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13 octobre 2021

Commentaires

sbriglia

"Le racisme, c'est quand on n'aime pas les Noirs, les Arabes, les Juifs, les Chinois, les gitans ou les Roumains. Et ça existe en France comme ailleurs, ne vous en déplaise."
Rédigé par : Tomas | 15 octobre 2021 à 18:58

Collector !

On devrait donc "aimer" pour ne pas être raciste ?

Gardez l’amour pour l’essentiel… Pour le reste point de haine… cela suffit.

Tipaza

Quand on lit, par hasard et par inadvertance, les commentaires de F68.10, on ne peut que déplorer l’incapacité de la psychiatrie de la Suisse et du Lesotho à traiter certains cas pathologiques, que ce soit en chambre ou en déambulatoire.

Et on éprouve une grande empathie pour sa mère, qui devait répéter à l’envi l’apostrophe de Céline : "c’est naître qu’il aurait pas fallu".

Tomas

@ F68.10

C'est en vous lisant que je persiste dans mon opinion qu'il faut d'urgence supprimer Normale Sup dont vous êtes une caricature achevée. Le racisme, c'est quand on n'aime pas les Noirs, les Arabes, les Juifs, les Chinois, les gitans ou les Roumains. Et ça existe en France comme ailleurs, ne vous en déplaise.

F68.10

@ Patrice Charoulet (@ Robert Marchenoir)
"Mais, comme je lis sous sa plume : "Le racisme n'existe pas", je crois pouvoir avancer que le racisme existe. Mon autorité ne pesant guère, je lui soumets une définition d'André Comte-Sponville : "Qu'est-ce que le racisme ? Toute doctrine qui fait dépendre la valeur des individus du groupe biologique, ou prétendu tel, auxquels ils appartiennent." (Dictionnaire philosophique, PUF, 2021 p.1079, 33 euros)"

La psychiatrie relève donc du racisme, selon la définition de Comte-Sponville...
Bienvenue dans le monde des aberrations intellectuelles.

Et puis non, ce n'est absolument pas le sens que je mets au mot "racisme". Ce n'est pas le sens non plus que les coloured du Cap en Afrique du Sud mettent au mot "racisme", qui se contre-tapent, tout comme moi, de l'autorité intellectuelle ou morale de Comte-Sponville. Ce sont pourtant les premiers concernés. À la fois en tant que victimes de racisme et en tant que racistes auto-avoués.

La définition du racisme que Comte-Sponville propose est une aberration qui encapsule les contradictions de notre histoire. Ailleurs, le racisme n'est pas vécu ni conceptualisé de cette façon. Le racisme n'a pas besoin d'être un nazisme pour être du racisme. C'est pourtant la seule conceptualisation que Comte-Sponville adopte: génétique, biologique, in fine nazie. C'est une façon de nier la réelle notion de racisme, qui relève d'un fait de société et n'a pas à faire l'objet de l'instrumentalisation d'un Tomas ni de l'aveuglement d'un Comte-Sponville.

Robert Marchenoir pointe à juste titre que le concept de racisme actuellement en cours en France est intellectuellement inopérant. Il a mille fois raison.

Là où il me semble pécher, c'est que derrière cette dénonciation de l'aberration mentale que nous avons fait du concept de racisme, il ne semble pas reconnaître la réalité de certains fonctionnements racistes, tels que le vivent par exemple les coloured du Cap, en tant, à la fois, qu'objets et acteurs du racisme de leur société.

Parler de ce racisme nécessiterait une sûreté du jugement moral qui est absente en France sur ces questions. On le voit dans les propos de Tomas. On le voit dans les propos de Comte-Sponville. Deux facettes du même aveuglement.

Prenez un peu de hauteur et visualisez la vidéo ci-dessous où des coloured - littéralement la population la plus diverse génétiquement du monde, haut la main, et donc vis-à-vis duquel le racisme ne pourrait pas exister selon les critères aberrants de Comte-Sponville - dissertent sur la notion du racisme, en quoi ils sont racistes, ou victimes de racisme. Rien à voir avec Comte-Sponville... Rien à voir avec les tabous de la société française.

Titre: Les gens de couleur sont-ils racistes ? De la chaîne YouTube "Coloured Mentality", qui a quand même des prétentions à la représentativité de leur point de vue... ce à quoi Comte-Sponville ne peut prétendre.

Peu de chances que nous sortions de nos tabous et de nos aberrations mentales sur un sujet que nous faisons tout pour ne pas comprendre. Un des plus caricaturaux criminels de la pensée à ce sujet étant Yassine Belattar quand il accuse Naulleau de facho-racisme. (Ce crime de la pensée étant bien évidemment légal... celui de croire et de vouloir croire n'importe quoi et d'en faire un argument de guerre culturelle.)

Voilà pourquoi il convient de rembarrer les accusations de Tomas d'un grand éclat de rire couplé d'un revers de la main. Et voilà pourquoi il convient d'affirmer clairement et nettement que Comte-Sponville ne comprend rien au racisme. Proposer une définition ne permet pas de prétendre à sa validité.

Et permet encore moins de nier les différences génétiques entre populations, qu'il s'agisse de mesurer le QI duquel la composante génétique n'est pas causalement exclue à l'échelle d'une ethnie donnée, ou de prendre acte que les coloured du Cap constituent la population la plus diverse génétiquement du monde.

Ces deux thèmes relèvent de l'ordre du fait, passible d'un jugement dans la catégorie "vrai ou faux", et imposer par l'État de proclamer une vérité à la demande du premier inquisiteur politique auto-proclamé relève de la négation de la liberté de conscience et de la négation de la liberté d'expression. Deux atteintes aux droits de l'Homme. Deux atteintes à l'État de droit.

Simplissime.

On parlait bien de l'État de droit, là, non ??

Patrice Charoulet

Dans un texte adressé à Tipaza, relatif à l'Etat de droit, l'un de nos confrères d'ici ouvre une parenthèse et parle de votre serviteur. Je serais, à l'en croire, "inénarrable". J'ai décidé de ne plus croiser le fer avec lui, non par crainte, mais par fatigue.

Mais, comme je lis sous sa plume : "Le racisme n'existe pas", je crois pouvoir avancer que le racisme existe. Mon autorité ne pesant guère, je lui soumets une définition d'André Comte-Sponville : "Qu'est-ce que le racisme ? Toute doctrine qui fait dépendre la valeur des individus du groupe biologique, ou prétendu tel, auxquels ils appartiennent." (Dictionnaire philosophique, PUF, 2021 p.1079, 33 euros)

Denis Monod-Broca

@ Giuseppe

Leur judéité n’est qu’une étiquette.

BHL accuse EZ d’avoir des idées indignes d’un juif.
EZ accuse BHL de renouer avec l’antisémitisme d’antan.

Les deux semblent avoir oublié que, dans une bonne éducation juive, on ne montre jamais quelqu’un du doigt.

« Tu ne feras pas de faux témoignage contre ton prochain ».

sylvain

@ Ninive | 14 octobre 2021 à 18:57

Exact et pendant ce temps Macronéron, l’incendiaire de la France, joue à la baballe.
Trucidons, égorgeons, décapitons, les cadavres s’empilent devant l’autel du macronisme.
L’épuration ethnique du pays se poursuit inlassablement sans qu’aucun grain de sable ne vienne enrayer cette machine infernale.
Même Zemmour sera écrasé quand viendra son heure, c’est prévu dans le programme.

F68.10

@ Robert
"Quant à une réponse détaillée à vos assertions sur l’État de droit, je ne puis que vous renvoyer au commentaire de Tipaza | 13 octobre 2021 à 19:57 que je fais intégralement mien et que je ne saurais paraphraser sans occuper indûment l'espace des commentaires aux billets de monsieur Bilger."

Tipaza n'écrit que des tissus d'âneries sur l'État de droit. Il croit néanmoins vraiment ce qu'il dit, et il brandit son ignorance en bandoulière, tout comme vous le faites au prétexte d'être Français. Galvaudant ainsi votre nationalité en la traînant dans la boue.

Quant à votre tirade sur votre héritage gréco-latin, excusez-moi, mais je me gausse. Vous pouvez nous sortir du Aristote, pour rigoler un coup ? Qui bosse sur la syllogistique aristotélicienne, de nos jours ? Des Corcoran. Des Pratt. En anglais. De temps en temps une Monique Canto-Sperber ou une Barbara Celarent. La syllogistique aristotélicienne, figurez-vous, elle a trouvé refuge à Oxford. Et elle a été révolutionnée par des Anglais comme Augustus de Morgan, né dans le Tamil Nadu. D'ailleurs, John Stuart Mill, qui a écrit un des textes fondamentaux sur l'État de droit, De la liberté, est aussi un de ceux qui développèrent la logique aristotélicienne. En France, nous l'avons tuée. Avec Pierre de la Ramée.

