix de son président, sache le dire.

Aliocha

La situation est bien décrite par F68.10, la montée aux extrêmes post 11.09.2001 aboutit au fait que les talibans pourraient avoir accès à la bombe pakistanaise, quel magnifique résultat que de répondre à la violence par la violence.

Nous sommes à la merci de la démence de l'un ou l'autre dirigeant qui cèderait à son désir de destruction mutuelle. Il s'agit donc de patiemment démonter l'idée fausse qui fait de la divinité ou de son absence, une puissance extérieure à l'humain, alors qu'elle n'est que son image, incapable qu'il est de s'en représenter une autre, déguisant cette incapacité létale en désir de poutous et blablablas, preuve d'une inconscience considérablement dangereuse, pensant que la menteuse propagande pourrait encore dissimuler que la survie des humains ne dépend que de la prise de conscience des individus à chacun savoir maîtriser sa pulsion meurtrière, vision tout à fait apocalyptique tellement il est évident que nous en sommes loin, surtout que les plus érudits déploient toute leur science à démontrer que cela est bisounourserie, par refus infantile de ne pas eux-mêmes accéder à cet effort, démontrant que plus on est cultivé, sans reconnaitre le ressort violent propre à chaque individu, plus on est dangereux et complice des déchaînements.

La solution est la prise de conscience individuelle de comment fonctionne le cerveau social, la mise en place démocratique de cette éducation.
Le reste n'est que désir personnel et coupable de justifier sa propre violence, à réitérer sans cesse les mêmes arguments idolâtres qui, depuis qu'Abraham a quitté Ur, laissant derrière lui la cité de son père et de ses idoles, sont vus pour ce qu'ils sont, des mensonges mortifères qui ne satisfont que ceux qui sont encore enfouis au bac à sable à vouloir démontrer qu'ils ont un vit plus gros que celui des djihadistes.
Il serait temps d'évoluer, si nous voulons survivre.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Au fond notre discussion n’est pas une discussion. J’essaie de vous faire prendre conscience du danger extrême de l’engrenage mimétique de la violence mais notre discussion elle-même tombe dans le piège de l’engrenage mimétique. Alors mieux vaut arrêter. J’arrête.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Tchinguiz Aïtmatov, dans « Tuer, ne pas tuer » : « Les ennemis nous amènent la mort, et nous aussi, mort aux ennemis ! Et comment alors vivre après sur Terre, seuls des tueurs resteront sur Terre ?"

Restent sur Terre ceux qui ont mis un terme au carnage. Quels qu'en soient les moyens: la tuerie, ou la mise en place d'une paix négociée.

Mais voilà, il n'y a pas de paix négociable avec les djihadistes. C'est bien le problème actuel. Ne reste plus que la tuerie. Ou la mise en place de politiques de contraintes permanentes imposant la dissuasion. Ce qui ne fonctionnera pas si la bombe est en mains djihadistes.

Le Pakistan mène un djihad contre l'Inde depuis 1947. Littéralement. La raison en est le contexte de la partition de l'Inde. Ce que les musulmans voulaient, avant la partition, c'est un État unique géré à 50-50 par les musulmans et les hindous. Les hindous, largement majoritaires, sentaient qu'on les enflait... sévèrement... sous prétexte de concorde, de paix, d'amour, de blabla, de flonflons religieux.

Ils ont refusé. S'est ensuivie la partition. Depuis, le Pakistan est en guerre contre l'Inde. Pendant des décennies, le Pakistan a été perçu comme un État plus petit que son voisin indien. Il a joué la carte de la victime. Le résultat en est que l'Occident a défendu le Pakistan et, pour lui assurer sa sécurité, a fait un partenariat défensif visant à le "rassurer".

Le problème est que le Pakistan n'est nullement un État en besoin de sécurité. C'est un État qui a une revendication purement idéologique contre l'Inde, et qui réclame une représentation paritaire de l'indianité. C'est un conflit philosophique, religieux, civilisationnel.

C'est pour cela que, quelles que soient les garanties de sécurité que vous accorderez au Pakistan, quelles que soient les frontières que vous tracerez sur la question du Cachemire, quel que soit le résultat d'une quelconque guerre, il n'y a aucun moyen de "rassurer" le Pakistan. Son objectif est philosophique, religieux et civilisationnel, et ne peut pas être assouvi par le dialogue, la négociation, la paix ou l'amour.

