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20 janvier 2022

Commentaires

Marcel P

@ Achille

Inépuisable, vous voulez manger des kebabs français - pas forcément de souche, une origine anatolienne sera donc tolérée.

Mais vous êtes donc désormais contre la circulation des personnes et la libéralisation des activités professionnelles au sein de l'Europe ? C'est-à-dire qu'au moment où des membres de la majorité se permettent de critiquer les pays d'Europe centrale qui entendent défendre les frontières extérieures - donc Schengen, dispositif de la construction européenne -, vous critiqueriez un autre pendant de cette construction ?
Et ainsi, finalement, vous militez pour la préférence nationale, en reprenant le propos de Philippe de Villiers en 2005, au sujet de la directive Bolkestein. Intrigant, mais pourquoi pas.

Après, chacun voit midi à sa porte. Je ne suis pas si mécontent de pouvoir trouver des bons escargots de Bourgogne capturés en Pologne et de l'électroménager à somme modique ne provenant pas de Chine. Et, fondamentalement, je suis plus pertubé et inquiet pour l'avenir de la présence de hordes de clandestins devenus livreurs de tout poil, que ce soit en se passant des comptes über ou employés par des sous-traitants de services postaux (https://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/chronopost-a-alfortville-quinze-de-jours-de-greve-pour-rien-21-12-2021-H24JX4KCFVG6HAW6YRIPGDWRE4.php ), dont une part considérable ne maitrisent pas les règles élémentaires de l'hygiène et de la politesse, qui ne seront jamais compétitifs sur le marché de l'emploi dès lorsqu'ils obtiendront inévitablement un titre de séjour. Parce qu'ils sont en complet décalage en terme d'éducation et d'instruction avec ce qu'on peut attendre d'un employé rémunéré légalement.
La moins-disance sociale que permet la directive Bolkestein pose question en terme de politique d'emploi -je n'ai en tout cas pas l'impression qu'elle chiffonne la majorité- mais, dans une perspective française, elle baisse le coût de la vie. Et dans une perspective actuelle où le chômage ne semble pas vraiment être un problème majeur en France, elle ne fait donc que baisser le coût de la vie.

En fait, vous êtes un bien meilleur défenseur du libéralisme économique lorsque vous l'attaquez.

Robert Marchenoir écrit que "De Gaulle, quand il est arrivé au pouvoir pour la seconde fois, a fait une réforme libérale de l'économie". Par ailleurs, il nous explique que la France est un pays soviétique depuis 1945. Toujours aussi cohérent.
La question est de savoir si Robert Marchenoir est assez demeuré pour croire que "dépense publique" signifie coût de la fonction publique.

Les 55 % de PIB de dépense publique en France, c'est 31,9 % pour la protection sociale (retraites, santé et maternité, famille, chomâge, exclusion sociale, aides au logement), 6 % pour les affaires économiques (dont transports). Ensuite vient l'enseignement 5,3 %. Après, on passe sous la barre des 2 % avec la défense, les intérêts de la dette, la sécurité intérieure et justice, loisir, culture et culte, protection de l'environnement.

La part majeure, c'est du social, ce n'est pas le paiement de fonctionnaires. Le reste, que ce soit public ou privé, cela correspond à des coûts que les Français devront payer. Si on privatise intégralement l'enseignement, au-delà du fait qu'on perd toute possibilité de politique d'enseignement, ça ne coûtera vraisemblablement pas moins cher aux Français. Ce serait juste très probablement plus inégalitaire - le prix d'entrée de la Ivy League n'est pas celui des grandes écoles française.

Mais le propre du Marchenoir, c'est que c'est brouillon et mal renseigné. Pour résoudre les difficultés de décomptes de fonctionnaires, il écrit "les contractuels, dans tel ou tel pays, sont compris dans les effectifs officiels des fonctionnaires... selon toute vraisemblance, ils le sont : un fonctionnaire, c'est un type qui est payé par l'État". Une simple recherche sur Internet, premier lien sur vie-publique.fr indique : "un fonctionnaire est une personne employée par un organisme public dans un emploi permanent".

Mais voilà, il trouve un article de presse dont il ne comprend pas le contenu. Il croit qu'écrire que "un agent sur cinq de la fonction publique est contractuel" signifie que les contractuels sont fonctionnaires. S'il avait lu le premier lieu sur vie-publique.fr, il aurait lu que "les fonctionnaires ne représentent qu’une partie des agents de l'administration. Sont aussi employés des agents publics titulaires (fonctionnaires et autres catégories) et des agents non titulaires (auxiliaires, agents contractuels, vacataires)". Un contractuel n'est pas un fonctionnaire.

"Vraisemblable", qu'il écrivait. Il aborde des sujets dont il ignore tout, il lit des articles dont il ne comprend pas les nuances puis il fait confiance à son esprit de déduction limité. Il a décidément bien besoin d'une documentation publique, adaptée pour être compréhensible par le plus grand nombre.

Quand Marchenoir évoque la Suisse, il oublie de dire (sans doute parce que ça comme le reste, il l'ignore) que la suppression du statut de fonctionnaire en Suisse a entraîné une hausse des effectifs des agents publics suisses de 6,7 % sur cinq ans. Le secteur public est désormais le plus gros employeur en Suisse, à 23,6 %, tandis que l'industrie et le tourisme ont reculé. C'est supérieur à la France où nous sommes à 21 %.

Ceci étant dit, tout le monde remarquera que Marchenoir a légèrement dévié dans son argumentaire. À la base, c'était trop de fonctionnaires purement et simplement - désormais, il semble dire que même plus de fonctionnaires c'est bon, pour peu que le statut des fonctionnaires soit supprimé.
En gros, finalement, il s'en cogne désormais de la question de la dépense publique. Ce qui le heurte, c'est cette inégalité de statut.

"…en somme contrairement à ce que dénoncent la plupart des experts, que la France n'a pas une fonction publique excessivement nombreuse ?"

La plupart des experts disent aussi que Robert Marchenoir est une buse qui n'entrave rien de ce qu'elle raconte et se raccroche aux branches de message en message. Invoquer "les experts", est-ce bien suffisant ? Peut-être.

Bill Noir

RA-CAILLE-RA

C'est une maladresse, voire une faute, que de se désintéresser d'une question dont se sont emparés nombre de gens honorables et désintéressés… a fortiori quand c'est un spécialiste qui s'en était saisi.

Un mot, quelle que soit la langue, désigne quelque chose… mieux vaut que la correspondance soit univoque… biunivoque c'est encore mieux.
La démonstration largement en cours ici montre que le mot racaille (caillera en verlan) échappe au principe de base : il varie selon la personne qui l'utilise et aussi son interlocuteur du moment. C'est inextricable mais personne ne s'en offusque…

Je suis d'autant moins enclin à me fourrer dans cette polémique que je suis confronté à une inquiétude quasi autre au sujet du mot « arabe », lequel débarrassé de tous les sarcasmes et ordures que le bas peuple utilise à titre de synonymes reste d'un emploi ambigu… propre mais ambigu… car dans une conversation courante, entre Gaulois, il avoisine avec le rude mot « musulman » et même – quand on sort carrément des limites de la décence – avec le mot « islamiste ».

Les gens de bonne tenue se comportent honorablement en la matière. Ils savent très bien qu'il y a des arabes qui ne sont pas musulmans (peu mais ça existe), des musulmans qui ne sont pas islamistes (enfin c'est ce qu'on dit) et même des islamistes qui ne sont pas arabes (les plus dangereux).
Le champ sémantique en question est complété par des termes plus techniques comme djihadiste ou salafiste, qui n'apparaissent que dans « les revues spécialisées » réservées aux savants et qui n'interfèrent pas dans les échanges de l'homme de la rue !

Finalement le mot arabe, imprécis, acquiert sa juste signification quand il est employé avec noir – lequel désigne précisément une couleur de peau – dans l'expression usitée : « les noirs et les arabes » !

P.-S.: je profite de cet envoi pour dire à chaque dame de ce blog : « Bon dimanche ma caille ! »

Patrice Charoulet

Un grand séducteur

Macron, lycéen, séduit sa prof de français, mère de trois enfants. Il séduit le philosophe Paul Ricoeur, et devient son assistant en Sorbonne. Il séduit divers milieux patronaux et bancaires. Il séduit Jacques Attali, qui lui fait jouer un rôle-clé dans le rapport qu'il dirige. Se lançant en politique, il séduit Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Elysée . Montebourg parti, il séduit Hollande, et devient ministre. Hollande sous son charme ne l'imagina pas trahir. Il séduit divers donateurs pour lancer son opération présidentielle. Il séduit à gauche divers élus, Gérard Collomb, maire de Lyon, fan de la première heure, Richard Ferrand, socialiste, Castaner, socialiste, Le Drian, socialiste. Il séduit des jeunes, des start-uppers. Elu président, il séduit le juppéiste Edouard Philippe, Le Maire, le sarkozyste Darmanin. Dans les rues, c'est le roi du selfie. Dans les grands débats, partout en France, il séduit les foules. Il téléphone une demi-heure à Zemmour, pour le séduire. Il va parler trois heures à Raoult (quand ce professeur était au comble de sa gloire), en allant à Marseille. Il tente de séduire Villiers en allant en Vendée. Il tente de séduire Trump et Poutine, mais... il séduit Merkel.

Trois avis du penseur Marcel Gauchet : « Le macronisme, c'est Macron tout seul », « Macron est insaisissable idéologiquement », « Macron est dans l'ambiguïté permanente ».
Quand on veut séduire du matin au soir...

Bill Noir

CANNIBALE

Je ne sais rien de cette affaire et n'en veux rien connaître… mais elle m'a amusé en m'apprenant que l'on donnait des permissions de sortie dans les hôpitaux psychiatriques. Comme dans les zonzons quoi !

Je suis vieux jeu… c'est l'âge… dans ma jeunesse on parlait d'asiles d'aliénés… des lieux où l'on mettait pour le compte (!) des gens qui ne pouvaient se comporter convenablement… à l'époque on en parlait beaucoup dans la littérature.

Céline, qui y avait travaillé un temps en avait fait une relation savoureuse… tout bien tout honneur il rendit hommage à Semmelweis, martyr de la Science qui s'en était allé mourir dans un de ces établissements.
Chateaubriand a eu lui aussi quelques soucis avec sa sœur… et à l'adolescence ça marque… sa Lucile avait été placée chez Les Religieuses, c'était plus convenable !

Mais le sommet de la désolation est atteint avec « la vie et l’œuvre » de Camille Claudel. Cette sœur, abandonnée dans un mouroir par un frère qui vivait dans un château, dont le travail est, en sculpture, aussi imposant que celui de Paul en littérature, dont le souvenir me faisait pleurer… aujourd'hui il me fait douter de cet écrivain.