Entre-temps, nous avons eu la Révolution française, qui, en s'affranchissant du catholicisme, s'est imaginée se soustraire de toutes normes supérieures du droit. Pendant tout le 19e siècle, nous nous sommes soustraits à des normes supérieures du droit au prétexte d'un positivisme légal abscons. Ce qui n'est pas complètement étranger à la genèse et à l'exécution du génocide nazi, qui s'inscrit dans un développement transnational du droit, où des gens comme Carl Schmidt argumentaient contre la notion de l'État de droit alors en gestation intellectuelle au sein de votre propre culture... Vous pourrez vous pousser du col tant que vous le voudrez en vous prétendant Français, les idées sont transnationales, et vous n'y changerez rien. Carl Schmidt fait donc aussi partie de notre héritage pour cette raison, tout nazi et Allemand qu'il fut. Maintenant que nous essuyons les contrecoups de ce suicide civilisationnel, auquel le droit positif sans référence à des normes supérieures a contribué, nous avons un retour de l'idée des normes supérieures du droit. Ce qui, logiquement, devrait ravir le premier catholique un tant soit peu conséquent, car cela liquide certaines erreurs de la Révolution française.

Par ailleurs, ce que vous vivez comme une invasion de concepts intellectuels étrangers à votre culture, c'est justement le produit de votre culture gréco-latine. Quand Karl Popper écrivit sa principale œuvre de philosophie politique, qui est un des soubassements philosophiques et non juridiques d'un libéralisme qui cautionne ardemment l'État de droit, son premier volume "L'Âge de Platon" consiste en une dissertation sur Platon et ce qu'il considère être l'erreur platonicienne fondamentale de tout votre héritage philosophique. Point de vue partagé dans un autre registre par Deleuze, qui est parfaitement français, et un philosophe bien plus classique que les Français ne se l'imaginent. Si Popper, et Deleuze aussi, furent repris par les Anglo-Saxons, c'est parce que leurs idées sont meilleures que les vôtres. Mais ils sont bien issus de votre culture: la vieille Europe. Deleuze dissèque le platonisme. Popper aussi. Vous, que faites-vous, mis à part vous prévaloir d'une culture gréco-latine que vous invoquez quand cela vous arrange pour défendre des mœurs politiques barbares ? Vous disséquez Platon ? Vous faites des dissertations sur Aristote ?

L'argument je suis Français donc j'ai raison, c'est aussi mauvais que de dire "je suis taliban, donc j'ai raison: nous, ici, on lapide". Cela ne casse pas trois pattes à un canard. Cela sert simplement à exclure de la discussion les gens qui ont des propos qui vous déplaisent. Alors que, justement, votre héritage français issu de Condorcet cautionne tout l'inverse. Vous n'êtes donc pas Français: vous incarnez l'exact opposé de ce pourquoi les Français se sont battus: que l'État royal rende des comptes. Ce qui fait de la déclaration des droits de l'Homme un précurseur de l'État de droit. Vous êtes un anti-national. Un de plus. Un anti-national dont le constitutionnaliste originel est Rousseau: un suisse. Un anti-national issu d'une révolution ayant des racines écossaises, et d'une philosophie qui a des racines hollandaises. Écrite en latin. Par un juif. Excommunié. Manger du saucisson et lire Bossuet ne suffit pas à faire une culture "gréco-latine"...

Et l'État de droit, vous le noyez dans le wokisme. En oubliant que je suis blanc, hétérosexuel, mâle, rationaliste donc pas "woke" pour un sou, et ptêt bien - qui sait ? - de nationalité française. Vous voulez que je crache sur les femmes qui châtrent les hommes ? Avec un SMpP à mon actif ? Je peux, rassurez-vous. Et j'écraserai toute concurrence. Ce n'est pas l'État de droit qui m'en empêche, mais bien les convenances de notre culture que vous semblez chérir; chérissant ainsi les causes des effets que vous déplorez.

C'est votre devoir de Français de vous impliquer dans le débat politique de manière argumentée en cherchant non seulement à me convaincre, mais surtout à vous convaincre que vous ne vous trompez pas. Cela commencerait par vous mettre au parfum sur la notion de l'État de droit. L'État de droit, ce n'est pas être contraint d'aimer les pédales. C'est s'interdire de les jeter par-dessus les toits. Parce que vous n'êtes pas un taliban. À moins que vous ne soyez un taliban français, pétri de culture gréco-latine et héritier des Lumières, comme tout Français, paraît-il, l'est. Un taliban des Lumières, en somme... J'ai comme qui dirait un doute sur la validité du concept.

Axelle D

@ Achille | 14 octobre 2021 à 21:04

Achille aime les feuilletons genre "Plus belle la vie".
Que du virtuel, présumé réel, pour naïfs qui se font prendre au sentiment ou à l'esbroufe.
On devine où mène ce genre d'illusion...

Giuseppe

Ce sera ma deuxième mandale du jour, celle assénée par EZ à BHL, ce dernier, le pire philosophe épinglé à l'envi pour ses impostures qui durent, ses photos truquées.

J'ai toujours considéré BHL comme un philosophe d'opérette, de bazar aussi, choix lucide d'une intervenante, d'un Malraux raté pour moi, envieux et frustré de ne pas faire ses mêmes "guerre d'Espagne tous les deux ans" - EZ -, en souliers vernis et chemise immaculée bien sûr depuis sa chambre d'hôtel.
Malraux le Conquérant.

EZ brutal, trop brutal, mais lucide, qui ne se renie pas, chacun y verra ce qu'il voudra, mais je n'avais pas pensé à ce titre sublime qu'il a adressé à BHL, pour une reconnaissance éternelle, "philosophe de carnaval".

Je peux mourir tranquille - dans l'esprit of course, je suis comme Brassens.

Mais quand je pense que le pays, en partie, a adoré - une "caste de bobos qui mange du caviar à la louche" (j'ai entendu cela ce matin) - des BHL, Minc et Jacquattali qui n'ont jamais, en rien, fait lever notre pays, le sublimer, "philosophe de carnaval" m'a récompensé de ce que j'ai pu essayer de lire de lui.

La prochaine Coupe du monde de rugby est déjà engagée, virile, brutale dans les rucks, à la limite du hors-jeu.
L'arbitre a intérêt à être vigilant, les "chochottes" n'iront pas loin, les spectateurs des populaires aux tribunes seront attentifs, ils attendaient pour certains ce nouveau venu, cette équipe qui venait de nulle part, EZ doit se méfier, il risque la semelle assassine, celle qui vous envoie sur le banc de touche pour un protocole commotion.

Achille

@ Savonarole | 14 octobre 2021 à 15:47

Bonsoir Savonarole.

« Tantôt il se voit en pilote de la RAF, tantôt médecin des urgences sauvant un agonisant, tantôt avocat d’une cause désespérée. Un Kouchner bidon, si vous permettez. »

Il est vrai que l’on a vu Emmanuel Macron en tenue de pilote de chasse, en train de chevaucher un jet-ski, jouer au tennis en fauteuil roulant. Pas plus tard qu’aujourd’hui il faisait partie d’une équipe de foot pour une cause caritative à Poissy. Il était au poste d’attaquant. Il a même marqué un but sur penalty ! .

Imagine-t-on Xavier Bertrand capable de faire cela?
Pour le coup il va encore prendre deux ou trois points dans les sondages.
Un winner comme ça, faut pas le lâcher ! :)

Axelle D

@ caroff

À une remarque de Wilfrid concernant les difficultés (sinon l'impossibilité) à improviser pour les musiciens classiques, j'avais rétorqué que l'improvisation bien qu'ayant fait partie jadis de la culture musicale classique n'était plus enseignée de longue date dans les conservatoires. Ce qui est une réalité (cf les liens que j'avais cités).
Contrairement à l'enseignement du jazz où l'improvisation a une place de choix.
Le classique symbolisant donc le jour (à mes yeux) et le jazz la nuit !

Au fait en tant que musicienne amateur, je précise apprécier autant l'un que l'autre, en tant qu'auditrice, tout en me sentant beaucoup plus à l'aise pour exécuter du classique, piano et guitare. Sachant que comme déjà expliqué dans un post précédent, l'improvisation (en musique classique) comme son nom ne l'indique pas, ne s'improvise pas facilement, sauf exception, si elle n'a pas été dûment enseignée.

Quant à vos injures en dessous de la ceinture, vous avez bien fait de citer Marchenoir pour vous conforter dans votre bon droit, dès lors qu'elles sont exactement de la même veine que celles qu'il m'adresse périodiquement quel que soit le sujet du jour.
Alors pourquoi pas en musique dont il ne connaît que pouic !

stephane

Quand je vois les alliances de circonstances sur ce blog, je me dis que le congrès LR sera un carnage.
Ils doivent s'amuser chez les Bilger.
J'imagine un tableau avec les post-it des pseudos déplacés au gré des attaques personnelles.
Un peu de tenue enfin !!
On sait bien que seules les femmes de ce blog ont le monopole du jugement hâtif et péremptoire. Et on n'a même pas Giscard pour défendre les hommes...

