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26 janvier 2022

Commentaires

sylvain

@ Denis Monod-Broca | 30 janvier 2022 à 22:58
"L’État est bien malade, c’est vrai, obèse et faible."

Ben il est à votre image, inerte, soumis, laxiste, collabo, vous dites ça en vous regardant depuis votre miroir ?

Denis Monod-Broca

@ F68.10

L’État est bien malade, c’est vrai, obèse et faible.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"L’État, en France, peut garantir ces équilibres..."

À condition de ne pas être juge et partie. C'est pour cela que les entreprises nationalisées à l'ancienne l'empêchent de garantir ces équilibres. Et que les liens incestueux entre la haute bourgeoisie parisienne qui mange aux deux râteliers du public et du privé doivent cesser.

Sinon, l'État est juge et partie. Et ne peut donc pas garantir ces équilibres.

Denis Monod-Broca

@ Aliocha

L’État, en France, peut garantir ces équilibres et être, par là-même, le garant de la liberté. L’Europe, elle, n’a tout simplement pas d’État. De semblables garanties n’y ont donc pas cours, sinon dans chaque Etat-membre séparément..

Aliocha

Économie de marché, au nom de la liberté d'entreprendre, encadrée par la protection sociale, les droits de l'homme et la démocratie, l’État garantissant cet équilibre entre sphère privée et publique.
L'union européenne selon Rocard en quelque sorte, désormais envisageable depuis que les Anglais sont sortis, l'impardonnable trouvant dans sa capacité de réconciliation l'exercice possible d'une liberté qui borne ses éventuelles voracités par l'indispensable bien-être des plus faibles, définissant cette force qui n'est plus violence mais équilibre entre liberté et égalité, nommée fraternité.
C'est possible.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Comment répondre à une telle certitude sinon par une question : affirmer sa propre supériorité morale, est-ce moralement défendable ?"

Alors, cela dépend du contexte. Affirmer sa supériorité morale face à Xi Jinping, voyez-vous, c'est ridicule et inutile car il s'en tape. Affirmer la supériorité morale de la France sur la Chine face à Monsieur Denis Monod-Broca, oui, c'est utile et moral car cela remet les pendules à l'heure.

Sans oublier que d'autres cultures sur certains points ont une supériorité morale sur nous. Et qu'il convient de l'admettre de la même manière qu'il convient d'affirmer notre supériorité morale face à la Chine.

"L'idéologie que nous imposons au monde est le capitalisme néolibéral mondialisé."

Ah bon ? Nous l'imposons ? Non, Denis. Il y a simplement des réalités claires et nettes sur le terrain. Le Botswana, libéral, s'en sort. Le Zimbabwe, anti-libéral, ne s'en sort pas. C'est tout. Cela ne va pas plus loin. Nul besoin d'imposer quoi que ce soit: la réalité le fait, et la réalité a toujours raison.

"S'appuyant sur la croyance en la libre concurrence et en ses bienfaits, elle fait de la vie une compétition sans merci de tous contre tous."

Vous ne comprenez pas le b.a.-ba. du libéralisme économique. Le libéralisme économique, cela affirme les choses suivantes:

1. Il est impossible pour une quelconque économie administrée d'ajuster correctement les prix. Elle n'en a simplement pas les moyens cognitifs et ne les aura jamais. À l'heure actuelle, seuls les marchés peuvent servir cette fonction. Il faut donc protéger les marchés, car nous courons sinon à la misère.

2. La compétition des entreprises, des idées, des projets doit effectivement être à tout prix protégée. Parce qu'il convient qu'il y ait, oui, un mécanisme sélectif orientant notre économie vers les meilleurs projets et les meilleures idées. C'est comme cela qu'on garantit des lendemains qui chantent: par la responsabilisation des entreprises par les mécanismes de marché.

3. En aucun cas la compétition des entreprises, des idées et des projets n'est une compétition sans merci de tous contre tous. C'est une compétition des entreprises. Pas des particuliers, qu'il convient bien évidemment de protéger par des mécanismes de protection sociale (et non, pas le fonctionnariat... mais des assurances ainsi qu'une fiscalité favorisant le tissu associatif et les dépenses sociales en tout genre).

Un libéral qui se respecte sait l'importance de la mise en place de systèmes de protection sociale: ils garantissent une relative sécurité à la société au niveau individuel, qui permet aux gens de ne pas avoir le nez dans le guidon de la survie et ainsi d'entreprendre quand ils en sont capables plutôt que d'être vissés à la question de savoir ce qu'on met sur la table ce soir.

"Elle enrichit les riches et appauvrit les pauvres, à l'échelle de chaque pays comme à l'échelle du monde."

Non. Le libéralisme enrichit la société et donne des opportunités aux pauvres. C'est le capitalisme de connivence qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres. Les libéraux anglo-saxons font une différence très claire entre "economic liberalism" et "crony capitalism", comme le fait n'importe qui qui a tâté de la finance de marché.

À l'heure actuelle, le capitalisme enrichit les pays pauvres. Et appauvrit les pays riches.

Le tour de force que les capitalistes protectionnistes français et leurs copains marxistoïdes ont accompli, c'est d'avoir réussi à faire croire au péquin moyen que défendre le capitalisme de connivence et les privilèges des grosses boîtes, c'est protéger l'emploi et les travailleurs. Rien n'est plus faux. Et tant que les Français tombent dans le panneau, il ne pourront tout simplement pas s'en sortir.

"« Cette sécurité et ce confort de vie seraient-ils un mal ? » : dans la mesure où ils sont obtenus aux dépens d'autrui, peut-être bien..."

Le confort de vie n'est pas obtenu aux dépens d'autrui. Pendant la colonisation, oui, il était obtenu aux dépens d'autrui. C'est d'ailleurs pour cela que la Grande-Bretagne imposait des lois totalement anti-libérales dans ses anciennes colonies. Comme l'Iron Act de 1750, qui interdit aux colonies de développer leurs capacités métallurgiques. L'histoire de la famille Tata est liée à cette destruction orchestrée de la métallurgie indienne, puis à sa résurrection. Et maintenant, ils nous taillent des croupières. Parce que le libéralisme économique réussit aux pauvres...

L'Iron Act était anti-libéral. Et a abouti à un confort, colonial, aux dépens d'autrui.

Le libéralisme économique, c'est justement l'inverse de l'exploitation économique coloniale, car cela consiste à ne pas considérer l'Iron Act comme légitime.

Comme beaucoup de Français, vous avez l'essentiel des notions de base complètement à l'envers. C'est là un point où je ne peux affirmer une quelconque supériorité morale du Français de base sur le plus vil apparatchik communiste chinois qui, lui, comprend tout cela très bien.

Herman Kerhost

Depuis le jour où, après avoir pardonné à un très proche (sans le lui avoir dit) une faute dont j'ai beaucoup souffert, celui-ci, le même jour, tentait de se suicider, je ne suis plus très sûr, non pas de la qualité intrinsèque du pardon, mais de la positivité de son impact dans la vie des gens concernés...

Denis Monod-Broca

@ F68.10

« [...] nous aurions quand même une supériorité morale [...] »

Comment répondre à une telle certitude sinon par une question : affirmer sa propre supériorité morale, est-ce moralement défendable ?

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@ Marcel P

L’idéologie que nous imposons au monde est le capitalisme néolibéral mondialisé. S’appuyant sur la croyance en la libre concurrence et en ses bienfaits, elle fait de la vie une compétition sans merci de tous contre tous. Elle enrichit les riches et appauvrit les pauvres, à l’échelle de chaque pays comme à l’échelle du monde.

« Cette sécurité et ce confort de vie seraient-ils un mal ? » : dans la mesure où ils sont obtenus aux dépens d’autrui, peut-être bien...

sylvain

@ Marcel P | 28 janvier 2022 à 18:53
"cf. tribune de soutien à la candidature d'Anasse Kazib signée notamment par Assa Traoré, Raphaël Kempf, Saïd Bouamama, Alain Badiou, Cédric Herrou, Aurélien Taché, Frédéric Lordon, Dominique Vidal, Aude Lancelin, François Bégaudeau, publiée par Mediapart."


