« Pardonner l'impardonnable, est-ce possible ? | Accueil | Nouvelles »

28 janvier 2022

Commentaires

Claude Luçon

@ Bill Noir | 29 janvier 2022 à 12:41
« négocier son ralliement » !

Plus précisément elle lui dit : pousse-toi d'là que j'm'y mette !

Anne Corrêa-Guedes

Merci, cher Philippe Bilger, d'avoir éclairé ma répugnance à écouter (voir était vraiment trop) 28'. Le ton convenu, l'entre-soi, les affectations... j'essayais de passer outre, en vain. Mais je me culpabilisais un peu. Grâce à vous, rideau !

Antoine Marquet

@ Achille | 29 janvier 2022 à 07:17
"...Et pendant que deux candidats s’écharpent comme des chiffonniers avinés..."

Vous n'avez regardé que quelques extraits... évidemment... mais d'un seul oeil ! Le chiffonnier aviné, le seul, l'écume aux lèvres se trouvait à droite de l'écran...
Vous devriez peut-être vous acheter une canne blanche pour vous aider !

Philippe de La Rochelle

Merci, cher Philippe, de ce billet qui correspond tout à fait à mon sentiment sur cette émission que je regardais avec intérêt mais que j'ai cessé de regarder le jour où E.Q. a clairement dit qu'elle n'inviterait jamais Marine Le Pen. Je ne vote pas pour cette dernière mais je considère que ce n'est pas aux journalistes de décider qui nous devons entendre.

En se comportant en "militante", E.Q. n'honore pas son métier qu'elle pratique avec un entre-soi convenu qui affiche la certitude d'avoir raison. "On préférerait moins de suavité contente de soi et plus de brutalité pour ne pas mettre à distance le réel" comme vous le dites !.

Patrice Charoulet

ECOLOGIE, BICYCLETTE ET VOITURE

Je dois sans doute être le dernier Français à ne pas être devenu écologiste. Je n'en titre aucune fierté, mais c'est ainsi. Tous les partis politiques sans exception, de l'extrême gauche à l'extrême droite, ont un volet écologiste dans leurs programmes. Mais cela ne me fait ni chaud ni froid. Contrairement à Mme Hidalgo par exemple, je n'aurais pas l'idée saugrenue de monter sur un vélo en ville. Les fractures du crâne, merci bien ! En ville, je me déplace en marchant : il me semble que mes deux jambes sont faites pour ça.
J'ai acheté une petite voiture il y douze ans. Une fois par semaine, je me rends au supermarché qui se trouve à deux ou trois kilomètres. Je ne dépasse pas la vitesse autorisée. Raison pour laquelle je n'ai jamais eu d'amende de ma (longue) vie. Ni pour cela, ni pour autre chose, n'ayant aucune envie de transgresser les lois.

En ville, deux comportements d'automobilistes m'étonnent. Ceux qui s'amusent à rouler à 80 ou 90 km/h, tout à coup. C'est choquant et dangereux. Je suis très favorable aux radars mobiles, qui verbaliseraient fortement ces fous du volant. Le second comportement, moins répréhensible, me fait plutôt sourire de pitié. Des conducteurs de voitures qui pourraient faire les 24 du Mans et rouler à 250 à l'heure, se bornent à faire rugir leur moteur sur une portion de rue de cent mètres en allant un peu plus vite que d'autres. On a les plaisirs (de repli) qu'on peut. De façon très sonore, ils entendent montrer aux passants toute leur puissance. Pauvres gens.

Ninive

@ Giuseppe | 29 janvier 2022 à 13:04

Votre collègue fait-il aussi du travail au noir car dans son domaine il y a aussi de l'argent sale.

Vous lui direz de ma part qu'il n'a pas besoin d'engager des immigrés car il y a suffisamment de chômeurs dans ce pays malgré les fausses statistiques ACTUELLES de l'INSEE.

hameau dans les nuages

@ F68.10 | 29 janvier 2022 à 02:22

Vous aurez remarqué que le niveau sonore augmente lors du démarrage des publicités. Ceci à fin de réveiller les spectateurs complètement stuqués recherchant fébrilement la télécommande qui comme par hasard s'est glissée derrière un coussin.

Ce matin j'avais manif comme tous les samedis matin et encore sous un soleil radieux, les Pyrénées étant dans un léger brouillard provoqué par le brûlis des estives. Un joli slogan que j'ai relevé: "Le Covid est la premiere maladie dans le monde que des gens essaient d'attraper pour échapper au vaccin censé lutter contre".

Normalement dans deux mois on change de psychopathe.

Axelle D

@ Bill Noir | 29 janvier 2022 à 12:41

Il est vrai qu'il s'agit plus de reniement que de ralliement...
Pauvre Marine, elle doit se dire :
Tu quoque, fili !

Giuseppe

Au secours ! Quand je vois tous ces experts en tous genres, sur tous les plateaux TV, un nombre impressionnant de baveux, blablateux, et qu'un ancien collègue qui a du boulot par-dessus le tête, cherche désespérément des bancheurs et autres, c'est à se demander où est passé le bon sens.
Alors pour ses sociétés il embauche des réfugiés, forcément, et même avec il est en pénurie de main-d'oeuvre, alors de "28 minutes" il s'en tamponne mollement le coquillard, et comme il dit ce n'est pas avec cette multitude de batouilles que l'on va réindustrialiser le pays. Comment serrer des boulons avec la langue, les masques FFP2 dont je me sers sont d'origine RDC... C'est ça... Made in China.
Quant aux murs de nos immeubles ils sont MIR... Made in Réfugiés, par contre chez E. Quin vous avez du MIB, la fabrique de l'inutile.

