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02 août 2021

Commentaires

Aliocha

Penser l'amour obligatoire est signe qu'on est encore sous l'emprise de son ressentiment, inapte à accéder à la notion de pardon qui en libère.
Gardons nos enfants de ce genre d'éducateur dangereux.

Michel Deluré

@ F68.10 04/08 02:18

Vous déformez mes propos et en donnez une traduction délibérément spécieuse.

Lodi

@ Mary Preud'homme
@ Denis Monod-Broca

Je pense que Jacques V. ne s'est pas assez clairement exprimé... Cela peut m'arriver, donc je suis solidaire !

Athées et agnostiques pourraient être démentis par les faits et ils n'ont pas de récompense à attendre d'après les croyants. Donc ils prennent un risque intellectuel et agissent sans désir de récompense sauf dans le cas, après tout, on ne sait jamais, où la divinité récompense l'honnêteté intellectuelle.
Ce serait merveilleux, j'apprendrais tout ce que je veux savoir ! Jamais blasé comme l'enfant avec une divinité, paraît-il, parentale, donc jamais blasée d'enseigner non plus, si elle est si parfaite qu'on le dit.

À mon avis, s'il y a un dieu juste voire aimant tant qu'on y est, il donne à chacun ce qu'il veut et plus encore, mais on peut douter de la réalité de la personne et de sa bienveillance, quand on voit notre mouroir.

Bref, et pour ce qui en est de notre bas monde, les agnostiques et autres athées font-ils preuve de courage ? Quand les croyants dominent, ils ont tendance à persécuter les autres : dans ce cas, il y a en plus un courage physique à être non-croyant ou croyant dans une religion qui n'est pas la religion d'Etat.

Si on revient aux bases, à ce qui est en principe toujours chez les agnostiques et athées, le terme courage doit être remplacé par celui d'intégrité à mon avis, athées et agnostiques étant toujours intègres sur la question de la divinité.

Le courage varie selon la force et le caractère des croyants.
Cela dépend aussi de la divinité éventuelle, si elle existe : selon bien des croyants, la divinité semble n'exister que pour récompenser son fan-club - et encore, voire la "masse de perdition" y compris chez les croyants. Et bien sûr, la divinité qui peut éventuellement dire de pardonner donne le bon exemple en punissant des mécréants qui ne lui ont même pas nui, soit dit en passant.
Lamentable.

Quant à moi, j'estime qu'une divinité ayant paraît-il créé le monde et toute-puissante, donc infiniment responsable, n'a pas le droit moral de punir les faux coupables qui ne croient pas en elle, ou les vrais coupables, comme les fanatiques religieux.

Pour la question des croyants sommés de prouver leurs dires... C'est parce que les croyants commencent à s’appuyer sur leurs croyances pour écraser ceux qu'ils pensent assez faibles pour cela, comme les homosexuels : l'Islam les menace de mort, le catholicisme les veut dans le placard et certainement pas mariés. Donc les intéressés, et les gens simplement épris de justice, n'aiment pas beaucoup ces prétentions, et attaquent les croyants à la racine là où ça leur fait mal, sur leur dieu. Le sexe est important pour les sexuels, la divinité pour les croyants ? Un partout.
De même, j'y pense, les femmes, là il s'agit de leur identité sexuelle... Les religions promeuvent l'infériorité des femmes, surtout l'islam, donc il n'est pas étonnant que quelques femmes rendent aux religions tout le bien qu'elles leur ont souvent* fait en les ravalant à ventres-serves et cultes-serves.

Vous dites les religions attaquées dans notre monde ? Moi, je les dirais un peu satirisées alors qu'elles-mêmes ne cessent de critiquer les autres, et surtout les non croyants.
Mais en fait, les religions et surtout les religions à la mode sont protégées par rapport à des réalités du même genre, savoir les déclarations improuvées à ce jour.

Si un croyant dit avoir des apparitions de son dieu ou de moindre importance religieuse, on dit c'est vrai, c'est faux, et c'est tout. Mais si quelqu'un disait voir Apollon ou que nous sommes dans une matrice d'ordinateur et que notre monde est illusion, je pense que tout le monde le traiterait de fou voire qu'il pourrait finir en hôpital psychiatrique.
D'où l'on comprend que certaines visions du monde ont préséance sur les autres sans aucune preuve objective, ni même aucune raison logique justifiant un tel privilège.

Enfin, c'est sans importance : si les muses existent, elles inspirent, et ce sans demander à leurs humains de vivre d'autres martyres que de créer quel qu'en soit le prix !
Exemple de bon comportement : chacun doit être dévoué à ce qui est de son ressort.

Élégance des anciens dieux : ce n'est pas sous leurs auspices qu'il y avait des guerres de religion, et les femmes pouvaient être prêtresses, sans compter qu'Isis n'était pas une mère douloureuse mais la sauveuse de son mari, entre autres fonctions de premier plan.
Les femmes ont la triste manie de miser sur le mauvais cheval : c'est Isis et la civilisation égyptienne qu'elles auraient dû promouvoir. Là, elles recommencent, trop de femmes ne voient rien de mieux à faire qu’accueillir les immigrés musulmans qui les ravaleront... ainsi que les hommes bien entendu.
Les femmes feraient mieux de se tourner vers la science et la technique auxquelles elles doivent déjà tant, comme une maîtrise sans précédent de leur corps avec la pilule, mais ne rêvons pas. La femme l'avenir de l'homme ? Elle ne pense déjà pas à son avenir, la femme.

Mais à vrai dire, beaucoup sont dans ce cas dans de nombreux domaines... Les hommes et les femmes qui ne se vaccinent pas, par exemple. Le problème n'est pas qu'ils meurent : je ne suis pas contre le suicide... Le hic est qu'ils condamnent les autres à la mort et à la déchéance sociale avec le virus.
Trop de gens sont des irresponsables finis, honte à eux !

Je vous accorde que le pape a dit de se vacciner, mais ses troupes ne le suivent pas : encore un problème de religion, on peut exclure de pauvres gens divorcés remariés de la communion, eux qui ne font de mal à personne, mais qui aurait l'idée d'exclure de communion des empoisonneurs publics ?
Personne, à ma connaissance, et le message passe très bien : le vaccin, donc sauver le prochain, est une réalité secondaire, les institutions comme le mariage, une réalité essentielle.
La vraie réalité de la religion est là, dans l'irresponsabilité comme dans l'infériorisation d'innocents, femmes, homosexuels, divorcés remariés et que sais-je encore ?

Tandis que velléités de fraternité et justification du pire, je les montre en me permettant de citer la citation de Denis Monod-Broca :

"Au fameux "il n'y a ni Grec ni juif, ni maître ni esclave, ni homme ni femme" on pourrait ajouter "ni croyant ni incroyant". Car on a toujours tort de se croire supérieur. Mais il faut y croire..."

Pour ce qui me concerne, je ne crois pas, je constate la religion et plus généralement la nature humaine... C'est très différent.
Les Grecs ? Les orthodoxes ont subi le sac de Byzance. Si on veut me vanter la religion, d'ailleurs, dire de traiter les esclaves comme les autres est un non-sens, l'esclavage est une réalité à abolir et dont il faut empêcher la résurgence.
Rien d'autre.

Pas une chose à essayer de relativiser et pourquoi pas de justifier comme toutes les réalités déplaisantes à coup de religion. Sans quoi, la religion est complice, et doit payer sa légitimation de cette réalité intolérable.

Je suis pour prévenir le mal autant que possible, et ensuite, pour ne pas laisser oublier ce que les coupables ont fait... Les gens pouvant se vacciner et ne le faisant pas sont coupables des conséquences de leur "résistance", et je ne ferai pas dans la complaisance.
Morts ? Vous êtes coupables des morts, et votre prose n'effacera pas le sang de vos mains. Sans parler des autres maux que votre non-vaccination et votre publicité de la non-vaccination par les manifestations provoqueront inévitablement.
Vous êtes coupables dès aujourd'hui et à jamais, car figurez-vous que le passé ne se réécrit pas, et que les causes ne cessent pas d'enfanter des conséquences, elles ne prennent pas la pilule !