Ninive

@ sylvain | 14 octobre 2021 à 08:09

Les vampires que vous énumérez ne sont là que pour profiter des subventions honteusement offertes par l'État qui s'offre tous les droits au nom d'une nouvelle religion dont les adeptes sont nos parlementaires.

Malheureusement ce drame va se poursuivre car à la prochaine élection les kongs iront voter en rang, à distance d'un mètre l'un de l'autre, le visage masqué of course.

Rappelez-vous, cher sylvain, que Macron nous avait prévenus qu'il serait peut-être contraint de faire des choses graves qui l'empêcheraient de se représenter.

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 13 octobre 2021 à 19:57
"Deux commentaires m’ont particulièrement intéressé, celui de Robert (12:06) que je partage entièrement et celui de Robert Marchenoir (9:55) qui souhaiterait que Philippe Bilger définisse l’état de droit."
"C’est une question que je me suis posé un temps, et à laquelle j’ai répondu simplement et modestement, qu’on ne saurait définir un concept aussi riche de potentialités, pas plus qu’il est possible de définir précisément le concept de liberté ou d’autres de la même importance."

Je vous assure que vous vous trompez. Si Philippe Bilger, vous-même et des millions d'autres parlez d'État de droit, c'est qu'il s'agit d'une notion de philosophie politique qui a été délibérément forgée par des théoriciens. Elle a une longue histoire.

Différents penseurs ont exposé différentes versions de l'État de droit. Différentes nations, à différentes époques, en ont appliqué des versions différentes. Et notre système politique, ainsi que celui de nombreuses autres nations, repose entre autres sur cette idée.

D'ailleurs, c'est intuitivement facile à comprendre : l'expression même d'État de droit ne signifie rien, par elle-même, en français courant. Elle est incompréhensible. La signification des trois mots employés, ajoutée aux règles grammaticales du français, est parfaitement insuffisante à révéler le sens voulu par celui qui emploie l'expression.

Elle renvoie donc nécessairement à un concept préexistant, à une théorie politique délibérément échafaudée à un moment donné de l'histoire et dans un contexte donné. Voire (et c'est le cas) à plusieurs variantes de cette théorie.

Si vous refusez cette considération, vous êtes comme Humpty Dumpty : vous revendiquez que cette suite de trois mots veuille dire exactement ce que vous voulez qu'elle dise, ni plus ni moins.

Votre voisin en fera autant, lui attribuera un sens différent, et nous sombrerons dans un chaos noir où nous bavarderons à perte de vue sans aucune chance d'aboutir à quoi que ce soit. Parce que nous utiliserons une langue à laquelle personne ne donnera une signification commune.

Et c'est bien la situation actuelle. "État de droit" est devenu une locution magique, comme "racisme", "diversité" ou "gaullisme". Pour les uns, l'État de droit, c'est bien, pour les autres c'est pas bien.

Des heures et des heures de crêpage de chignon en perspective, entre des gens qui, à aucun moment, ne se donnent la peine d'expliquer ce qu'ils entendent par là. Juste que leurs adversaires sont des abrutis profonds, puisqu'ils défendent l'État de droit, alors que tout le monde sait bien qu'il s'agit d'une sombre m... ; tandis que les gens du camp d'en face se tordent les mains devant ces pauvres c... qui s'attaquent à l'État de droit, alors que tout le monde sait bien qu'il s'agit de quelque chose de plus précieux que la mousse au chocolat et le camembert au lait cru réunis.

Il est singulier que des anti-anti-racistes s'évertuent à pervertir l'expression État de droit de la même façon que les "anti-racistes" ont perverti le mot "racisme".

Remarquez que l'État de droit existe, contrairement au racisme qui n'existe pas.

Pour s'en persuader, il suffit de lire l'article de Wikipédia
consacré à l'État de droit, ou bien, au hasard, cet article de Contrepoints écrit par un modeste étudiant en droit. L'État de droit est une doctrine bien identifiée, définie et défendue par de nombreux penseurs éminents au fil des siècles, avec un tronc commun à toutes ses variantes.

Le "racisme" n'existe pas. Personne ne se dit "raciste", personne ne défend le "racisme", il n'y a pas de traités de "racisme", il n'y a pas de partis "racistes", il n'y a pas de professeurs de "racisme" dans des universités de "racisme" délivrant des licences de "racisme".

Le "racisme" est uniquement défini par ceux qui se prétendent "anti-racistes". "Raciste" est exclusivement une insulte, une arme de terreur intellectuelle et politique destinée à ostraciser ses cibles et à les éliminer socialement : licenciement, perte de revenus, interdiction de travailler... et poursuites judiciaires éventuelles en prime.

Nous en avons d'ailleurs la preuve ici même avec l'inénarrable Patrice Charoulet, qui nous assure : on est raciste ou on ne l'est pas.

Donc exterminer six millions de Juifs, c'est la même chose que publier des recettes de cuisine chinoise lorsqu'on est blanc. Les auteurs de ces deux actes, en effet, sont qualifiés, par les mêmes personnes, de "racistes".

Cette méthode de guérilla verbale proprement communiste est reprise par des anti-anti-racistes de droite à propos de notions comme l'État de droit.

Il serait souhaitable qu'on cesse de pervertir des notions aussi précieuses, simplement parce qu'il est si facile, et si tentant, de retourner des armes aussi odieuses contre ceux qui les emploient à notre encontre.

Dans ce cas précis, le politiquement correct de droite confond l'écume médiatique et politicienne avec le savoir et les idées authentiques. Quand je ne sais quel journaliste écrit que s'opposer à l'immigration porte atteinte à l'État de droit, cela montre qu'il n'a jamais ouvert un livre depuis qu'il a quitté l'école.

caroff

@ Mary Preud'homme 1H17
"Quant à votre dernier paragraphe, inutile de le commenter tant il me semble stupide et vain de vouloir mettre en parallèle ou en compétition musique classique et jazz. Ce qui reviendrait par analogie à opposer le jour et la nuit !"

Ben si commentez-le au contraire Madame Preud'homme !!
Je vous ai fait une réponse technique au sujet de l'improvisation au clavier (virtuosité d'une part et connaissance de l'écriture, de l'harmonie et du contrepoint d'autre part) qui englobait deux disciplines, classique et jazz, toutes deux passionnantes au sens premier du terme, mais vous êtes trop ignare pour vous risquer à débattre.

En fait je rejoins Robert Marchenoir lorsqu'il vous reproche vos incohérences et votre stupidité !

Jérôme

Bonjour Philippe,

Vous écrivez :
Comme magistrat déjà, la conception française de l'État de droit m'avait toujours semblé immuable, fixiste, destinée seulement à offrir des garanties aux mis en cause sans prendre en considération les exigences de protection du plus grand nombre et la sauvegarde de la société. Je ne parvenais pas à comprendre pourquoi notre démocratie se trouvait condamnée à cette approche trop restrictive et, pour tout dire, désespérante pour le commun des citoyens.

J'avoue humblement ne pas bien suivre.
Voulez-vous dire que la garantie d'un procès équitable, respectueux du droit en vigueur, ne devrait pas être une préoccupation première ? Et que l'on pourrait, au prétexte de la sécurité, de la sauvegarde du plus grand nombre, s'autoriser à arracher les ongles de pied d'un coupable possible pour le faire avouer, le punir ? Ôtez-moi d'un doute, ce n'est pas le sens de votre propos ?

Considérer une victime c'est s'assurer que son bourreau, voleur... ne pourra s'appuyer sur une justice à la petite semaine pour s'affranchir de tout ou partie de ses responsabilités, contester les décisions, les rendre contestables, au prétexte de l'inhumanité de traitement.

Il y a une tendance CNewsesque à penser que la répression sévère, peu regardante du droit, améliorerait le quotidien.
Mouais. Je le réécris, de façon paradoxale, les pays les plus sévères nous démontrent, ils sont les plus criminels, que ce n'est pas aussi biblique.
À quelques exceptions près, Corée du Nord, Arabie saoudite... dans lequel, je crois comprendre, bien des commentateurs aimeraient aller vivre.
Bref.

Savonarole

@ Achille | 14 octobre 2021 à 08:59

Bonjour Achille,

En vérité, Emmanuel Macron souffre du syndrome de Walter Mitty.
C’est aujourd’hui une pathologie reconnue en psychiatrie, pas vraiment grave, et même inoffensive, on en a tous souffert, c’est le toc de se prendre pour un héros.
En 1939, un écrivain américain (Thurber) sortait de l’anonymat en publiant "La vie secrète de Walter Mitty". Tantôt il se voit en pilote de la RAF, tantôt médecin des urgences sauvant un agonisant, tantôt avocat d’une cause désespérée. Un Kouchner bidon, si vous permettez.