Bill Noir

« La nièce de Marine Le Pen serait en train de négocier son ralliement à Eric Zemmour en vue des législatives, sur fond de tensions familiales. » Le Monde

Dans cette phrase je n'aime pas trop : « négocier son ralliement » !

Ninive

@ Marcel P | 28 janvier 2022 à 17:27

Merci de rappeler aux ignares que nous sommes, le bourrage de crâne permanent que nous subissons... Drôle de pays qui aime se faire humilier, islamiser, décapiter... la perversité est une mode très prononcée et notre actuel président en est un maître d'œuvre... "Le traître et le néant", c'est fou ce que j'aime le titre de ce livre qui lui est consacré.

"La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l'esprit humain." (Voltaire)

Tipaza

@ Achille | 29 janvier 2022 à 09:59
"...sur la chaîne Public Sénat, l’excellente émission Rembob’INA"

Excellente émission, c'est vrai, mais qui serait parfaite avec un autre présentateur. J'ai des allergies indépendantes de ma volonté !

Ah, la nostalgie d'avant, vous connaissez la blague classique :
C'était mieux avant !
Quand avant ?
Quand on pensait que ce serait mieux après !

C'est agréable de revoir certaines émissions.
Mais bon, regret ou nostalgie, "n'oublions pas que le plus grand trésor que nous puissions posséder est l'inconnu" (*), et l'inconnu c'est demain, pas hier.

(*) Ce n'est pas de moi, ça aurait pu vous pensez bien, mais c'est de Pamela L. Travers l'auteur de Mary Poppins. ;-)

Exilé

Je songe à Vincent Trémolet dont les éditoriaux au Figaro sont clairs, nets, sans équivoque, heureusement réactionnaires parfois. Je ne le reconnais plus à 28 minutes...

Je découvre cette émission à travers ce que Philippe Bilger nous en dit.

Au vu du contexte général, ne pouvons-nous pas penser que M. Trémolet assure la fonction alibi du partisan de « l'extrême droite » de service (je charge le trait avec le recours à cette formule stéréotypée qu'il serait probablement le premier à récuser) afin de permettre à la plupart des participants de dire : « oui, nous sommes plutôt à gauche mais nous avons l'esprit large » tout en entretenant l'idée d'une pluralité des opinions exprimées au cours de cette émission ?

Achille

@ Tipaza | 29 janvier 2022 à 06:57

N’oublions pas aussi sur la chaîne Public Sénat, l’excellente émission "Rembob’INA", présentée par le non moins excellent Patrick Cohen. Avec des images d’archives et des interviews passionnantes.

Achille

Il y a l’émission "28 minutes" et puis il y a l’émission "Face à Baba". Inutile de dire qu’elles ne s’adressent pas au même public.
Je préfère, pour ma part, une émission fût-elle d’un intellectualisme convenu (donc évidemment de gauche) où les invités échangent dans un climat serein, même si parfois, il peut y avoir quelques pointes d’humeur, qu’une émission qui racolent des cas sociaux, quand bien même ces derniers seraient candidats à la présidence de la République.

Je n’ai, évidemment, pas regardé "Face à Baba", mais j’ai pu voir quelques extraits peu glorieux de cette émission sur Twitter. Hanouna, à force de jouer avec des allumettes assis sur un baril de poudre a réussi à provoquer le clash entre Zemmour et Mélenchon.
Spectacle pitoyable qui ne fait pas honneur à la politique.

Et pendant que deux candidats s’écharpent comme des chiffonniers avinés, Emmanuel Macron rencontre Vladimir Poutine pour essayer d’éviter un conflit en Ukraine qui pourrait rapidement se muter en guerre mondiale.
Espérons que ses opposants, qui l’accusent, toute honte bue, d’utiliser les moyens de l’État pour faire campagne, ne vont pas demander que ces négociations soient décomptées de son temps de parole. Mais ils osent tout, ne se rendant même pas compte que leur mesquinerie est tout bénéf pour le président sortant.

Lodi

@ Patrice Charoulet | 28 janvier 2022 à 15:33

Un professeur de lettres comme vous doit savoir deux choses : la langue évolue et la science n'est pas l'art. Classique est l'oeuvre qui résiste au temps, elle qui nous renvoie au passé, nous plonge dans l'éternel présent de la contemplation et nous ouvre l'avenir en inspirant.

Mais par dérivation, on dit aussi classique pour quoi que ce soit ayant duré un certain temps, même si ce n'est pas un bien : ainsi, un traitement médical pris faute de mieux. Mais en science, mieux vaut le nouveau, s'il est prouvé vrai. De plus, quand il s'avère plus efficace, on atteint carrément le nirvana. Alors, dire classique pour l'ancien signifie, telle chose était bien mais à présent, on a mieux.

Sauf qu'il faut le signifier de façon élégante, montrer que l'ancien valait quelque chose pour dire le nouveau encore supérieur. D'où le terme classique. Ensuite la nouveauté va être dite renversante, prodigieuse, miraculeuse, extra, ou n'importe quoi d'autre de ce style. Evidemment, des choses qui ne sont ni mieux ni pire que l'habituel vont être ainsi vantées.

Et je ne vois pas ce que cela ôte au classique des œuvres. La publicité peut se servir d’œuvres classiques, je ne vais pas crier au sacrilège !
Parfois, cela amène même un retour favorable sur elles, surtout en musique, les gens veulent acheter l'oeuvre dont ils ont pu entendre quelques notes lors de la réclame. C'est bien. Filmer au Louvre ? C'est bien aussi : cela rapporte de l'argent à ce monument ou à d'autres du même genre, d'ailleurs...