C'est là l'erreur que les Occidentaux ont faite pendant tout le XXe siècle. Et ce n'est qu'aujourd'hui, en août 2021, que les États-Unis jettent l'éponge avec le Pakistan. Cessent de dépendre du Pakistan pour sa logistique afghane. Ils quittent l'Afghanistan. Ne dépendent plus du Pakistan. La suite logique en est que les US confrontent directement le Pakistan maintenant qu'ils ne dépendent plus d'eux et que le Pakistan ne peut plus faire chanter les US à travers son soutien logistique pour l'Afghanistan.

Nous sommes face à une situation où il n'y a pas de dialogue possible avec l'ennemi, ce que vous souhaitez tant. Votre tropisme chrétien vous joue des tours et vous fait croire que c'est possible. Alors que tous les analystes s'accordent à dire que, non, ils ont essayé pendant toute la seconde moitié du vingtième siècle et c'est voué à l'échec. Eux le reconnaissent. Vous non. Parce que Jésus, Girard, bla bla bla...

La réalité vous donne tort. C'est aussi simple que cela. Accepter de le voir entamerait votre foi. Alors vous refusez de le voir. Et nous mettez collectivement en danger avec votre inacceptable irénisme face aux djihadistes. Qui. Ne. Veulent. Pas. Négocier.

C'est eux les butés. Pas nous !! Acceptons-le !!

"Il faut choisir entre tuer et être tué, entend-on dire parfois. Erreur : on ne saurait choisir entre sa propre action et l’action d’autrui. Il faut choisir entre tuer et ne pas tuer."

Là, c'est alors choisir un futur où le monde entier se talibanise sous l'impact d'un terrorisme permanent. Il est évident que ce n'est pas acceptable. Sauf pour un religieux qui voit la Loi de Dieu d'un œil favorable, en s'imaginant qu'il va pouvoir "abolir la Torah" à la mode de Jésus face à des djihadistes. Non, Denis, vous vous leurrez. Et de toutes manières, les hindous n'en veulent pas, de votre Loi de Dieu. À raison.

"Tuer, c’est prendre le risque d’être tué à son tour. Autre constat."

Et ? Vous faites l'apologie de la couardise sous couvert de sauver sa vie ? Absurde.

"Ces vingt années d’occupation US de l’Afghanistan et leur épilogue, fuite éperdue au milieu d’attentats et de menaces d’attentats, n'en apportent-elles pas la preuve aussi dramatique qu'éclatante ?"

Elles apportent la preuve de tout l'inverse. La preuve que nous avons coopéré et avons été conciliants, réellement conciliants, plus que conciliants, pendant un demi-siècle avec un État, le Pakistan, en djihad permanent depuis 1947, qui ne veut rien entendre, et face à qui nous avons échoué à faire comprendre des choses basiques. Le Pakistan n'est pas démocratisable, n'est pas accessible à la raison. Et la raison en est que la société civile pakistanaise fait bloc derrière l'armée, même face à son propre gouvernement élu, dès qu'elle est critiquée. Parce que armée = islam et critique = blasphème. Le Pakistan n'est pas démocratisable, n'est pas accessible à la critique. En août 2021, c'est maintenant clair dans l'intégralité des chancelleries occidentales. Mais pas dans votre tête.

"L'humanité entière se trouve déjà confrontée à un dilemme inéluctable : il faut que les hommes se réconcilient à jamais sans intermédiaires sacrificiels ou qu’ils se résignent à l'extinction prochaine de l'humanité" -- René Girard, « Des choses cachées depuis la création du monde », livre de Poche, p.208

"C’est bien ce dilemme qu'illustre notre discussion."

Au détail près que dans le cas d'espèce, il n'y a pas de réconciliation possible avec le Pakistan. Et c'est bien ce constat qui motive la fébrilité nucléaire de l'Inde et la volte-face des US qui lâchent l'Afghanistan pour changer leur fusil d'épaule et viser le Pakistan. Ils ne voulaient pas le faire avant parce que le Pakistan a la bombe. En 2021, ils se résignent à le faire, même si le Pakistan a la bombe. Et les méninges doivent chauffer en ce moment au Pentagone et dans les think tanks pour la jouer fine au risque de la jouer trop fine...

C'est plus clair ?

Il n'y a pas de négociation possible avec le Pakistan et les djihadistes. Sinon, le problème du Cachemire serait résolu depuis longtemps... Mais, cela, vous ne voulez pas le voir. Parce que vous voulez croire. Comme Fox Mulder dans X-Files quand il part à la chasse aux extraterrestres...