Notre Président à tous est un véritable travesti, tantôt déguisé en Top Gun sur un avion de combat, tantôt Malraux au Panthéon pour y enfouir tous les cadavres qui lui serviront à astiquer sa propre gloire. Un branleur impénitent.
"Ce gars est roi des funérailles", c’est de Pierre Dac, ou de Marcel Aymé, ou alors c’est de moi, je ne sais plus.

hameau dans les nuages

@ F68.10 | 14 octobre 2021 à 00:42
"Et bien sûr, sur les vaccins, vous allez me faire croire qu'il n'y a que l'État français qui publie... bien sûr, bien sûr, bien sûr..."

Oui vous avez bien raison de me laisser préciser. En effet les labos publient aussi.

À mon tour, Kolossale rigolade !

J'ai essayé de faire rire la belle-mère de ma fille avec ça.
Atteinte de sclérose en plaque avancée et vaccinée avec une dose Johnson & Johnson (car unique) sur conseil de son médecin vu son état, je lui ai dit : "Vous allez rire, finalement vous avez droit à une autre dose" - "Du Johnson unique ?" qu'elle me dit... "Ah non, déconseillé" que je lui fais..." Plutôt du Moderna ou du Pfizer pour changer" que je lui précise. Ce à quoi elle me répond la coquine : "Mais ils n'ont pas été suspendus ?" - Si mais pour les jeunes... en rajoutant avec une pointe d'humour : "Sanitairement ça va passer, c'est étudié pour !"

https://www.youtube.com/watch?v=TtADuXkM560&ab_channel=Chansons%2CFolkloreetVari%C3%A9t%C3%A9

Patrice Charoulet

@ Lodi

Racisme veut dire racisme. En France, ne pas aimer une religion est un droit. On est agnostique, athée, croyant (christianisme, islam...), au choix. Quand Zemmour (et pas seulement) voit un Noir dans la rue ou quelqu'un qui lui semble être venu du Maghreb, il pense des choses peu gentilles et si on lui proposait d'appuyer sur un bouton pour supprimer ces gens ou les renvoyer dans leur pays d'origine, il appuierait sur le bouton. Dans ce cas, on n'a pas tort de parler de racisme. On a beau jeu de parler de religion, de civilisation et du reste.

Quant au mot "xénophobie", il est flou. Qui déteste les Suédois ou les Suisses ? Il y a deux cents pays. Qui peut détester les gens de deux cents pays ? personne ; il faudrait être cinglé.
Vous me dites que ceux qui disent être "un peu racistes" manquent de vocabulaire. C'est possible. On a toujours tort de manquer de vocabulaire.
À vrai dire, j'en veux surtout aux sondeurs qui ont proposé comme question aux sondés : "Êtes-vous un peu raciste ?". Mauvaise question. C'était le but de mon
scribouillage.

F68.10

@ Exilé
"En pratique et au-delà des textes, qu'est-ce pour les Français que l'État de droit ? C'est la possibilité de se faire trucider par un lascar arrivé du bout du monde la veille ou bien par un nouveau compatriote naturalisé depuis quinze jours (les journaux) ; et sans même avoir le droit de se défendre..."

Si les Français pensent que l'État de droit, c'est cela, alors il va falloir insister lourdement: non, ce n'est pas cela.

Il y a par contre des gens qui haïssent l'idée qu'on puisse exiger des comptes de l'État. Des gens qui promeuvent la dictature. Et qui refusent de donner au concept de l'État de droit le sens qu'il a vraiment.

Ils préfèrent associer mentalement État de droit et criminalité étrangère. Comme vous le faites. Pour bien dénigrer le concept, et paver le chemin vers un régime autoritaire qui nie l'idée que l'État soit soumis au droit.

"De manière différente, l'état de droit dans une vision proche du concept de rule of law est une théorie qui affirme que l'État doit se soumettre aux droits fondamentaux de l'homme : les juristes et théoriciens français font jouer à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 un rôle essentiel dans le contenu de l'état de droit." -- wiki

En fait, ce que vous ne pouvez pas piffer, c'est la déclaration des droits de l'homme. C'est 1789, n'est-ce pas ? Encore et encore et encore ?

Mis à part pester contre l'État de droit, vous avez quoi à proposer pour ramener de l'ordre dans certaines zones ? Jamais l'État de droit ne vous a empêché de mettre des prunes de 200 balles pour un mégot par terre. Et de les appliquer. À Combs-la-Ville. Par la force. Impitoyablement.

Si vous ne le faites pas, c'est que vous êtes des pleutres. Et vous vous cachez derrière les horribles droits de l'homme de 1789 comme dans les jupons de Marine pour trouver des excuses à votre impuissance politique et conceptuelle.

L'État de droit n'a jamais empêché de légiférer sur l'immigration. Il n'a jamais empêché de légiférer contre des gangs. Il n'a jamais conceptualisé l'idée de bousculer sa vieille professeur comme un droit de l'homme.

Je vous rappelle que l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme qualifie la sûreté de droit de l'Homme. Venir pleurer comme quoi l'État de droit interdit la sûreté est donc du plus grand grotesque.

Herman Kerhost

@ Patrice Charoulet 13 octobre 2021 à 19:36

C'est très bien que les gens se disent "un peu racistes". Cela montre qu'il ont moins peur d'exprimer des opinions "contraignantes".

En vérité, il y a de très grandes chances que ces gens ne soient pas racistes du tout. Ils se sentent racistes à cause des gens comme vous, qui jouez les vertueux à moindre coût, en combattant, même de façon purement virtuelle, le supposé racisme des gens qui sont contre l'immigration de masse.

Il va falloir vous y faire, Patrice Charoulet. Le futur de la France, si vous gagnez, c'est le racisme de masse.

Si, en revanche, c'est Zemmour qui gagne, les Français redeviendront un peuple accueillant...

Robert

@ F68.10 | 13 octobre 2021 à 18:40

Cher Monsieur 20° C,

Je suis Français et le revendique, y compris dans les sources du droit, de notre droit national. La France n'a pas attendu le création de l'ONU ni l'UE pour définir ses conceptions juridiques, pas plus que la Grande-Bretagne ou l'Allemagne ou les USA d'ailleurs.
Quant aux traités, encore faudrait-il préciser lesquels.

On ne peut que regretter la manière dont le personnel politique français s'est fondu dans des concepts totalement étrangers à notre culture gréco-latine et importe des visions qui sont en train de faire disparaître ce qui a fait la qualité de la culture occidentale, singulièrement tout ce fatras indigéniste, wokiste et autre déshumanisation de l'être humain par la négation de la conception "genrée" de l'espèce humaine, par la culture d'un certain extrémisme féministe qui est en train de faire disparaître le masculin, le mâle blanc étant prétendument la source de tous les problèmes dans une société perçue comme patriarcale... Si la source juridique de nos traités doit être fondée sur ce type de conception, permettez-moi d'en rejeter le principe.

Quant à une réponse détaillée à vos assertions sur l’État de droit, je ne puis que vous renvoyer au commentaire de Tipaza | 13 octobre 2021 à 19:57 que je fais intégralement mien et que je ne saurais paraphraser sans occuper indûment l'espace des commentaires aux billets de monsieur Bilger.

sylvain

@ Exilé
"C'est la possibilité de se faire trucider par un lascar arrivé du bout du monde la veille ou bien par un nouveau compatriote naturalisé depuis quinze jours (les journaux) ; et sans même avoir le droit de se défendre..."

Tout est dit et bien dit et même prouvé.
La justice padamalgamiste gauchiste a trouvé de nouveaux critères judiciaires criminels mais légaux: Ils n'ont pas les codes, Cépalislam, cézemmour, célestremedrouate, faut leur tendre la main, faut se rapprocher d'eux... Et le célèbre, l'Oscar, le César de l'excusisme repentiste islamogauchiste: "Vous n'aurez pas ma haine".

Nos braves invités nouveaux "touristes" musulmans islamistes ont des boulevards devant eux pour continuer à nous massacrer trucider égorger selon les codes macroniens imposés par l'UE.

stephane

@ Achille

C'est vrai qu'on a eu droit à Aznavour.
Bref ces hommages sont l'occasion de faire revenir les évadés fiscaux de Suisse.
Le team Lagardère, avant sa déroute, s'était spécialisée dans le package pour sportifs.
Delon et Bardot ne sont pas connus pour être des gauchistes. De quoi permettre à Macron de justifier son ouverture sans sectarisme...
À y réfléchir la barre a été bien abaissée, au point que les "légitimes" passent aux oubliettes, mais ça fait bosser localement, ça crée de la croissance. Ce sont les traiteurs qui pourraient tirer la tronche.
Ce bling-bling nécrologue n'est vraiment pas ce que Macron aura fait de mieux.

Giuseppe

... Quoique... La plus belle gifle de la semaine sera attribuée à Philippe Juvin. Un chef-d'oeuvre de réalisation.

Pour avoir demandé à Ghislaine Ottenheimer, si elle aurait osé poser la même question sur leur expérience aux "rentiers" de la politique.
Elle lui attribuait d'une façon condescendante sa non capacité supposée à gouverner.

Et Philippe Juvin de lui présenter des états de service dignes d'un général de l'époque russe de Stalingrad, dans tous les secteurs de combat qui peuvent en faire largement un maréchal.