Comme racailles on ne fait pas mieux ; de bonnes teutées de mandats d'arrêt, juste bonnes à coller sur les murs des sanitaires des sous-sols de postes de police.

Le mur des tarés en réponse au mur des cons des juges rouges SM.

Marcel P

@ Denis Monod-Broca

Vous dites que la domination idéologique et économique que nous aurions sur le reste du monde (idéologique : en quel sens ? Quelle idéologie ferait donc l'unanimité ?) serait la raison de notre sécurité et notre confort de vie. Cette sécurité et ce confort de vie seraient-ils un mal ? Et plutôt que de raisonner en blâmant nos prédécesseurs qui nous ont offert cette sécurité et ce confort de vie, pourquoi ne pas blâmer ceux qui, sur d'autres continents, n'en ont manifestement pas fait de même ?

Autrement dit, ne faudrait-il pas pardonner aux Européens d'avoir été pugnaces et doués pendant un certain nombre de siècles, de même qu'il faut pardonner aux Israéliens de ne pas se laisser mener à l'abattoir ?

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@ Achille

Avant de songer à pardonner, il faut d'abord savoir bien juger. J'imagine que vous ne savez rien de plus de ce fait divers que nous autres, c'est-à-dire ce qu'en dit la presse. Vous ne savez donc pas du tout dans quelle position était cette personne, visible de manière évidente ou pas, s'il était possible de penser qu'il s'agissait juste d'un clochard qui dormait ou s'il était flagrant que c'était un vieillard ayant fait une chute. Vous pourriez avoir le culot de faire semblant d'être outré de la mort d'un clochard dans la rue en hiver. Mais ce n'est pas ainsi que le débat est posé.

Vous vous gaussez de la proposition de défense excusable d'Eric Zemmour. Vous auriez pu contextualiser en indiquant qu'on trouve ce concept dans le droit suisse :

« Si l’auteur, en repoussant une attaque, a excédé les limites de la légitime défense au sens de l’art. 15, le juge atténue la peine.
Si cet excès provient d’un état excusable d’excitation ou de saisissement causé par l’attaque, l’auteur n’agit pas de manière coupable. » https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/54/757_781_799/fr#art_16

Ce n'est pas un secret puisque c'est explicitement annoncé dans la proposition d'Eric Zemmour que le « modèle, c'est l'Allemagne et la Suisse ».
Sauf à considérer les Suisses comme des imbéciles en masse, la proposition n'est pas nécessairement absurde, d'autant qu'elle n'est pas aux antipodes des cas de présomption de légitime défense déjà prévus par le code pénal français (« Pour repousser, de nuit, l'entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité. Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence »).

Bon évidemment, contextualiser rendrait le caractère bancal de vos réquisitoires permanents anti-Zemmour flagrants. C'est tellement mal fait et outrancier qu'ils ne peuvent avoir d'effet, ou alors, à la rigueur, en faveur de Zemmour.

------------------------------------------ @ sylvain

Dans le même ordre d'idées, François Mitterrand avait fait le choix d'absoudre par loi d'amnistie Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon et d'autres d'Action directe en 1981.
Leur volonté homicide était déjà évidente, connue, manifestée par des attentats, proclamée par des déclarations. Après la loi d'amnistie, la libération de Ménigon et Rouillan ayant été retardée, il confirmaient ne pas vouloir s'amender : « [Nathalie Ménigon] reste en prison parce que le nouveau pouvoir veut donner des gages à la police politique de Giscard sur laquelle elle a tiré lors de son arrestation. Nous sommes des criminels parce que l'on remet en question la pacification du prolétariat dans les métropoles ! Nous sommes des criminels et nous revendiquons cette criminalité dans tous nos actes de lutte ».

Les proches de Gabriel Chahine, René Audran et Georges Besse peuvent-ils pardonner le choix politique qui a conduit à ces assassinats prévisibles puisqu'annoncés ?
Peuvent-ils aussi pardonner le candidat à l'élection présidentielle de 2022 Anasse Kazib d'accepter le soutien et de présenter comme « ancien prisonnier politique » Jean-Marc Rouillan, qui a toujours refusé d'exprimer le moindre remords pour ses assassinats ?
(cf. tribune de soutien à la candidature d'Anasse Kazib signée notamment par Assa Traoré, Raphaël Kempf, Saïd Bouamama, Alain Badiou, Cédric Herrou, Aurélien Taché, Frédéric Lordon, Dominique Vidal, Aude Lancelin, François Bégaudeau, publiée par Mediapart.)

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Oui, mieux vaut vivre au Canada qu’en Chine, c’est vrai. Mais deux remarques cependant : 1/ il y a au Canada comme aux USA et en France des îlots d’indicible malheur et 2/ notre sécurité et notre confort de vie, nous les devons pour une bonne part à la domination idéologique et économique (et à l’occasion militaire) que nous exerçons sur le reste du monde."

Au-delà du fait que je conteste votre analyse comme quoi nous exerçons actuellement une domination idéologique et économique sur le reste du monde, je vous demande en toute franchise:

Cela changerait quoi ?

Je vais être plus clair: même si, en France, des Français blancs ou noirs possédaient des esclaves, français et blancs ou noirs, nous aurions quand même une supériorité morale sur une société comme la Chine.

En France, même si la France était esclavagiste, la liberté d'expression permettrait de critiquer et à terme de mettre un terme à l'esclavage.

En Chine, même s'ils n'avaient pas d'Ouïghours dans un quelconque camp, il serait impossible de critiquer l'esclavage.

Cela fait toute la différence entre une société libre, même esclavagiste, et une société totalitaire, même si elle n'était pas esclavagiste, et même si, par des aspects substantiels, elle était paradisiaque. Et la Chine, à l'heure actuelle, est esclavagiste. Et c'est manifestement pire que l'esclavage contemporain en Mauritanie.

D'ailleurs, les entités qui tentent de s'opposer à l'esclavage en Chine, ce sont les multinationales occidentales et américaines en particulier. Qui se tapent des mesures de rétorsion féroces dès qu'elles le tentent, rétorsions exaltées par un nationalisme chinois délirant.

Mais nos multinationales font plus contre l'esclavage en Chine que toutes les personnes qui donnent de sirupeuses leçons de morales visant à créer des équivalences morales là où il n'y en a pas.

Et ce qui fait que nos multinationales s'opposent à l'esclavage, c'est la pression induite par la société civile à ce sujet au moyen de la liberté d'expression.

Liberté d'expression qui n'existe pas en Chine. Ce qui fait qu'ils ne peuvent prétendre avoir le dessus en matière de morale. Et que nous pouvons prétendre l'avoir. Quelle que soit l'ampleur de nos turpitudes actuelles.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Oui, mieux vaut vivre au Canada qu’en Chine, c’est vrai. Mais deux remarques cependant : 1/ il y a au Canada comme aux USA et en France des îlots d’indicible malheur et 2/ notre sécurité et notre confort de vie, nous les devons pour une bonne part à la domination idéologique et économique (et à l’occasion militaire) que nous exerçons sur le reste du monde.

F68.10

@ Denis Monod-Broca
"Vous écrivez « la force a vocation à garantir la paix, et aussi à s'opposer à l'usage illégitime de la force », c’est-à-dire que vous décrivez la circularité mimétique de la force, or, à la phrase suivante, vous la niez : « Je ne tolère plus le chantage moral assimilant toute utilisation de la force à un cercle vicieux qui aboutit au pire ». Avouez que c’est étrange. Ne vous rendez-vous donc pas compte de ce que vous écrivez ?"

Je me rends parfaitement compte de la façon dont vous déformez le contenu de mes propos pour nous vendre le désarmement total comme seule morale possible.

Je maintiens mes propos.

La violence existe. Et non, s'opposer à la violence par la violence n'est pas immoral en soi. C'est non seulement inévitable, mais c'est surtout la seule manière de ne pas cautionner le "mal", à défaut d'un meilleur mot.