*Mais les religions égyptiennes et celtes...

Jacques V.

@ Mary Preud'homme 03 août 2021 à 23:47

Vous illustrez parfaitement mon intervention du 02 août 2021 à 18:58: votre interprétation s'attache à la lettre plutôt qu'à l'esprit. J'aurais pu ajouter que déjà, Montaigne le constatait: "La plupart de nos disputes sont grammairiennes" (je cite de mémoire) ; et ce n'était pas le genre d'homme à patauger lamentablement.

vamonos

@ Ellen | 03 août 2021 à 22:41

Le discernement de la part d'une adolescente lesbienne est aussi incongru que la débauche de la part d'un retraité confiné dans un petit bourg de province.
Les adolescents restituent le vocabulaire ordurier des films et feuilletons qu'ils appellent séries, classés en saisons.
Un catholique tend la joue gauche pour signifier que l'insulte ne l'atteint pas. Un athée invoque la liberté d'expression. Dans un cas comme dans l'autre, le résultat est le même : la vanité impudique explose impunément.
Par contre, un musulman invoquera le respect qui lui est dû, couteau ou kalachnikov à la main s'il le faut.

Michel Deluré

@ Ellen

Je vous rejoins sur ce point. La provocation délibérée, la vulgarité, l'insulte, n'ajoutent strictement rien aux arguments sur lesquels se fonde la critique. Au contraire, ils la décrédibilisent.

Bill Noir

1. Suite du feuilleton Charlie, de Redeker, de Rushdie, l'affaire Mila ne fait que commencer. Elle est au cœur de toutes les problématiques contemporaines.

2. Mila est une gamine de ce temps, Greta Thunberg en est une autre… des fruits frelatés, charnus mais peu goûteux, cultivés dans les serres californiennes et expédiées dans la vieille Europe par l'obligeance de la Soros SA.

Je me demande laquelle des deux est la plus exécrable.

3. Mila, nouvelle Zazie… C'est « dans le métro » que l'on s'aperçoit le mieux des ravages du mobile sur le comportement des humains.

4. La religion c'est comme les pénis, nous dit-on ! C'est la raison pour laquelle Mila n'est pas très « religieuse » ! Ceux qui en ont plusieurs (de religions) sont donc bien chanceux.

Ce phantasme me rappelle ce bon copain de Macron, promu au plus haut, mais disparu aussi sec suite à des manipulations osées de ses religions face à son mobile (encore lui) au risque de souiller cet instrument haut de gamme par un jet d'une matière gluante et malodorante.

Bien mal lui en prit. La politique c'est pas pour les branleurs.

Bruno Crayston

J'ecris depuis le plus grand pays musulman au monde : l'Indonesie.
Ici les homosexuel(l)es ne sont pas condamne(e)s a mort, on les condamne a de la prison.
Le dernier cas, un militaire a pris sept mois.
Ces personnes ne se cachent pas. Sont-elles tolerees tant qu'elles ne vont pas au-dela de ce qu'admet la societe de cette nation ?

F68.10

@ Robert Marchenoir

D'accord avec 90 % de votre texte. Félicitations.

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@ Aliocha
"Les gosses ont besoin qu'on s'occupe d'eux avec bienveillance et attention. Protégeons-les des sadiques et autres curés pervers."

Petit conseil d'un curé pervers: les gosses ont besoin d'être instruits, autonomisés, et de voir leur créativité encouragée. Ce que ne font ni l'enseignement public ni le privé sous contrat en France. En aucun cas il n'ont besoin de cours sur l'amour obligatoire notés sur 20 ou de rendre des dissertations sur les meilleures manières de tendre l'autre joue. C'est toute la différence entre l'instruction, l'autonomisation et la catalyse de leur créativité comparativement à l'endoctrinement. Ah oui ! Un peu de philosophie morale à l'anglo-saxonne ne ferait pas de mal non plus... Je peux vous pondre une tartine sur ce sujet si vous y tenez.

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@ Michel Deluré
"L'affaire Mila a été jugée et ce jugement paraît avoir satisfait toutes les parties. Alors oui, d'un point de vue strictement autonome, ce dossier est bel et bien classé et je ne percevrais pas l'intérêt que certains pourraient avoir à rouvrir celui-ci alors même que les différentes parties directement impliquées ont, elles, accepté la sentence de la justice."

Traduction: nonobstant les délires multi-séculaires et d'ampleur mondiale en matière de persécution des opposants à la religion, maintenant que le jugement a été rendu, veuillez ne plus jamais le citer et cesser de me les briser au sujet du blasphème. Laissez ma religion tranquille !!

"Affirmer que ce dossier spécifique est classé, ce n'est en revanche nullement avoir des oeillères sur la place de la femme dans l'islam et sur celle des non-croyants dans cette même religion et prétendre que ces questions-là sont réglées. Là est un autre problème qui n'est pas du ressort de notre justice."

Traduction: je retourne les armes des partisans des affreuses Lumières (homosexuels inclus, qui avaient une dent contre l'impact de l'islam sur les mœurs) qui secouaient le cocotier comme pas permis au sujet du droit des femmes pour attirer l'attention sur les dangers du fondamentalisme musulman, fondamentalisme qui avance masqué derrière l'anti-racisme, pour ne cibler que l'islam et exonérer le christianisme des problèmes (actuellement souvent moindres) qu'il pose. Laissez ma religion tranquille !!

"Croire ou ne pas croire en une quelconque religion est une affaire de conscience personnelle. De même que ce choix, quel qu'il soit, se respecte, sa critique pour naturelle qu'elle soit n'a pas, d'un côté comme de l'autre, à verser dans l'inutile et abusive, voire parfois injurieuse, provocation."

Traduction: je nie que les assertions des religieux outrepassent clairement le domaine de la seule conscience personnelle pour taquiner la pseudo-science et les questions morales globales comme la bioéthique (sur lesquelles elles ont encore une influence néfaste) pour réclamer qu'on puisse considérer que nombre de critiques de la religion sont "inutiles", "abusives", "injurieuses" ou "provocantes" ; et, bien évidemment, je participerai à pousser de doucereuses gueulantes au motif de ma liberté de conscience visant à déplacer ce curseur en réclamant l'arbitrage de l'État en la matière (qui n'a là rien à y faire). Laissez ma religion tranquille !!

Félicitations: vous nous avez pondu un chef-d'œuvre de langue de bois. Mais les athées butés sont pas mal habitués à ce type de jeux de jambes et de ronds dans l'eau. Cela ne prend pas: en fait, vous réclamez de facto des passe-droits plaçant votre religion au-dessus de la critique. Façon subreptice de rétablir la notion de blasphème ou plutôt de juguler le débat de société quand cela nuit à votre religion et ainsi de la re-sacraliser.

Entendons-nous bien: je ne réclame pas le droit de saigner un cochon à blanc dans une synagogue ou de déféquer sur un Coran. Mais, comme on le voit dans le cas de Mila, et ce abondamment même sur ce blog (et Robert Marchenoir l'a très bien analysé et exposé), on prend ombrage d'une grossièreté ou d'un manque de manières en ignorant tout contexte pour continuer à se plaindre et systématiquement rogner sur le droit à la critique des religions.

La critique des religions, c'est simplement utiliser la liberté d'expression pour communiquer nos idées (un droit fondamental) et enclencher des débats de société, des débats scientifiques et philosophiques et même des débats théologiques. C'est ainsi que le savoir avance et que nos sociétés affrontent leurs démons moraux et leurs défaillances structurelles. Y compris en matière de controverses culturo-philosophico-religieuses. Légiférer sur le caractère injurieux en matière de blasphème, c'est une pente glissante qu'il convient de résolument opposer.