Une autre réminiscence désagréable remonte encore, associée au « problématique » Claudel : nous nous faisions une fête d'aller voir « Le soulier de satin »… un dimanche complet 10h-24h au TNP Chaillot Vitez – plus beau que ça tu meurs – c'était la dernière… un enfant qui tombe malade… je suis allé porter mes billets au théâtre... dans le hall il y avait une foule qui espérait, j'ai fait deux heureux.

Mes souvenirs valent mieux que la vie d'aujourd'hui sous Macron.

Bill Noir

Le massacre de la rue d'Isly

Macron va s'en occuper. Un des événements les plus complexes de la guerre d'Algérie : au minimum 7 « paramètres » à considérer… ce n'est pas son problème… des voix à rafler !

Bill Noir

Macron va faire un geste au sujet de la guerre d'Algérie.
On craint le pire !

Serge HIREL

@ Achille | 25 janvier 2022 à 17:24
« Trois bobards en dix lignes ! Ben voyons ! »

Le principe du contrôle de la fiabilité d’une information est simple : mieux vaut la vérifier auprès de la source primaire qui l’a émise - en ce cas, le site dédié de la Commission européenne - plutôt qu’en consultant un article de presse (source secondaire) et encore moins une source tertiaire (les réseaux sociaux). Par ailleurs, la date de l’émission de l’information à contrôler est toujours d’une importance capitale. F68.10 vous expliquerait cela mieux que moi...
Le reste de votre message est sans importance : une ruade de plus... Au fait, « Ben voyons ! » n’est-ce pas une marque déposée de la zemmourie ?

Bill Noir

Hier soir, rentrant inhabituellement chez moi dans la nuit froide et humide à l'heure où se produit Mathieu Bock-Côté, j'ai été frappé par le spectacle de ces hommes noirs juchés sur des engins à deux roues extravagants, portant sur leur dos des calebasses parallélépipédiques isothermes qu'ils chargent de pizzas spongieuses devant des échoppes à bouffe, roulant à fond la caisse dans des rues tortueuses mettant en danger leur vie et celles des piétons aventureux, s'escrimant après des sonnettes d'immeuble qui ne marchent jamais… pour apporter des nourritures, moyennant quelques roupies, à des gens adipeux vautrés sur leur canapé qui ont la flemme d'aller les quérir eux-mêmes au magasin du coin.

Je me suis alors demandé si les blancs d'Europe n'avaient pas réinventé l'esclavage.

Achille

@ Serge HIREL | 25 janvier 2022 à 15:17
« Vous avez un vrai problème avec le contrôle de la fiabilité de vos sources. L’article de Libé est biaisé et obsolète. »

L’article est biaisé et obsolète.
Trois bobards en dix lignes ! Ben voyons !
Finalement quel que soit le lien que je joins à mes commentaires, je n’ai rien compris. C’est très zemmourien comme raisonnement.
En fait je crains que ce soit vous qui ne comprenez rien ou pire, faites semblant de ne pas comprendre.
Va falloir désormais que je vous joigne des articles de Valeurs actuelles ou de Boulevard Voltaire pour que vous compreniez.

À noter que Zemmour s'est déjà fait remettre en place par certains historiens pour avoir interprété à sa façon certains de leur passages.
Il semble que lui aussi ait du mal à comprendre ses sources ! :)

Serge HIREL

@ Achille | 24 janvier 2022 à 17:10

Il suffit de prendre la peine de chercher un peu sur Internet et on trouve quelques chiffres qui le démontrent.
Vous avez un vrai problème avec le contrôle de la fiabilité de vos sources. L’article de Libé est biaisé et obsolète.

Biaisé, puisqu’il prétend calculer les contributions nationales au budget européen en prenant en compte le PIB par habitant, et non le PIB, comme les membres de l’UE l’ont jusqu’à maintenant admis. Obsolète parce que ce texte date de 1919, époque à laquelle nos amis britanniques étaient encore européens...
Il vous reste donc le doigt mouillé...

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@ Achille | 24 janvier 2022 à 20:16
« Pour cela il convient d’harmoniser le coût du travail au sein de l’UE tout simplement »

J’aime beaucoup le « tout simplement »... Connaissez-vous le « 06 » d’un vendeur de baguettes magiques ?

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@ Achille | 25 janvier 2022 à 08:34

Trois bobards en dix lignes !
- Il ne s’agit pas d’une surtaxe mais de la TVA à 20 % à régler sur les produits en provenance des pays hors UE et que le e-vendeur vend hors taxes. Ce nouveau règlement ne concerne que les produits vendus moins de 22 euro HT, ceux plus chers étant déjà tous assujettis à la TVA.

- Cette « surtaxe » n’est pas franco-française et EM n’est pour rien dans ce nouveau règlement, qui, édicté par la Commission européenne, est appliqué sur l’ensemble du territoire de l’UE (sauf outre-mer).

- Les Etats-Unis ne surtaxent aucun produit français. Cette menace a été abandonnée en janvier 2021 et était une réponse à la décision de la France de créer une « taxe GAFA ».

Bill Noir

Nathalie MP. Après Lucile, Robert Marchenoir cite le blog de cette dame. Ils ont raison, il est remarquable à plus d'un titre. Sauf que les voyous – dont je fais partie – y sont éjectés avec violence. C'est pas bien, ce n'est pas comme ici où… bref !
Être viré sur un différend scientifique par une personne qui sort d'une excellente école de commerce c'est lourd, ça pèse dans les fontes… avec les intellectuelles de ce temps mieux vaut adopter les manières des petits marquis de Molière.

L'actualité m'a remis en mémoire le remarquable article qu'elle consacra à Lisnard David, un type qui monte qui monte, de formation modeste et qui démarra sa vie professionnelle dans la boutique familiale de prêt-à-porter sise à Cannes... une excellente rampe de lancement pour la mairie du lieu. Une fois aux commandes il se distingua par la chasse au burkini et par le nettoiement des plages !

https://leblogdenathaliemp.com/2021/06/14/portraits-2022-david-lisnard-ou-le-liberal-de-la-croisette/

Aujourd'hui il a un destin national, il a pensé quelque moment à une candidature… il ne faudra pas s'étonner de le voir surgir en 2027 pour peu que Pécresse en ait marre d'habiter à l'Élysée, demeure sombre et froide.

J'ai une raison personnelle – une fierté bien légitime – de vous signaler cet article (en plus de sa qualité indéniable) : celle d'avoir été commenté par mon oncle maternel Behenzar de Cunes.
Comme je suis tout à fait certain que vous n'irez pas farfouiller dans le fond du net je vous transcris ses deux commentaires (de juillet 21) aussi sec !

« Un article d’une ironie ravageuse qui prend toute sa place dans cette période de vote où LR se voit déjà dotée de 3 prétendants sérieux !
Faut-il penser à Lisnard… faut-il penser Lisnard ?
Un maire de Cannes, propre sur lui, aimé de ses administrées, un politicien dont on ne voulait plus rêver, peut certes faire encore vibrer des dames abonnées au Figaro Madame et à Vogue mais de là à prendre en mains le destin d’un pays en train de sombrer dans l’abandon de sa culture, de son histoire, de ses origines il y a une marge.
Mieux vaut pour nous qu’il reste à gérer sa boutique de colifichets où se complaisent les bourgeoises de sa ville ouatée, hors du temps, dernier refuge de Madame Verdurin.
Pour que la France continue il n’est pas certain qu’il soit le personnage idoine ! »

« Il y a des gens qui n’ont peur de rien et qui évoquent le maire de Cannes pour 2022.
La France comme une immense Croisette, le Dévié jouxtant le périf Est, l’Élysée transformé en un Palais des festivals : on en verrait des orchestres avec banjo comme lors d’une mémorable fête de la Music sous Président Macron !
Et le burkini serait exhibé dans les bassins du Trocadéro !
Rien n’est encore sûr mais son nom est ajouté dans la sainte liste dressée par les politologues les plus fins : Jacob, Baroin, Retailleau, Pécresse, Wauquiez, Bertrand, Barnier !
Après tout pourquoi pas, il y a de l’homogénéité dans l’air.
Pour désigner le champion il va falloir des primaires, à plusieurs tours, peut-être même des poules de classement ; pourvu que Madame Covid ne sème pas la perturbation ! »

Janvier 22 : Lisnard est maire des maires de France et Pécresse sera à l'Élysée… tout baigne !

Achille

@ Ellen | 24 janvier 2022 à 22:40
« Achille, vous êtes un merveilleux rêveur. Je suis sûre que votre chouchou vous a entendu. En passant, parlez-lui aussi des made in China. Peut-être qu'il vous écoutera. »

Mais il m’a écouté .
À noter que les Américains ne se gênent pas pour surtaxer certains produits français qui font concurrence à leurs producteurs, comme notamment le fromage et le vin français.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Je suis aussi attaché que vous à la science et à la pensée scientifique. Je suis d'ailleurs le secrétaire général d'une vénérable institution qui s'appelle l'Afas, Association Française pour l'Avancement des Sciences, créée en 1872."

J'avais repéré cette affiliation de votre part dans le passé. Et n'en avais jamais fait mention sur ce blog, car j'évite de traiter les questions de ce type sous un angle personnel.

Les gens ont différentes relations à la science et différentes raison de la promouvoir ou de la combattre. Ces raisons ne sont pas uniformes et parfois plus contradictoires qu'il n'y paraît.

Une des raisons principales qui fait que je la défends, c'est surtout que je défends sa méthode, que je ne restreins pas au pur champ du matériel ou ce qu'il est convenu d'appeler la science de nos jours, mais j'en étends bien la légitimité là où elle en est généralement exclue: la morale et les politiques publiques: la "philosophie" se doit d'être scientifique, rationnelle.

En médecine, la situation a une double particularité: 1. les connaissances y sont généralement moins sûres qu'ailleurs, j'en conviens avec vous 2. par contre, il est crucial, fondamental, en médecine, de par la nécessité de la prise de décision et les enjeux moraux associés, de savoir suspendre son doute sur la base de données qui en d'autres domaines resteraient de l'ordre du doute.

Si on veut soutenir la relativité d'Einstein, il faut exclure tout doute (dans la mesure du non-ridicule). Si on veut soutenir Feynman, il faut montrer la coïncidence des prédictions théoriques et des mesures expérimentales de l'anomalie du moment magnétique de l'électron à une précision de 1 contre 1 milliard.

Quand on prend des décisions de politiques publiques pour enrayer le sang contaminé, il est criminel d'exiger des connaissances précises à 1 contre 1 milliard.

Quand on prend des décisions en médecine, on évalue les données existantes, on les pèse, on explique comment on les pèse, on explique en quoi on suit les règles d'épistémologie standard. Quand on en dévie, on est responsable.