La pauvre ! Elle est rentrée dans sa coquille aussitôt la mandale assénée par le doux Philippe Juvin, vraiment, un moment de jubilation interne sans doute pour lui, comme si Macron avait une quelconque expérience du pouvoir... Pourquoi pas lui, soldat émérite de la République.

Une telle mandale il doit la porter en décoration intime.

Exilé

En pratique et au-delà des textes, qu'est-ce pour les Français que l'État de droit ?
C'est la possibilité de se faire trucider par un lascar arrivé du bout du monde la veille ou bien par un nouveau compatriote naturalisé depuis quinze jours (les journaux) ; et sans même avoir le droit de se défendre...

Achille

@ stephane | 13 octobre 2021 à 16:46
« Macron nous a évité Bernard Tapie aux Invalides, c'est déjà pas mal. En progrès, à confirmer. »

Par contre je crains que pour Alain Delon le protocole ne soit le même. Voire pour Brigitte Bardot également.

Souhaitons-leur longue vie… au moins au-delà de 2027.

sylvain

On parle d'Etat de droit ici ? Pour qui ? De racisme ? Lequel ?

Parce que je me rends compte que Zemmour n’a pas droit à un Etat de droit.
Que Zemmour est harcelé par les ligues racistes antiblancs, c'est donc du racisme.

Finalement tout cela est très mathématique, pas besoin de philosopher des heures pour le prouver.
L'inquisition anti-Zemmour est un modèle de maltraitance raciste contre un individu libre refusant de se conformer au dogme officiel immigrationniste islamogauchiste macronien.

Eric Zemmour poursuivi par 9 associations fachos gauchistes islamistes, clones de celles qui faisaient la chasse aux résistants pendant la guerre :

Le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) avec l’ADDH (Association des défense des droits de l’Homme), le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), SOS Racisme, la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), l’UJFP (Union juive française pour la paix), l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), la « Maison des Potes » et les « Musulmans de France »…

Si on rajoute à cette liste infâme celle de tous ces vendus délateurs collabos traîtres des ligues politiques soumises à l'islamisme : LREM LR PS PCF EELV LFI, on peut dire que ça en fait du beau monde qui barbote dans la fange nauséeuse islamogauchiste pétainiste vendue à l'islamisme.

Cet acharnement fachogauchiste antiraciste apporte la preuve que Zemmour dit LA vérité.
Il met le doigt où ça fait mal et il vaut mieux casser le thermomètre que guérir la maladie.

Toutes ces ligues de terreur antiracistes sont en définitive très racistes antiblancs, elles adaptent un Etat de droit en leur faveur et le refusent aux opposants et contradicteurs, on nomme un défenseur des droits des… antiracistes gauchistes seuls autorisés, un Etat de non-droit pour ceux qui enfreignent le seul droit décrété par cette nomenklatura antirépublicaine que dénonce Zemmour, un tribunal de droit islamiste gauchiste, des juges rouges politisés extrême gauche qui ont pour ordre de ne pas appliquer la vraie loi mais seulement celle de l'inquisition contre les résistants à ces charias de droit islamiste, un ministre de l'injustice et des criminels et le tour est joué.

La France est bel et bien devenue un Etat de droit pour nos conquérants islamistes où tous les coups sont permis pour pratiquer l'épuration ethnique en vue du grand remplacement macronien et une dictature de pensée unique contre ceux qui osent s'y opposer.

Zemmour taisez-vous, vous n’avez pas droit à l’Etat de droit !

Lodi

@ Patrice Charoulet

Pour autant que je puisse en juger, les gens souffrent seulement d'un manque de vocabulaire. Par "un peu raciste", ils veulent dire xénophobes ou islamophobes ou un mélange des deux. Car les deux sont liés étant donné que l'immigration est en partie musulmane, savoir d'une religion qui nous nuit énormément, entre remise en cause de la laïcité, de la sécurité des Juifs et des droits des femmes, entre autres.

Ces gens ne sont pas non plus aidés : chaque fois que quelqu'un dit combien la religion musulmane nous nuit, ils sont traités de racistes.
Certains intériorisent l'insulte, et par capillarité, peuvent développer des préjugés contre les Arabes, les Noirs et autres gens traditionnellement assez mal vus. En voulant nous imposer une immigration musulmane délétère, certains sont en train de nuire à des gens ne nous nuisant en rien, et qui commençaient à être mieux vus. Ces personnes imposent des gens nuisant à la nation, ces irresponsables imposent le retour du racisme par la réaction allant contre l'excès précédent.

Et comme je l'ai dit, en traitant inconsidérément des gens refusant l'immigration musulmane de racistes, faussent le sens des mots.
Ce sont eux, et non leur victime au vocabulaire saboté, qu'il faut condamner. Honte à eux !

Mary Preud'homme

@ caroff, 13 octobre 17:12

L’improvisation n’a plus sa place dans les méthodes et au sein des apprentissages au conservatoire et en écoles de musique. C'est une réalité que j'ai rappelée dans mon post et que vous ne pouvez nier.

"Seule la pratique de l’improvisation à l’orgue va persister. Issu de la musique religieuse, l’orgue ponctuait et ponctue toujours l’office. Il est l’instrument de prédilection des improvisateurs durant des siècles. L’organiste, accompagnant l’office à l’église devait être capable d’improviser en s’adaptant aux variations de durées imposées par la liturgie. Il est le seul instrument pour lequel subsiste encore actuellement une tradition classique d’improvisation."

Voilà, voilà !

Quant à votre dernier paragraphe, inutile de le commenter tant il me semble stupide et vain de vouloir mettre en parallèle ou en compétition musique classique et jazz. Ce qui reviendrait par analogie à opposer le jour et la nuit !

F68.10

@ hameau dans les nuages (@ Wilfrid Druais)
"Là Wilfrid, si je puis me permettre, vous tournez mal :) Que je ne vous y reprenne plus à douter de ces analyses factuelles."

Koloßale rigolade...

Bon. On va la faire très simple.
Quand des données proviennent d'organisations gouvernementales ou étatiques, il y a plusieurs cas.

1. On vit en Chine. Il n'y a pas de liberté d'expression pour prendre connaissance de points de vue contraires ou simplement pour faire connaître des données qui vont à l'encontre des données officielles.
La confiance a alors de larges raisons d'être très limitée envers les données officielles.

2. On vit dans un pays où il y a un premier amendement, des universités indépendantes de l'État qui peuvent librement critiquer les chiffres étatiques, dans un pays décentralisé où les différents échelons de l'État n'ont aucune raison d'être en connivence et même plutôt en rivalité électorale, des médias vivants qui relaient différents points de vue.
Dans ce contexte, il y a toutes les raisons d'avoir confiance dans des chiffres concordants.

Voilà. Règle de base: la liberté d'expression augmente la fiabilité des sources gouvernementales.

En France, sommes-nous dans le cas 1 ou le cas 2 ? Je vous laisse répondre...

Ensuite, je ne prône nullement l'agenouillement devant des chiffres d'État. La seule chose que je demande, quand X ou Y donne des chiffres, c'est de ne pas baser son rejet des chiffres uniquement sur qui est X ou Y. Qu'il soit l'État, la Chine, l'Union des Menteurs Invétérés, le Ministère du Vrai, votre grand-mère, votre chat, ou un scientifique de passage.
On prend les données qu'il y a à disposition. On les hiérarchise. S'il n'y a que des données étatiques à disposition, eh bien il n'y a que celles-là à hiérarchiser.

Si Trucmuche ou Bidule voulait des données non-étatiques, eh bien, il fallait se réveiller avant et faire en sorte que ces agences ne soient pas étatiques mais qu'elles dépendent, au hasard, de collaborations universitaires dans des universités non-étatiques.

Le b.a.-ba de la gestion institutionnelle de la fiabilité de l'information, en somme. (Je ne suis toutefois pas certain que ces enseignements épistémologiques de base soient arrivés aux oreilles de la commission Bronner... mais bon, je suis mauvaise langue...)

Mais si c'est trop tard, eh bien c'est trop tard: s'il n'y a que des informations étatiques, eh bien il n'y a que des informations étatiques. C'est ballot, mais c'est comme ça...

(Et bien sûr, sur les vaccins, vous allez me faire croire qu'il n'y a que l'État français qui publie... bien sûr, bien sûr, bien sûr...)

hameau dans les nuages

@ Wilfrid Druais | 13 octobre 2021 à 12:55

Là Wilfrid, si je puis me permettre, vous tournez mal :)

Que je ne vous y reprenne plus à douter de ces analyses factuelles. Ça marche, il suffit de "booster" un chouïa tous les six mois. Voire tous les matins en hiver si vous toussez et avez du mal à démarrer la journée:

https://www.cdiscount.com/pdt2/0/0/2/1/300x300/auc3256642101002/rw/holts-demarrage-moteur-start-pilote-aerosol-15.jpg

Tomas

J'avais loupé cette perle qu'est l'interview de Stefanini, toujours dans les bons coups. Inscrire dans la Constitution la limitation du nombre d'étrangers en France ? Autant sortir de l'UE tout de suite, jusqu'à nouvel ordre un Belge ou un Italien qui ont la liberté d'établissement chez nous sont des étrangers.