Denis Monod-Broca

@ F68.10
« Croyants qui, rappelons-le, veulent vous tuer »

Tchinguiz Aïtmatov, dans « Tuer, ne pas tuer » : « Les ennemis nous amènent la mort, et nous aussi, mort aux ennemis ! Et comment alors vivre après sur Terre, seuls des tueurs resteront sur Terre ? »

Il faut choisir entre tuer et être tué, entend-on dire parfois. Erreur : on ne saurait choisir entre sa propre action et l’action d’autrui. Il faut choisir entre tuer et ne pas tuer.

Ce n’est pas une opinion, c’est un constat.

Tuer, c’est prendre le risque d’être tué à son tour. Autre constat.

Ces vingt années d’occupation US de l’Afghanistan et leur épilogue, fuite éperdue au milieu d’attentats et de menaces d’attentats, n’en apportent-elles pas la preuve aussi dramatique qu’éclatante ?

« L’humanité entière se trouve déjà confrontée à un dilemme inéluctable : il faut que les hommes se réconcilient à jamais sans intermédiaires sacrificiels ou qu’ils se résignent à l’extinction prochaine de l’humanité ». René Girard, « Des choses cachées depuis la création du monde », livre de Poche, p.208

C’est bien ce dilemme qu’illustre notre discussion.

Aliocha

La propagande jamais ne s'arrêtera.
Qui parle d'évangéliser sinon l'athéocrate voulant discréditer ce qui n'est qu'une acquisition de connaissance en la déguisant en prosélytisme religieux, pour mieux assurer le pouvoir de sa caste et un rétablissement d'Ancien Régime, pensant pouvoir répondre aux intégristes en leur langage, n'ayant, au bout du raisonnement, que l'argument vitrificateur qui signera la fin de l'humanité ?

Non, si l'athéisme n'a pas pris connaissance du renseignement donné sur l'humain par la révélation évangélique, il ne sera pas plus à même de réguler la violence et d'apaiser les conflits que les religions, où l'équilibre de la terreur est à la merci de l'un ou l'autre dément.

Par contre, si l'on entend le renversement complet de l'idée qu'on se fait de la divinité, ou de son absence, contenue dans le texte, on comprend en quelle impasse le monde continue de se fourvoyer, chacun faisant de l'idée qu'il se fait de la divinité ou de son absence, un instrument de domination totalitaire antagoniste et similaire, qui n'est que l'image que les humains se font de leur propre violence, aboutissant à la folie pure de la dissuasion nucléaire, où chacun donne à penser qu'il serait assez fou pour utiliser une arme qui signerait sa propre destruction.
Il est donc nécessaire de cesser cette compétition de démence qui amène le monde à sa fin fatale, et d'envisager de changer de représentation de la divinité ou de son absence, égales en leur incapacité à la contention de la violence, et d'enfin envisager la solution proposée, le renoncement aux représailles, qui aurait évité à Trump de devoir négocier son retrait avec les talibans par-dessus l’État afghan, l'erreur primale n'étant pas de devoir partir, mais d'y être allé pour se venger, pensant que l'escalade pourrait protéger du terrorisme, on voit le résultat.

Voilà qui donne une raison impérieuse de réussir l'Europe, dont le fondement est ce renoncement, tentant de mettre toute notre capacité à créer un territoire puissant et apaisé, à même de montrer par l'exemple qu'il est possible de changer de système de représentation mentale, d'évoluer vers un mode de relation entre les humains ayant compris que le sacrifice était un mensonge qui servait à la contention des violences, mais que depuis que ce mensonge fut dévoilé, il ne nous reste plus qu'à savoir, individuellement, y renoncer, que là est le chemin viable pour l'humanité si elle désire survivre, que c'est cela qui doit être impérieusement protégé contre ceux qui, à l'intérieur comme à l'extérieur, refusent cette réalité et renoncent à cet effort.

Toute la difficulté réside du fait que jamais on ne pourra imposer ce choix, notre érudit rationaliste en témoigne, d'insultes injurieuses en humiliations qui ne savent qu'exciter la haine, auxquelles on ne peut répondre qu'en invitant à la raison, patiemment, à la connaissance du mode fratricide sur lequel il fonctionne sans en avoir conscience, mais qu'il est possible de savoir y renoncer, construisant l'écrin démocrate et puissamment défendu qui permettra cette lente éducation des masses à pouvoir opérer ce choix vital.