Si je devais trouver à redire, ce serait que les peintures, sculptures ou romans ne sont pas aussi servies par la publicité.
Que dire ? Il faudrait un publicitaire littéraire et amateur de défi pour vendre sa salade et quelques œuvres en prime.

Tipaza

@ F68.10 | 29 janvier 2022 à 02:22
"Depuis que le Club Dorothée est déprogrammé, il n'y a plus rien de bien"

Ben si !
Vous oubliez une chaîne, ignorée de beaucoup et pourtant plus ennuyeuse ou plus passionnante qu'Arte, c'est selon les goûts et les heures.

C'est Public Sénat, qui nous manquerait tellement si elle n'existait pas ;-)
Parmi ses émissions à suivre, celle de Rebecca Fitoussi, "Un monde, un regard", le vendredi à 19 heures.
Sans oublier Guillaume Erner qui fait également une excellente émission d'analyse de livres, "Livres & vous", qui laisse loin derrière elle l'émission de François Busnel sur France 5.

Un exemple de Public Sénat :
https://www.youtube.com/watch?v=x-dFuYzmACM

F68.10

Je suggère d'arrêter de regarder la télévision.

Depuis que le Club Dorothée est déprogrammé, il n'y a plus rien de bien.

Serge HIREL

@ Axelle D | 28 janvier 2022 à 18:50
« Quant à la publicité (longtemps nommée réclame) elle n'a jamais impressionné ou influencé (aujourd'hui comme hier) que des primaires à la cervelle d'oiseau (...) »

On aimerait vous croire, mais tout, absolument tout démontre le contraire.

Serge HIREL

Il y a déjà bien longtemps que j’ai quitté le salon quotidien d’Elisabeth Quin. Le salon dans le sens élégant que ce mot prend lorsqu’on évoque les temps où marquises et comtesses, puis grandes bourgeoises et demi-mondaines, convoquaient chez elles écrivains, compositeurs et autres honnêtes hommes pour discourir sur la culture et... adouber ou rejeter ceux qui avaient attiré leur curiosité... ou un doux regard.

La maîtresse du 28’, sous un abord apparemment onctueux, partage avec celles-là le sentiment de puissance sur ceux et celles à qui elles offraient un rond de serviette. Gare au chroniqueur qui se permettrait de laisser la moindre trace de déviationnisme sur la nappe immaculée de la bien-pensance... Au 28’, on peut tout dire, même sur le ton badin... mais à condition de ne pas provoquer le plus petit haussement de sourcils de la meneuse de jeu, qui sait aussi remettre de l’ordre en une fraction de seconde de silence désapprobateur.

Hormis un séjour au sein du très sélect service de Madame Figaro qui fait la pluie et le beau temps sur la mode, Elisabeth Quin a toujours navigué à gauche, dès ses premiers pas dans le journalisme, effectués dans une radio lancée par SOS Racisme. Certes, pas la gauche franchouillarde, aimant le saucisson et le rouge... Pas même celle qui, sur le terrain, protège le migrant et défie la police. Non, la gauche des beaux quartiers qui sait reconnaître si le caviar généreusement offert provient de Russie ou d’un élevage d’Aquitaine tout en bavardant à propos du dernier Téchiné ou du succès de la FIAC.
Bref : la gauche des bobos, celle qui aime s’encanailler en regardant Mélenchon, pester contre Hidalgo et applaudir la très sainte Christine.

En postant ce billet, Philippe a perdu toute chance d’être réinvité à la grand-messe. Comment oser comparer cet office en conformité totale avec le droit canon de la bienséance progressiste et ces malotrus sans savoir-vivre qui, tous les soirs, sur CNews, se prennent le bec sur le sujet du jour, celui pourtant chargé de remettre un peu d’ordre n’étant pas le dernier à participer au pugilat. Quel spectacle affligeant ! Dieu - qui a fondé Arte voici trente ans - nous garde d’en arriver là pour imposer au téléspectateur notre catéchisme. Ces gens de Bolloré ne savent-ils rien de l’efficacité de nos outils ? Ne savent-ils rien de la condescendance, de l’arrogance voilée du sachant, de la suavité feinte du propos, de la marque d’intelligence supérieure que donne un sourire faussement complice à la caméra ?

Bref, vous dis-je Philippe, une bande de garnements que, de plus, vous fréquentez, ne se compare pas avec « le dernier salon où l’on cause »...

Mais au-delà de la critique de la dérive idéologique que ce magazine quotidien affiche sans l’assumer, il est permis de questionner son adéquation avec les objectifs d’Arte, chaîne franco-allemande. Et, plus généralement puisque l’on célébrera, le 30 mai prochain, le trentième anniversaire de son lancement, comparer sa ligne éditoriale d’aujourd’hui et les attentes de ses fondateurs en la matière.

Si Mitterrand ressuscitait - Dieu nous en garde -, il ne fait guère de doute que l’homme de culture qu’il était serait satisfait. La chaîne a su se faire en France une belle place dans l’offre culturelle présentée par les médias. Certes, elle a tendance à gîter assez fortement sur bâbord, mais, comme il est indéniable que la gauche compte en son sein maints cinéastes et écrivains de talent, il n’y a rien là de vraiment répréhensible. En tout cas pas aux yeux de Tonton.