"Oui, je sais, vous faites une différence entre votre force, qui est légitime, et celle que vous combattez qui ne l'est pas. Êtes-vous bien sûr que cette différence soit objective, qu'elle soit légitime ?"

100 % sûr, Monsieur le marchand de doutes.

Ce ne sont pas là des choix moraux entre options équivalentes. Chine ou Canada, ce n'est pas un choix de pur convenance personnelle comme vanille ou chocolat. Ou comme peste ou choléra. Il y a bien une bonne option et une mauvaise option, quand on est face au choix Chine ou Canada.

"N'oubliez tout de même pas que le camp occidental, le vôtre, le nôtre, domine le monde de sa richesse et de ses armes."

À d'autres. Le temps béni des colonies est révolu. Et le monde bouge vite, grâce entre autres au divin et béni capitalisme qui sort nos ex-colonies de la pauvreté quand elles ne se condamnent pas à la pauvreté elles-mêmes par leurs tendances dictatoriales et leurs oppressions sociales internes (qui, non, n'ont pas toujours besoin des Blancs pour s'opprimer toutes seules comme des grandes, surtout quand on appelle des Chinois ou des Russes à la rescousse.)

On ferait surtout bien de commencer à former des alliances avec d'ex-colonies occidentales qui ne sont pas complètement givrées, et qui comprennent que le mot "société libre" n'est pas complètement absurde. On les trouve sur le continent américain, en Afrique australe, en Inde, au Japon (plus Corée du Sud plus Taïwan) et dans une moindre mesure en Asie du Sud-Est. Cela fait quand même du monde. Les autres ? Des cinglés. Pas nos copains.

Denis Monod-Broca

@ F68.10

Vous écrivez « la force a vocation à garantir la paix, et aussi à s'opposer à l'usage illégitime de la force », c’est-à-dire que vous décrivez la circularité mimétique de la force, or, à la phrase suivante, vous la niez : « Je ne tolère plus le chantage moral assimilant toute utilisation de la force à un cercle vicieux qui aboutit au pire ». Avouez que c’est étrange. Ne vous rendez-vous donc pas compte de ce que vous écrivez ?

Oui, je sais, vous faites une différence entre votre force, qui est légitime, et celle que vous combattez qui ne l’est pas. Êtes-vous bien sûr que cette différence soit objective, qu’elle soit légitime ? N’oubliez tout de même pas que le camp occidental, le vôtre, le nôtre, domine le monde de sa richesse et de ses armes.

Michelle D-LEROY

@ Robert
"Monsieur Macron prétend vouloir pacifier les mémoires. Il ne fait que les exacerber parce que tout observateur intellectuellement honnête ne peut que constater qu'il s'agit d'une récupération à des fins exclusivement électorales par un communicant professionnel."

Macron ou la récupération permanente. Tout est bon, groupe après groupe.
Il prend les Français pour des idiots, le pire, cela fonctionne au final.

Je suis quand même contente de lire des Français qui comprennent les appels du pied et ne marchent pas dans sa combine.
Même si ce genre de démarche électorale a toujours existé, là on assiste au ratissage intégral.

Serge HIREL

@ Patrice Charoulet | 27 janvier 2022 à 16:27
« Restent en magasin « y » et « z ». »

Non, « z » est déjà la propriété d’un petit gars du 9-3, bien connu du côté de la 17e chambre... où il a ses habitudes. Quant à « y », Hidalgo y pense pour passer encore plus inaperçue. « y » comme « y croire »... Pas mal, non ? On dit aussi qu’elle réfléchirait à un nouveau slogan... « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »... « Non, même mon chemin vers l’Elysée ne rosoie pas », lui répond Christine... en partance pour se reposer sous ses...

https://www.youtube.com/watch?v=hJd9lTZUjWE

Bon, c’est la fin de la journée... Il est permis de se détendre... et d’être hors sujet. Je demande votre pardon...

Patrice Charoulet

LES LIMITES SONT FRANCHIES !

Toute chaîne de télévison a parfaitement le droit de faire toute la publicité qu'elle veut pour elle-même ou pour l'une de ses émissions. À condition de ne pas franchir certaines limites. Or, la chaîne C8 vient de franchir ce jour les limites. Qu'on en juge.

« Le Parisien » a une version provinciale titrée « Aujourd'hui en France ». J'ignore si ce dont je vais parler est également vrai pour la version parisienne. Je parlerai donc uniquement de la version provinciale (j'habite en province). J'ai le journal sous les yeux chez moi.
La dernière page du journal du 27 janvier 2022 est une page de publicité. Elle représente Hanouna vêtu de bleu blanc rouge. Bon. En bas, on lit le titre de l'émission : « Face à Baba » et en plus petits caractères en dessous : « avec Jean-Luc Mélenchon, ce soir à 21h en direct sur C8. » Rien là-dedans qui mérite le moindre reproche. Une chaîne a payé pour annoncer une émission. Bon.
Mais, mais, mais... tout en haut, on lit avec stupeur, en plus gros caractères, ceci :

« C8 PREND LES COMMANDES DE LA COURSE À LA PRÉSIDENTIELLE »

Ces mots sont absolument scandaleux. J'espère que chacun partagera mon indignation.

F68.10

@ sylvain (@ Denis Monod-Broca)
"Merci de votre aide, c'est l'image parfaite de la soumission."

Bien que je vous trouve, pour le dire avec courtoisie, assez hémiplégique en ce qui concerne votre évaluation qui consiste à affirmer que tout est de nos jours pardonnable quand on est noir ou LGBT (ce en quoi je diffère: la réalité et les représentations médiatiques que vous vous en faites sont différentes), je ne peux qu'abonder en votre sens sur ce point.

J'utiliserais d'autres mots que vous, mais bon... quand je lis sous la plume de Denis Monod-Broca cette insulte à la logique qui consiste à affirmer, à la Derrida, qu'"on n'a jamais à pardonner que l'impardonnable"... les bras m'en tombent.

Au-delà du fait qu'il semble qu'en France nous tenions comme représentant l'ultime sagesse tout aphorisme qui enfreint manifestement les lois les plus élémentaires de la logique (ici le tiers exclu, techniquement ; et Derrida est un serial coupable en la matière), je ne comprends pas un seul instant comment on peut ériger une morale du pardon obligatoire en absolu sociétal.

C'est complètement barge. Et c'est renoncer à résoudre les problèmes que de croire que le pardon a un quelconque impact concret dans la temporalité politique qui nous préoccupe. Seule la mise en place de politiques pragmatiques, traitant les sujets un à un en n'oubliant jamais que la force sous-tend toujours ces politiques (car le contraire est ontologiquement impossible), sont réalistes.

La paix, cela s'impose. Par la force si nécessaire. La force ne s'oppose pas à la controverse et au débat par principe. Ceux qui prônent l'usage de la force pour imposer un ordre minimal ne sont pas tous des nazis obsédés par la destruction du débat intellectuel au nom de la supériorité raciale, comme je viens de l'étudier dans un papier (intéressant) de Volker Peckhaus sur Heinrich Scholz: 440 membres de l'élite scientifique polonaise dont 245 professeurs d'université furent éliminés, parmi lesquels 168 à la mode des camps. Décapiter l'élite intellectuelle d'un pays ainsi, c'est quand même bien plus grave que de tuer 440 péquins moyens...

La force a vocation à garantir la paix, et aussi à s'opposer à l'usage illégitime de la force quand elle décapite culturellement un pays. Je ne tolère plus le chantage moral assimilant toute utilisation de la force à un cercle vicieux qui aboutit au pire. Car c'est faux. Et c'est dangereux de propager cette idée. Une personne qui prône une place légitime à la force n'est ni un nazi ni un irresponsable. Tout le contraire, même. Et le pardon ne peut remplacer la force quand elle est nécessaire.