Il a, bien entendu, toute latitude pour choisir l'étreinte létale avec le terroriste, il lui sera alors néanmoins signifié qu'il en est le complice maintenant renseigné.
Choisis ton camp, camarade !

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"J’ai tendance à trouver nos dirigeants insuffisamment lucides mais heureusement qu’ils le sont nettement plus que vous."

Eh bien écoutez réellement les gens comme Bolton. Il ne propose pas de liquider nucléairement le Pakistan. Mais il reconnaît bien que le fait que le Pakistan ait la bombe a fait de lui un État qu'on n'ose pas trop critiquer sur son action terroriste. Les discours de nos dirigeants sont donc généralement inaudibles sur ce sujet. Mais quand vous écoutez les analystes, la perspective de voir la bombe tomber entre des mains talibanes et à travers eux le réseau Haqqani, Al-Qaïda et Daech, c'est une réalité.

Et le jour où cette perspective devient une réalité vraie, je vous garantis que l'utilisation de l'arme nucléaire sera bien une question qui se posera explicitement. Pour l'instant, cette question est analysée. Mais elle n'est pas évacuée d'un revers de main comme vous le faites. Ce qui est irresponsable.

"Eh bien, ils ont probablement dû subir une intervention médicale altérant leur génome [aux talibans]. Car si, en 20 ans, vous vous imaginez qu'ils ont changé au point qu'ils ne perçoivent plus le Pakistan comme leur donneur d'ordre, alors, M. Shukla, je pense soit que vous vous leurrez, soit que vous essayez de nous leurrer. Parce que, laissez-moi vous le dire, vous n'acquiescez probablement pas à ma prédiction obscurantiste et régressive à leur sujet, quand les vois, voyez-vous, cavalcadant libres à travers le monde. Mais je pense que d'autres partagent mon évaluation sur ce plateau, et laissez-moi ouvrir le sujet: laissez-moi revenir au Dr. Sebastian Gorka. Dr. Gorka, est-ce que je peins là un tableau fataliste, apocalyptique ? Je veux dire, nous avons des groupes, et laissez-moi juste vous les nommer, Dr Gorka... Al-Thabat, organe de propagande d'Al-Qaïda: ravi de la perspective de la prise du pouvoir par les talibans ; Al-Qaïda dans la péninsule arabique: se pourléchant les babines à la perspective de réussir un coup tel que celui-ci ; dans d'autres pays, le Hayat Tahrir al-Sham, groupe islamiste syrien: ils disent que la prise de contrôle des talibans est une victoire pour les musulmans, ils roucoulent dans ce triomphalisme ; Lashkar-e-Taiba: le groupe terroriste basé au Pakistan, qui est en vérité une succursale de l'ISI [les services secrets pakistanais] ; et le Tehreek-e-Taliban Pakistan: qui veut gouverner le Pakistan lui-même et pousser l'offensive jusqu'au Cachemire, qui est ici l'un de nos États. Suis-je, euh, un peu, euh, trop pessimiste ?" -- Rahul Shivshankar

"Non. Vous êtes réaliste. J'ai passé 20 ans à étudier les idéologies des différents groupes djihadistes, des frères musulmans à Al-Qaïda, en passant par Daech, Lashkar-e-Toiba ou le Hizb-ut-Tahrir. Peu importe le groupe en question... ils peuvent être en concurrence les uns avec les autres, mais leur idéologie est faite du même bois. Leur idéologie est de vous tuer. Vous. Moi. De tuer tout chrétien, tout juif, ou même tout musulman en désaccord avec eux et qu'ils ne trouveraient pas suffisamment fondamentaliste. Je veux dire... l'idée même que les talibans vont mettre en place un gouvernement "inclusif" ?? Vous fumez du crack ? Arrêtez de vous droguer ! Si jamais vous croyez cela, si jamais vous ne comprenez pas que le Pakistan soutient ces organisations depuis des décennies, que l'ISI [services secrets pakistanais] partagent le même ADN, le même logiciel génétique que le djihadisme moderne... D'accord, ce sont des djihadistes en jolis uniformes, emmitouflés dans les oripeaux d'un État nucléarisé, mais leur idéologie est identique. Et, compte tenu de la lâcheté effrontée de l'administration de Joe Biden, où pas une personne n'a été virée ces dix derniers jours au motif de ce désastre, cette nation, ce trou infernal damné de Dieu qu'est l'Afghanistan, qui n'a jamais fonctionné comme un État, même sous la monarchie, est maintenant l'épicentre, le centre de gravité, de tout le mouvement djihadiste contemporain. Et mes sources, mes sources classifiées, me confirment que les djihadistes du monde entier accourent actuellement en Afghanistan." -- Dr. Sebastian Gorka, 28 août 2021, "deputy assistant" sous Trump.