Si, en matière d'euthanasie, il convient bel et bien, ne serait-ce que par courtoisie argumentative vis-à-vis des religieux, de bien prendre en compte l'argument de la pente glissante, il convient également, en matière de blasphème, d'également prendre en compte l'argument de la pente glissante. Le faites-vous ?

Soit vous le faites, et c'est tant mieux. Soit vous ne le faites pas, et il convient de vous empêcher de savonner la planche. En utilisant le blasphème autant que nécessaire pour continuellement à remettre le couvert sur la question du blasphème dans le débat public. C'est triste, mais c'est ainsi.

J'attends toujours un premier amendement: le jour où c'est la société civile qui exercera sa responsabilité en censurant les excès de son propre chef plutôt que de systématiquement réclamer l'arbitrage de l'État en la matière (ce dont les religieux raffolent pour tenter de faire re-rentrer la question de la religion dans l'ordre juridique, leur Saint Graal), les choses seront beaucoup plus simples.

Parce que - et il convient de systématiquement le rappeler - le droit au blasphème est historiquement lié à la garantie de l'accès aux emplois publics sans restriction de religion, et, en particulier chez nous, au droits des juifs d'être considérés citoyens à part entière.

Parfois, en lisant ce blog, je me demande si ces leçons d'histoire sont bien enseignées à l'école.

Mary Preud'homme

@ Denis Monod-Broca | 03 août 2021 à 23:39

Bien sûr que les étrangers de confession musulmane "radicalisés" sont expulsables sans délai en fonction de nos lois. Ce qui est le cas des fanatiques qui en viennent à menacer de mort toute personne coupable d'avoir ironisé sur leur religion.

Mary Preud'homme

@ Jacques V. | 03 août 2021 à 17:39

Là vous pataugez lamentablement et bottez en touche faute de pouvoir nous démontrer quel courage il y aurait à s'affirmer athée plutôt que croyant.
Alors que les chrétiens ne cessent d'être mis en demeure de démontrer leur foi, preuves "scientifiques" à l'appui, tandis que les incroyants ont beau jeu d'affirmer qu'en notre société technicienne, ils ne faudrait croire que ce que l'on voit et que lesdits chrétiens sont au mieux des illuminés ou des idéalistes attardés et au pire des sectaires dangereux pour la cohésion sociale.

Denis Monod-Broca

@ Mary Preud'homme

« Les chasser illico » ? Facile à dire mais dépourvu de sens ! Les étrangers, on ne les chasse pas d’une chiquenaude, au moins dans un pays civilisé. Quant aux Français, on ne les chasse pas du tout, à moins d’inventer une peine de bannissement...

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@ Jérôme

N’auriez-vous pas abusé, vous aussi, de la dive bouteille ?

Mary Preud'homme

Et maintenant Kahina Bahloul, une imam non voilée pour nous parler de l'islam de la tolérance et des Lumières.
No kidding !

Robert Marchenoir

Je ne retrouve pas cette interview dans le JDD. Qu'importe. Avant de se demander si Mila doit rencontrer Kahina Bahloul, il faudrait que cette dernière fasse connaître sa position sur l'homosexualité. Cela me paraît la moindre des choses, car c'est de là que vient toute l'affaire. Mila est homosexuelle, et dans les faits, l'islam punit cette inclination de mort (avec, à l'occasion, des raffinements de cruauté assez exceptionnels).

Les musulmans "de France" ne se privent pas d'insultes, de menaces et d'agressions envers cette minorité-là. Voilà le contexte qu'il convient de rappeler, et voilà pourquoi Mila a été amenée, au fil des échanges sur Internet, à des mots quelque peu insultants envers Momo le pédo.

Mila n'est pas seulement une jeune fille à la langue un peu verte, et aux cheveux un peu bleus. Elle oppose des insultes à l'assassinat. Il faudrait veiller à ne pas l'oublier. Les musulmans, comme les communistes, sont très forts dans la provocation, et le propre de celle-ci, c'est qu'elle fait oublier qui est l'agresseur.

Kahina Bahloul a-t-elle donc, par le passé, combattu publiquement la doctrine et la pratique musulmanes en la matière ? A-t-elle une explication théologique à opposer à cette haine meurtrière professée par sa religion ? Se rallie-t-elle explicitement à la doctrine de l'Église catholique sur cette question (hostilité envers la chose, bienveillance envers les personnes) ?

Voilà le préalable qu'il faudrait exiger de cet imam, avant d'envisager la moindre rencontre avec Mila. A défaut, nous (les Français, les chrétiens, les Blancs) tomberions une fois de plus dans le piège dressé par la machine de conquête musulmane : confondre une minorité "gentille" avec la doctrine prédominante, nous astreindre à suivre nos propres règles tandis que l'ennemi suit les siennes.

C'est comme en matière diplomatique : on ne rencontre pas les Russes sans s'être assuré auparavant d'un minimum de bonnes dispositions en face. "Dialoguer" pour dialoguer, c'est s'imaginer que des mafieux partagent nos valeurs. On a vu ce que ça a donné lorsque Josep Borrell s'est fait humilier par Sergueï Lavrov à Moscou en février dernier.

Dans cette affaire, je vous sens mû par votre louable souci de la courtoisie, qui est, en effet, une précieuse caractéristique de la civilisation blanche, et, plus encore, française.

Mais n'oublions pas que le mot de Cambronne est tout aussi représentatif de notre culture : au-delà d'un certain degré d'écrasement d'arpions, un Français, ça ne correctionne plus : ça dynamite, ça disperse, ça ventile.

La courtoisie, ça va bien lorsque les autres sont courtois. Quand ils vous menacent de mort, alors il convient de changer de ton.

Toutes proportions gardées, c'est un peu le même phénomène que nous avons constaté sur un autre fil : une ou deux personnes, dont votre serviteur, ont utilisé le terme d'hystérique pour qualifier le comportement quelque peu intempestif d'une commentatrice.

Résultat, des pages et des pages de considérations bien-pensantes sur le fait que c'est pas gentil, de traiter quelqu'un d'hystérique. Dans tout ça, les propos préalablement tenus pendant de longs mois sont commodément oubliés.

Nous sommes en guerre avec l'islam. L'islam nous torture et nous massacre. Dans ce contexte, c'est faire preuve d'une extraordinaire modération que de se contenter d'insulter Momo le pédo.

Et puis Mila n'est pas seule. Ce sont des milliers de personnes à travers le monde qui se sont fait menacer de mort suite à des propos jugés irrespectueux envers l'islam. Salman Rushdie, Geert Wilders, Robert Redeker... il n'y avait aucun gros mot dans les propos de ce dernier. Il s'était contenté de rappeler la vérité au sujet de l'islam ; et elle n'est pas flatteuse. Il a dû rentrer dans la clandestinité, protégé par la police.

Theo van Gogh, lui aussi, a dit la vérité sur l'islam. Son crime fut un film où il dénonçait le sort réservé à la femme dans le Coran. Un assassin musulman l'a abattu de huit balles, lui a tranché la gorge, a tenté de le décapiter, lui a planté un couteau dans le ventre, puis a épinglé, sur son corps, à l'aide d'un second couteau, une note menaçant de mort Ayaan Hirsi Ali, la musulmane noire auteur du scénario. Cette dernière a dû fuir les Pays-Bas pour se réfugier aux États-Unis.

Et après, on va morigéner une adolescente avec un anneau dans le nez, parce qu'elle a "mis un doigt dans le t... du c..." au dieu des musulmans ?