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@ Patrice Charoulet
"Favorable aux patronymes et défavorable aux pseudonymes, je conviens qu’un record a été battu par l'intervenant(e ?) d'un autre blog. Quelqu’un s’adresse à moi sous le pseudo « x ». Restent en magasin « y » et « z »."

On peut faire pire: « _ ». Le tiret-bas, ou "underscore" permet, par exemple en programmation fonctionnelle, de dénoter un argument arbitraire, dont on se moque du nom car il n'apparaît pas dans le reste du code.

Le jour où _ s'adressera à vous, un nouveau record sera battu. Je suis persuadé que vous trouverez de tels pseudonymes si vous vous mettez à fréquenter des forums d'informatique théorique. N'hésitez pas à faire ce genre de rencontres.

Jérôme

Bonsoir Philippe,

Il me semble l'avoir déjà posté ici. Julos Beaucarne a écrit ce texte après le meurtre de sa compagne.

"Amis bien-aimés,

Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor. Un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa peau douce. C'est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre, par l'amour, et l'amitié, et la persuasion.

C'est l'histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage, ni vous ni moi, je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes deux chéris qui lui ressemblent.

Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. À travers mes dires, vous retrouverez ma bien-aimée ; il n'est de vrai que l'amitié et l'amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! Comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.

En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui : Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers."

Julos - nuit du 2 au 3 février 1975

sylvain

@ Denis Monod-Broca | 27 janvier 2022 à 10:43

Merci de votre aide, c'est l'image parfaite de la soumission.

Serge HIREL

@ Robert | 27 janvier 2022 à 12:32
« Cela fait suite au documentaire d'Arte sur le sort des Juifs d'Algérie sous Vichy. »

La programmation de ce documentaire que j’ai regardé m’avait quelque peu étonné. Il figurait dans une soirée Thema proposée par Arte Deutchland, qui en comprenait trois autres, consacrés aux « rapports des nazis avec l’argent », au sort des bébés allemands nés de pères français pendant le guerre et à la genèse de la solution finale. Trois documentaires qui abordent donc des thèmes liés à l’Histoire allemande. Pourquoi y joindre « L’Algérie sous Vichy » ? Quel est l’intérêt que peuvent porter les Allemands d’aujourd’hui à l’histoire franco-française de l’époque ?

La seule explication est le fait que la campagne présidentielle, en raison des propos de Zemmour sur Pétain, a réanimé le débat encore très vif autour de l’Etat français (le « régime de Vichy » pour ses détracteurs). La diffusion de ce pamphlet anti-droite nationale était donc urgente aux yeux des gardiens de la bien-pensance et la direction d’Arte France, désormais gangrénée par le progressisme, a fait des pieds et des mains pour imposer sa diffusion.

À noter que Benjamin Stora, l’« historien » officiel de Macron, dont l’impartialité est légendaire... - plus exactement une légende -, intervient dans ce film en qualité de témoin à charge par souvenirs familiaux interposés... Stora qui, dans un entretien relayé par Arte France, ne voit en Algérie que des « Européens »... Apparemment dire « Français d’Algérie » lui arrache la bouche... « Pieds-noirs » ? Alors là, c’est l’horreur !

Patrice Charoulet

Favorable aux patronymes et défavorable aux pseudonymes, je conviens qu’un record a été battu par l'intervenant(e ?) d'un autre blog. Quelqu’un s’adresse à moi sous le pseudo « x ».
Restent en magasin « y » et « z ».

Ninive

@ Ninive | 26 janvier 2022 à 09:56

Le Pardon est la raison des faibles et non pas : La pardon...

Ninive

@ Exilé | 27 janvier 2022 à 12:33
"Il existe des caricatures laïques de pardon, dictées par des associations placées dans l'orbite du Régime qui sont odieuses"

Oui, presque toute la classe politique française actuelle est odieuse ; si l'on veut découvrir ce qui se passe dans les coulisses de ce théâtre où Macron a fleuri, il faut lire "Le traître et le néant" de Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Ces hommes et ces femmes ne sont que des parasites de l'espèce humaine.

Exilé

Un pardon sincère, une des plus belles démarches dont un homme soit capable, est du ressort personnel et ne peut être imposé par l'extérieur, sauf peut-être à travers les exhortations d'un directeur de conscience.

En revanche, il existe des caricatures laïques de pardon, dictées par des associations placées dans l'orbite du Régime qui sont odieuses, sous le prétexte d'assistance aux victimes, dont ces cellules de soutien psychologique dont nous pouvons suspecter la finalité véritable de leur action.

Depuis les attentats du RER de 1995, nous ne comptons plus les actes criminels commis selon un schéma tristement connu par des personnages présentant un profil similaire.

L'attentat du Bataclan a été un des plus horribles du genre et a aussi vu les victimes être prises en main pour les conditionner au politiquement conforme de rigueur, avec récitation obligatoire de la formule stéréotypée idiote « vous n'aurez pas ma haine » que personne n'aurait jamais l'idée de prononcer spontanément en de telles circonstances, ce qui prouve qu'elle a été imposée pour des raisons plus d'ordre politique que compassionnel.

Les personnes qui refusent de tomber dans ce piège font l'objet de pressions et de menaces diverses, dont des chantages à l'indemnisation voire pire.
Par exemple, Patrick Jardin, dont la fille a été tuée au Bataclan, a non seulement subi tout cela mais encore a fait l'objet d'un contrôle fiscal et autres tracasseries, ce qui montre que tout cela est téléguidé d'en haut.

Or, qui a donc intérêt à tenter d'étouffer la colère légitime des victimes ou de leur entourage et au-delà de l'ensemble des Français, sinon les hommes du Régime qui sont tout de même responsables de ces attentats pour avoir, par bêtise ou par cynisme, laissé s'installer en France des gens qui pour diverses raisons d'ordre politique, « religieux », culturel ou historique la haïssent, avec les conséquences prévisibles que cela implique ?

Comment ne pas comprendre que tous ces actes sanglants ne font que désagréger par pans entiers la construction aussi artificielle que fictive d'un « vivre-ensemble » merveilleux par ailleurs démenti par les mille et une expériences de la vie quotidienne et qu'il faut colmater les brèches par tous les moyens, dont la minimisation voire l'édulcoration de la gravité des faits, pour éviter que tout ce qui reste de Français ne finisse par prendre des fourches ?

Le pardon de Beauchamps:

https://www.histoire-pour-tous.fr/arts/4075-le-pardon-de-bonchamps-david-dangers.html

Robert

Pardonner l'impardonnable : comment demander à un être humain qui a connu les camps de concentration de pardonner à ses bourreaux, à leurs dirigeants ?
Un de mes grands-oncles, prisonnier de guerre, sans doute indocile et ne se pliant pas aux contraintes, a été envoyé à Rawa-Ruska. Outre ce qu'il y a lui-même subi, il a vu des camarades "bouffés" par des chiens bergers allemands. Trente ans après, la simple vue d'un chien de cette race suffisait à lui faire avoir la chair de poule. Inutile de lui demander de "pardonner aux boches"...

Ni oubli, ni pardon. Mais la raison commande de ne pas s'abandonner à la vengeance inutile.

Votre billet que je n'avais pas encore commenté, Monsieur Bilger, est brutalement revenu à mon souvenir hier en entendant monsieur Macron évoquer la fusillade de la rue d'Isly à Alger le 26 mars 1962.
Le sang du pied-noir que je suis n'a fait qu'un tour. Car, conseillé par Benjamin Stora, il ne fait que de la basse démagogie avec pour seul objectif que sa pseudo-compassion lui fasse bénéficier des voix des pieds-noirs, après avoir récemment caressé les harkis dans le sens du poil comme après avoir célébré le prétendu massacre d'Algériens le 17 octobre 1961.

Cela fait suite au documentaire d'Arte sur le sort des Juifs d'Algérie sous Vichy. Si nombre de faits sont incontestables, l'idéologie sous-jacente (trotskiste en particulier) ferait de la France en Algérie l'équivalent de l'Allemagne avec même une intention supposée de déporter la population juive à l'instar de ce qui se passait en Europe, notamment sur le territoire métropolitain...