On peut toujours remplacer étranger par "étranger de pays tiers à l'UE", certes, ou "étrangers de pays tiers à l'UE ou de pays de l'UE ne faisant pas partie de l'espace Schengen". Mais dans ce cas, pas besoin de modifier la Constitution puisqu'aucun texte européen ne limite le choix par la France des étrangers des pays tiers qui voudraient s'installer sur son territoire.

Il paraît (je ne lis pas les sondages mais j'écoute les commentateurs) que ce n'est pas l'immigration ou la survie de l'identité nationale la première préoccupation des Français, mais des questions plus triviales comme l'emploi, l'accès au logement ou le pouvoir d'achat. Et je vois toute la droite faire de la surenchère sur cette question migratoire. On ne m'ôtera décidément pas de la tête que la droite bourgeoise est légèrement raciste, bien qu'elle s'en défende le plus souvent avec la dernière énergie. Cette hypocrisie est insupportable, et que ceux qui ont la franchise d'admettre que oui, ils sont racistes, soient remerciés pour présenter la couleur sans fard.

Tomas

Je ne comprends pas cette mode récente de remise en cause de l'Etat de droit. L'Etat de droit, c'est le contraire du pouvoir arbitraire, c'est la soumission ou l'encadrement, comme on voudra, de la puissance publique à la règle de droit.

Le problème du droit européen, c'est qu'il est complexe, et le problèmes des Etats, c'est qu'ils ont du mal à reconnaître la supériorité du droit européen sur le droit national reconnu par la jurisprudence, au moins dans notre pays. Après avoir tergiversé sur le sujet cinquante ans, il va falloir choisir une bonne fois pour toutes: arrêter, voire défaire la construction européenne pour préserver la Constitution comme source supérieure du droit, ou la poursuivre et admettre que oui, le droit supranational communautaire s'impose à l'ordre constitutionnel lorsqu'il y a conflit entre les deux.

Ceci étant, je ne vois pas en quoi cet Etat de droit nous empêche de lutter contre les terroristes, de les arrêter et de les condamner s'ils sont coupables. Là il faudra m'expliquer, plutôt que d'aligner des lieux communs de comptoirs de bar. La lutte contre le terrorisme ne justifie pas l'arbitraire, ce serait là un remède pire que le mal.

Quant au cas polonais, il ne prouve rien: c'est un tribunal constitutionnel largement illégitime (voir le feuilleton de la nomination des juges, qui a duré au moins trois ans), qui a statué sur un ensemble de réformes inconstitutionnelles et violant le principe de la séparation des pouvoirs. Le problème, c'est le gouvernement national-conservateur polonais, en fait, qui lui aussi veut en finir avec un prétendu "gouvernement des juges". Il suffit de regarder les journaux de sa télé publique, en tout point similaires à ceux de la télévision d'Etat russe, pour savoir à quel type de pouvoir on a affaire.

Ellen

Qu’est-ce que l'État de droit ?

En France:
https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/270286-quest-ce-que-letat-de-droit

Voici quelques éléments constitutifs de l'Etat : un territoire, une population et une organisation politique souveraine.

Chaque pays de l'UE doit être maître de son destin et pas se faire coloniser par Bruxelles qui est un crime contre l'humanité... M. Macron, vous êtes là ?!

https://cours.unjf.fr/repository/coursefilearea/file.php/64/Cours/01_item/indexI0.htm

Denis Monod-Broca

Je ne comprends pas bien ce billet.
L’Etat de droit n'interdit rien de ce que les citoyens sont en droit d’attendre de leurs institutions et leurs lois. Au contraire.
Mais il suppose, c’est vrai, que nous exercions notre souveraineté pleine et entière dans le domaine du droit, que nous cessions de nous agenouiller devant les décisions de Bruxelles et devant les juges de la CJUE et de la CEDH.

Il n’est pas vrai que le droit européen soit supérieur à notre droit. Car les directives européennes, telles clauses des traités, telle jurisprudence de la CJUE et de la CEDH, doivent, pour entrer dans le droit français, passer par un vote du Parlement ou une révision de la Constitution.
Mais nos chers dirigeants considèrent, eux, que cette transcription en droit français est obligée. Toute la question est là. Cette transcription n’est pas obligée. Enfin, c’est ce que j’ai compris de ce que j’ai pu lire. Il est dit et répété sans fin, comme une évidence, que cette transcription est obligatoire mais je ne crois pas qu’il soit écrit quelque part qu’elle le soit.

Nous sommes souverains, à condition de le vouloir.

Nos élites ont fait sécession, elles ne veulent plus de notre souveraineté. Elles se trompent. Il convient de le leur dire, haut et fort, encore et toujours !

Tipaza

Deux commentaires m’ont particulièrement intéressé, celui de Robert (12:06) que je partage entièrement et celui de Robert Marchenoir (9:55) qui souhaiterait que Philippe Bilger définisse l’état de droit.
C’est une question que je me suis posé un temps, et à laquelle j’ai répondu simplement et modestement, qu’on ne saurait définir un concept aussi riche de potentialités, pas plus qu’il est possible de définir précisément le concept de liberté ou d’autres de la même importance.

La liberté se vit, sans avoir besoin de la définir et c’est lorsque nous en sommes privés qu’elle apparaît définissable dans sa pureté évidente.

Il en est de même de l’État de droit, et lorsque l’État de droit s’estompe, il devient indispensable à une société.

Et nous sommes au cœur du sujet, parce que nous ne sommes plus en État de droit, nous sommes en État de droit interprété, subjectivement et idéologiquement, ce qui est tout à fait différent.

À partir de principes généraux, supposés transcendants, par exemple les Tables de la loi, le Coran, les Droits de l’Homme, on élabore une suite de textes qui rendent ces principes opérationnels, et que l’on appelle le droit.
Aucun texte aussi bien rédigé soit-il ne peut prendre en compte toute la complexité des relations humaines, c’est pourquoi il existe des tribunaux avec des juges et des avocats pour interpréter la mise en application du droit.
Ceci est une naïveté, mais c’est précisément à partir de cette apparente naïveté que le problème commence.

Car une fois les textes établis, l’interprétation peut être fidèle au point d’être littérale ou au contraire distante au point de trahir les textes et plus encore les principes généraux qui les ont inspirés.

Ce que nous vivons dans les pays occidentaux est une interprétation orientée idéologiquement sur la base d’une doxa spécifique à l’Occident, dont l’objectif est la déconstruction des États nations.
Cette déconstruction est l’œuvre de multiples motivations, aussi malsaines les unes que les autres, que l’on peut intégrer sous le terme générique de wokisme, mélange de ressentiment des Noirs, des LGBT, des écoféministes et je dois en oublier.

Le vrai État de droit étant celui qui ferait une lecture et une application littérale des textes.

L’État de droit dans lequel nous vivons est celui qui met an application précisément l’idéologie wokiste pour aller vite.
C’est un État de droit interprété sur la base de cette idéologie minoritaire dans le peuple, mais hélas majoritaire dans les médias et chez beaucoup de nos prétendues élites.

On peut citer mille et un exemples de cette interprétation dévoyée tant au plan national qu’international.
Le Conseil constitutionnel a absous un passeur de migrants clandestins au titre du principe de Fraternité de notre devise. On voit bien la perversion de cette interprétation.

Autre exemple international celui-là, lorsque la Cour constitutionnelle allemande met en cause la primauté du droit européen sur le droit allemand, la Commission de Bruxelles fait le dos rond, lorsque la Pologne ou la Hongrie se comportent de la même façon, la Commission hausse le ton et menace.
On peut évidemment considérer que le poids de l’Allemagne économique y est pour quelque chose, mais on peut aussi considérer que l’Allemagne est dans la mouvance mondialiste, ouvrant ses frontières aux migrants, et pas seulement politiques mais surtout économiques.
Cette ouverture à plus de un million et demi de migrants met en danger la démographie allemande et au-delà, européenne.
Ce qui va dans le sens de la déconstruction de l’Europe par un risque de modification à terme de peuplement, alors que la Pologne et la Hongrie refusent cette invasion de migrants.
On peut aussi remarquer ce qui se passe avec la mosquée de Cologne. L’Allemagne tend à être conforme en douceur à cette doxa mortifère.

Patrice Charoulet

« UN PEU RACISTE » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

En écoutant un débat, à la télé, Jean-Luc Mano m'apprend que dans les enquêtes d'opinion, beaucoup de gens reconnaissent être « un peu racistes ». J'ai mis dans mon titre une flopée de points d'exclamation. Comment en effet être « un peu raciste » ? On est raciste ou pas.