Sans rappeler qu'elle ne l'a fait que parce qu'un représentant de cette merveilleuse religion de paix l'avait traitée de raciste auparavant, sous prétexte qu'elle avait refusé ses avances, à l'instar de dizaines de millions de femmes avant elle ? En la traitant de p..., insultes anti-homosexuelles à l'appui ?

La seule question qui vaille, au sujet des gros mots de Mila, est une interrogation politique. Tactique.

Au stade où nous en sommes, on peut se poser la question de savoir si, pour gagner la guerre contre l'islam qui est la nôtre, nous ne devrions pas mettre en veilleuse les "caricatures de Mahomet" et les insultes délibérées qui nous occupent.

Il y a, en France, une certaine naïveté consistant, pour les autorités elles-mêmes, à se polariser sur la question : vous nous avez égorgé un fonctionnaire à cause des caricatures ? ben on va vous projeter les caricatures sur les bâtiments publics, prends ça dans ta g...

De la même façon, on peut juger que de Gaulle a eu tort de céder aux communistes, en finissant par accepter que la Résistance se lance dans une campagne d'attentats (ce à quoi il avait commencé par s'opposer).

Certes, c'était bon pour le moral, mais l'intérêt militaire de la chose était fortement contestable vu le rapport de forces, et les représailles inévitables. (Les communistes, eux, voulaient faire couler le sang des Français : c'était leur but. Cela leur permettait de se refaire une virginité politique après leur interdiction, due à leur trahison : le parti des soixante millions de fusillés, etc.)

Évidemment, renoncer aux caricatures ne saurait être un acte de lâcheté. Cela ne serait admissible que dans le cadre stratégique d'une guerre résolue contre l'islam. De même que si l'action gaulliste fut critiquable, c'est au nom d'une lutte à mort contre le nazisme, pas en vertu de je ne sais quelle complaisance.

Ellen

@ Lucile 3 août-14:09

Connaissant le sang bouillonnant des islamistes fanatiques, Mila aura pu se passer de faire ce genre de provocation sur Twitter. Non seulement elle raconte toute sa vie intime sur le net mais en plus elle a écrit ceci:

« Je déteste la religion (…) le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde. (…) J’ai dit ce que j’en pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Il y a encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, ce que je pense. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir. »

Lucile, je vous lis souvent, vous dites beaucoup de vérités sans jamais utiliser la vulgarité et des mots aussi crus que cette ado. Je suis d'accord que l'on peut dire ce que l'on pense mais avec un peu plus de discernement dans le choix des mots pour ne pas avoir les oreilles qui sifflent.

Pas vrai ?

GARCIA

Pardon pour cette petite digression, mais défendre Mila c'est bien, la vaccination aussi, et c'est tout aussi urgent.

Le Conseil constitutionnel doit rendre le 5 août sa décision sur le texte de loi prévoyant l’extension de l’utilisation du pass sanitaire. Pour l’enjoindre à annuler ou retoquer ce projet, un collectif d’avocats a déposé un recours, signé par plus de 50 000 particuliers.
“Inconstitutionnalité”, “atteintes aux libertés individuelles”... dans un communiqué, le collectif d’avocats DejaVu s’insurge de l’extension de l’utilisation du pass sanitaire et explique avoir déposé lundi 2 août un recours devant le Conseil constitutionnel pour exposer son inconstitutionnalité.
Capital…Écrit par Noah Moulinet
Publié le 02/08/2021 à 12h54 Mis à jour le 02/08/2021

La Dépêche du Midi
« Extension de pass sanitaire …
« mais l’extension du pass sanitaire semble poser un problème au niveau de la Constitution.
…Quoi que vous fassiez, n’importe quelle loi est susceptible de mettre en cause des enjeux constitutionnels, rapporte le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, au micro d’Europe1.Pour l’encouragement à la vaccination, ça porte atteinte à la liberté de choisir, du respect à la vie privée mais c’est justifié par des exigences de préservation de la santé publique.
…Une rupture d égalité ? grief repris par de nombreux antivac ?
« Pour qu’il y ait rupture d’égalité, il faut que des personnes placées dans la même situation subissent des conséquences différentes. Or, les personnes qui sont vaccinées ou qui ne sont pas vaccinées ne sont pas dans la même situation. Elles sont libres de choisir l’un ou l’autre, mais les conséquences sont différentes et connues à l’avance ».

Ce n’est pas le sujet du jour sur ce blog, mais bien le sujet primordial de la semaine, au plan pandémie et au plan sanitaire, les titres des articles sur le net sont éloquents : « plan blanc déclenché en Corse, situation préoccupante sur la côte basque, situation catastrophique outre-mer (Guadeloupe, Martinique et Réunion, avec une vaccination de la population très faible… pas faute de vaccins), NY qui va imposer le passe vaccinal (pas sanitaire !!) pour aller au restaurant, dans salles de spectacle et de sports… »

Alors pendant ce temps en France, certains syndicats irresponsables appellent à la grève illimitée pour lutter contre une vaccination plus qu’obligatoire pour le milieu médical !!
Le professeur Gilbert Deray a bien eu raison de parler de « criminelle » en parlant de leur position égoïste et quelque part politisée pour la mauvaise cause.
Heureusement on a les JO pour nous donner de l’optimisme et quelques très belles prestations de nos couleurs.

F68.10

@ Xavier NEBOUT

Nous avons eu cette discussion. Vous m'avez explicité votre conception de la question de l'existence de Dieu le 5 mai 2021. À ma connaissance, je ne vous ai pas traité de sophiste, contrairement à votre généralisation. Notre échange se résume aux assertions suivantes:

"Prouver l'existence de Dieu (di eu - jour au sens de lumière du ciel) est une absurdité." -- Xavier NEBOUT

"Dans ce cas-là, il ne faut pas s'attendre à ce que autrui y croie." -- F68.10

Maintenant, pour répondre à vos propos: 1. la lumière du ciel existe bien 2. mais elle n'est pas hors du temps 3. et je ne vois aucune raison de la vénérer d'une manière ou d'une autre.

Il y a d'autres formes de distinctions au sujet de l'existence. Spinoza distingue par exemple la substance et les modalités de la substance, ce qui semble faire écho à vos propos. Un peu philosophiquement old school, mais pas intrinsèquement absurde a priori. Il identifie alors Dieu à la substance. On peut rentrer dans ce genre de distinctions, si on le souhaite, mais je doute que le spinozisme corresponde à votre forme de religiosité. Vous m'avez en effet l'air d'adopter des positions assez antipodales à Spinoza.

Cactus

Rhooo l’imam danserait alors le Mila !

Aliocha

Les gosses ont besoin qu'on s'occupe d'eux avec bienveillance et attention. Protégeons-les des sadiques et autres curés pervers.

Jacques V.

@ Mary Preud'homme

Il n'y a rien à développer, c'est très clair: les croyants ne prennent pas le risque d'être démentis, les athées si. Mais vous avez pris le mot courage trop au sérieux, alors qu'il était employé par ironie.

Patrice Charoulet

Ah, si l'athéisme était universel, il n'y aurait pas d'affaire Mila. D'autres religions ont beaucoup tué, beaucoup brûlé, pour blasphème. Lire inlassablement des livres impartiaux d'histoire des religions. Que d'horreurs, que de persécutions, que de bêtise.

P.-S.: mais on ne lit pas ça : la grande nouvelle du jour (télé, radio, presse papier) est une naissance de panda. Quelle honte !

Michel Deluré

@ F68.10 03/08 03:49

L'affaire Mila a été jugée et ce jugement paraît avoir satisfait toutes les parties. Alors oui, d'un point de vue strictement autonome, ce dossier est bel et bien classé et je ne percevrais pas l'intérêt que certains pourraient avoir à rouvrir celui-ci alors même que les différentes parties directement impliquées ont, elles, accepté la sentence de la justice.