Donc, voilà... voilà ce que pensent les experts qui vous rassurent par rapport à mon horrible propension à la violence... vous n'êtes manifestement pas au bout de vos surprises !

Vous êtes aveugle. Car des propos de ce style, je peux vous en donner à la pelle. L'avantage des médias indiens ? Ils sont bruts de décoffrage. Ils montrent les images des carnages. Pas comme les médias occidentaux. Et je vous garantis que si vous trouvez mes propos violents, vous n'avez rien entendu de ce qui se passe dans cette partie du monde. Là-bas, les Indiens sont parfaitement au courant que les djihadistes veulent les exterminer. Et vous, vous voulez leur faire des poutous...

Je vous garantis que des politiciens pakistanais parlent publiquement et avec une réelle arrogance de s'allier avec les talibans et d'envahir avec eux le Cachemire. Cette perspective, que vous le vouliez ou non, c'est bien là la bombe qui est en jeu. Si vous ne le comprenez pas, comme le dit Sebastian Gorka, c'est que vous êtes sous crack ou quelque chose d'assez malsain psychédéliquement parlant.

Il y a dix ans, les talibans disaient exactement cela: "Les armes nucléaires pakistanaises nous appartiennent !" Les fondus du Pakistan ont aussi à de multiples reprises affirmé qu'ils fallait les balancer "MAINTENANT" sur la France et la Hollande. L'armée pakistanaise propose maintenant d'entraîner (si, si, si...) les talibans. Nous rentrons donc exactement dans le cas de figure où l'utilisation de l'arme nucléaire se pose. Admettez-le: les conditions se réunissent une à une. Cela fait longtemps qu'il y a un équilibre de la terreur entre Inde et Pakistan. S'il bascule, comme c'est le cas actuellement, cela peut tout à fait partir en champignon.

D'ailleurs, tous les médias en parlent. India Today, le 26 août. Hindustan Times, le 26 août. New York Times, 26 août. Washington Post, 23 août. Wall Street Journal, 19 août. The Times of India, 16 et 26 août. ANI News, aujourd'hui 28 août. Times Now, 26 août. Mais bon, faites l'autruche...

Maintenant, si vous voulez des sources plus concrètes sur la réelle perspective des États-Unis sur la politique militaire nucléaire vis-à-vis du Pakistan, semble-t-il que ce qui se passe au Pentagone reste au Pentagone et que même les alliés européens n'en sont pas informés. Cela vous rassure ? Cela ne devrait pas.

Il faut quand même voir les doigts des mains de Christine Fair se tordre dès qu'on l'interroge sur le nucléaire pakistanais. Entre le tabou et le secret défense, hein, elle est un peu gênée... cela se comprend. Par contre, elle n'est nullement gênée pour dire ses quatre vérités aux fats pakistanais qui lui reprochent de se moquer de la religion pour littéralement deux mots mal placés:

"Le terrorisme n'est pas une religion." -- Christine Fair, avril 2019

C'est comme cela qu'on traite avec les vrais dingues de chez dingues avec lesquels on noue des alliances stratégiques sur le nucléaire militaire.

Renseignez-vous sur la mentalité de l'armée pakistanaise: cela fait particulièrement peur. On n'est pas là dans le domaine du jeu ou du ludique mais des théories du complot les plus pathologiques et inimaginables.

Quant aux Indiens, eux aussi nucléarisés, leur politique est claire: 1. L'Inde a des lignes rouges quand à leur sécurité nationale. 2. Le nucléaire n'est pas un tabou face au Pakistan. 3. Le Pakistan semble actuellemnt tenté d'envahir l'Inde avec une armée de talibans... 4. Ce qui serait enfreindre la ligne rouge. Cela vous rassure ? Cela ne devrait pas.

Et quand on sait qu'un hindou est pire qu'un athée et pire qu'un juif pour les djihadistes, il ne faut pas s'étonner de la fébrilité du nucléaire indien. Je serais à votre place, j'éviterais de chatouiller le dispositif en étant trop complaisant avec les pakis et les talibs sous prétexte qu'ils seraient croyants. Croyants qui, rappelons-le, veulent vous tuer. Parce qu'on en est vraiment là...

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