En revanche, celui-ci pourrait bien se montrer plus circonspect quant au respect de l’ensemble des objectifs négociés avec les Länder allemands et ratifiés par lui-même et son ami Helmut Kohl. Il s’agissait bien de créer une « chaîne culturelle », mais le traité signé à Berlin le 2 octobre 1990 précisait qu’elle devait être « franco-allemande » et « européenne ». Il s’agissait de construire « le noyau d’une future télévision culturelle européenne », qui, dans l’esprit des deux dirigeants devait « renforcer le poids politique de l’Europe par la communication audiovisuelle » et « favoriser le rapprochement et la compréhension des peuples en Europe ».

Sur ces deux objectifs, le bilan est maigre pour l’un, pas vraiment atteint pour l’autre. La chaîne « européenne » est restée dans les limbes, même si Arte a signé une dizaine de contrats d’association et d’accords de production avec des opérateurs européens, même si, sur internet, elle propose une sélection de programmes sous-titrés en six langues, même si elle achète bon nombre de téléfilms et de séries en Europe du Nord. En clair, la mayonnaise n’a pas pris, faute d’un véritable soutien des instances de Bruxelles, faute aussi probablement d’une véritable demande du public...

Quant à l’objectif « franco-allemand », il est atteint en matière de gouvernance - bien qu’il s’agisse d’une usine à gaz -, un peu moins sur celui du financement, mais bien peu sur le plan de la programmation et de l’audience. Il suffit de consulter le programme quotidien de la chaîne pour se rendre compte qu’il est très loin d’être la caisse de résonance des activités culturelles des deux nations, qui, pourtant, sont en la matière des chefs de file de taille mondiale. On ne constate pas même d’effort pour développer, de part et d’autre du Rhin, une meilleure connaissance des trésors architecturaux et naturels de chacun des deux partenaires...

Seules les soirées Thema sont parfois à la hauteur de cette nécessaire rencontre des deux peuples qui, même si le dire fait quelque peu grandiloquent, est la condition première d’une construction européenne qui, aujourd’hui, patine, faute d’engouement populaire pour l’édifice essentiellement administratif actuel. Des soirées qui, cependant, sont bien souvent plus tournées vers les drames du passé que sur les perspectives qu’offre l’avenir.

Il est vrai que Mitterrand et Kohl avaient aussi vu dans la création d’Arte une œuvre de réconciliation par la vérité et la mémoire et qu’en multipliant la diffusion d’archives sur l’horreur nazie, Thema remplit cette mission.

Enfin l’audience... Elle est confidentielle en Allemagne (1,1 %), où Arte, diffusée à l’origine sur le câble et le satellite, n’est présente sur la TNT que depuis 2017, et n’excède pas 3,1 % en France, où la chaîne diffusée depuis son lancement en analogique, puis sur la TNT, bénéficie aussi d’une présence obligatoire au sein des bouquets. 3,1 %... bien qu’on ne compte plus le nombre de personnes qui, le matin, disent avoir apprécié le programme d’Arte de la veille au soir...
Les chiffres de Médiamétrie sont têtus.

Bref, Arte était un beau projet, à la fois de diffusion sans frontières de la culture et de rapprochement franco-allemand. Pour l’heure, la réussite n’est pas au rendez-vous... Ce qui ne veut pas dire qu’il ne convient pas de persévérer. Peut-être faudrait-il revoir la programmation, éviter un ancrage partisan de certaines émissions - suivez mon regard... - et inciter le président du Conseil de l’Union européenne, quel qu’il soit, à faire du développement d’Arte un grand projet européen...

Axelle D

@ Patrice Charoulet

Ne vous en déplaise s'habiller classique, c'est classe et toujours le grand chic ! Idem pour le parler et le savoir-vivre !
Quant à la publicité (longtemps nommée réclame) elle n'a jamais impressionné ou influencé (aujourd'hui comme hier) que des primaires à la cervelle d'oiseau, dépourvus de bon goût et d'un minimum d'esprit critique !

Kardaillac

28 minutes, de temps en temps, pas plus.
J'ai le même ressenti que notre hôte.

Renaud Dély dans le sirop de la bien-pensance, content d'exister encore à la télé, vrai bouche-trou.
Thibault Nolte, Benoît Forgeard et Claude Askolovitch, c'est du temps perdu. On sent le copinage.
Pascal Blanchard insupportable de suffisance.
Par contre les filles ne m'ont jamais déçu et les invités sont intéressants.

GERARD R.

Ah ces émissions de téloche, qui diffusent en permanence des... « débats » dans le vif espoir qu'ils virent à la confrontation verbale (clash) et (trop rarement hélas) au-delà, en cas de non-affinités.

J'ai tenu héroïquement cinq minutes face au débat : Zemmour/Stali... - euh pardon - Mélenchon. Et j'en ai conclu que le mot débat devait être étymologiquement redéfini. Il consiste pour les deux antagonistes à empêcher l'autre de parler ou à rendre sa logorrhée la plus inaudible possible. Cette définition me paraît plus réaliste que celle que présument les dictionnaires. Qu'en pense Pascal Praud ?

Marcel P

Monsieur Bilger,

Les choix de programmation d'Arte, dès ses origines, sont clairs. On doit remercier Arte d'avoir su diffuser, parfois produire, des émissions et films jamais vu ailleurs en leur temps - cette qualité est moins nécessaire aujourd'hui, au temps d'Internet.
Dans le lot, il y avait et il y a toujours de la pure daube idéologique (exemple, les dessins animés de Jul : si on fait abstraction du fond idéologique, que reste t-il sinon des blagues carambar surannées ?).