Affirmer que ce dossier spécifique est classé, ce n'est en revanche nullement avoir des oeillères sur la place de la femme dans l'islam et sur celle des non-croyants dans cette même religion et prétendre que ces questions-là sont réglées. Là est un autre problème qui n'est pas du ressort de notre justice.

Croire ou ne pas croire en une quelconque religion est une affaire de conscience personnelle. De même que ce choix, quel qu'il soit, se respecte, sa critique pour naturelle qu'elle soit n'a pas, d'un côté comme de l'autre, à verser dans l'inutile et abusive, voire parfois injurieuse, provocation.

Bill Noir

Le blasphème est une impolitesse, un manque de respect ontologique, une parole bas de gamme.

La question s'est déjà posée avec Charlie mais il s'agissait d'adultes – certains avinés – dont la camelote réjouissait les gens de mauvais goût.

Ils tapaient tout azimut, leur clientèle en était élargie.
Quand ils s'en prenaient au Pape on avait envie de vomir ; quand ils s'attaquèrent à Allah on a tout de suite compris qu'ils allaient morfler.
Quand la réaction est arrivée je suis allé taquiner le goujon. On me l'a reproché… j'assume !

Mila est une gamine mal élevée, mal éduquée, inculte, probablement perverse… nous sommes tenus de la protéger… ça coûte cher… surtout à ceux qui doivent l'être pour de sérieuses raisons et qui ne le seront peut-être pas, à cause d'elle…

Elle est aussi victime… du délitement de la France ! De cela nous sommes responsables.

Post mortem elle sera peut-être une nouvelle Jeanne !

Je n'ai pas envie de retourner à la pêche...

Mary Preud'homme

@ Ellen
@ Lucile

Relayer sur tous les réseaux et médias les propos provocateurs d'une adolescente mal dans sa peau, jusqu'à la mettre en danger, n'est-ce pas un comportement tout aussi criminel que celui consistant à menacer de passer à l'acte pour la faire taire ?

Je suppose que chacune d'entre vous sait d'expérience jusqu'où un ado peut parfois pousser la provocation et l'outrance afin d'attirer l'attention. Et sait également que la meilleure façon d'y répondre consiste à ne pas y prêter trop d'attention en s'abstenant absolument d'entrer dans son jeu.

Quant aux fous de Dieu, ils n'ont rien à faire dans notre pays laïc, garant de la liberté d'opinion et d'expression (dès lors que des railleries, sarcasmes et autres caricatures visant une religion ou un parti en général ne peuvent en aucun cas être assimilés à des attaques ad nominem ou ad personam).

C'est pourquoi ce gouvernement s'honorerait de chasser illico tout fanatique prenant prétexte de quelques propos jugés blasphématoires concernant leur religion pour proférer des menaces de mort à l'encontre de qui que ce soit.

Jérôme

Bonjour Philippe,

Dieu hait ???
Mais je croyais qu'il n'était qu'amour.
L'amour, l'amour, l'amour
Dont on parle toujours...
Dieu existe-t-il ?
Peut-être. Le vin et le fromage sont ses représentants sur terre. Une oeuvre divine. Les vignerons et fabricants de fromages des saints hommes, bénis des dieux.
Je dis des dieux. D'aucuns disent qu'il n'y en a qu'un.
Perso si je regarde le nombre de débilités qu'il a pondues à la ligne dans ses bouquins aux multiples versions, Coran, Bible... il a dû abuser de la dive bouteille bien souvent.
Pour plus de sécurité je rachète régulièrement des indulgences à une bigote de mes amies. On ne sait jamais.

Lucile

@ Ellen

Mila est menacée de mort au point d'avoir besoin d'être protégée par la police, et si j'ai bien compris, vous lui demandez d'être moins grossière, et de présenter des excuses.

Et vous nous dites que "ça calmera tout le monde". Cela me paraît également risible. Évidemment ça ne calmera pas tout le monde, et plus on essayera de calmer ce genre de fous furieux, plus ils deviendront exigeants, et plus ils deviendront agressifs.

Moralement ça paraît choquant au plus haut point de demander à quelqu'un qui n'a rien fait de répréhensible du point de vue de la loi de présenter des excuses à des assassins en puissance, et cela pour avoir simplement le droit de continuer à vivre, du moment que c'est en baissant les yeux, en se taisant, avec interdiction perpétuelle d'offenser des tueurs de l'ombre particulièrement irritables, à l'affût du moindre prétexte ? Ce sont eux les coupables.

Denis Monod-Broca

@ Lodi
@ Jacques V.

Il n'y a pas tant de différences que cela entre l'agnostique et le croyant.

Il faut se méfier des étiquettes dont on affuble autrui pour ensuite juger chacun en fonction de l'étiquette dont on l'a affublé.

Au fameux "il n'y a ni Grec ni juif, ni maître ni esclave, ni homme ni femme" on pourrait ajouter "ni croyant ni incroyant". Car on a toujours tort de se croire supérieur. Mais il faut y croire...

Mary Preud'homme

@ Jacques V. | 03 août 2021 à 11:15

La croyance et l'incroyance, de même que l'agnosticisme, relevant essentiellement du domaine spirituel, l'on ne voit vraiment pas ce que la notion de courage vient faire ici, à plus forte raison dans un pays laïc comme le nôtre.
Veuillez développer SVP...

F68.10

@ Aliocha
"Il n'y a qu'une religion, aussi chez les musulmans, l'amour de l'amour, les petits dieux s'apercevraient alors que la divinité rêve de notre humanité, nous ayant laissé la capacité de savoir incarner son esprit, et que la mort alors est le plus sûr moyen de ne pas se prendre pour elle, comprenant qu'il est indispensable alors de transmettre cette réalité aux petits..."

Et voilà que maintenant Aliocha légitime d'endoctriner les gosses. De mieux en mieux.
Y'a du boulot...

Jacques V.

@ Denis Monod-Broca

Effectivement, c'est une règle de vie fondamentale. Mais il n'y a besoin ni d'un Dieu ni d'un livre sacré pour la découvrir, il suffit de réfléchir un peu.
Par ailleurs, être athée est nettement plus courageux qu'être croyant:
- si Dieu existe, l'athée saura (après sa mort) qu'il était dans l'erreur et devra en subir éventuellement les conséquences;
- si Dieu n'existe pas, le croyant (toujours après sa mort) n'en saura rien.
On voit que tout ce que risque le croyant, c'est d'apprendre qu'il avait raison, alors que l'athée risque d'apprendre qu'il avait tort.
Si on n'est pas convaincu par le pari de Pascal, on peut toujours envisager cet argument...

Xavier NEBOUT

Excellent débat, hier soir, entre Eric Zemmour et Alain Bauer.
Ils ont parlé sans retenue de la franc-maçonnerie, et exprimé leur accord sur un point capital, à savoir qu'en détruisant le catholicisme, la franc-maçonnerie a vidé la France de spiritualité, et ainsi fait place à l'islam.

Un manque, cependant: ils n'ont pas dit ce qu'ils entendaient par spiritualité, et la question se pose de savoir s'ils auraient su le faire.
Or, tout est là, car c'est par ignorance de ce qu'est la spiritualité qu'on a détruit le christianisme et que l'Eglise s'autodétruit.

Xavier NEBOUT

@ Jérôme

Si on vous dit que Dieu est mais n'existe pas, l'athée ou parfait crétin prétentieux (pléonasme) nous sort que ce n'est que sophisme.

Alors quand l'abbé Pierre ou Bernard Besret, supérieur de l'abbaye de Boquen (désavoué non parce qu'il disait la vérité, mais parce qu'elle n'est pas à la portée de tous les croyants), disaient que Dieu n'était personne, ils sont quoi ?

Exilé

De la paix toujours bonne à prendre.