C'est pourquoi, concernant la "prestation" de monsieur Macron, je fais intégralement mien le commentaire de Serge HIREL | 26 janvier 2022 à 19:08

Monsieur Macron prétend vouloir pacifier les mémoires. Il ne fait que les exacerber parce que tout observateur intellectuellement honnête ne peut que constater qu'il s'agit d'une récupération à des fins exclusivement électorales par un communicant professionnel.

sylvain

Zemmour est impardonnable, à peine a-t-il changé de chemise et remis ses cheveux en ordre de bataille que le Grand Inquisiteur procureur islamo facho gauchiste chef antifanazi de SOS RaSSiSSe, l’inénarrable Sopo, lui tombe encore dessus !

Qu’a-t-il encore fait ce garnement de Zemmour ? Il a dit qu’immigration et délinquance étaient liées ? Ben alors où est le blème ? Il a donc encore dit la vérité suprême, celle interdite à exprimer par la macronerie islamogauchiste couchée aux pieds du dieu Islam.

Encore 10 000 euros à débourser, il devrait prendre un forfait, pour dix accusations racistes, une gratuite.

Zemmour le héros icône de la liberté, trop c’est trop, il est impardonnable.

Denis Monod-Broca

@ sylvain

Voici quelques jurons supplémentaires, au cas où vous en manqueriez, ne me remerciez pas, il est tout naturel de s'entraider :
Mille millions de mille sabords.
Bachi-bouzouk.
Moule à gaufres.
Anthropophage.
Tonnerre de Brest.
Flibustiers.
Ectoplasme à roulettes.
Hurluberlu.
Catachrèse.
Anacoluthe.
Anthropopithèque.
Etc.

hameau dans les nuages

@ Achille | 26 janvier 2022 à 18:43

Transposez cette scène hors du "shithole" parisien et vous auriez nombre de passants qui se seraient arrêtés pour d'abord voir si il ne s'agissait pas d'une personne complètement saoule ou droguée, puis lui porter secours. Il ne faut pas toujours reporter la faute sur l'anonyme, citoyen lambda qui doit progresser au milieu de cette jungle d'un point A au point B. Rien n'est simple. Un gars comme ça, il y a bien longtemps, à qui j'avais porté secours en attendant les forces de l'ordre, m'avait accusé de lui avoir volé son portefeuille lorsque on lui avait demandé ses papiers. Vu l'état second de ce marginal, l'affaire en était restée là.

Cela va vous étonner mais je vis dans un village où les gens dans la rue se disent bonjour sans même se connaître. Seule la nouvelle génération avec le portable greffé se demande si je ne suis pas un vieux c** à moitié pervers.

sylvain

On est pardonnable si :

On est gauchiste, noir ou musulman et aussi LGBT.
On est pardonnable de tout, absolument de tout.

On est impardonnable si :

On est Blanc de souche, de droite, la vraie, hétéro surtout mâle.
On ne peut être que fasciste, colonialiste, raciste, esclavagiste, bref le pire vomi de l’humanité et notre unique planche de salut est la repentance à plat ventre universelle et éternelle. C’est religieux. Un dogme. Le pardon est impensable.

Aliocha

Et pourtant la vie, reçue par don gratuit, n'a pas de prix.
La justice ne saurait donc se réduire à une logique de boutiquier, et doit garantir le renoncement aux violences réciproques qui menacent l'existence du groupe.
C'est une question de vie ou de mort.
C'est une question de pardon, pas de prix.

sylvain

« "Ce qui est pardonnable est d'avance pardonné. D'où l'aporie : on n'a jamais à pardonner que l'impardonnable » : joli résumé de Derrida, merci.
À rapprocher du fameux "si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? [...] moi je vous dis : Aimez vos ennemis" »
Rédigé par : Denis Monod-Broca | 26 janvier 2022 à 18:19

Le gag du jour ; pourriez-vous me dire de quel asile psy se sont échappés ces débiles mentaux, juste par principe de précaution ?

Le pardonnisme excusisme aplaventrisme agenouillisme repentiste des c*ls tendus c*ls en l´air, une bonne aubaine pour tous les éventreurs égorgeurs décapiteurs violeurs qui pourront s’en donner à coeur joie.

Pôv' Zemmour, une tâche titanesque l’attend pour nous débarrasser de tous les cinglés soumis à leurs bourreaux.

Xavier NEBOUT

Le pardon étant un don, il est par essence gratuit, mais gratuit ne signifie pas sans contrepartie.
La contrepartie est la paix sans laquelle point de bonheur ni de salut.

Le pardon est aussi un acte de charité en permettant à celui à qui on pardonne de se trouver face à son acte.

Je pardonne leur pédantisme à ceux qui ne peuvent écrire deux lignes sans s'appuyer sur des auteurs célèbres, et ainsi à la fois signifier leur érudition et que douter de leur pensée reviendrait à contrer de bien supérieurs à eux.

Qu'ils sachent combien ils me font souffrir, moi, pauvre ignorant qui n'a rien lu ; puissent-ils en contrepartie, penser sans béquilles.

F68.10

@ genau
"Que reste-t-il de nous si le pardon ne nous appartient pas ?"

La détermination à améliorer les choses se suffit à elle-même. Elle peut se passer du pardon. Elle ne l'exclut pas. Mais elle peut s'en passer.
Le pardon a ses limites que la détermination n'a pas, même face à l'impossible et l'inachevable.

genau

Enumérer les fautes éligibles au pardon ne nous donnera jamais le sentiment d'une justice humaine. Divine, c'est ce qu'indique Julien Weinzaepflen, très mystique dans sa déduction interrogative et ô combien profonde. Que reste-t-il de nous si le pardon ne nous appartient pas ?

Le crime ne dérive pas toujours de l'erreur qu'une pensée pourrait rectifier. Le droit prétorien institua "Nullum crimen sine lege", garantie pour l'auteur, perplexité pour la victime, aubaine pour les politiques. mais il faut écarter toute notion de pardon dans la mesure de l'action politique qui doit prendre des décisions extérieures à la raison ou à l'innocence et reconnaître le crime qu'on ne lui imputera plus. La guerre est un art, la paix un accident tant, sous ses robes, la guerre continue.

Bien des gens qui croient en un dieu, quel qu'il soit, pensent que l'univers a commencé et finira donc. Elles en déduisent une place centrale pour l'anthropos, étape majeure. Si la démonstration physique peut convaincre, la simple opportunité intellectuelle déroute: comment ce "UN" qui a su régler finement le mélange propre à permettre la vie, et particulièrement humaine, jusqu'à rendre déterminante sine qua non la vingtième ou centième décimale d'un chiffre pur, aurait pu s'engager pour une espèce que sa "vita brevis" ne dispense pas d'une nature cruelle où sa prétendue liberté octroyée ne convainc personne. Saint Augustin avait bien compris cela en nommant les éléphants "coelesti animales".
Le pardon n'a pas lieu de s'exercer plus au sein d'une telle espèce que chez les varans de Komodo de la même façon que la meilleure prothèse ne remplacera jamais le membre amputé.
La colère contre le monde politique peut s'exprimer et le ressentiment perdurer en raison de sa perversité, comme pour le criminel de nature. Il dissimule, prémédite, se vend et trompe mais bénéficie du critère d'opportunité.

Il semble qu'il y ait une zone floue entre l'acte criminel et sa prise en compte par l'immatériel, qu'on nomme aussi jugement de l'Histoire, au-delà de l'oubli apparent.

C'est la zone du prix.

Lire Raspail sur le sujet au sujet du curé d'Uruffe.
La société fixe deux prix: la sanction et la réparation, ignore l'oubli.
La victime accepte ces paramètres qui la justifient, mais ne pardonne pas pour autant. Le politique ne doit rien pour ses erreurs mortelles, pour ses lâchetés criminelles pour ses revanches sanglantes et pour ses engagements démentiels comme si l'encrier dans lequel il trempe la plume de l'horreur était rempli d'encre bénite. Le misérable député soviétique appartient-il au même monde que les centaines de scientifiques qui exprimaient leur scepticisme face au matérialisme dialectique et qui le payèrent de leur vie ?
Le suicide d'Hitler est d'une logique cynique mais impotente, comme le crachat de Kroutchev (je crois) sur le cadavre de Staline ; le meurtre des enfants Goebbels est le rachat des âmes innocentes au même titre que la mort des enfants en déportation. C'est une question de prix, pas de pardon.