Dans l'affaire du sang contaminé, on a fait le choix de ne pas prendre en compte les données des tests américains. Pour du favoritisme. C'est criminel. Et c'est la cerise sur le gâteau en ce qui concerne le sang contaminé.

De la même manière que dans les cas de maltraitance médicale qui constituent une de mes préoccupations, on fait toujours le choix de sélectionner les données qui vont toujours dans le même sens, et on ne questionne jamais ces données, même en présence de falsifications flagrantes. Qu'on refuse purement et simplement de voir.

La science impose de peser toutes les données. Pas d'en exclure certaines parce qu'elles seraient américaines...

Nom de code: Cueillette de cerises. Péché cardinal du scientifique. Et, à ce niveau, criminel. Criminel parce que des vies sont en jeu.

Ce n'est pas le cas pour l'anomalie du moment magnétique de l'électron: les vies ne sont pas en jeu, en tout cas pas de la même manière ou plutôt pas avec la même temporalité.

Et c'est ce qui explique, rationnellement, en quoi la charge morale dans l'évaluation des éléments probants ne peut tout simplement pas être la même en médecine et en physique théorique.

C'est ce point précis qui fait le crime.

C'est pour cela que les processus internes dans ces administrations doivent être solides, efficaces, critiqués en interne comme à l'externe. Et pas comme le font les antivaxs. Ni les fonctionnaires. Car la Science n'est pas l'État, et l'État n'est pas la Science.

En France, nous faisons, scandale médical après scandale médical, le choix de l'irresponsabilité... parce que ?... parce que c'est l'État. Et qu'on a un problème de fétichisme. Vous parleriez probablement d'idolâtrie.

Un problème de fétichisme étatique, ou un problème culturel et structurel de complaisance. C'est selon, ou peut-être même les deux.

Ellen

Achille, vous êtes un merveilleux rêveur. Je suis sûre que votre chouchou vous a entendu. En passant, parlez-lui aussi des made in China. Peut-être qu'il vous écoutera.

Vous allez encore me dire: "Pour cela il convient d’harmoniser le coût du travail au sein de l’UE tout simplement ou à défaut tarifer les prestations effectuées en France au coût pratiqué par les entreprises françaises.
Cela vaut aussi pour le prix des kebabs."

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Je suis aussi attaché que vous à la science et à la pensée scientifique. Je suis d'ailleurs le secrétaire général d'une vénérable institution qui s'appelle l'Afas, Association Française pour l'Avancement des Sciences, créée en 1872.
Notre carte de vœux pour 2022 porte cette citation de Galilée : "le doute est père de la création".
Vous devriez faire plus de place au doute dans vos commentaire. Et au contraire en bannir les accusations, elles n'ont aucun caractère scientifique.

Achille

@ Ellen | 24 janvier 2022 à 18:24
« Achille, vous voulez quoi ? un travail bien fait par les plombiers polonais et pas cher, ou un "travail d'arabe"... sapé ? »

Ce que je veux ? Un travail bien fait par des plombiers français (pas besoin qu'ils soient de souche) tout simplement.
Pour cela il convient d’harmoniser le coût du travail au sein de l’UE tout simplement ou à défaut tarifer les prestations effectuées en France au coût pratiqué par les entreprises françaises.

Cela vaut aussi pour le prix des kebabs.

F68.10

@ Exilé
"En quoi la relation de faits avérés devrait-elle être qualifiée de cette manière ? Faut-il, selon vous, au nom d'une curieuse conception de la politesse et de la responsabilité, jeter un voile pudique hypocrite sur un scandale d’État quel qu'il soit ?"

Ce qui est un scandale, c'est que vous osiez prétendre qu'il y avait un politiquement correct sur les homosexuels à l'époque du sang contaminé.

Ce qui est un scandale, c'est de refuser de comprendre que ce scandale est la faute de notre administration. Pas des drogués qui se piquent.

Ce qui est un scandale, c'est que si Zürich a bien mieux géré le sang contaminé que nous, c'est parce que bien que conservateurs sur les mœurs, il n'ont pas hésité à mettre en place ce qu'en France on appelle des salles de shoot, ce que nous n'arrivons toujours pas à nous résoudre à faire quarante ans après. Et aussi parce que leur corps médical, qui n'est pas complètement chapeauté par un Etat nounou lent à la détente, a osé traiter les signaux faibles à partir du bas, plutôt que de se retrancher derrière une hiérarchie et des coups de tampons au bon endroit pour prétendre avoir bien fait leur boulot.

Donc, quand je lis vos propos, j'ai simplement envie de vous rentrer dans le lard quand vous instrumentalisez ces souffrances et ces morts, non pas pour taper sur les défaillances et complaisances précises qui font la spécificité française du scandale du sang contaminé, mais pour insinuer que c'était parce qu'on était trop coulant avec les homos et les drogués au nom d'un politiquement correct qui n'existait alors pas.

Et la courtoisie m'empêche de vous rentrer dans le lard comme il se doit. C'est cela, mon problème.

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@ Denis Monod-Broca
"Je suis d'accord, toute la question est là. Mais qui est ce "on" qui savait ? Et quand ? En 81, personne ne savait rien sur rien puisque le sida n'était pas apparu. En 91, quand le scandale a éclaté, "on" en savait nettement plus. Mais, entre ces deux dates, il a fallu du temps pour que ce savoir soit établi et qu'il se diffuse."

Non, Denis. On savait que les tests américains étaient plus fiables. On avait les données.
On a choisi de ne pas savoir.
C'est ce qui fait la spécificité essentielle du scandale du sang contaminé en France.
Un peu comme l'amiante, au fond. On savait aussi...

"Les institutions ne sont pas à l'abri de tout reproche, les médecins et les politiques non plus, évidemment, mais de là à parler de crimes et de criminels..."

En médecine, quand on ignore la science et quand on est en position de responsabilité, on est bien un criminel. Y'a pas de "les institutions ne sont pas à l'abri de tout reproche" qui tienne quand il s'agit de négationnisme de la science en médecine. Aucun. Zéro. Zilch. Nada. Et si vous insistez, je me ferai un plaisir de vous expliquer pourquoi par le menu détail.

Si une personne décide d'ignorer l'état de la science quand il construit un pont, et que le pont s'écroule, oui, il doit y avoir sanction.
Là, c'est pareil. Il s'agit donc bien d'un crime. Et donc de criminels. Et c'est ici plus grave qu'un pont.

Ensuite, vous vous débrouillez comme vous voulez pour savoir qui du ministre ou des lampions est le coupable. Pas mon problème. La seule chose que j'exige dans ce genre de situations, c'est que l'institution soit condamnée. Brutalement. Pour qu'elle se corrige.

Car, moi, j'en ai assez que La Science soit utilisée dans un sens pour faire chanter les patients et justifier de les cogner en psychiatrie, pendant que, dans l'autre sens, ah non !... c'est une institution !... chat perché !

Bon... ben, on peut continuer à maltraiter les autistes, puisque les institutions ne sont pas critiquables. De toutes manières, ils ne peuvent même pas parler correctement, alors on n'a rien à craindre. Et on peut toujours dire qu'on s'occupe des plus faibles. Cela fait bien à la télé. Et personne ne viendra vérifier...

Ça va bien dix minutes, ce petit jeu malsain et immoral.

Ellen

Achille, vous voulez quoi ? un travail bien fait par les plombiers polonais et pas cher, ou un "travail d'arabe"... sapé ?
Seriez-vous un anti-européen ? Là, vous vexez votre chouchou.

Achille

@ Serge HIREL | 24 janvier 2022 à 14:27
« Sur quels documents basez-vous ce constat ? Le doigt mouillé ? »

Non, il suffit de prendre la peine de chercher un peu sur Internet et on trouve quelques chiffres qui le démontrent.

Premier constat, en règle générale, plus un pays est riche, plus il contribue au budget. Or la France est considérée comme un pays riche.
Les pays les plus pauvres d’Europe sont quant à eux tous bénéficiaires, au niveau budgétaire, de leur appartenance à l’Union européenne
C’est là que l’on se rend compte que la Pologne notamment s’en met plein les pognes, avec pour remerciement ses plombiers polonais qui viennent casser le marché du travail en France...

Ninive

@ Axelle D | 23 janvier 2022 à 13:17
"Achille fait indéniablement partie des piliers respectables et estimés de ce blog."

Pilier du bar "chez Philou" qui raconte des bobards (fausses infos) aux barbots et à d'autres qui tentent sans succès de le raisonner... Son appartenance à une idéologie politique correspond à la durée d'un mandat présidentiel. (source Ninive)

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@ Bill Noir | 24 janvier 2022 à 09:02

Je ne pensais pas que vous puissiez l'écrire, mais vous l'avez fait... Bravo !

Serge HIREL

@ Achille | 23 janvier 2022 à 19:41
« Certains pays membres, notamment les plus petits, se sont inscrits à l’UE essentiellement pour profiter des avantages qu'ils peuvent en tirer, se gardant bien d'accepter les contreparties qui en découlent. »

Sur quels documents basez-vous ce constat ? Le doigt mouillé ?

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@ Achille | 23 janvier 2022 à 20:08
« Guillaume Peltier qui a erré dans plusieurs partis avant d'aller se vautrer dans celui de Zemmour. »

Je peux me tromper, mais il me semble qu’il a peut-être plusieurs fois changé de crémerie, mais qu’il les a toujours choisies sur le trottoir de droite. D’autres n’ont pas hésité à traverser la rue, n’est-ce pas ?

Quant à « vautrer »... Bon... Voulez-vous imiter Attal qui, au grand jury RTL, interrogé sur le « mercato » en cours entre VP, MLP et EZ, a jugé que MLP était « le produit original », VP « la copie » et EZ « le bac à recyclage » ? Ce qui, bien sûr, élève grandement la qualité du débat...

Exilé

@ F68.10
« Et il convient de rester poli et courtois face à ces deux propos complètement hallucinés et irresponsables ?!? »

En quoi la relation de faits avérés devrait-elle être qualifiée de cette manière ?
Faut-il, selon vous, au nom d'une curieuse conception de la politesse et de la responsabilité, jeter un voile pudique hypocrite sur un scandale d’État quel qu'il soit ?

Robert Marchenoir

@ Axelle D | 24 janvier 2022 à 00:24
"Je viens de lire que l’inénarrable Marchenoir affirmerait que la France serait (soi-disant) championne du monde du nombre de fonctionnaires, alors qu'elle n'est en réalité, s'agissant de la seule Europe que sixième après la Norvège, le Danemark, la Suède, Finlande, etc. Au final à égalité avec le Royaume-Uni..."

Encore une fonctionnariste enragée qui pinaille sans pertinence. Tout d'abord, montrez vos sources. Pour ma part, je l'ai fait cent fois.