Je crains que Philippe Bilger ne se fasse beaucoup d'illusions sur ce type de paix.

Aliocha

On les comprend, les petits rois, les petits dieux, il est difficile de savoir que la mort est pour nous la dernière créance, sans connaître le sens de nos vies, on joue pour se divertir de cette angoisse, on repart en croisade, on désigne des boucs, le livre notamment, dans lequel sont notés tous ces atermoiements, tous ces doutes, et qui révèlent notre structure mentale.

Il n'y a pas de deus ex machina, il n'y a que notre capacité à savoir nous aimer les uns les autres, se respecter, s'écouter jusqu'à s'entendre sans se vilipender, Mila et l'imam devrait donc suivre les conseils de notre hôte.
Il n'y a qu'une religion, aussi chez les musulmans, l'amour de l'amour, les petits dieux s'apercevraient alors que la divinité rêve de notre humanité, nous ayant laissé la capacité de savoir incarner son esprit, et que la mort alors est le plus sûr moyen de ne pas se prendre pour elle, comprenant qu'il est indispensable alors de transmettre cette réalité aux petits, que la vie éternelle est phénomène de mémoire si nous savions accéder à ce point de joie immense, vaste comme le temps et vierge de tous ressentiments, permis à notre imagination si elle sait inventer l'accession au pardon des offenses, plutôt que de tenter façon Zuckerberg d'abolir notre réalité charnelle, réduite alors à la virtualité des fantasmes volatils d'une île qui échapperait à la loi fondamentale du tu ne tueras point, vanité fondamentale de l'homme souffrant qui refuse l'offrande mirifique que lui fait la création, accepter le mystère d'en être l'incarnation.

Il n'y a là croyance que pour les petits débiles qui en restent aux vestiges de l'orgueil, l'Occident meurt de cette débilité.
Il n'y a que la simple acceptation de notre condition de mortels, ces petits riens que nous sommes, et qui ne valons quelque chose que dans notre capacité à admettre l'offrande d'être traversés par le tout.

Bill Noir

L'AFFAIRE MILA EN 3 POINTS

L'échec de l'éducation parentale.
L'échec de l'Éducation nationale.
Le triomphe des industriels du mobile.

F68.10

@ Michel Deluré
"Alors ne rouvrons pas ce dossier."

Ce dossier est un dossier qui ne se referme jamais. Depuis des siècles jusqu'à la persécution contemporaine des athées dans le monde musulman en passant par Rushdie, Asia Bibi, et Mila, c'est un dossier qui ne se referme jamais.

Je lis quand même beaucoup de complaisance ou d'inconscience à ce sujet dans cette colonne de commentaires. Sans même parler de Mary Preud'homme qui... bref...

Pour illustrer la nature du problème de la position "il faut être gentil et compréhensif avec les croyants", il me semble qu'il convient d'exhumer un grand classique. Une prestation télévisuelle du Pape des Anti-Théistes, Mr. Hitchens, face à un "complaisant", Mr. Younis. Sur CNN en 2005. Au sujet des caricatures danoises.

P[résentatrice]: "Revenons maintenant à notre histoire à la une: l'indignation du monde musulman face aux caricatures du prophète Mohammed. Toute représentation de Mohammed est offensante pour les croyants. Mais dans de nombreux pays occidentaux, la liberté d'expression est également un droit sacré, y compris celle d'exprimer des idées offensantes. Eh bien, pour approfondir les perspectives à ce sujet, nous avons sur ce plateau le chroniqueur et auteur Christopher Hitchens et Ahmed Younis, du Muslim Public Affairs Council [Conseil des Affaires Publiques Musulmanes]. C'est un débat, et ils ne tirent pas ici à blanc. Nous commençons donc ici par débattre de la décision de nombreux médias, dont CNN, de pixelliser les images de Mohammed."

H[itchens]: "Soyons clairs: je sais aussi bien que vous que vous ne l'avez pas fait pour épargner et ne pas blesser les sentiments de mon collègue sur ce plateau. Vous l'avez fait parce que vous avez peur des représailles et de l'intimidation. Maintenant, j'aimerais lui demander, ainsi qu'à tous ceux qui sont d'accord avec lui et qui le regardent: est-ce là la relation que vous souhaitez avoir avec la presse libre ? Car si nous devons utiliser ce stupide mot d'"offensant", ceux d'entre nous qui croient dans les Lumières, la Constitution et le premier amendement sommes extrêmement offensés par cette folle conduite digne de bambins pré-verbaux. Nous ne nous baladons pourtant pas pour autant en kidnappant le premier musulman de passage et en le tenant otage jusqu'à ce que quelqu'un, quelque part, se mette à présenter ses excuses... nous ne violons pas pour autant l'immunité diplomatique, qui est l'une des choses les plus précieuses de l'ordre international, bien plus précieuse que le droit des musulmans à ne pas se sentir offensés. Tout cela est un scandale, et nous nous dispersons devant cela sous l'effet de la peur. Cela doit cesser immédiatement."

P.: "OK. Embrayons avec Younis. Ahmed, veuillez intervenir, je sais que vous souhaitez répondre."

Y[ounis]: "Oui. Absolument. Mais il ne s'agit pas là de sentiments blessés, mais de dialectique stratégique."

H.: "Stratégique ?? Ah bon ? En quoi ??"

Y.: "Trente secondes, Christopher... Les gens que nous voyons à la télévision constituent moins de 1 % des masses populaires musulmanes. Le point nodal de la discussion est ici la grande majorité des musulmans modérés qui sont offensés par l'implication de leur religion dans un monde post-9/11 et dans cette situation génératrice de conflits, qui sont au cœur de la lutte contre le terrorisme, et les premiers impliqués dans l'émergence d'un dialogue global pour conquérir les cœurs et les esprits. Bien sûr, la liberté d'expression existe, et personne ne demande au gouvernement danois de restreindre l'expression publique..."

H.: "Bien sûr que si ! Bien sûr que si !"

Y.: "Trente secondes, Christopher... Mais la liberté d'expression ainsi que les responsabilités qu'impliquent cette discussion, les responsabilités de ceux qui sont en position de pouvoir et de privilège, c'est de s'assurer qu'il y ait un socle commun pour bâtir un dialogue entre les différents groupes humains, avec ici une réponse tardive du gouvernement, puis la poursuite de la réédition et la réimpression de ces caricatures. Nous avons la liberté d'expression, ici, aux États-Unis, mais le président et les principaux médias ont choisi de ne pas s'engager sur ce terrain. Le pape croit en la liberté d'expression..."

H.: "[Écarquillement des yeux de H.] Non. Absolument pas. Absolument pas..."

Y.: "...mais il a condamné ces caricatures. Il s'agit là de la mise en place d'une dialectique de nature stratégique."

H.: "Franchement, c'est quoi ce verbiage indigne ?? Le Département d'État a présenté ses excuses et affirme que ces caricatures sont offensantes ; mais cela ne lui permet pas d'affirmer, et, autant que je le sache, ici sans la permission du peuple américain, que nous partageons ses vues. Je suis par contre ravi de vous entendre prétendre que seulement 1 % du monde musulman partage cette opposition véhémente aux caricatures. Mais, dans ce cas, pourquoi traitons-nous les chefs de ces gangs de lyncheurs comme s'ils étaient représentatifs de votre religion ?"

Y.: "C'est là une excellente question !"

H.: "Et pourquoi est-ce que c'est la croix et la bannière, quand ce n'est pas tout bonnement impossible, que d'obtenir des condamnations quand les mosquées chiites ou des cortèges funéraires en Irak sont plastiqués par ces fascistes musulmans ? Cela relève-t-il du sacrilège pour vous ?"

Y.: "Christopher, la grande majorité des musulmans condamne les attaques contre les communautés chiites, condamne les attaques contre les communautés chrétiennes dans les pays musulmans..."