Solon

La question se pose à deux niveaux. Du point de vue de l'individu et du point de vue de la société. D'un point de vue individualiste, il faut bien entendu prendre en compte les interrogations posées par le billet qui nous occupe et les riches commentaires qu'il a suscités. En revanche, la société ne peut se permettre de pardonner. Elle doit rendre la justice. Avec sévérité, avec indulgence, mais sans idée de morale.

Savonarole

À ce qu’on peut comprendre dans cette filandreuse composition française de terminale c’est que notre hôte n’est toujours pas copain avec Alain Jakubowicz…

Claude Luçon

"L'impardonnable relève d'un humanisme surréel, extravagant, instillant une bonté hors de saison dans les domaines les plus tragiques qui soient." (PB)

Larousse définit "impardonnable" par "qui ne mérite pas le pardon".
Puis "pardon" par "fait de ne pas tenir rigueur d'une faute, d'une offense".

En terme de paroles, de langage courant, ces définitions ne couvrent pas le viol et l'assassinat, l'homme tuant sa femme sous l'oeil de ses enfants, le défenestration d'une voisine âgée, les actes terroristes et pour la société en général des génocides systématiques, industriels comme la Shoah d'Hitler, les massacres de Staline, Mao et Pol Pot !
Car là l'impardonnable relève d'un humanisme bien réel, justifié, instillant un réalisme de saison dans les domaines les plus tragiques qui soient.

Et comme l'a récemment mentionné dimanche dernier Cohn-Bendit soi-même sur LCI, lors de son duel verbal avec Luc Ferry, le plan hitlérien d'élimination systématique des handicapés mentaux et physiques allemands à propos de la sortie de Zemmour sur l'éducation des enfants handicapés !
Plan hitlérien finalement interrompu par les citoyens allemands eux-mêmes mais qui n'ont pourtant pas su combattre la Shoah !

Dans une société humaine il semble donc naturel d'être impardonnable, par l'individu et la société, de certains actes, certaines circonstances !
Il serait d'ailleurs normal de remettre l'individu humain au premier plan, en son âme et conscience, aux tribunaux en rétablissant le jury de douze citoyens, ne pas laisser le jugement final aux textes de loi élaborés par des techniciens de la Loi !

Chaque crime est un acte unique, personnel, et n'appartient pas à une classification civile.
Notre système de justice actuel fait porter aux magistrats un poids épouvantable et inhumain comme en témoignent ce billet de Philippe qui conclut :
"Je ne voudrais pas confondre la compréhension de l'avocat général d'hier pour faire connaître les ressorts du crime avec le désir du citoyen d'aujourd'hui de ne jamais valider l'intolérable"

Le témoignage de Jean-Pierre, le père de Stéphane massacré avec tant d'autres au Bataclan, lors du procès objet de l'article du Figaro me semble être d'un grand réalisme et d'humanité et sagesse : « Je n’ai pas de haine, mais je n’ai pas la force de leur pardonner, j’espère que Dieu leur pardonnera et nous pardonnera de ne pas pardonner ».

Pour les croyants, ne pas pardonner est aussi envoyer un message de damnation aux criminels ou terroristes potentiels !
Leur rappeler que les flammes de l'enfer les attendent, pas 70 vierges !
L'humain hélas ne respecte vraiment que la force et l'autorité, comme le prouve notre campagne électorale actuelle d'après les sondages, ce qui fait, mais ne justifie pas, sous une forme excessive l'argument central de Zemmour qui oublie que notre religion, le christianisme, a été aussi brutale pendant des siècles que l'islamisme d'aujourd'hui, ne serait-ce que sous forme de pédophilie !

sylvain

Il est impardonnable de pardonner l'impardonnable !
Voilà c'est tout pour ce soir, j'ai apéro saucisson pinard, ce serait impardonnable de le rater.

Serge HIREL

Voici ce billet de Philippe, qui semblait une agréable respiration au milieu d’une campagne présidentielle hors normes, rattrapé par l’actualité. Devant les associations de rapatriés, tout en brossant dans le sens du poil les pieds-noirs et leurs descendants pour tenter d’en faire de potentiels électeurs, le Président-candidat-présumé a évoqué le terrible massacre de la rue d’Isly. Et l’a déclaré « impardonnable ».

Oui, Monsieur Macron, ce crime est probablement impardonnable. Mais ce n’est pas à l’Etat qui l’a commis de le décréter. Seuls les proches de ces victimes, abattues parce qu’elles aimaient désespérément la France, possèdent le droit de l’affirmer. Et il n’est pas certain qu’ils le fassent, tant accuser la patrie de leurs morts d’une telle forfaiture doit être difficile pour eux qui, tous, partagent le même sentiment que ceux qui sont tombés.

Comme Jacques Chirac l’a fait pour ce qui concerne la rafle du Vél’ d’Hiv’ et les exactions subies par les Juifs et organisées par l’Etat français, le président de la République avait à reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre de la rue d’Isly, sans chercher la moindre excuse telle que celle qu’il a avancée d’un commandement défaillant et d’une troupe « moralement atteinte ». Aller jusqu’à demander aux victimes leur pardon était dans l’ordre des choses. Mais le pas suivant, celui de l’accorder ou non, n’appartient qu’à celles-ci.

En revanche, le Président aurait été parfaitement dans son rôle si, après avoir rappelé les massacres d’Oran et de milliers de harkis - par le FLN, ce qu’il a omis de préciser -, il avait déclaré, au nom de la France, que ceux-ci étaient « impardonnables ». Il s’est contenté de demander à l’Algérie, sans la nommer, de reconnaître sa responsabilité dans ses crimes...

Il est vrai que Macron n’a aucune chance d’être entendu par un pouvoir qui ne survit que grâce à la haine de la France qu’il attise à chaque occasion, haine que le futur Président français avait confortée en février 2017 en déclarant sans la moindre nuance que l’Etat qu’il souhaitait diriger avait commis un crime contre l’humanité en s’emparant de terres africaines et en les gérant.

Le reste du discours est puant de démagogie et semble même, sinon un appel au séparatisme, du moins, soixante ans après « la valise ou le cercueil », le maintien d’une reconnaissance officielle d’une communauté au sein de notre République indivisible. Le chef de l’Etat, en s’adressant spécifiquement aux « rapatriés », pire en s’étendant longuement sur les conditions désastreuses dans lesquelles une majorité d’entre eux a été accueillie en métropole par leurs concitoyens, conforte le sentiment largement répandue parmi eux qu’ils sont à part, des « Français de souche » certes, mais néanmoins des Français nés ailleurs, sur une terre de France aujourd’hui disparue.

Michel Deluré

@ Patrice Charoulet 26/22 13:33

Vous parlez de sanction alors qu'il est question de pardon. La sanction est du ressort de la justice alors que le pardon est du ressort de l'intime, de la conscience. La sanction est prise par la justice au nom de la société, le pardon est accordé par l'individu en accord avec sa conscience. Sanction et pardon sont deux choses bien distinctes, la sanction, si dure soit-elle, ne suscitant pas inéluctablement le pardon.