Ensuite, on s'en moque, que la France soit première, ou seconde, ou troisième bis, pour le nombre des fonctionnaires. Elle est dans les toutes premières pour les critères qui nous occupent : nombre de fonctionnaires, dépense publique, dépenses "sociales", impôts, ancienneté du déficit, dette publique, chômage, etc., etc.

Quand on fait de la politique (par opposition au bavardage de blog, ou à la défense de ses intérêts particuliers ou ceux de sa famille), ce qui est important, ce sont les grandes lignes, pas les micro-détails gna-gna, auxquels les intempestifs dans votre genre s'accrochent parce qu'ils sont incapables de faire autre chose.

Vous pensez que votre de Gaulle, dont vous nous faites tant de cas pour de mauvaises raisons, passait son temps à savoir si les stats machin mettaient la France au premier ou au sixième rang pour le nombre des fonctionnaires ?

De Gaulle, quand il est arrivé au pouvoir pour la seconde fois, a fait une réforme libérale de l'économie, je vous le signale. Si l'on en juge par le niveau de la dépense publique sous sa présidence, de Gaulle était ce qu'on appellerait aujourd'hui un ultra-libéral. La dépense publique, de Gaulle regnante, était dans les 30 % du PIB et des brouettes. Aujourd'hui, elle est dans les 60 % et des brouettes. C'est juste deux fois plus...

D'après vous, la France ne serait que 6e en Europe pour le nombre des fonctionnaires, et donc cela voudrait dire qu'elle n'en aurait pas trop. Je vous signale qu'il y a 50 pays en Europe, et environ 190 dans le monde...

Comme vous le dites si bien, "encore faut-il, pour comprendre le truc, avoir un brin de jugeote et ne pas être bornée jusqu'au string !".

"Sans compter les pays de l'Union européenne ayant recours, massivement, bien plus que chez nous, aux contractuels, lesquels n'appartenant pas aux services publics dans lesdits pays ne figurent évidemment pas dans les statistiques de fonctionnaires."

Encore le pinaillage sans fin dont les crypto-communistes dans votre genre sont friands : cépapareil. Les arnaqueurs dans votre style vont toujours nous trouver une montagne de détails pour nous dire : on peupa comparer. La France, c'est spécial, c'est différent.

D'abord, vous n'en savez rien, si les contractuels, dans tel ou tel pays, sont compris dans les effectifs officiels des fonctionnaires. Selon toute vraisemblance, ils le sont : un fonctionnaire, c'est un type qui est payé par l'État. Ce n'est pas un type qui est invirable en vertu de mesures prises par les communistes en 1945. Ça, c'est une anomalie française.

Je vous signale qu'en France... les contractuels sont compris dans les effectifs des fonctionnaires, eh oui ! Tandis que le mammouth de la SNCF ne l'est pas, mais ça ne l'empêche pas de nous casser les pieds avec ses grèves. Et ne parlons pas des multiples "associations" créées et subventionnées par l'État lui-même, dans le but d'augmenter le nombre des fonctionnaires sans que cela se voie dans les statistiques.

Ensuite, toute à votre rage de trouver n'importe quelle paille à laquelle vous raccrocher pour démontrer l'invraisemblable, à savoir que la France n'est pas la championne mondiale du nombre des fonctionnaires (en gros, me cassez pas les pieds), vous ne vous rendez même pas compte que votre argument me donne raison et vous donne tort.

Si les pays de l'Union européenne, comme vous le dites, "ont recours massivement, bien plus que chez nous, aux contractuels", cela veut bien dire qu'ils sont massivement plus libéraux que nous ! Le vice du système fonctionnarial français, ce n'est pas seulement le nombre délirant des fonctionnaires, c'est aussi leur statut, que l'on doit à votre copain de Gaulle et à ses amis communistes à la Libération.

Ce statut, qui les met à l'abri de toute sanction et les autorise, en gros, à être payés à ne rien faire, comme ce sémillant Gilet jaune qui était "fonctionnaire" à la culture et qui était payé depuis quelque chose comme dix ans pour rester chez lui, est précisément l'une des caractéristiques qui donnent à la corporation des fonctionnaires un pouvoir dictatorial sur les destinées du pays.

En effet, dans un pays comme la Suisse, le statut des fonctionnaires n'existe pour ainsi dire pas. Non seulement le "service public" est numériquement bien plus faible que chez nous (et la Suisse a quand même le meilleur système de santé du monde, les meilleures routes du monde, le meilleur chemin de fer du monde -- en gros, me cassez pas les pieds), mais tous les fonctionnaires (sauf peut-être les soldats et les juges, me cassez pas les pieds) ont un contrat de droit privé.

Et peuvent être virés s'ils ne font pas leur boulot correctement, ce qui est bien le but de la manip. Même chose en Allemagne (seulement 30 % des fonctionnaires ont un statut privilégié, plus protecteur que le contrat de travail ordinaire), en Italie (15 % seulement)... En Suède, pays où il y avait davantage de fonctionnaires que chez nous en 2015, 10 % seulement ont un "statut". La Suède, le pays qui a presque supprimé son ministère des Finances à l'occasion de réformes libérales, confiant même la perception de l'impôt... au secteur privé !

Si vous voulez pinailler, faites-le jusqu'au bout et allez chercher tous les détails significatifs, pas seulement ceux qui vous arrangent.

"Parole de non fonctionnaire..."

Mais qui passe son temps à nous vanter les vertus de sa famille et de ses amis fonctionnaires. Ce qui est un autre versant du vice fonctionnarial français.

Lorsqu'un Français sur 11 est fonctionnaire, lorsque ces derniers représentent 20 % de la population active (chiffre officiel, le niveau véritable est supérieur), lorsque vous ajoutez à tous ces gens-là les membres de leur famille qui bavassent sur les blogs et, hélas, votent, alors vous comprenez comment même les ministres, en France, de l'avis des meilleurs observateurs politiques, ne sont guère que des porte-parole chargés de faire la publicité des décisions prises par leur administration.

Mais au fait, que cherchez-vous à démontrer, au juste, en dehors de tenter de me casser les pieds, pour rester poli ?

Le débat, en l'occurrence, consiste à savoir si une fonction publique massive (un travailleur ou chômeur sur cinq), une dépense publique quasi communiste (plus de 60 % du PIB), sont une bonne chose ou une mauvaise chose.

Pour ma part, je soutiens que c'est une mauvaise chose. Vous qui intervenez de façon si irréfléchie pour me contredire, tel un automate, à chaque fois que j'étaye cette thèse, que défendez-vous ?

Vous pensez, vous aussi, que c'est une mauvaise chose, puisque vous nous expliquez, en somme, contrairement à ce que dénoncent la plupart des experts, que la France n'a pas une fonction publique excessivement nombreuse ?

Mais alors, à quoi dois-je votre exquise et légendaire urbanité, qui me qualifie "d'inénarrable Marchenoir", qui "devrait avoir un brin de jugeote et ne pas être borné jusqu'au slip" ?

Denis Monod-Broca

@ F68.10
"Dans le cas du sang contaminé, vous continuez à faire semblant qu'on "ne savait pas". Si: on savait, Denis."

Je suis d'accord, toute la question est là. Mais qui est ce "on" qui savait ? Et quand ?
En 81, personne ne savait rien sur rien puisque le sida n'était pas apparu.
En 91, quand le scandale a éclaté, "on" en savait nettement plus.
Mais, entre ces deux dates, il a fallu du temps pour que ce savoir soit établi et qu'il se diffuse.
Et, entre 81 et disons 85, quand les hémophiles ont été, en grand nombre, contaminés, "on" était encore très ignorant.

Les institutions ne sont pas à l'abri de tout reproche, les médecins et les politiques non plus, évidemment, mais de là à parler de crimes et de criminels...

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@ Aliocha

Le peuple doit être au centre du processus démocratique, oui certes, mais, à l’échelle de l’Europe, quel peuple ?
Autrement dit, comment passer d’une construction purement juridique, un échafaudage de traités voulus et signés pas les Etats-membres, à une entité autonome englobant lesdits Etats-membres et ayant sa vie propre ? Ça s’apparente à mes yeux à de la magie. Sauf à le faire par la force, dans le sang et les larmes, comme se sont constituées, au cours de l’histoire, nos nations.

Les petites (et moins petites) nations ont leur place dans la « société des nations ». Au système actuel qui a vu apparaître un « roi sacré » régnant sur le groupe, aujourd’hui les USA, demain peut-être la Chine, préférons un système « démocratique », transposition à l’échelle de l’humanité de ce qui se passe à l’échelle d’une tribu ou d’une nation, et dont l’ONU est la préfiguration.

Bill Noir

UNE SOIRÉE À CANNES

C'était à La Bocca, faubourg de Cannes, dans les jardins de Lisnard.

Le petit juif avait loué le Palais des Victoires. La banque juive avait dû lui avancer l'argent... ces gens-là s'entraident quand il faut !

Il a réussi à remplir la salle… rien qu'avec ses amis… 4 000 qui se pressaient et se congratulaient. Ça se passerait bien… il avait pris ses précautions, échaudé par son expérience du Zénith. Cette fois toute la racaille était dehors, un millier qui hurlaient à la mort mais les portes étaient bien fermées.

Leurs vociférations avaient inquiété le maire du lieu, il réalisait trop tard que cette manifestation allait grandement irriter ses chères vieilles et adorables administrées lesquelles ne s'étaient pas retirées chez lui pour être enherbées par la « racaille » politicienne. Déjà qu'elles n'appréciaient pas trop, le printemps venu, la grande fête du cinéma et ses hordes de voyeurs qui venaient reluquer toutes les hétasses du monde entier !
À la fin du raout on s'aperçut que ceux qui étaient dehors n'était pas de la racaille mais des Zemmouriens pur sucre qui n'avaient pu rentrer faute de place… on riait, on riait, on se congratulait… ceux qui l'avaient vu en vrai racontaient aux autres leur émotion en chialant.

À la tribune il y avait tous les ralliés notoires… ça commence à faire du monde… notamment le plus frais, Collard, qui s'était lavé les cheveux pour l'occasion ! Il prononça quelques mots gentils pour sa vieille copine Marine… émouvant !

Alors le juif kabyle vint et parla… entre les salves de joie on se tut.
Il faut bien admettre que la réalisation ne fut pas à la hauteur de celle du Zénith… des imperfections techniques… des manques de souffle… un public de province moins délié, pas toujours en phase… par certains côtés c'était rassurant, ce n'était pas un grand orateur – première qualité du politicien et du vendeur d'enclumes à la sauvette sur les foires et marchés de province – mais un intellectuel en grande souffrance confronté à la misère d'un pays à la dérive... un responsable éblouissant après cette interminable cohorte d'élus au rabais qui s'agitent depuis un demi-siècle.