H.: "Nommez-m'en seulement un ! Nommez-en seulement un !"

Y.: "Le Council on American Islamic Relations a envoyé une délégation en Irak pour tenter de libérer Jill Carroll, nous avons fait de même avec Margarat Hasaan, nous nous engageons en permanence..."

H.: "C'est n'est là que du négoce d'otages. [i.e. pas une condamnation.]"

Bref. C'est toujours ainsi dès qu'on parle du blasphème. Toutes les excuses sont de sortie. C'est carnaval. La suite ici.

Quant à Mila, il ne faut absolument pas s'attendre à ce que sur 67 millions de Français, nous n'ayons aucune personne qui ne tienne des propos outrageants à l'égard du Dieu des chrétiens ou des musulmans (qui, rappelons-le, est le même, puisque ces deux religions s'accordent à affirmer qu'il n'y a qu'un seul Dieu...) Ne pas défendre Mila, c'est donc cautionner l'installation d'une chape de plomb.

Donc allons-y gaiement en mode Mila: la religion, c'est comme les pénis. C'est sympa d'en avoir un. C'est sympa d'en être fier. Mais tout comme les pénis, soyez sympa, ne l'agitez pas en public tout en en faisant la publicité, et arrêtez d'essayer de me l'enfoncer au fond de ma gorge et de me faire déglutir. (Ou faites-le, et exposez-vous à ce que je fasse de même en détruisant votre croyance.)

Ellen

Est-ce qu'on a déjà vu des religieuses et religieux chrétiens faisant la morale aux musulmans et islamistes sur ce qu'ils doivent penser, croire, faire ou manger ? Non, ça n'existe pas chez nous dans notre pays laïc. Ces soi-disant prêcheurs d'Allah et de Mahomet nous fichent la paix. La France est avant tout un pays chrétien, que ça leur plaise ou pas. Leur fichu apparat de corbeau en dit bien long. Et si notre mode de vie ne leur plaît pas, d'autres terres d'islam seront prêtes à les accueillir. Leur prophète Mahomet les attend et leur promet plein d'alloc et toute la liberté pour les femmes...

Et l faut que Mila se ressaisisse. La grossièreté n'a jamais été une mesure convaincante ni raisonnable. Présenter des excuses serait de bon aloi et ça calmerait tout le monde. Quant à ces sbires islamistes fanatiques, je leur collerais une sévère sanction pour menaces de mort. Mais où se croient-ils ? en Arabie Saoudite ? S'ils récidivent, on les met dans un charter avec un aller simple, direction le royaume de Mohammed ben Salmane.

Lodi

@ Denis Monod-Broca

Celui qui sait qu'il ne sait pas, c'est l'agnostique.
Je ne l'ai pas développé pour montrer que la croyance est chose multiforme et parce que ça me paraissait évident.

L'agnostique est le seul qui sache qu'il ne sait pas.
Les deux autres formes de croyance ne sont jamais que des croyances, justement, des credo qui sont comme des volcans dormant ou en activité justifiant toutes les atteintes aux libertés et toutes les violences.

L’agnostique n'ajoute pas de doute à la croyance pour la rendre moins néfaste, il est doute et quête.
La différence entre le superficiel et le profond. Il n'a pas besoin de convertir les autres, la différence entre celui qui a besoin des autres et en dépend et compense en essayant de les dominer, et le libre.

L'athée force le croyant à raffiner sa croyance en l'attaquant avec la force de sa croyance dans le fait que la croyance du croyant soit fausse, il est le critique bénévole du croyant qui devrait lui dire merci.
Car il l'aide à la raffiner comme un lecteur bénévole peut aider un écrivain en disant par où son oeuvre prend l'eau. Mais bien sûr, le croyant lambda est bien trop limité pour cela, en revanche, le croyant d'élite qui veut changer le plomb de sa croyance toute pleine de fanatisme et de routine pour ce qu'elle prétend être en fait son miel.

Donc, l'athée est utile au croyant. Merci, dis-je à la place du croyant vu que le croyant est bien trop ingrat pour le faire.
Je dis aussi merci en mon nom, savoir au nom des agnostiques. L'athée équilibre les pouvoirs, il y a le pouvoir du croyant, celui de l'athée, et entre les deux, le lucide peut remarquer que tous les discours du monde sur il y a un dieu ou d'autres réalités du même tonneau qui ne se basent que sur des discours semblables à l'air des montgolfières : ça fait planer le public mais ne prouve rien du tout.
Par contre, que c'est révélateur sur la psychologie de ceux qui les tiennent ! En gros, ces gens posent en sauveurs du monde mais auraient grand besoin d'être sauvés. Ils croient savoir ce qu'ils ignorent, et souvent ont un besoin maladif de s'imposer et sont dangereux pour eux-mêmes et pour autrui. Oui, il y a l'exception du mystique et de quelques savants un peu semblables à l'agnostique de lâcher un peu le voisin et de s'intéresser au monde, pour changer.

Le monde me semble quand même autre chose que la toile de fond de tel ou tel livre, en fait, c'est tel ou tel livre qui n'est jamais qu'un accident parmi d'autres d'un monde dont les véritables lois sont celles de la nature.
C'est pour cela que le croyant condamne le monde, pas pour sa cruauté, qu'il ne fait bien sûr qu'aggraver, surtout quand il est monothéiste.

L'être humain doit se battre pour des ressources rares, le monothéiste se bat pour un dieu plutôt rare, puisque unique, le monothéiste ayant créé la guerre de religion.
Le bilan du monothéisme réel est comme celui du communisme ayant établi ses régimes totalitaires mais il n'empêche que les gens en veulent encore et toujours. Pourquoi ? Par inaptitude à assumer l'incertitude du monde, par rejet de l'agnosticisme confondu par eux avec la croyance.

Le croyant croit être un sauveur mais il aurait bien besoin d'être sauvé, sauf que l'agnostique ne le dit jamais que pour qu'on ne le contraigne pas à passer par les fourches caudines du croyant.
Donc il le dit. Mais pas trop... Parce que sinon, il peut se retrouver avec des croyants à assumer, et ce n'est pas un cadeau.

Le croyant va se plaindre des croyants de la religion concurrente qui l'embêtent, des responsables de la mienne qui le tyrannisent ou de ses manques auxquels on est censé pallier vu qu'il lui faut un sauveur et qu'il n'a pas mieux que soi sous la main.

Alors...

Denis Monod-Broca

@ Jacques V.

Il n’est pas si obscur que cela, ce fameux livre, il peut se résumer en une phrase : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ».

Denis Monod-Broca

@ Jérôme
"Si Dieu existe il doit regarder avec désabusement les crétins qui parlent en son nom..."

Mais puisqu'on vous dit qu'il n'existe pas.

Voyez où vous mène votre absence de foi : il vous faut des cibles, des coupables à accuser et à condamner, si ce n'est des victimes à éliminer.

--------------------------------------------------------

@ Lodi
"Le problème de l'athée ? Lui aussi sait. Que Dieu n'existe pas."

Oui, l'athée ne doute pas, il sait, il vit sur une certitude, Dieu n'existe pas.

Le croyant, lui, au contraire, sait que croire en Dieu, c'est douter de lui tous les jours. Il sait que la vie, la parole, la pensée, la conscience de soi... sont d'insondables mystères. Et qu'il faut accepter cela pour avoir une chance de raisonner juste.

Mary Preud'homme

@ Jérôme | 02 août 2021 à 17:09
"Tous ces imams, curetons, rabbins etc."

Encore un faux brave qui réserve ses appellations méprisantes aux seuls prêtres de l'église catholique (cf curetons !)... Et ça voudrait donner des leçons de morale à deux balles en mélangeant tout !
Pitoyable ce Jérôme !