La fière revendication de n'inviter aucun candidat pendant la campagne, sans même voir le terrible aveu d'incompétence d'animation d'un entretien, est à l'image même d'Arte. Facilité et entre-soi, sous prétexte d'intellect et d'ouverture supérieurs.

—————————————-

@ Claggart

Vous ne voyez aucun problème au « refus d'inviter des politiques à 28 minutes », rien de « condescendant » car « ces gens-là ont été instruits dans l'art de ne jamais répondre aux questions qu'on leur pose [...] ».
S'il s'agit de faire une généralité sur « ces gens-là », il faut d'abord démontrer qu'ils forment un tout.

——————————————

@ Tipaza

Effectivement, les matins de France Culture sont généralement intéressants. Ils ont parfois des invités pointus. D'autres fois, ils invitent des militants sans faire les présentations.

Exemple : https://www.franceculture.fr/emissions/l-invite-e-des-matins/droits-de-l-homme-le-sort-des-enfants-detenus-en-syrie-avec-francois-zimeray-et-marie-dose sur le thème « Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé », « Un sujet particulièrement clivant en cette période de campagne présidentielle que nous abordons avec François Zimeray, président de l'Association française des victimes du terrorisme, l'AFVT, ancien ambassadeur en charge des droits de l’Homme, rejoint par Marie Dosé, avocate pénaliste au barreau de Paris, elle publie “Eloge de la prescription” Editions de l'Observatoire, 2021. »

François Zimeray venait de publier une tribune pour le rapatriement des enfants de terroristes islamistes qui se trouvent en zone irako-syrienne. Cela semble contre-intuitif vu son rôle de président de l'Association française des victimes du terrorisme, mais il s'agit aussi d'un avocat de profession et élu socialiste : pour lui, il s'agit uniquement de voir que ces enfants sont des victimes du terrorisme. Savoir si à 3 ans ils ont déjà tiré à bout portant sur un kouffar à genoux et si à 5 ans ils ont déjà effectué leur première décapitation au poignard n'entre pas en ligne de compte pour lui sur la question de leur rapatriement ou « patriement » (puisque nombre d'entre eux ne sont pas nés en France).

Mais c'est surtout le cas de Marie Dosé qui est hilarant. « La France s'isole de plus en plus. En 2021, 331 enfants et femmes étrangers ont été rapatriés de Syrie. Sur ces 331 enfants et femmes étrangers, 97 étaient européens. Sur ces 97 enfants et femmes, seulement 7 enfants français ont été rapatriés. Et c'était en janvier 2021, pas un seul enfant n'a été rapatrié depuis un an » nous disait-elle.

Pensez-vous qu'à un seul moment, dans l'émission, il aurait été signalé que Marie Dosé est avocate de la défense de plusieurs terroristes notamment islamistes - majeurs et vaccinés, bouchers en masse ?
Qui pouvait rappeler à Marie Dosé qu'elle ne pouvait ignorer que les femmes ne sont pas des victimes par essence, au cas où elle aurait déjà oublié Hayat Boumeddiene (pour ne prendre que l'exemple le plus célèbre), où au cas où elle feindrait d'ignorer que nombre des femmes qui sont dans les camps en zone irako-syrienne ont joué un rôle direct dans les activités de l'Etat islamique, que ce soit en terme de recrutement mais aussi de contrôle des personnes ? Qui est là pour indiquer quel est le sens de la position de la France sur la question, quels sont ses enjeux ?

Autrement dit, que Guillaume Erner invite deux militants, d'emblée d'accord sur l'essentiel, pour qu'ils échangent entre eux sans souffrir la moindre contradiction, sans jamais être troublés par le moindre effort de contextualisation, ce n'est pas génial. Que les intéressés eux-même n'explicitent pas d'où ils parlent, ce n'est pas un gage de qualité. Mais la moindre des choses serait, pour l'animateur de l'émission, de faire les présentations de manière claire - avec le risque évident que l'auditoire ait les clefs pour discuter le choix des invités.

genau

Hors sujet:
Oui, tous les soirs Mélenchon à la TV, pour purger les corps et faire restituer la collation de 19 heures. Quelle horreur, avec un public qui applaudissait les saillies de cet individu ruisselant du sang de la tcheka.

Bon, Elisabeth Quin: la morale incarnée en shantung et Neuilly. L'émission est souvent agréable, surtout quand la dame n'est pas là. Saltimbanque, pas plus.

Zemmour: fourberies de scapin acte II, le juif d'Algérie a nettement plus de classe que le français insoumis, secrétaire du préfet Poubelle.

Français: espèce en voie de disparition, mendiant au porche de l'administration conduite par ceux qui n'ont besoin de rien.

Quin: minauderie affichée à la porte des opinions non justifiées. Gnafron querellant Guignol.
Les intervenants: justifient Quin par leur qualité. Soigneusement triés pour ne pas perturber la reine des glaces sans tain.
Importance: zéro, le roi s'amuse.

Louis

Jamais aussi pire que les émissions de politique sur le service public avec madame je pose les questions, je fais les réponses les commentaires et hop en prime le petit mot méchant. Quant aux journaux avec ces commentateurs qui lisent de façon atone leurs prompteurs, bon le décor remplace le verbe. Au moins EQ c’est agréable à écouter, certains effectivement font tache. Avant, du temps du ministère de l’Information ce n’était pas pire… Je pense que dans les journaux, tous les mots sont pesés, contrôlés, validés, les seuls sujets autorisés étant le Covid, le Covid et encore le Covid sujet miraculeux. Parfois aux heures tardives une lueur apparaît.

Il me semble que Z dans son programme envisage de conserver une seule chaîne et de consacrer une autre aux régions, tout le reste à vendre, pas étonnant qu’ils essayent de le flinguer.