On retiendra d'abord l'annonce des mesures immédiates à prendre au sujet de l'invasion du cher pays... laissant de côté celles, fondamentales, pour la restauration d'une Nation abîmée et meurtrie. Il est à penser que ce mini-plan suscitera autant d'intérêt que celui sur l'École… parmi les commentateurs dûment rétribués par le régime.

Mais le grand moment de ce meeting fut l'appel qu'il lança à Marine… un appel qui venait des tripes… douloureux… émouvant… national : « Marine rejoins-nous » !… déchirant !
Il faut bien mesurer la profondeur de cet appel – non pas par son intérêt premier… électoral… mais par sa dimension « métaphysique ».
La fille de JMLP, haut tenant de l'antisémitisme primaire, secondaire etc. héraut de la vieille classe bourgeoise décadente antisémite, soutenant l'Algérie Française jusqu'à plus soif, imperméable au réel économique, défenseur non de Pétain mais des Pétainistes, catholique écônien, fervent monarchiste ignorant qu'on élit un roi tous les 5 ou 7 ans… qui depuis 50 ans bloque l'émergence d'un parti authentiquement nationaliste… la fille de cet homme viendrait, sacrificielle, effacer les méfaits de son père…

Marine envoie tes troupes au renfort de celui qui n'est rien, qui n'a rien… sauf en son cœur l'amour de la France.
Tu sauveras ton pays et ta famille !

Aliocha

@ Denis Monod-Broca

La nécessité d'un leadership, toujours refusée par les Anglais, signifie au contraire que c'est bien le peuple qui doit être au centre du processus démocratique, celui qui prête à ceux qui ont la compétence de prendre les décisions en sa faveur, sanctionnées par l'élection.

Que ce soit l'onéreuse construction du paratonnerre financier qui éviterait la succession des crises, l'indispensable investissement de la transition écologique qui permettrait de mieux gérer nos déchets, l'instauration d'une fiscalité commune qui permettrait de réguler les géants du numérique, ils ne pourront se concrétiser qu'en établissant nationalement la nécessité du consensus continental, autour des quatre piliers de la table définis par Rocard, l'économie de marché, les droits de l'homme, la protection sociale et la démocratie, valeurs dont le petit chinois comme le petit brésilien attendent l'établissement, et qui sont fondamentalement, non pas l'instauration d'un commandement dominant, mais la tentative d'invention d'un système qui permettrait de réguler les inégalités dont on voit bien actuellement que rien ne les empêche de se renforcer, creusant le lit de tous les démagogues.

Il est temps d'inventer une grammaire qui se définirait en d'autres termes que ceux de la domination, un leadership fort au nom de ces valeurs est l'essence même de la construction européenne, le contexte pandémique l'a mis en évidence, où la capacité puissante quand le continent est uni sait répondre au besoin des peuples, dessinant en conséquence la nécessité de réforme, caroff a rappelé les faiblesses de notre système de santé, qui indique à quel effort sont conviés les peuples européens pour être à la hauteur de cette ambition salvifique pour le monde, où chaque culture, ayant renoncé à dominer, trouve les moyens de sa coexistence en ce geste qui, s'il est défini comme mutuel, n'est alors pas de se soumettre, mais de participer à la mesure de ses moyens à la construction d'un avenir devenu viable.
Y'a di bolo !

F68.10

@ Ellen
@ Exilé

"Ils n'ont pas oublié et sont marqués à vie. À cause de ce scandale sanitaire et de bien d'autres, on comprend mieux pourquoi les non vaccinés hésitent encore aujourd'hui et restent prudents pour ne pas se faire injecter le vaccin contre le Covid (encore au stade expérimental)." -- Ellen

"Entre autres le fait de ne pas avoir refusé le sang provenant de certaines parties à risques de la population au nom de la non-discrimination." -- Exilé

Et il convient de rester poli et courtois face à ces deux propos complètement hallucinés et irresponsables ?!?

Axelle D

Je viens de lire que l’inénarrable Marchenoir affirmerait que la France serait (soi-disant) championne du monde du nombre de fonctionnaires, alors qu'elle n'est en réalité, s'agissant de la seule Europe que sixième après la Norvège, le Danemark, la Suède, Finlande, etc. Au final à égalité avec le Royaume-Uni...

Sans compter les pays de l'Union europénne ayant recours, massivement, bien plus que chez nous, aux contractuels, lesquels n'appartenant pas aux services publics dans lesdits pays ne figurent évidemment pas dans les statistiques de fonctionnaires.

Mais encore faut-il pour comprendre le truc avoir un brin de jugeote et ne pas être borné jusqu'au slip !

Parole de non fonctionnaire...

Robert Marchenoir

@ Marcel P | 22 janvier 2022 à 11:31

Vous êtes doté d'une capacité considérable à tartiner pendant des heures sans jamais, jamais, fournir un seul argument en faveur de ce que vous faites semblant de défendre, et que pour ma part je combats : le système fonctionnarial français.

Évitement du sujet et pinaillage à l'infini font partie des armes traditionnelles des étatistes dans votre genre.

Aussi votre commentaire ne mériterait même pas une réponse, si vous ne confirmiez votre mauvaise foi en prétendant m'expliquer, à moi, que je pense le contraire de ce que j'ai dit que je pensais.

Je vous ai mis au défi de nous dire où j'aurais réclamé la suppression totale des fonctionnaires. Vous écrivez :

"Aucun effort à faire, c'est exactement accolé à ce propos, dans la citation du vôtre, 'Chaque fonctionnaire en plus, c'est des impôts en plus, du chômage en plus et de la liberté en moins'. "

À ce point, je regrette de devoir vous dire, conformément à mes principes explicités dans ces pages, que vous êtes soit un abruti profond, soit un menteur invétéré -- l'un n'excluant pas l'autre.

Chaque fonctionnaire en plus, c'est effectivement des impôts en plus (allez-vous nier cela ?), du chômage en plus et de la liberté en moins. Cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas de fonctionnaires du tout. Cela veut dire que la fonction publique est un mal nécessaire, et qu'en conséquence, il est vital de veiller à ce qu'elle soit limitée aux missions où elle est absolument requise.

Ce que les étatistes français appellent les fonctions "régaliennes" -- tout en se réclamant de la République, allez comprendre. C'est à dire, en gros, la défense, la justice, la police et la diplomatie, comme je l'ai écrit ici environ cinq cent mille fois, et il y a vingt-quatre heures encore.

La prochaine fois que vous voudrez savoir ce que je pense, demandez-le moi, au lieu de mettre dans ma bouche des propos absurdes que je n'ai jamais tenus : ce sera plus simple.

Ce sera aussi, pour vous, un moyen de montrer que vous cherchez à débattre de façon honnête, et non à fourguer par les moyens les plus tordus votre propagande pourrie de socialiste de droite. Ce qui, pour le moment, est loin d'être gagné, je vous le signale.

On ne sait toujours pas pourquoi vous pensez que c'est une bonne chose que la France soit champion du monde de la dépense publique et du nombre des fonctionnaires -- mais ça ne vous empêche pas de passer votre temps à calomnier ceux qui se donnent la peine d'expliquer, ici, par le menu, pourquoi c'est une mauvaise chose.

Vous voudriez faire la preuve que le fonctionnariat franchouille est une arnaque perpétrée sur le dos de la population, que vous ne vous y prendriez pas autrement.

Je n'ai d'ailleurs jamais lu un seul argument, ici, en défense du nombre délirant des fonctionnaires. Uniquement des sarcasmes et des invectives à l'encontre de ceux qui pensent le contraire.

Il va de soi que dire "si on réduisait le nombre de fonctionnaires il n'y aurait plus de routes et on mourrait tous du cancer" n'est pas un argument.

Ellen

@ Exilé | 23 janvier 2022 à 15:12
"Entre autres le fait de ne pas avoir refusé le sang provenant de certaines parties à risques de la population au nom de la non-discrimination."

Les principaux responsables le savaient: les autorités politiques, sanitaires, administratives et les industries pharmaceutiques étaient assurément au courant.

Pendant que le virus du sida se propageait à toute vitesse en France, les autorités laissaient des lots de sang contaminé en circulation. Il fallait écouler les stocks du pays et répondre aux impératifs économiques.

Les personnes atteintes d’hémophilie, qui s’injectent de grandes quantités de sang, se sont contaminées en pensant se soigner. Près de la moitié d’entre elles, soit quelque 2 000 victimes, contractera le virus du sida. D'autres décéderont.

Pourquoi ne pas avoir rappelé les lots de sang non chauffés (technique qui permettait d’inactiver le VIH) ? Comment expliquer que les donneurs de sang n’aient pas été sélectionnés ? Les drogués, les malades du VIH, donnaient leur sang sans que les autorités ministérielles, médecins, administrations ne se soient souciés de la haute dangerosité.

Plusieurs procès se sont tenus, dont celui de trois ministres, en 1999. Mais le scandale du sang contaminé empoisonne encore la vie des victimes et de leurs proches.

Ils n'ont pas oublié et sont marqués à vie. À cause de ce scandale sanitaire et de bien d'autres, on comprend mieux pourquoi les non vaccinés hésitent encore aujourd'hui et restent prudents pour ne pas se faire injecter le vaccin contre le Covid (encore au stade expérimental).

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"S’il y a des lenteurs et des ratés, inévitables, des erreurs aussi, la vérité a parfois du mal à faire son chemin, il est injustifié, injuste, d’y voir des crimes, encore plus d’y voir une volonté consciente de nuire. Vous faites fausse route, cher F68.10."

Non. Denis. Vous faites fausse route.
Il n'y a pas eu intention de nuire dans l'affaire du sang contaminé. Il y a eu une défaillance. Criminelle. Sur fond de favoritisme et de chauvinisme. Pour des motifs que j'ai ici analysés et exposés...

Vous n'aimez pas qu'on condamne les gens. Très bien.
Qu'on condamne les gens ou pas, il faut au minimum qu'il y ait une sanction ; sanction qui touche l'institution.

Vous prétendez qu'un crime commis sans volonté de nuire doit rester impuni. C'est en soi à débattre quand cela concerne le péquin moyen.

Dans une situation institutionnelle, l'institution a une responsabilité. Quand elle est défaillante, elle doit être condamnée. Implacablement. Sinon, les institutions ne peuvent pas se corriger. Et notre civilisation dépend de notre capacité à corriger nos erreurs, surtout dans nos institutions. D'où la nécessité de la sanction.

Dans le cas du sang contaminé, vous continuez à faire semblant qu'on "ne savait pas". Si: on savait, Denis.
On savait que les tests américains avaient davantage de garanties de fiabilité que les tests français. On a fait le choix de ne pas savoir.
C'est cette attitude qui doit être fermement condamnée.

Quand une institution est défaillante, elle doit être condamnée. La base du savoir sur laquelle on doit la juger, c'est l'état de la science. cf. Mediator. cf. autisme. Et dans le cas du sang contaminé, il s'agit là de l'état des connaissances issues des expériences sur la fiabilité des tests.