Achille

Peut-on pardonner à des gens éminemment respectables, bref des gens comme vous et moi, qui ont laissé un vieil homme de 84 ans agoniser dans la rue pendant 9 heures sans même lui porter secours ?
La scène s’est passée dans une rue de Paris très fréquentée. C’est un SDF qui a donné l’alerte. Le vieil homme, qui avait eu un malaise, est mort de froid. Reste maintenant à savoir si ceux qui sont passés à côté de lui sans s’attarder vont bien dormir pendant quelques nuits…

Aliocha

Peut-être qu'un renversement de perspective rendrait concrète la notion de pardon, où ce n'est pas toujours l'autre qui est à pardonner, mais nous-même :

"A mon avis, nous vivons actuellement un moment fort de l’arrivée du pardon de Dieu dans l’Église catholique. Le choc qui a accompagné la divulgation du Rapport de la CIASE en France en est le témoin. Alors que nous étions confiants, sûrs de nos systèmes et de notre bonté, nous n’étions pas conscients du mal que nous faisions, et à quel point nous réussissions à nous le cacher. Nous savons quand nous commençons à être pardonnés parce que notre cœur commence à se briser. C’est à ce moment-là que nous tombons dans la réalité. C’est une intuition thomiste : la forme que prend le pardon dans la vie d’une personne est la contrition, une rupture du cœur, du latin cor triturare.

Or, Dieu ne veut pas nous briser les cœurs comme châtiment ou acte de violence à notre encontre. Bien au contraire : c’est parce que la tendance du péché est de rendre notre cœur trop petit. Et le désir de Dieu est de nous donner un cœur plus grand, plus capable de désirer, plus sensible et plus souple. La brisure n’a pas pour but de détruire, mais de permettre de grandir.

D’où vient donc ce pardon, porté par l’Esprit Saint ? Il vient, bien sûr, d’une seule source, que nous le sachions ou pas. Cette source, c’est Jésus-Christ, qui est mort et ressuscité pour nous. C’est parce qu’il a occupé l’espace de la violence, de la honte, de la vengeance, de la mort. Et qu’il l’a fait pour nous. Cet espace que nous sommes si enclins à fuir. Nous faisons tout pour que quelqu’un d’autre l’occupe, cette violence ô combien juste, si nécessaire pour sauver les situations, ou du moins les apparences. C’est cet espace justement que nous appelons « péché » que Jésus a occupé pour nous, défaisant, du fait de sa mort, tout le pouvoir que ce lieu à sur nous et nous délivrant ainsi de la peur qui pouvait dominer notre vie. Et il nous a, en même temps, ouvert le chemin par lequel nous devenons libres de faire la même chose les uns pour les autres, sans en craindre les conséquences pour nous-mêmes."

http://jamesalison.com/fr/verite-penitence-evangile-pardon/

sylvain

Mensonge socialiste impardonnable :

Si l'abolition de la peine de mort a été faite sous Mitterrand ce n'est pas par grandeur d'âme. Mitterrand avait refusé la grâce à de très nombreux Algériens condamnés à mort et exécutés du temps où il était ministre de l'Intérieur.
Mais parce que la France, membre éminent de l'UE, avait l'obligation de l'abolir, ce qui est impardonnable c'est qu'elle l'ait fait.

Denis Monod-Broca

@ Michel Deluré
« Ce qui est pardonnable est d'avance pardonné. D'où l'aporie : on n'a jamais à pardonner que l'impardonnable » : joli résumé de Derrida, merci.

À rapprocher du fameux "si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? [...] moi je vous dis : Aimez vos ennemis"

Michelle D-LEROY

Il est déjà parfois difficile de pardonner une attitude ou un mot blessant qui reste gravé pour toujours au fond de nous, jetant parfois le doute sur la sincérité d'un ami ou d'un proche, alors, lorsqu'il s'agit d'un crime commis de sang-froid, parfois prémédité, parfois perpétré avec sadisme, seuls les catholiques profonds peuvent peut-être arriver à ce niveau d'abnégation.

"Considérer qu'il faut pardonner l'impardonnable relève d'un humanisme surréel, extravagant, instillant une bonté hors de saison dans les domaines les plus tragiques qui soient." (PB)

Nous avons, sur ce blog, évoqué certains crimes et tueries dont la sortie anticipée de prison du faux docteur Romand et voilà bientôt le second procès de Nordahl Lelandais. Des affaires médiatisées. Comment la belle-famille de Jean-Claude Romand, les parents du soldat Noyer, les parents de la petite Maëlys pourraient-ils pardonner à un être froid, calculateur, menteur et sans affect, dénué d'humanité ?

Comme Patrice Charoulet, je pense qu'en ce qui concerne N. Lelandais la peine maximale devrait être requise, sauf que malheureusement en France, les peines ne sont pas cumulatives et lorsqu'on jugera l'assassinat de la petite fille, on ne pourra se référer au crime commis antérieurement. De mon point de vue, c'est bien dommage.

On peut pardonner (plus tard) la mort accidentelle ou la faute médicale qui a conduit à la mort d'un être cher, mais lorsque celle-ci est infligée froidement, par un individu dénué de sentiments, pervers ou sadique, ou encore obnubilé par une religion ou une obsession qui le rend fou, impossible... pour moi du moins.

Serge HIREL

@ Julien WEINZAEPFLEN | 26 janvier 2022 à 15:03
« "La mémoire, l'histoire, l'oubli", co-écrit avec Emmanuel Macron »

« Co-écrit » ! Apparemment, Paul Ricœur, en signant le livre de son seul nom, a oublié cet important détail (important surtout pour le CV de son porte-serviette). Croyez-vous qu’un philosophe de 85 ans, mondialement respecté, puisse être influencé par un « assistant éditorial-archiviste » de 25 ans, soit-il, comme il se dit, d’une grande intelligence ? Ah, que c’est beau les chansons de geste à la gloire du Roi !...

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@ Patrice Charoulet | 26 janvier 2022 à 13:33

Voilà bien un cas où le pardon semble hors de portée... Mais ce sont les parents de Maëlys qui, seuls, peuvent en décider. La question que vous soulevez, la durée de la peine de Lelandais, relève, elle, de la justice et d’elle seule. Et non des proches de la victime, dont la douleur doit être prise en compte, mais pas leur avis sur la condamnation à prononcer, même si la lourdeur de celle décidée aura une influence sur leur capacité à faire leur deuil, lequel paraît impossible.

duvent

Bonté divine ! Si vous me poussez par où je vais tomber, ça risque d'être catastrophique...

Que veulent les gens d'aujourd'hui ? Il me semble, mais je peux me tromper, qu'ils veulent tout et son contraire et ça, ça a le don de me mettre hors des charnières...

Je vais vous livrer une anecdote qui illustrera à merveille des propos sans à-propos, les miens...

Je suis une personne très sourcilleuse sur la question du pardon, j'aime le pardon, ouais ! Et le pardon, ce n'est pas un truc qui répond à une convention préétablie, c'est plutôt quelque chose comme la relativité du temps, ou le goût de la mer dans les oursins, ou un baiser volé, c'est rare...

Ainsi, voici une historiette sans intérêt qui présente l'avantage de ne pas nuire aux deux neurones qui doivent être activés pour la comprendre. Mais auparavant, je dois dire à ceux qui perdront un temps précieux à suivre mes élucubrations, que j'ai appris qu'il ne faut pas écrire comme on parle, et pourtant, j'ai renoncé à cette contrainte après la lecture de Zazie, celle de Rabelais, celle de Martial et de bien d'autres...

Bref ! Voici, pour vous distraire :

Ma belle-sœur, qui est une pure p*te, ou une sacrée sal*pe, m'a hier (comme par hasard... je note que ça rejoint le questionnement de M. Bilger ?!), donné une grande leçon de PARDON !
Avouez que ce timing est révoltant...

Voici comment elle s'y prend :

« Tu le sais les voies du Seigneur sont impénétrables »

Et in petto, j'ajoute : « Ce qui n'est pas tellement ton cas... »

« Oui ! Je sais ! »

Elle, cette pure c*nne, ne se sent plus de joie ! Et pour montrer sa belle âme, continue à me travailler dans le sens du bon, du bonheur !

« Tu sais combien je t'apprécie, et à quel point je tiens à ton amour ! »

Et, là, c'est tellement trop, que j'ai envie de hurler à la mort...