Patrice Charoulet

« Classique » en publicité

Pour le professeur de lettres que j'étais, « classique » était l'éloge suprême. Il me semblait que Racine, Molière ou La Fontaine, gloires du classicisme français, étaient indépassables et méritaient d'être lus, étudiés et admirés éternellement.
Les choses ont bien changé. Dans la publicité contemporaine, « classique » est devenu péjoratif !
Exemple : «  (Notre dentifrice) est quatre fois plus efficace qu'un dentifrice classique. » Ce que je dis des dentifrices vaut aussi pour les lessives. « Classique » , dans la langue actuelle, veut dire « banal », « médiocre », voire « nul ».

hameau dans les nuages

@ Florestan68 | 28 janvier 2022 à 12:41
"Conclusion brutale : seul le vote Zemmour a une petite chance de donner un coup de pied dans la fourmilière. Tout autre vote est inutile."

Je me le demande aussi avec le soutien à Marine Le Pen de Robert Ménard assez trouble sur divers sujets.

Axelle D

@ Florestan68 | 28 janvier 2022 à 10:38

Un Mélenchon hargneux, retors, calomniateur, haineux, tous crocs dehors... et la bave aux lèvres ! J'ai tenu sept minutes et puis coupé.
Au moins Marchais était drôle quand il tenait tête et asticotait ses adversaires ou les journalistes qui tentaient de l'interviewer. Lui même pas ! Il est juste méchant, pathétique et tordu. Un sale bonhomme sur toute la ligne...
Un cabotin minable ! À fuir !

Florestan68

Cher Philippe Bilger,

Comme le montre chaque jour votre excellent camarade Gilles-William Goldnadel, le service public de l'audiovisuel a basculé dans la pensée progressiste. Et cela date de Mitterrand.

De ce point de vue, Arte semble être le pendant télévisuel de France Inter, du Monde et de Libération.

Ce monde médiatique exerce une pression constante sur le monde intellectuel, cinématographique, politique et judiciaire.

C’est le camp du Bien où, comme vous le suggérez, la réalité qui pourrait gêner se doit de passer sous les fourches caudines de l’idéologie progressiste du jour : aujourd’hui, celle des migrants, des minorités sexuelles et raciales, du climat, de l’immigration, du vivre-ensemble, de la délinquance forcément due au social, de l'Europe nouvelle frontière.

On l’a vu avec Chirac et Sarkozy qui promettaient de renverser la table : ils se sont vite couchés devant cette chape de plomb. Aujourd’hui c’est Valérie Pécresse et même Marine Le Pen qui y font allégeance, d’où la bienveillance de ce système à leur égard.

L'indignation unanime aux propos de bon sens de Zemmour sur l'inclusion des handicapés est le parfait exemple de cette soumission.

Mais gare à celui qui donne l’impression de bousculer ce système : ils seront harcelés de tous les côtés, et aucune erreur ne leur sera pardonnée. Fillon jadis, Zemmour aujourd’hui en font le douloureux constat.

Conclusion brutale : seul le vote Zemmour a une petite chance de donner un coup de pied dans la fourmilière. Tout autre vote est inutile.

Claggart

Je vous trouve bien sévère à l'égard de 28 minutes, que je regarde le plus régulièrement possible ; une de ses qualités essentielles est la variété de ses invités, au contraire de CNews où l'on retrouve toujours les mêmes têtes de paraphraseurs qui ne sont là que pour jouer leur rôle de comédiens dans des émissions-spectacles.

Quant au refus d'inviter des politiques à 28 minutes, je ne vois là rien de condescendant chez EQ ; ces gens-là ont été instruits dans l'art de ne jamais répondre aux questions qu'on leur pose, attitude facilitée par l'incapacité des journalistes qui les interrogent à les pousser dans leurs retranchements en leur appliquant une subtile maïeutique, notamment en leur posant des questions nécessitant une réponse binaire ; les imagine-t-on dans une réunion de chantier export, et ceci rappellera sans doute des souvenirs à Claude Luçon et Giuseppe, où par exemple votre client vous demandait la date de mise sous tension d'un poste de livraison ?

lucas

L'émission d'Elisabeth Quin est rafraîchissante, agréable à regarder.
On y trouve des sujets fort intéressants.
Il est vrai que la tonalité d'ensemble est un peu orientée.
Mais avec le temps, je pense que la structure de l'émission va lasser.
En effet, 28 minutes c'est déjà peu pour traiter des sujets de fond.
Alors Elisabeth Quin n'a pas avantage à s'enfermer dans un rituel, une forme de liturgie chronophage, en surajoutant du non essentiel: Mauduit, Thibault Nolte, Askolovitch qui amputent d'autant le temps imparti aux débats.

Robert

L'intérêt d'Arte est d'offrir une profusion d'excellents documentaires et concerts. Sa vocation culturelle n'est pas surfaite face aux chaînes dites de divertissement...

L'objet de ce billet, Monsieur Bilger, est certes Élisabeth Quin dont vous stigmatisez à juste raison le moule idéologique "soft power" qui l'anime. Mais l'esprit est bien conservé par son alter ego, Renaud Dely, qui joue lui aussi dans le même esprit de bien-pensance autosatisfaite. Et puis il ne faut surtout pas effaroucher le partenaire allemand.