Il y a plusieurs décennies, il y avait des racistes dans leurs actes mais quand on les interrogeait, ils se récriaient : « Je ne suis pas raciste ! ». Certes, quelques-uns, en parlant, disaient : « Je ne suis pas raciste, mais... ».
Nous avons maintenant des gens qui disent : « Je suis un peu raciste. » C'est une phrase profondément surprenante. On aimerait avoir des précisions. Pas raciste le plus souvent et raciste parfois ? Pas raciste avec les Chinois, mais raciste avec les Arabes ? Pas raciste avec les Juifs, mais raciste avec les Noirs ? Raciste dans mes pensées, mais mon racisme ne va pas jusqu'à tuer les gens ?
Dans tous ces cas-là, selon moi, on n'est pas « un peu raciste », on est raciste. Point barre.

F68.10

@ Wilfrid Druais
"Je sais que cette affirmation sur l'incapacité d'improviser des "zicos classiques" provoque toujours des réactions outragées parce qu'ils sont tellement prétentieux que se remettre en question leur provoque des crises d'urticaire. Pourtant c'est la réalité. Le plus dur est de l'admettre."

Je ne suis pas du tout musicien, donc ce n'est pas vraiment à moi de l'admettre ou pas. Mais, ce que je constate, c'est qu'il me semble qu'il y ait l'émergence depuis dix ans environ d'un mouvement que j'appellerais néo-classique.

Des musiciens ancrés dans le classique, qui ne font plus exactement du classique mais quelque chose de plus libre et de plus aéré. Plus minimaliste, aussi, probablement.

Je ne sais pas pourquoi, probablement un effet Internet, mais j'écoute beaucoup plus de classique ou de "néo-classique" dernièrement. Comme Leszek Możdżer, par exemple. Qui semble-t-il, fait quand même bien ce qui s'appelle de l'improvisation.

J'ai surtout l'impression que le monde classique échappe de moins à moins à l'hybridation des genres. Comme en témoignent des reprises de Nirvana ou de Depeche Mode au piano...

Je ne trouve pas que cette hydridation soit un appauvrissement.

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@ Robert
"En effet, il y a une confusion de notre notion traditionnelle française de l’État de droit"

Il n'y a aucune confusion: il n'y a pas de notion traditionnelle de l'État de droit en France. Il y a un ordre constitutionnel qui auto-limite l'État. C'est tout. Pas plus. Et c'est bien le problème... et une conséquence des erreurs conceptuelles de la Révolution française, qui en son temps furent d'actualité et pertinentes, mais qu'il convient de réformer pour faire place à un État de droit réel qui ne soit pas uniquement un don selon le bon vouloir du Prince. Mais bien des droits de la société sur l'État, et pas l'inverse.

C'est bien pour cela que la notion d'État de droit vrille la tête de gens comme vous. Et c'est pour cela qu'il faut la défendre. Bec et ongles. Contre vous. Et contre ceux qui instrumentalisent l'État de droit contre la société, i.e. une certaine gauche et certains mouvements pro-crime.

C'est pour cela qu'on va insister sur l'État de droit. Et s'opposer aux prétentions de la Constitution française à la suprématie sur le droit international. Les accords internationaux se respectent. Si on les rejette, on en sort, de ces accords. Mais on ne joue pas au chat et à la souris en prétendant les respecter mais seulement parce qu'on serait gentils et sympas... ce qui est la position, hypocrite, française.

caroff

@ Axelle D 14h18 (@ Wilfrid Druais)
"Sans oublier que la plupart des grands compositeurs de musique classique furent eux-mêmes des improvisateurs de génie à l'orgue ou au piano par exemple (Liszt, Bach, Beethoven, Chopin, pour n'en citer que quelques-uns...)."

L'art de l'improvisation s'apprend au CNSM, notamment en classe d'orgue. Dans ce domaine, la France peut s'enorgueillir d'avoir formé des musiciens à la réputation mondiale. Que l'on pense à Marcel Dupré à Saint-Sulpice, Pierre Cochereau à Notre-Dame, Jean Guillou à Saint-Eustache, Pierre Pincemaille à Saint-Denis, capables d'improviser des fugues à cinq voies, des fanfares, des toccatas, des ricercares, etc.

Pour être un grand improvisateur, il faut maîtriser totalement l'harmonie et le contrepoint: ce sont des préalables pour tous ceux qui souhaitent briller au clavier.
Pourquoi les organistes sont-ils devenus au fil des temps, y compris avant Bach, des improvisateurs ? c'est que les offices avaient (et ont toujours) des durées très variables: ainsi pour éviter les trous ou les silences pendant les messes, l'organiste s'empare d'un thème (grégorien ou chanson populaire) et brode dessus selon des formes variables qui dépendent des ressources de l'instrument... et de l'inspiration du musicien.

Au niveau de la virtuosité, les musiciens classiques développent en général une technique beaucoup plus poussée que les musiciens de jazz pour interpréter les oeuvres écrites. Un professionnel classique est capable de jouer n'importe quelle improvisation d'un professionnel de jazz, pourvu qu'elle soit notée. L'inverse est plutôt l'exception que la règle. Même le meilleur pianiste de jazz (Art Tatum ou Oscar Peterson) serait à mon avis incapable de jouer le troisième concerto de Rachmaninov ou l'Etude n°2 de Liszt comme le ferait n'importe quel finaliste d'un concours international.

stephane

@ Achille

Macron nous a évité Bernard Tapie aux Invalides, c'est déjà pas mal. En progrès, à confirmer.

Axelle D

@ Wilfrid Druais | 13 octobre 2021 à 08:03

Que lis-je, qu'entends-je, les musiciens classiques seraient (généralement) incapables d'improviser selon vous ?
Quelle blague !

Alors qu'à l'inverse et bien que l'improvisation ne soit plus enseignée, de longue date, dans les conservatoires et écoles de musique, la plupart des bons musiciens (y compris amateurs) prennent un immense plaisir à improviser avec leur propre instrument sur des thèmes multiples...

Sans oublier que la plupart des grands compositeurs de musique classique furent eux-mêmes des improvisateurs de génie à l'orgue ou au piano par exemple (Liszt, Bach, Beethoven, Chopin, pour n'en citer que quelques-uns...).

Quant à Mozart, qui n'a jamais entendu les multiples et infinies variations (en rythme classique, jazz etc.) autour de la célèbre chanson enfantine : Ah ! vous dirais-je maman ?

Pour finir, un peu de culture musicale concernant l'impro (qui peut s'avérer bien utile quand on a un trou de mémoire en plein concert !) :

https://youtu.be/pd4nwO7acEQ
https://youtu.be/p69Z86D2V7k

F68.10

Ce qui me frappe, dans le texte du billet, c'est à quel point la notion d'État de droit semble lié, pour Monsieur Bilger, à un droit de plus en plus formel au prétexte de respecter lesdits droits.

Paradoxalement, pour moi, la notion d'État de droit, c'est quand même un concept qui est censé s'opposer à un droit en roue libre qui ferait fi, sous prétexte de formalisme, des réelles conditions d'accès au droit et de réellement respecter certains droits fondamentaux.

J'ai le sentiment que, pour se prémunir de violer l'idée de l'État de droit, le droit pratique une fuite en avant dans le formalisme. Plus il y a de tampons, mieux c'est fait, mieux l'État de droit est respecté.

Or, c'est là réellement ce que je trouve de plus fallacieux. L'État de droit n'a jamais été pour moi une question de montagne de tampons et de fétichisme de principes abstraits qu'on devrait suivre à la lettre jusqu'à l'absurde.

Je ne vois pas, par exemple, au nom de quoi la notion d'État de droit imposerait à la police de répondre avec des armes de poing à des gangs équipés d'armes de guerre. Je ne vois pas en quoi la notion d'État de droit devrait nous imposer de nous voiler la face et de nier l'existence de gangs qui nient à l'État ses prérogatives sur leur territoire. Ce n'est pas l'État de droit que d'être sympa et démocrate avec des gangs. Ce n'est pas l'État de droit que traiter des territoires à l'aune d'un État de droit qui n'est invoqué que pour mieux se soustraire au droit lui-même.

L'État de droit reste pour moi une question importante. Même si elle doit s'incarner dans un formalisme légal à un moment donné, ce n'est pas uniquement une question de respect formel de ses dispositions, détachées de la réalité.

Vider un concept de son sens, cela peut revêtir plusieurs formes: 1. l'essorer dans un formalisme qui permet de prétendre le respecter alors que seul le formalisme l'est, mais le fond n'y est pas 2. instrumentaliser un concept à l'encontre de lui-même, comme l'État de droit contre le droit, de la même façon que certains instrumentalisent la liberté d'expression contre le débat et les idées elles-mêmes.

Je ne suis personnellement absolument pas compréhensif face à ce type de dérives.

Par contre, quand je vois, je le répète, des femmes qui dans des établissements hospitaliers, se font stériliser en loucedé, et, après l'avoir découvert, doivent monter à Strasbourg parce que tout le monde ferme les yeux... au prétexte de formalisme... oui, l'Etat de droit à un sens.

L'Etat de droit, c'est fait pour que ce genre de chose n'arrive pas ou plus. Pas pour tolérer les "massacres homophobes" au prétexte de respecter l'État de droit et d'être gentil avec les minorités homophobes et fières de l'être. Ce qui, en soi, est complètement antithétique de l'État de droit, qui est justement censé protéger ces minorités homosexuelles non seulement de la majorité, mais aussi des minorités homophobes...

Il y a toujours la tentation d'utiliser la démocratie contre la démocratie, la liberté d'expression contre la liberté d'expression, et l'État de droit contre l'État de droit. Si on n'accepte pas cette réalité de la perversion humaine, nul respect formel d'un État de droit abstrait ne protégera les droits de personne.

Maintenant, je ne peux que aller dans le sens de Robert Marchenoir: c'est toujours difficile de parler d'un concept comme l'État de droit tant il évoque d'automatismes mentaux et de caricatures mentales. Que tout le monde instrumentalise.

Mais quand je vois des gens qui défendent l'État de droit et qui s'asseyent sur la valeur des référendums, comme en 2005, je le dis clairement: ces gens se f*utent de nous. Cela, c'est une manipulation mentale: depuis quand l'État de droit, ce serait s'asseoir sur le vote ?? L'État de droit, c'est censé assurer la démocratie. Pas châtrer les électeurs.

Soyons clair: si en France, on ne veut pas du RIC ou des votations, ce n'est pas un hasard, et ce n'est pas la faute à l'État de droit. Si on a mis en place un concept impraticable en place à la place, comme le RIP, c'est justement là cette détestable pratique qui consiste à se satisfaire de formalisme pour vider les concepts de leur substance et en changer le sens. De facto, c'est là une insulte au Français. Si l'État français a la démocratie en horreur, ce n'est pas la faute aux droits de l'Homme et à l'État de droit...

L'État de droit n'est pas la propriété exclusive de ceux qui veulent détruire ce qu'il est censé protéger: la démocratie, entre autres.

Cette perversion des principes, on la voit à l'œuvre partout dans le monde.

Aliocha

Tout dépendra de la définition d'un humanisme qui serait pragmatique, capable de faire prendre conscience au citoyen européen qu'il est le seul, de par son histoire, à pouvoir incarner l'équilibre relationnel indispensable à l'établissement démocratique, mis en danger par l'incapacité des États de droit à protéger leur population des concurrences féroces comme des désirs illibéraux d'une régulation tyrannique, en même temps !

La conciliation des concepts ne saura s'exonérer des exigences d'une réconciliation des personnes comme des peuples qui est le fondement européen, espérons qu'il se trouvera une raison qui saura éviter en temps de campagne les tentations du buzz des clivages et de la haine, qu'il serait possible à Wauquiez de ne pas tirer à boulets rouges sur Bertrand, ou Bayrou sur Edouard Philippe, ou de truc sur machin, et inversement.

Il est donc préférable, à mon avis, de parler d'enjeu plus que de défi, d'apaisement plus que de conflit, même si la tâche est considérable, c'est un argument supplémentaire pour en appeler à la force collective qui saurait s'agréger autour d'un humanisme qui saurait se définir sans désigner d'ennemi autre que l'exacerbation des conflits, cette vocation d'un pragmatisme européen qui, ayant tiré les leçons de son histoire, saurait inventer l'expression d'un État à même de garantir un futur viable, formulant l'instrument de sa régulation, l'équilibre de la relation entre les êtres comme entre les groupes sociaux qu'ils constituent, ce fondement anthropologique seul à même d'autoriser l’État de droit à ce que plus aucune autre institution n'est capable, exercer la force légitime nécessaire à sa survie.

Robert

Je pense, Monsieur Bilger, que l'on fait un usage extensif de l’État de droit.
En effet, il y a une confusion de notre notion traditionnelle française de l’État de droit, donc dans notre droit national, avec celle qui sous-tend le droit européen, État de droit signifiant un ensemble de normes qui seraient supérieures à celle des États nationaux.

Monsieur Macron joue de cette confusion lorsqu'il parle de la souveraineté européenne qu'il appelle de ses vœux. Or, le principe fondamental en Droit reste que la souveraineté appartient aux peuples européens et qu'il n'existe pas de peuple européen au sens juridique, chaque peuple ayant sa ou ses langues, son territoire avec ses frontières, sa culture, ses us et coutumes qui ne sont pas réductibles à des instances administratives, juridiques ou commerciales supranationales n'ayant aucune légitimité tirée de la volonté des peuples par des élections libres.

L'Union européenne comme toutes ses instances, à commencer par la Commission européenne et la plupart des organismes qui lui sont attachés, à l'unique exception du Parlement européen dont les membres sont élus mais dont le pouvoir législatif est des plus restreints, produisent un corpus de normes qu'elles prétendent systématiquement supérieures aux droits internes des États qui la composent du fait qu'elles considèrent les traités constitutifs de l'Union, notamment le Traité de Lisbonne, comme ayant valeur constitutionnelle au sens absolu où l'entend l'UE. Ce qui est juridiquement faux, le projet de traité constitutionnel de 2005 ayant été rejeté par la peuple français notamment.

Le conflit juridique avec la Pologne, précédé notamment par les affirmations de la Cour allemande de Karlsruhe qui affirmait la primauté des principes constitutionnels de l'Allemagne, enfonce un coin supplémentaire dans la norme européenne. Quand l'Allemagne affirme ce principe, personne ne "moufte". Quand la Pologne en fait autant, on pousse des cris d'orfraie et on la menace des pires représailles, notamment budgétaires. Est-ce là l’affirmation des droits égaux de tous les membres de l'UE ?

Où l'on revient au fameux principe de subsidiarité évoqué par monsieur Delors à l'occasion du traité de Maastricht : à l'UE tous les pouvoirs, aux États constitutifs et à leurs peuples les miettes...

Sur ces points, il est intéressant de lire le point de vue d'André Bellon : https://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article1950

Il me semble que l'on est en train d'assister à une volonté d'émancipation des peuples européens sur le fondement de la liberté des peuples à choisir eux-mêmes leur destin que l'Union européenne met à mal par sa volonté absolutiste.
Et donc, l'on en arrive progressivement à la nécessité d'en revenir à une Union européenne des Nations conservant leur souveraineté fondamentale, issue de la volonté des Peuples, et ne déléguant à l'Union que des compétences limitées. L'exact inverse de ce que la machine bruxelloise a réussi à imposer jusqu'ici.

Ninive

Monsieur Philippe Bilger,

Merci pour ce billet qui touche le nœud du problème de la rupture des citoyens avec l'Etat... une République qui n'a plus aucun sens si ce n'est satisfaire ceux qui en ont le contrôle.
Macron comme ses prédécesseurs est un escroc qui joue avec les finances publiques pour assurer sa présence... présence qui ne satisfait pas les désirs des Français.

vamonos

Entre l’Etat de droit classique et la sécurité des Français le gouffre s’agrandit, l’accent des cimes sombre dans l’abîme.
L’Etat de droit devenu une citadelle inaccessible, loin des contingences, de la pollution et des critiques. La somme des couches légales et réglementaires augmente la jurisprudence pour blinder les remparts de cette forteresse devenue inexpugnable. En face, le peuple subit ou profite, parfois les deux en même temps. Entre les deux, un océan d’incompréhension, l’abîme se creuse.

Le déclin n’est pas inéluctable, pour inverser la tendance, il faudrait que le classicisme de l’Etat de droit se brise, que le balancier parte dans l’autre sens. Il faudrait que la harangue d’Oswald Baudot soit revue, corrigée et combattue. Cela ne suffirait pas mais constituerait un début pour commencer à mettre fin à une situation délétère.

La harangue d’Oswald Baudot à des magistrats qui débutent :
https://www.quartierdeslibertes.be/actualites/la-harangue-doswald-baudot/

Achille

@ Wilfrid Druais | 13 octobre 2021 à 07:17
« Ça y est ! Le dernier résistant est mort, hommage aux Invalides ! Quelle surprise... Macron ne respecte rien. Tout est bon pour sa réélection. Un vrai nécrophage ! »

Écrire ce genre d’ineptie à 7 h 14 du matin laisse entendre que vous êtes censé avoir décuvé des libations de votre nuit. Vos propos sont donc inexcusables.

S’il est un homme qui mérite les hommages aux Invalides, c’est bien Hubert Germain, le dernier compagnon de la Libération.
Qu'auraient dit ses détracteurs si le président ne lui rendait pas hommage le 11 novembre prochain pour son comportement héroïque durant la dernière guerre ?

Il en est de même pour les soldats morts pour défendre notre liberté, comme ce caporal-chef Maxime Blasco âgé de 34 ans, tué au Mali en septembre dernier.

Par contre J-P Belmondo, c’était quand même un peu déplacé, mais il était paraît-il grand officier de la Légion d’honneur, alors…


Exilé

Un excellent billet, lucide et plein de bon sens.

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