Et in petto, j'ajoute : « Mais ferme ta gu*ule, grosse p*te ! »

Comment accueillir autant d'amour ? Je vous le demande ?
Non, je ne peux pas accueillir autant d'amour d'un seul coup, non ! Que voulez-vous, je fais partie de ces personnes complètement folles qui ne supportent pas l'amour bon marché... (C'est pourtant mieux que rien...)

Un temps s'écoule durant lequel elle me regarde de ces yeux de volaille, elle attend, et moi aussi, j'attends... Commence un petit jeu de dupes.
Elle a un avantage sur moi, elle est remplie d'amour, et je suis remplie de dégoût !

Bref ! Elle n'a pas tenu très longtemps, cette c*nnasse ! Donc, vous avez compris qu'elle m'adore, et vous ne comprenez pas pourquoi je la hais, c'est logique !

Voyez ce qu'elle venait chercher :

«  Tu te souviens n'est-ce pas de ce livre que je t'ai emprunté il y a fort longtemps, tu sais cette édition blablabla... ? »

Et je me dis in petto : « Ben oui, c'est incroyable, mais je m'en souviens espèce de truie ! »
Et je réponds d'une voix morne :

« Non, je ne me souviens pas ! »

« Mais si, voyons, tu y tenais follement ! Bon, ce n'est pas grave, ou plutôt tant mieux ! »

Et je me dis in petto : «  V'là aut' chose ! Dieu du ciel et de la terre, donne-moi la force ! »

Est-ce que tu pourrais en venir au fait ?
Et j'ajoute in petto : « Ô pouffiasse de port venteux ? »

- Oui, oui ! Pardon, ce livre, je ne sais pas pourquoi j'ai fait une chose pareille je l'ai offert à la sœur de Pauline, la pauvre, elle est en khâgne, et elle l'a trouvé tellement beau et intéressant ! »

Je l'ai regardé un court instant, en me disant que cette ignoble garce est véritablement une bonne personne, remplie d'attention, de bonté, et de ce petit truc en plus, ce je ne sais quoi de supérieur, cette merveille entre les merveilles, elle est pleine d'amour !

L'instant d'après fut dense, il s'agissait pour moi de trouver un moyen rapide et efficace de ne pas lui rompre le cou, et à cet instant précis, c'est à Médée que j’ai pensé ! Pourquoi ? Mais parce qu'elle est l’héroïne la plus ignoble que je connaisse, et je me suis prise à lui trouver du charme... Le charme du crime délicieusement disproportionné ! Liberate me ex inferis !

Le pardon, c'est rare !
Certains appellent « pardon » une action veule que l'on impose à d'autres pour pouvoir faire ses petites ignominies sans danger !

Xavier NEBOUT

@ Julien WEINZAEPFLEN

La culpabilité n'est pas la responsabilité.

Le sacrifice de soi pour endosser la culpabilité des autres était bien connu dans la Grèce antique, où se sacrifier ainsi était un honneur recherché.

"Regarde-moi mourir pour sauver ton âme des tourments de la culpabilité. Comment pourrais-tu m'avoir laissé mourir pour rien en ne reconnaissant pas la délivrance que je t'apporte."

Tel en était le sens, et qui aura été porté en Palestine dans les bagages d'Alexandre.

Serge HIREL

Pardonner l’impardonnable... Je vous demande pardon... Faute avouée est à moitié pardonnée... Trois expressions du langage courant qui démontrent combien, dans une société soumise au Bien et au Mal, soumise aussi au sentiment religieux, le pardon est une notion majeure qui, d’un individu à l’autre, n’appelle pas une même réponse.
Trois expressions qui, aussi, en les examinant de près, sont ambiguës. « Pardonner » et « impardonnable »... Les deux termes s’entrechoquent, s’opposent frontalement. L’impardonnable n’est pas pardonnable. Reste à définir « l’impardonnable »...

Doit-on pardonner aux terroristes du Bataclan parce que, aveuglés par leur foi, ils ont commis l’impardonnable sans en être conscients ? Les chrétiens l’affirment, Jésus sur la Croix ayant pardonné à ses bourreaux parce qu’« ils ne savent pas ce qu’ils font », mais ils sont peu nombreux à les absoudre... Des terroristes qui, par ailleurs, sont pleurés par leurs familles et élevés au rang de « martyrs » par nombre de leurs coreligionnaires...

Doit-on pardonner au voyou qui vole un portefeuille, s’empare de quelques euros, mais aussi de l’unique photo d’un être aimé disparu, seul lien matériel restant entre deux êtres, ruinant ainsi à tout jamais la parcelle de vie que contient un tel souvenir ? Doit-on pardonner au chauffard qui tue votre enfant ? Doit-on pardonner les génocides ? Les Juifs ne pardonneront jamais l’Holocauste... Hutus et Tutsis ont créé un baromètre de la réconciliation... Les Chrétiens d’Orient survivent dans un monde hostile.

Pardonner l’impardonnable, impossible ici, envisagé là, accompli ailleurs.
« Je vous demande pardon »... L’expression est banale, synonyme d’un « mes excuses... » prononcé par réflexe par quiconque possède une once de politesse. Et, pourtant, aux assises, ces quatre mots bouleversent les proches de la victime... Ils les attendent, les aident dans leur deuil... même si l’assassin ne les destinait qu’au jury pour tenter de l’amadouer, sans le moindre repentir réel.

La formule elle-même doit être interrogée tant, au fil de son emploi, elle a perdu son sens premier. Je demande... J’implore ? J’exige ? L’interlocuteur est-il mis dans la situation de devoir pardonner ? Peut-il s’y soustraire ? Exprime-t-elle en soi des regrets, une vraie reconnaissance de la faute ? Va-t-elle au-delà d’une présentation d’excuses ? Quand il ne s’agit pas d’une simple porte d’ascenseur qui se referme trop vite, « je vous demande de m’accorder votre pardon » serait infiniment plus réfléchi et plus respectueux de l’autre.

« Faute avouée... » Là encore, cet adage est pour le moins équivoque, mais résume bien un état d’esprit : pardonner, oui, mais du bout des lèvres. Il induit la bienveillance, mais n’exclut ni la mémoire du crime, ni même la loi du talion. Il est aussi trompeur, d’abord parce que l’aveu ne fait pas preuve. Ensuite parce qu’il paraît offrir la même mansuétude à tous les « fautifs », du vieil oncle qui commet l’inceste sur sa nièce de cinq ans au voleur de pommes dans un verger. Enfin parce qu’il ne mesure pas la sincérité du regret du criminel, encore moins sa ferme décision de ne pas récidiver.

Là encore, qu’il soit spontané et soulage le fautif, ou obligé face aux preuves, on peut surtout voir dans un aveu la tentative de sauver sa peau, policiers, magistrats et jurés, en en tenant compte dans leur rapport, leur réquisition ou leur condamnation, remerciant en quelque sorte le criminel de les avoir exonérés du moindre doute.

L’indulgence certes n’est pas le pardon... et la justice n’a, en aucun cas, à le décréter. Il appartient tout entier aux victimes. Mais elle ne peut pas non plus, en aucun cas, ne pas s’en préoccuper, tant il est au cœur de la société dont elle est chargée d’assurer tant la sécurité que la cohésion.
Et c’est une œuvre particulièrement importante qu’elle doit ainsi accomplir, en prenant en compte l’entièreté de la douleur des victimes et, parallèlement, le respect de la personne humaine placée dans le box. Elle n’est pas que l’intermédiaire entre eux, une sorte de conciliateur qui chercherait à établir l’équilibre entre l’horreur et le chagrin. Elle doit identifier le Mal, le punir... et c’est à cette seule condition qu’un pardon peut apparaître possible dans un futur plus ou moins proche.

« Aucun pardon n'est possible, même après une sanction maximale, si l'innocence n'est pas célébrée et la culpabilité profondément et humainement revendiquée », comme l’affirme très justement notre hôte, qui a consacré sa vie professionnelle à cet exercice périlleux qu’est celui de juger un homme sans le désespérer ni désespérer celui auquel il a nui au point qu’il ne puisse plus pardonner.

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