Une émission sort de cet ordinaire : le magazine hebdomadaire "Le Dessous des cartes", diffusé le samedi à 19 heures 30, qui est un petit quart d'heure de géopolitique créé par Jean-Christophe Victor et présenté très intelligemment et agréablement par Émilie Aubry. Bien entendu, le filtre idéologique d'Arte reste présent, mais les sujets abordés sont très souvent bien posés et traités. Et ils ouvrent l'esprit sur de multiples domaines et se fondent sur une excellente cartographie.

Gavot

Absolument pas d'accord avec vous. J'aime beaucoup 28', la diversité de ses invités avec lesquels je suis pourtant souvent loin d'être en accord. Sans chercher à vous froisser, ce que vous nous présentez comme une incitation subtile à ne pas franchir certaines limites ou à afficher une détestation convenue me semble bien au contraire une invitation à être intelligent, un impératif à élever son niveau de réflexion.
Impératif qu'on ne retrouve nullement dans d'autres émissions et certainement pas sur canal Bolloré.
L'exemple que vous donnez des participations de Trémolet est parlant : à 28' il s'efforce avec talent à l'intelligence, ailleurs il fait seulement ce que l'on attend de lui.

Florestan68

Cher Philippe Bilger,

Je bats ma coulpe en étant hors-sujet, mais il me faut évoquer ici le duel d'hier soir sur C8. Mélenchon, en traitant Zemmour de "chien" et en le renvoyant "à la niche", a définitivement perdu ses galons de présidentiable.

Au lieu de répondre aux arguments précis de Zemmour, il s'est drapé dans la toge de la vertu et s'est montré méprisant et arrogant. Et quelquefois odieux.

Zemmour n'a pas perdu son sang-froid comme l'autre l'espérait.

Plus tard, même hystérie face à un policier, accusé de tous les maux. Avec un programme irresponsable pour la sécurité.

En conclusion, lamentable Mélenchon, qui en devient repoussant.

P.-S.: je rejoins un intervenant ici pour déplorer cette maladie qu'ont les chroniqueurs et les hommes politiques de s'interrompre et de parler en même temps. C'était vrai entre Mélenchon et Zemmour. C'est surtout vrai aussi chez Pascal Praud. Oublient-ils qu'ils ne sont pas seuls ?

lucterius

Bonjour M. Bilger

Au moment ou j'écris ce commentaire il n'y en a que trois affichés sur le site. Mais à mon avis ça va déferler et comme vous acceptez tout le monde vous allez avoir beaucoup de reproches.

En effet vous écrivez "Pour prendre des exemples caricaturaux, il FAUT détester le RN, vouer Zemmour aux gémonies, se trouver dans le cercle macronien de la raison, accabler la société qui crée les coupables plus que ceux-ci, se fondre dans un humanisme hémiplégique puisqu'il ne pleure et ne compatit qu'à gauche. Ce n'est pas maladroitement fait, ce n'est pas un rouleau compresseur, c'est enrobé, distingué, suave, penser autrement c'est le monde des ploucs, c'est redoutable."

C'est bien vu, hélas. Mais nous sommes loin du politiquement correct et attention au retour de bâton.

Cordialement.

caroff

"On préférerait moins de suavité contente de soi et plus de brutalité pour ne pas mettre à distance le réel." (PB)

Quand on a l'esprit critique chevillé au corps, quand on aspire à des analyses subtiles et originales, il n'est pas obligatoire de passer une tête sur le plateau de Mme Quin. Une personne intelligente, fine mouche, dirigeant sa petite troupe avec maestria.
Oui mais voilà on est dans l'extrait sec de la connivence: tous les participants dont beaucoup me sortent pas le nez (Pascal Blanchard ou Nadia Daam) font une sorte d'orchestre de chambre dans lequel la moindre fausse note ferait sauter au plafond la dame Quin.
En effet, une émission pour rien, une émission avec ses couplets et surtout le même refrain convenu, ritournelle insupportable...
Et notre hôte a raison de souligner que le souvent excellent Vincent Trémolet délivre une soupe manquant de saveur, signe que s'il veut rester chroniqueur, il doit bannir sel, poivre et piment de ses commentaires.

Une émission de service public ?

Xavier NEBOUT

On ne peut pas en vouloir à ceux qui arraisonnent la pensée et en toute logique, prônent le monde de Macron, et ne pas se donner la peine de savoir quoi que ce soit de l'oraison par paresse intellectuelle et soumission totale à la doxa rationaliste.
Éric Zemmour tend à réorienter la pensée politique vers la nature humaine dont le propre est sa capacité à s'élever vers le surnaturel. Le fait-il consciemment, ou se laisse-t-il seulement guider par son subconscient ? Hier soir face à Mélenchon, il a prononcé le mot Dieu. Là, l'arsouille a décroché, mais ce n'est pas allé plus loin.

Commençons donc par prendre l'habitude de dénoncer l'insondable absurdité de l'athéisme qui signifie ne pas croire à la lumière, à situer le spirituel là où il est, c'est à dire avant le temps, puis lier le surnaturel au spirituel, et le rationaliste verra le sol se dérober sous toutes ses certitudes intellectuelles.

Pour cela, il ne faut pas commencer par la conclusion en parlant de religion.

Tipaza

J'aime bien cette émission que je regarde tous les soirs, après le 20 heures de France 2, pour pouvoir la détester.
Ces séances de détestation quotidienne de la gauche hypocrite me maintiennent en forme.

Je les poursuis d'ailleurs le matin avec les infos de France Culture, où on retrouve le même esprit condescendant, persuadé de sa supériorité intellectuelle, quoique Guillaume Erner soit plus intelligent et plus fin que EQ, il faut quand même le dire.