Lodi

Les croyants lambda, surtout monothéistes et surtout musulmans, sont un tel poison qu'il faut des croyants de très haut niveau comme contre-poison.
Ou alors, il faut des incroyants prêts à étudier toutes les tortuosités de la croyance pour en retirer le plus de venin possible.

C'est en somme comme si on obligeait les gens à manger du fugu en disant qu'il suffit de savoir le cuisiner !
Sauf qu'on n'oblige pas à manger le poisson périlleux.

Tandis que les incroyants sont tenus de subir les nuisances des croyants prétendant empêcher l'autre de s'exprimer et plus généralement d'agir autrement que prescrit selon son interprétation de son livre fétiche.
Ou alors, il vous fait remarquer qu'on doit le remercier de se retenir de vous empoisonner la vie.

Il est faux qu'on soit obligatoirement ravalé à la croyance : on peut savoir qu'on ignore s'il existe un ou des dieux ou autre chose ou rien que du rationnel à dix-huit carats.
Sur bien des sujets, bien des gens savent qu'ils ne savent pas, et cherchent, ou du moins attendent qu'on en découvre un peu plus.

Tout le monde ne lit pas la fin du livre avant le reste, vous savez ? Mais ce comportement d'impatience se comprend mieux que de prétendre savoir ce qu'on ignore.
Or c'est ce que fait le croyant.

Le problème de l'athée ? Lui aussi sait. Que Dieu n'existe pas. Comme c'est une croyance pauvre, elle a tendance a faire moins recette que la croyance en quelque chose. En plus, il risque de devenir croyant en quelque chose si ce quelque chose est plus ou moins présentable.
Et quoi de mieux que qui va vous présenter le meilleur en montrant qu'il essaie de changer le plomb en or ?

Pardon, on dit retrouver la pureté primitive ou quelque chose comme ça, comme si ce dahut avait jamais existé. Bref, entre celui qui rentre dans une narration et celui qui veut la rendre meilleure, il y a des affinités évidentes.
Si de plus l'athée est un jeune qui n'a pas trop lu ou pensé par lui-même, on peut dire que le croyant de haut niveau a la partie trop facile. Mais comme en l’occurrence, cela va peut-être sauver la vie de l'athée et un peu de ce qui reste de la réputation des musulmans, on ne va pas se plaindre qu'un esprit sans défense se mette à penser du bien de l'Islam voire à se convertir... Car le monde c'est ?
Un moindre mal. Et la photo ? Une belle icône.

Jacques V.

Il est tout à fait regrettable que Dieu (si c'est bien Lui) n'ait pas été plus clair dans les textes qu'il a dictés ou inspirés. Il en résulte qu'il faut les interpréter ; dès lors se pose la question: qui a mandat pour le faire ? Qui lui donne ce privilège ? Il n'y a pas de réponse à ces questions, et c'est la grande faiblesse des religions dites du livre.

Si on ajoute à cela le fait que ces textes sont écrits en hébreu, grec ou arabe, s'ajoute le problème de la traduction... J'ai peine à penser qu'on puisse donner sa vie ou détruire celle des autres sur des bases aussi incertaines. Hélas, c'est bien ce qui s'est passé et se passe encore.

caroff

"Sa réponse sur la compatibilité entre l'islam et le féminisme est éclairante. Pour elle, "la question ne doit même pas se poser" mais plus profondément elle propose une piste mesurée et lucide au féminisme d'aujourd'hui." (PB)

De même que Mila ne représente aucunement les jeunes femmes de sa génération, l'imam Bahloul n'est en aucune façon le reflet de l'imam moyen. L'imam est désigné par la communauté des croyants pour diriger la prière et n'a aucun ascendant particulier sur les pratiquants. Kahina Bahloul prétend que rien dans le Coran n'interdit à une femme de le devenir mais de toute évidence, il s'agit d'une exception. Le Maroc, pas le plus traditionaliste des pays musulmans, a permis la désignation d'une cinquantaine de "conseillères imams" qui n'ont cependant pas le droit de diriger les prières.

Bref on cherche à nous vendre un islam moderne, ouvert aux autres mais l'histoire récente et l'observation quotidienne des pratiques religieuses mahométanes montrent que ce "modernisme" est très circonscrit à de petits cercles d'obédience soufi, une goutte d'eau libérale dans un océan de sectarisme.
Individuellement ces gens peuvent être charmants et empathiques mais l'effet de la communauté restreint singulièrement ces qualités.

Quant à Mila, qu'elle passe à autre chose pour ne pas avoir à affronter la bêtise à front de bélier !

Michel Deluré

La justice a tranché, un jugement est tombé et il serait plus que raisonnable désormais de tourner la page sur cette affaire. Il faut laisser les esprits s'apaiser et ne pas souffler sur les braises, au risque de les raviver.

Les coupables ont été sanctionnés et c'est très bien ainsi mais dans cette affaire la victime ne paraît pas non plus exempte de tout reproche. Les accusés se sont certes rendus coupables de délits odieux et totalement inacceptables mais, quoi que l'on pense des critiques formulées par la victime et à l'origine de ces actes délictueux, elle les a par son verbe et son comportement délibérément teintées de provocation.

Toutes les parties ont reconnu qu'un jugement mesuré avait été rendu et s'en sont déclarées satisfaites. Alors ne rouvrons pas ce dossier.

Jérôme

Bonsoir Philippe,

Les croyants philosophent.
Sur des bouquins à peine digne de "Oui-Oui et la voiture rose".
Il n'existe pas donc ne peut être nié, artifice des apophatiques.
Étant l'étant il n'existe pas. Ben si, l'étang près de chez moi existe. Brochets, carpes et gardons...
Si Dieu existe il doit regarder avec désabusement les crétins qui parlent en son nom sur la base de religions nées il y a quelques milliers d'années pour les plus vieilles là ou de plus anciennes ayant duré bien plus longtemps dans le temps n'existent plus.
À lire, "Quand Dieu était femme" de Merlin Stone.

Tous ces imams, curetons, rabbins ne sont bons qu'à inquiéter le drosophile quand ils se mettent à caqueter sur leurs bouquins emplis de niaiseries guydécariennes.
Et accessoirement responsables de bien des bassesses humaines au nom de leur Dieu miséricordieux.

anne-marie marson

Féministe ou pas, cela ne changera rien à l'affaire. Cela apaisera juste l'atmosphère en surface.
Quand on est victime d'une fatwa, c'est pour la vie. Demander à Salman Rushdie qui vit sous protection policière permanente. C'est juste une question de temps.
Mila dit que sa vie est finie. Le moindre relâchement de la surveillance dont elle bénéficie et sa vie sera réellement finie.
Même venant d'une imam femme, je ne crois pas à la compassion dans la religion musulmane.

Bill Noir

UNE FIN HEUREUSE POUR L'AFFAIRE MILA

L'héroïne est recrutée comme favorite par un gros Cheikh du Golfe. Elle coule des jours de rêve au fond d'un harem moelleux et connaît les plaisirs de Lesbos en vraie grandeur.

Vamonos

Les féministes se calment un peu quand elles parlent des musulmans, Mila met l'écharpe autour du cou pour la photo. Je suppose qu'elle a couvert ses cheveux dans la mosquée et qu'elle a enlevé ses chaussures.

genau

Cher Patrice,

Oui, le tir au pistolet est un sport qui demande un entraînement, surtout physiologique. La maîtrise du mouvement, l'adaptation de la musculature, la maîtrise du mental. J'ai longtemps pratiqué le tir à l'arc dont un des grands théoriciens était Herrigel, champion mondial du tir au pistolet et qui a écrit un bel opuscule "Le Zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc" où il décrit minutieusement les enchaînements nécessaires. Au Japon, le kyudo se marie souvent avec la chevalerie et il est significatif que l'arc et le pistolet soient mêlés dans cette école de maîtrise.

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