Si on pratique l'activité scientifique, ce n'est pas pour des prunes. La science, ce n'est pas fait pour les chiens. C'est fait pour que les gens, surtout ceux en situation de responsabilité institutionnelle - niveau où se situe le type de défaillance caractérisant le scandale du sang contaminé - ne puissent pas s'en tirer en disant "je savais pas".

La science, cela n'existe pas uniquement pour faire braire les antivax. Ou pour prétendre que les gens en psychiatrie sont tarés parce qu'anti-science puisque la science leur explique qu'ils devraient aimer se faire taper.

La science c'est, aussi, fait pour mettre le nez des institutions dans leur m.... ah ! mince !... il faut rester poli.

La Science, ce n'est pas l'État. L'État ne dit pas la Science. La Science, c'est aussi et peut-être même surtout fait pour contredire l'État comme jadis l'Église et avoir des critères objectifs pour en juger les défaillances.
Et dans le cas du sang contaminé, c'est le cas. On les a, les critères objectifs. Il n'y a plus d'excuse.

Je suis pour la tolérance. Pas pour la complaisance.

Achille

Il semble avoir échappé à ce brave Marcel P, brigadier-chef de son état, au moins dans son imaginaire, qu’en comparant Guillaume Peltier à Jacques Doriot, je faisais essentiellement référence à sa façon de haranguer les foules et pas du tout à l’idéologie qui l’animait. Idéologie au demeurant très versatile qui peut constituer un point commun avec Guillaume Peltier qui a erré dans plusieurs partis avant d'aller se vautrer dans celui de Zemmour.

Ce monsieur me traite d’ignare alors que son savoir se limite à reproduire des lignes de Wikipédia, ce qui est à la portée du premier inculte venu qui sait lire et faire des copier-coller. Restons-en là. Je n'ai pas de temps à perdre à échanger avec ce gugusse.

Achille

@ Axelle D | 23 janvier 2022 à 13:17

C’est vrai que nous avons eu quelques prises de bec en dix ans voire plus que nous arpentons ce blog.
Mais malgré nos différences idéologiques, nous avons toujours su nous respecter.
Vous avez toute ma sympathie. Entre Lorrains il faut se soutenir dans ce monde impitoyable ! :)

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@ Ellen | 23 janvier 2022 à 13:34
« Vous faites comment si les 21 pays de l'UE qui ont adhéré à l'OTAN depuis 2002, principalement les pays de l'est et du nord, frontaliers avec la Russie, refusent d'en sortir ? »

Moi, je ne peux pas faire grand-chose, vous imaginez bien. La défense européenne ne peut se construire, au moins en théorie, que par la négociation entre tous les pays membres de l’UE avec, au final, un accord qui se dégage des discussions.
Je reconnais qu’en ce moment c’est mal barré car il manque un élément fondamental pour cette opération : l’esprit collectif comme dans toute équipe qui gagne.

Certains pays membres, notamment les plus petits, se sont inscrits à l’UE essentiellement pour profiter des avantages qu'ils peuvent en tirer, se gardant bien d'accepter les contreparties qui en découlent.

Pour que cette force armée européenne existe un jour, il faut attendre un électrochoc. Les conditions de cet électrochoc pointent à l’horizon avec les relations tendues entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi les exigences de la Russie concernant l’Ukraine.
Nous ne tarderons pas à voir alors que le protecteur américain a bien du mal à faire face à ces deux conflits potentiels. Exactement comme il l’a fait avec l’Irak, il va demander à ses vassaux de l’OTAN d’aller au casse-pipe. Et malheur à ceux qui désobéiraient. Souvenons-nous du torrent de boue déversé sur Jacques Chirac quand il a refusé d’envoyer nos soldats français en Irak.
Observons également la situation de ce pays en proie à des guerres ethniques, ceci depuis bientôt 20 ans !

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@ Lucile | 23 janvier 2022 à 12:11

Voir ma réponse à Ellen.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Je m’étais promis de ne pas me lancer dans une nouvelle polémique vaine avec vous. C’est raté. Encore un mot tout de même.

L’affaire du sang contaminé n’est pas une affaire d’empoisonnement criminel, elle est une affaire de chronologie.
Quand apparaît une nouvelle maladie, c’est bien ce qui se passe actuellement avec la Covid, il faut du temps pour
- comprendre de quoi il retourne,
- déterminer les modes de transmission,
- découvrir l’agent pathogène,
- transformer ces découvertes en connaissances,
- transmettre ces connaissances acquises à toutes les personnes concernées,
- vérifier sans cesse, affiner,
- trouver des moyens de lutte,
- etc.

Cela prend du temps.
L’urgence pourtant commande de décider et de soigner.
Alors les uns et les autres, médecins, politiques, transfuseurs, décident avant d’avoir toutes les cartes en mains, bien obligés, ils soignent du mieux qu’ils peuvent, en leur âme et conscience.

Comme l’a fait le médecin qui a soigné votre père après son accident, en fonction de ce qu’il savait à ce moment-là.

S’il y a des lenteurs et des ratés, inévitables, des erreurs aussi, la vérité a parfois du mal à faire son chemin, il est injustifié, injuste, d’y voir des crimes, encore plus d’y voir une volonté consciente de nuire. Vous faites fausse route, cher F68.10.

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@ Aliocha

J’ai écouté Rocard. Ce qu’il disait il y a 9 ans n’a pas pris une ride. Mais, contrairement à vous, son optimisme européen m’a plongé dans un abîme de pessimisme.

Il l’a dit au moins une demi-douzaine de fois : « il faut un commandement à l’Europe ». Cri du cœur : « même si ce commandement est allemand » !...

C’est cela son Europe ?

À plusieurs reprises au cours de l’interview il tente de placer la politique avant l’économie, mais ses développements sont tous exclusivement économiques. N’y a-t-il donc rien d’autre dans la vie que l’économie ?

Il donne une grande importance à la monnaie, en l’occurrence à l’euro. Il a raison. La monnaie est bien autre chose qu’un simple moyen d’échange. C’est une composante essentielle de la souveraineté (lire « La Monnaie entre dettes et souveraineté », de Michel Aglietta chez Odile Jacob). Mais où est le peuple européen duquel procéderait la souveraineté européenne ? Alors on comprend Rocard, il ne mentionne pas le peuple, il attend un « commandement », un point c’est tout.

Quant au peuple, tout cela est un peu trop compliqué pour lui : qu’il fasse confiance à ses princes, comme on fait confiance au garagiste à qui on a confié sa voiture.

Je le redis, je ne crois pas en cette Europe et je ne crois pas du tout qu’elle nous protégera de la Chine (sinon comme, actuellement, elle nous protège des USA, par la soumission sans condition).

Une France croyant en elle peut exister, vivre, renaître, se défendre, jouer son rôle dans le monde. Peut-être est-ce aussi un rêve mais, sans des Etats-membres croyant en eux, il n’y aura pas d’Europe véritable.

Joséphyne

@ F68.10 | 22 janvier 2022 à 18:22

Vous avez entièrement raison sur l'affaire du sang contaminé, les médecins savaient.
Merci pour votre intervention.

Aliocha

Il n'y a pas que sur l'Europe que je suis en accord, même si ça l'exaspère, avec F68.10.
Il n'en reste pas moins que la volonté opérationnelle possible définie par Rocard que constituerait l'UE est la seule alternative pour ne pas devenir colonie chinoise, qu'on soit français, allemand, hongrois ou polonais.

Exilé

@ Serge HIREL
« Je crains que, dans sa carrière, « le chef » doive se contenter d’un ennemi à sa taille, le virus... qui lui tient tête depuis deux ans. »

Sauf que ne pouvant lutter contre cet ennemi de quelques nanomètres, il a choisi pour se donner l'impression d'exister de se tromper délibérément de cible en s'en prenant aux Français qui refusent de croire aux sornettes des apparatchiks qui l'entourent.

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@ F68.10
« Et il y a d'autres points problématiques dans ce scandale. »

Entre autres le fait de ne pas avoir refusé le sang provenant de certaines parties à risques de la population au nom de la non-discrimination.

Axelle D

Juste un mot :
"En quittant le commandement militaire intégré de l’OTAN, le général de Gaulle cherchait moins à réformer l’Alliance qu’à redéployer la politique étrangère de la France en toute indépendance."

C'est clair et net aussi, pas besoin de disserter et épiloguer vainement sur de petites phrases concernant sa vision de l'ONU en général (le machin) et de l'OTAN en particulier (le bidule), vision telle que vue par Charles de Gaulle dans les années soixante, dont le seul objectif était de libérer notre pays des tutelles pesantes d'après Seconde Guerre mondiale, en lui redonnant toute latitude, liberté et pouvoir d'agir sans en référer au grand frère américain.

Ellen

@ Achille | 23 janvier 2022 à 07:35

Vous faites comment si les 21 pays de l'UE qui ont adhéré à l'OTAN depuis 2002, principalement les pays de l'est et du nord, frontaliers avec la Russie, refusent d'en sortir ? La France resterait bien seule et démunie en cas d'agression et à elle seule ne pourrait assurer ni sa propre défense ni même la défense de ses pays voisins.

Ce n'est pas le moment de sortir de l'OTAN où tout craque. L'UE n'a pas d'armée à elle, pas de moyens financiers (que des dettes), pas assez d'hommes formés, pas d'armement suffisant avec les derniers modèles qu'ont les USA, la Chine et la Russie.
Nous ne sommes pas préparés et en cas d'agression nous serions réduits en miettes.

On a un exemple frappant avec l'Ukraine envahie et annexée par des forces militaires russes en quelques semaines. De même que sur un autre registre, l'invasion de milliers de migrants illégaux issus des pays islamiques envoyés de force à la frontière polonaise par l'agresseur communiste le président de Biélorussie en 2021, ami et allié de V. Poutine. La Pologne, à elle seule et sans aide de l'UE, a dû monter à ses frais des barbelés à sa frontière et à toute vitesse pour se protéger.
Où était Frontex de l'UE ? Silence on dort, que chacun se débrouille !

Vous voulez revoir "Mais où est donc passée la 7ème compagnie" ?

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/otan-union-europeenne-quelle-cooperation/

Axelle D

@ Ninive concernant Achille

Bien que souvent en désaccord avec nombre de ses points de vue et commentaires sur divers sujets (qu'il sait néanmoins aborder, généralement, sans trop de débordements verbeux), je reconnais toujours lire Achille avec intérêt...
Et force est de reconnaître que, nonobstant les erreurs de jugement que je pourrais lui imputer et qui parfois m'irritent ou me font réagir vigoureusement, notamment sa macrophilie inconditionnelle récente, purement artificielle et générée (selon moi) à coups de campagnes marketing, telle l'image du beaujolais nouveau, Achille fait indéniablement partie des piliers "respectables et estimés" de ce blog.

C'était Mary (en passant par la Lorraine).

Achille

@ revnonausujai | 23 janvier 2022 à 11:32
« En revanche, quand l'interlocuteur commet des "erreurs" à répétition sur un sujet, sans avoir le moindre fait à opposer à ces contradicteurs... »

Quand je commets une erreur, je le reconnais. Ainsi que je l’ai montré pour avoir confondu l’ONU avec l’OTAN.

Maintenant pour pour ce qui concerne mes "erreurs à répétition", c’est essentiellement une question d’opinion et vos démonstrations ne m’ont en rien convaincu. Mais ce n'est pas grave !
Comme dirait le slogan de CNews: "Pourquoi faudrait-il qu'on soit tous d'accord ?"

Je pense, pour ma part, que l’UE sera obligée, tôt ou tard, de passer par une force militaire européenne. Espérons toutefois que ce ne sera pas trop tard car le temps presse !

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Je ne comprends pas pourquoi vous vous opposez à moi puisque vous racontez la même histoire que moi. La citation que vous donnez du médecin de votre père, "Soit on vous transfuse pour limiter la perte de sang pendant les chirurgies, avec un sang, comment dire... pas sûr. Soit on opère sans sang ajouté », confirme exactement ce que je dis au sujet des hémophiles : à ce moment-là, entre la découverte des dangers de la transfusion et la découverte des « produits chauffés » qui en prémunissaient, ils avaient le choix entre pas de transfusion et des transfusions à risques."

Ce n'est vraiment pas croyable de lire cela... cela relève d'un total mépris des malades.

Ce qui est un scandale dans l'affaire du sang contaminé, c'est qu'en faisant le choix de ne pas savoir, en étant volontairement ignorants, des gens ont rendu la situation indé*&!*able en favorisant et facilitant la non-détection de sang contaminé.

En ayant refusé d'acheter américain, l'administration a empoisonné ses patients. Et enclenché des réactions en chaîne qui impactent le système de soin sur bien plus que les hémophiles.

Vous, vous dites, "oh ! c'est pas grave qu'ils aient été empoisonnés ! ils étaient déjà malades !"

En somme...

"Pourquoi chercher des crimes, et donc des coupables, là où il n’y en a pas ?"

Empoisonner les gens, si, c'est un crime.
Encore plus s'ils sont malades. Encore plus quand on représente la médecine. Encore plus quand on représente l'État. Encore plus si c'est pour des histoires de favoritisme.

Avec votre façon de cultiver l'irresponsabilité, il n'y aurait aucun moyen de garantir d'une quelconque manière que la médecine fasse bien son travail. Si on se permet le sang contaminé, on peut tout se permettre.

Et c'est justement cela qui m'horripile: que les gens se permettent n'importe quoi en médecine. Au prétexte que "oh, ils sont malades !

"Oh, ils sont malades !". Alors on part du principe que tout ce qu'on fait pour eux est bien. Et quand ils ne sont pas d'accord, on les tape, on les humilie, on les traite d'anti-science parce qu'ils refusent les soins. Pour leur bien. Donc, on force les gens aux soins, on se trouve bien bon de le faire, et quand on fait une méga-boulette comme le sang contaminé, c'est la faute-à-pas-de-bol et la faute-à-la-maladie ??

Et cela parce qu'il faudrait prendre soin des plus faibles de la société au motif de charité chrétienne ?

Si vous voulez vous occuper des plus faibles, il faut savoir ne pas se contenter de mots creux d'amour et de bons sentiments, mais aussi et surtout savoir discriminer le vrai du faux en matière d'aide aux plus faibles.

Le sang contaminé, ce n'est pas "aider les plus faibles". Traiter les autistes comme on le fait en France, ce n'est pas "aider les plus faibles".

La maladie ne justifie pas le n'importe quoi et l'irresponsabilité médicale.

Et l'histoire du sang contaminé, quand on est à ce niveau de responsabilité, c'est de l'empoisonnement. Conscient.

Et ça, c'est un crime.

J'ai lu le synopsis de l'ouvrage de Laurence Lacour que vous m'avez mis en lien. Son ton, les références implicites de ce synopsis, cela représente très exactement la vision médicale que je prétends qu'il convient d'abattre une bonne fois pour toutes.

La médecine est au service du patient. Le patient n'est pas au service de la médecine sous prétexte qu'il serait malade.

Je trouve donc vraiment vos propos odieux.

Serge HIREL

@ Achille | 22 janvier 2022 à 18:13

Tonnerre de Brest ! Vous voici devenu belliqueux ! Pour mémoire, si en 14-18, nous avons pu nous en sortir avec l’aide de l’Empire britannique et un petit coup de pouce des Etats-Unis, en 39-45, rien n’était possible sans les Yankees... Alors, sans leur être soumis, soyons un peu reconnaissants.
Vous avez un véritable talent d’auteur de romans d’anticipation... mais, cette fois, votre scénario est bancal... et invraisemblable.

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@ Achille | 23 janvier 2022 à 07:35
« (...) ce sont les États-Unis eux-mêmes qui ont imposé une "nouvelle doctrine", considérant que le bloc soviétique ne constituait plus un danger pour le monde occidental. »

En 1966 ! Aux pires moments de la guerre froide ? « Ich bin ein Berliner ! » (Kennedy, 26 juin 1963, devant le Mur de Berlin), ça vous dit quelque chose ?
C’est au contraire parce que l’Ouest, après ce coup de force de Moscou, avait pris conscience que le danger d’une invasion soviétique des Etats occidentaux limitrophes de l’URSS se précisait que cette doctrine de la « réponse graduée » a été imposée à l’OTAN par les Etats-Unis afin d’éviter une nouvelle « crise des missiles », pendant laquelle le territoire américain avait été directement menacé. Washington cherchait ainsi à « régionaliser » un éventuel conflit, les Soviets disposant à l’époque de missiles transcontinentaux nucléaires capables d’atteindre les Etats-Unis.

C’est d’ailleurs cette même doctrine du conflit régionalisé et de la protection rapprochée qui est au cœur de la crise ukrainienne, l’OTAN voulant installer des armes nucléaires au plus près du flanc sud de la Russie quand Poutine, lui, sous prétexte de défendre les russophones du Donbass, veut assurer la protection de ses bases marines sur la mer Noire qui lui donnent accès à la Méditerranée. Dans le même temps, il fait les doux yeux à la Turquie, membre de l’OTAN, qui détient le verrou du Bosphore.

Quant au Général, s’il a quitté le commandement intégré de l’OTAN, c’est plus en raison de sa volonté inébranlable de maintenir l’indépendance et la souveraineté de la France, et donc son honneur, que de son peu de goût pour les Etats-Unis, qui, pendant la guerre, avait mis beaucoup de temps à le soutenir et à reconnaître sa légitimité.

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@ Achille | 23 janvier 2022 à 08:56
« J'avoue que ça m'a bien fait rire ! »

Rira bien qui rira le dernier... Il me semble que depuis ce meeting de Cannes, la Macronie cherche la bonne réponse aux propositions régaliennes de EZ. Pas simple dans la mesure où elles sont en adéquation avec ce qu’attend une majorité de citoyens, y compris un bon nombre d’électeurs de gauche. Les contrer : impossible. Les approuver, ne serait-ce que certaines et du bout des lèvres, comme le fait LR : c’est perdre la face.
Alors la meilleure réponse, c’est celle du godillot Bonnell sur LCI hier soir : « Zemmour n’a pas d’idées neuves »... La campagne s’annonce passionnante en matière de débat d’idées.

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@ F68.10 | 23 janvier 2022 à 02:21

Vous présentez tous les signes qui permettent d’identifier le croyant. Vous avez la foi européenne. Cette foi qui soulève les montagnes, mais qui aussi aveugle.

« Il y a des moments, j'ai même l'impression que le Canada est plus solidement fédéré que ne le sont les États-Unis. »

Pour ma part, je ne vois pas grande différence entre un New-Yorkais et un Californien. En revanche, cela saute aux yeux quand il s’agit d’un Montréalais et d’un habitant de Vancouver, voire un habitant d’Ottawa.

« La volonté des élites européennes de fédérer l'Europe »

Êtes-vous bien sûr que toutes les « élites » européennes veulent fédérer l’Europe ? Êtes-vous bien sûr que celles qui le veulent aspirent toutes à une même Europe fédérale ? Certaines n’auraient-elles pas quelques arrière-pensées d’hégémonie de leur pays ?

Et c’est vous, qui habituellement soutenez que le peuple est souverain, et admettez cette fois sans sourciller qu’un petit groupe peut décider pour lui ? Cela a été le cas en France en 2005. Depuis lors, l’Europe n’a jamais retrouvé chez nous un même nombre d’européistes qu’avant ce coup de poignard porté à la démocratie.

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@ Aliocha | 23 janvier 2022 à 07:23
« Il y a là un vrai choix qui se prépare en France, les Allemands l'ont bien compris par leur accueil de la présidence française... »

Il semble que vous partagiez la même foi européenne que F68.10, laquelle vous a conduit à oublier une déclaration du ministre des Finances allemand, Christian Lindner (libéral), à la veille de la profession de foi de Macron au Parlement de Strasbourg.
Alors que celui-ci prône urbi et orbi qu’après la crise sanitaire, il convient de l’adapter pour favoriser la croissance européenne, l’Allemagne, par la voix de son grand argentier, a affirmé que le pacte de stabilité monétaire restait "la base" à partir de laquelle les Européens continuent "à marcher ensemble dans les années à venir" et constitue "le cadre dans lequel nous avons pu mettre en place, par exemple, le plan de relance européen" post-Covid.

Par ailleurs, s’il est vrai que, dans le pacte de gouvernance de la « coalition tricolore » (SPD-Grüne-FDP), le souhait d’aller vers une Europe fédérale - cher également à Macron - est inscrit en toutes lettres, il n’est pas certain que les trois partenaires la conçoivent de manière identique. De plus, ce trio improbable - une première depuis la création de la RFA - présente de profonds désaccords sur bon nombre d’autres sujets et tangue déjà beaucoup en matière de politique énergétique... Rien n’est moins certain que son long règne. Il lui faudra, dès le printemps, franchir l’obstacle de trois élections régionales qui opposeront leurs militants et leurs cadres...

Quant à la CDU, qui reste en embuscade, elle vient de désigner un président, Friedrich Merz, beaucoup plus conservateur que ne l’était Angela Merkel... Je ne suis pas bien sûr que celui-là aurait accepté en l’état le plan de relance après-Covid de 750 milliards d’euros financé en commun par les Européens... Si la coalition tricolore explose, il a toute chance d’être Chancelier... et de revenir aux fondamentaux de son parti : l’Allemagne d’abord, ouverte, mais pas trop.
Autrement dit, au sein du « moteur de l’Europe », les jeux ne sont pas faits...

Marcel P

Une fois de plus, les propos d'Achille qui associe un homme politique qu'il n'apprécie pas à un collaborationniste notoire ne peuvent être laissés sans réponse.

Jacques Doriot est un communiste dès la scission avec la SFIO. Il représente les Jeunesses communistes françaises à Moscou. En 1931, il se fait notamment remarquer pour son opposition au socialiste Paul Ramadier qui suggérait de stopper l'immigration, en dénonçant une « xénophobie nationaliste ». En 1935, Doriot et les siens contribuent à l'élection du socialiste Pierre Laval.

Dès 1936, déçu par son incapacité à obtenir plus responsabilités dans la structure communiste, Doriot crée le PPF, parti populaire français, parti à terme se rapprochant le plus du modèle du fascisme italien jamais réalisé en France : à sa création, se réclamant antifasciste, c'est néanmoins un concurrent du PCF, l'extrême droite lui est hostile.
Le PPF est avant tout pacifiste. Dès 1937, il s'attire ainsi les soutiens de la future droite collaborationniste, tout autant pacifiste, par exemple Xavier Vallat, futur commissaire général aux questions juives du gouvernement de Vichy.
En 1938, Doriot organise des manifestations contre la guerre et se prononce explicitement comme favorable aux accords de Munich. Il signe ainsi sa soumission à l'Allemagne nazie, qui s'incarnera pleinement lors de la collaboration à laquelle il s'associera sans limites, appuyant notamment création de la Légion des volontaires français (LVF).

Guillaume Peltier est-il à l'origine communiste, pacifiste, souhaitant soumettre la souveraineté française à un pays étranger hostile, engagé volontaire dans l'armée de l'Allemagne nazie ?

Peu importe qu'on apprécie ou pas Guillaume Peltier, la reductio ad hitlerum, aussi dit point de Godwin, d'Achille n'a donc pas même un soupçon de justification.
Le clou du spectacle, c'est lorsqu'il nous explique quand même que « L'Histoire a tendance parfois à se répéter ». Encore une ineptie valide que si on cumule la certitude de comprendre l'histoire avec l'absence totale de connaissance en la matière - mais évidemment, comment l'ignare pourrait-il savoir qu'il ignore ?

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@ Aliocha

Il n'y a que les dirigeants français et allemands qui affirment que leurs pays sont de « vieilles nations épuisées ». On comprend qu'il veuille mettre les pays du pacte de Visegrad qui eux ne se sentent pas épuisés du tout et qui ne ressentent pas le besoin de dissoudre leur nation. Il faut dire que des pays comme la Hongrie et la Pologne, qui doivent à l'Allemagne nazie et à la France collaboratrice de s'être retrouvés sous le diktat de l'URSS, savent ce que signifie être une nation autonome.

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@ F68.10

Un Etat n'est pas nécessairement une nation : il me semble que cela rejoint tout à fait l'exemple des Etats qui composent l'Allemagne et les Etats-Unis d'Amérique.
Vous écrivez que la Suisse n'est pas une nation selon des critères historiques. Pour ma part, j'ai employé le terme pays plutôt que nation. Quoi qu'il en soit, la Confédération suisse a une fête nationale (Bundesfeiertag, Festa nazionale svizzera, Festa naziunala svizra), un Conseil national, etc. C'est un pays.

Vous dites qu'il « n y a aucune raison que l'Union européenne n'arrive pas à créer un modèle similaire ». Cela signifierait devenir un pays.
Je pense que la capacité de la Suisse à rester une démocratie est sa petite taille. Je ne crois pas qu'on puisse créer une démocratie à 27 pays. Et l'ensemble de l'histoire de la construction européenne de ces vingt dernières années m'invitent à un penser - à l'exemple du fameux traité constitutionnel, refusé par la voie démocratique par excellence du référendum dans plusieurs pays, pourtant mis en oeuvre sous une autre forme.

Vous dites que ce serait une clef de mutualiser des compétences par exemple sur « la défense et la géopolitique ». Il est pourtant manifeste que les Allemands ont des intérêts contradictoires avec de nombreux autres pays, l'Ukraine par exemple.
Lorsque la France fait la guerre à la Pologne sous prétexte de l'organisation de ses institutions disciplinaires judiciaires, alors que la France fait appel à un entreprise privée dirigée par le fils du président du Conseil constitutionnel français pour proposer une stratégie dont la légalité est ensuite contrôlée par le père à la tête du Conseil constitutionnel, on voit bien que c'est pour imposer les intérêts français (se débarrasser des clandestins, poliment décrit comme une politique de répartition de migrants ; mais la finalité, c'est que la France en veut moins, surtout en période électorale où c'est de mauvais goût de les envoyer dans les bleds paumés de France).

Votre idée de fusion de renseignement ou de lutte contre le crime organisée impliquerait des intérêts strictement alignés et des choix de politique pénale strictement similaires. Ce n'est pas l'orientation du moment.
On ne voit pas, par exemple, comment les Polonais et les Lituaniens pourraient souhaiter avoir un service de renseignement commun avec l'Allemagne, quand l'Allemagne s'arrange pour des raisons économiques avec la Russie au détriment de la protection de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, c'est à dire un territoire qui historiquement faisait partie de la République des Deux Nations, en rivalité avec la Russie.

Gérald Darmanin, par exemple, présente comme l'alpha et l'oméga la lutte contre les stupéfiants. Il est certain que les stupéfiants constituent une manne phénoménale, faisant que les zones dites pauvres baignent dans le fric, réparti à coup de règlements de compte, avec des moutards comme manouvriers. Il est certain que c'est un problème social majeur impactant l'ensemble des autres problématiques de société (éducation, etc). D'autres pays sont quand même susceptibles de légaliser le cannabis. Le débat sur la prohibition peut être posé et les réponses ne sont pas évidentes. Voilà pour une forme de criminalité organisée. Mais vous pouvez aussi aborder d'autres sujets (proxénétisme, etc.) pour voir qu'il n'y a pas de consensus européen, que des différences majeures existent parfois entre pays limitrophes.

À un moment donné, il faut se demander quel peut être le nombre maximal de personnes qu'un système démocratique peut accommoder. Un gouvernement et une majoritaire parlementaire, n'est-ce pas trop peu pour 450 millions de personnes et une superficie de 4 millions de km² densément peuplés et avec de multiples frontières extérieures ? Déjà à l'échelle des pays, la question se pose. L'exemple nord-américain ne me semble ni souhaitable à poursuivre, ni réellement comparable (géopolitique sans rapport : pas d'histoire des lieux et populations supérieures à 200 ans, pas de frontières extérieures avec des périls réels).

Lucile

@ Achille | 23 janvier 2022 à 07:35

Il me semble que vous oubliez un paramètre essentiel dans votre analyse. Les Européens, à part les Français et les Anglais quand ils étaient dans l'UE, étaient les seuls à faire l'effort financier nécessaire pour entretenir une armée capable d'un minimum d'intimidation. Ça coûte très cher, ça demande des sacrifices, il est donc bien confortable de pouvoir, tout en faisant les difficiles, compter sur une défense financée par les contribuables américains. Ceux-ci renâclent quelque peu du reste. Avec quel argent voulez-vous que l'Europe se paye une défense digne de ce nom ? Ce ne sont pas les dépenses de ces deux dernières années qui vont lui permettre d'envisager avant très longtemps d'assurer sa propre défense. En attendant, les Européens peuvent toujours se plaindre de ne pas être suffisamment pris au sérieux.

Aliocha

@ Denis Monod-Broca

Il s'agira bien à terme de se libérer de la tutelle américaine, et l'Europe ne se fera sous la direction de personne, mais nos nations défaites n'existeront sûrement pas individuellement, c'est une illusion que de le croire, et ont le devoir absolu d'inventer un modèle qui permette aux cultures diverses de coexister. C'est non seulement vital pour le continent et nos valeurs, mais aura valeur exemplaire pour le monde qui sinon continuera à ne savoir s'unir que contre l'ennemi, pour beaucoup en nos vieux pays européens ce bouc qu'est devenue l'Europe, ce n'est sûrement pas la faute de l'Allemagne si la France ne sait pas se réformer.
Je remets ce lien que j'ai déjà conseillé plusieurs fois, Rocard dit cela bien mieux que moi :

https://www.dailymotion.com/video/x10h4s2

revnonausujai

@ Achille

Je n'ai pas du tout l'intention d'être élégant, pas plus avec vous qu'avec un autre ; j'essaie d'être courtois quand je ne suis pas agressé et que le sujet s'y prête et c'est largement assez.
En revanche, quand l'interlocuteur commet des "erreurs" à répétition sur un sujet, sans avoir le moindre fait à opposer à ces contradicteurs, tout laisse penser que ces erreurs n'en sont pas et ne sont que mensonges et propagande ; dans ces conditions, il est bon de les souligner crûment.
C'est ce que j'ai fait à propos de vos sornettes relatives à l'Etat UE et à sa défense fantomatique.

Ninive

@ Charlotte | 22 janvier 2022 à 09:24

Dans la série des intox que vous évoquez il y en a deux qui courent actuellement :

A- Faire une armée européenne pour se protéger de la Russie (ou la combattre)... Il faut toujours un bouc émissaire pour mettre en œuvre les élucubrations des dirigeants.
La Russie de Poutine protège ses frontières contre un ennemi qui voudrait bien se les approprier, c'est tout ; depuis la campagne de Russie du fou Napoléon, les Russes ne sont venus qu'une fois nous dire bonjour (en profiter pour relire Guerre et Paix). Les Russes ont toujours eu un penchant amical pour la France et les Français (quoi que puisse en dire Marchenoir que je prie de rester en silence dans son coin, la folie n'étant pas contagieuse mais quand même).

B- Thomas Pesquet est à l'honneur sur nos chaînes de TV, mais on oublie que les cosmonautes ont été transportés pendant des années dans la station spatiale "internationale" par des Soyouz et que Thomas Pesquet a fait de longs stages en Russie pour préparer ses immersions spatiales. S'il n'y avait pas les USA et la Russie pour nous permettre d'évoluer dans l'espace, l'Europe n'y serait pas encore allée, nous sommes hébergés.

C- Le Covid (j'avais annoncé deux intox donc pas de supplément).

Ninive

À quand un entretien spécial avec Achille ou pour faire du neuf avec du vieux :
Justice au singulier chez Achille.

sylvain

Perpignan: un député LREM a reçu un coup de poing d’un manifestant. Shocking ? Non, ça va s’arranger, EDM va lui dire que ce n’est qu’un sentiment d’insécurité, un fantasme d’extrême droite.

Qui sème… etc.

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