Un certain intervenant du 28', celui qui parle d'histoire (impossible de mémoriser son nom), se retrouve sur Culture d'ailleurs, avec l'avantage que sur Culture on ne voit pas son air béat qui m'exaspère.
Bon, je blague... quoique... ;-)

Et puis il faut bien le dire, entre intellos, on se reconnaît, même et surtout si on se déteste !!

Myrto

28 minutes, c'est la gauche dans toute sa splendeur !

Lodi

"Elisabeth Quin trop élogieuse de 28 minutes ?"

Et si notre hôte la "soumettait à la question" ? Ou si elle l'interrogeait ? Ou s'ils faisaient un livre à deux ? Manifestement, il y a estime et désaccord réciproque donc un terreau fertile pour l'échange.

Pour le reste, je pense que dans chaque émission, il y a une tonalité différente, dont il est toujours difficile de s'extraire. Je ne pense pas qu'il soit possible d'évaluer la difficulté relative de cet arrachement, mais ce n'est que mon avis.

Encore un avis : je pense qu'intervenir sur un blog fait qu'on a aussi peu d'influence qu'un caillou tombant dans la mare, mais qu'en admettant qu'on ait peu de censure et qu'on soit masqué, on a beaucoup de liberté.
Parce qu'on a aussi peu de milieu que possible autour de soi, de menace physique, économique ou d'entre-soi.

Bien sûr, il finit par se faire une sorte de milieu, dans un blog. Mais...

xavier b. masset

Je l'adorais dans ses chroniques données à Cinéquin ou au Masque.

Elle détonnait dans ses critiques, ne s'en laissait pas conter, avait sans doute ses têtes mais restait précise dans ce qu'elle évaluait d'elles, les réalisateurs avaient beau taper à la vitre, ses traits analytiques, précis comme une découpe au diamant, les mettaient à distance raisonnable au fond de leur bocal, nez collé sur la vitre.

Aujourd'hui, modératrice à la redoutable efficace dans la distribution de la parole - avec ses bras courts et agiles, proches de ceux d'un Nanotyrannus, doux, et comme recouvert de plumes -, elle m'amuse.

Arte, depuis sa naissance, est cette chaîne qui prend soin de son animus social-démocratique orienté SPD, ses animatrices, en vraies Cérès et Proserpine, veillent au grain, en protègent sources et puits.

Toujours mieux que de se faner le bagou de l'irrespirable chroniqueur de la Revue de presse du matinalier de France Inter, permanent de l'émission.

Mme Quin aurait dû vous tester comme critique de ciné, vous auriez eu un meilleur terrain d'entente.

Achille

« Elisabeth Quin trop élogieuse de 28 minutes ? »

Entre nous, cela nous change de CNews et tout particulièrement de "L’Heure des pros" qui ne font pas dans l’élégance sauf, bien sûr, quand il s’agit de prendre la défense de leur ancien camarade qui a pris dernièrement un congé sabbatique pour cause de campagne électorale.

Ceci étant, ARTE est une excellente chaîne qu’il m’arrive souvent de regarder, notamment certains documentaires scientifiques ou historiques, mais à 20H je ne la regarde pas.
Je préfère regarder le JT de 20H de France 2, présenté par l’excellent Laurent Delahousse. Parfois, mais rarement, il m’arrive de zapper sur CNews, de regarder "l’Heure des pros 2" quand un événement fait le buzz : généralement une bourde de Valérie Pécresse, une insulte de J-L Mélenchon ou une provocation d’Éric Zemmour (ou d’Emmanuel Macron, d’accord ! d’accord !).

Il faut voir alors les invités, excités comme des puces, s’indigner, s’invectiver, se morigéner, le tout agrémenté des gesticulation à la Mister Bean de Pascal Praud.
Je regarde ça comme un spectacle des Guignols de l’Info. Émission hélas disparue. Je n’ose imaginer les sketchs savoureux qu’ils nous auraient confectionnés avec cette campagne électorale complètement déjantée. Quel dommage !

Ceci étant je pense que je vais aller jeter un œil dans l’émission "28 minutes" d’Elisabeth Quin prochainement, afin de me faire ma propre opinion, car je soupçonne Philippe Bilger d’être un peu trop sous l’influence de ses camarades de CNews et Sud Radio depuis qu’il fréquente ces gens-là…

sbriglia

Rajoutons C à vous avec Anne-Elisabeth Lemoine et la boucle de la bien-pensance est bouclée… quoique, vous avez raison, EQ soit plus soyeuse dans son conformisme qu’AEL.

On peut être certain que tous vivent dans les beaux quartiers et fréquentent les bars branchés.

Un seul mohair d’EQ et soixante migrants mangent pendant un mois.

(J’essaye de faire du Savonarole mais je reconnais ne pas avoir une once de son talent…)

Jean-Paul Ledun

Nous aimons beaucoup cette émission, mon épouse et moi.
Vous avez sûrement raison, vous qui hantez les backstages des plateaux de télévision...
Malgré tout, 28' est apaisant et enrichissant. Et cela nous change de CNews où le "Praud du chaos" désorganise les "débats".
Tschüß und bis morgen !

Claude Luçon

Le véritable intérêt de Arte sont les concerts symphoniques du dimanche soir et des documentaires hors politique en semaine qui sont infiniment plus plaisants à suivre, c'est vrai, que les débats qui eux sont difficiles à apprécier et affichent une autosatisfaction qui pousse à cliquer vers un autre canal TV !

Vamonos

Merci de m’avoir prévenu, je n’ai pas 28 minutes à perdre avec des minois hypocrites. La comedia del ARTE ne me divertit pas en 2022.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS