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15 avril 2022

Commentaires

Robert Marchenoir

@ Marcel P | 22 avril 2022 à 00:03
"- L'invasion de l'Ukraine par la Russie est impossible et n'a aucun intérêt ;
- L'invasion de l'Ukraine est inévitable car il faut dénazifier l'Ukraine."

L'émission successive, voire simultanée, de propositions absolument contradictoires est en effet l'un des aspects les plus fascinants de l'entreprise russe de destruction de la réalité.

La perversité de cette propagande, et son pilonnage constant, font qu'il est bien difficile de la détecter à tous les coups. Moi-même, j'avoue m'y laisser prendre régulièrement, et ne pas toujours déceler immédiatement des contradictions pourtant énormes. En fait, plus c'est gros et mieux ça passe.

On peut aussi citer :

1. L'OTAN a transformé l'Ukraine en base militaire surarmée visant à détruire la Russie, les États-Unis font peser une menace terrifiante sur l'existence de notre pays.

2. Les Ukrainiens sont des sous-hommes, des nuls et des corrompus, on leur a détruit leur marine en 2014 et leur aviation est une blague : s'ils bougent un poil de nez, l'armée russe n'en fera qu'une bouchée.

J'aime aussi beaucoup :

1. Il ne faut pas agacer l'ours russe, la Russie ne va pas déménager et c'est une grande puissance avec laquelle nous ne pouvons que nous allier, faute de quoi elle nous écrabouillera.

2. Comment ça, Navalny, Beslan et la Géorgie ? Le PIB de la Russie est inférieur à celui de l'Italie, de quoi avez-vous donc peur ?

Ou encore :

1. Évidemment que Poutine n'est pas responsable de l'assassinat de Boris Nemtsov, quel intérêt aurait-il à s'attirer ainsi l'opprobre du monde entier en butant son opposant numéro un ?

2. D'ailleurs Nemtsov n'avait aucune influence, il se prenait pour quelqu'un mais personne ne le connaissait en Russie.

3. Poutine est un vrai chef d'État, lui, pas une lavette à l'occidentale ; quand on joue avec le feu, il ne faut pas s'étonner d'en subir les conséquences.

Il y en a des centaines, comme ça.

Marcel P

Toujours au sujet de ce pro-bolchevique à particule, faux souverainiste, il convient de rappeler qu'il proclamait, la veille de l'invasion russe, que l'invasion russe n'aurait jamais lieu et que la Russie n'y avait aucun intérêt.

Comme tous les bouffons bolchévisants, l'expertise géopolitique de Régis de Castelnau est :
- l'invasion de l'Ukraine par la Russie est impossible et n'a aucun intérêt ;
- l'invasion de l'Ukraine est inévitable car il faut dénazifier l'Ukraine ;
- l'éventualité d'une demande d'adhésion d'un pays libre à l'OTAN impose d'entrer en guerre pour éviter une guerre éventuelle.

Les communistes ont plus de sang sur les mains que les nazis (mais c'est vrai, dans un laps de temps plus long) et jusqu'en 1991, ils se trouvaient des déchets pour s'en vanter. Il aura fallu Poutine pour qu'ils aient de nouveau le vent en poupe, soutenus de surcroît par la fausse droite nationale.

Robert Marchenoir

Au hasard, l'une des multiples marques de l'imbécillité de la presse française : un titre du Parisien, pourtant l'un des moins mauvais journaux du pays : "En un an, la SNCF consomme la production électrique d’une centrale nucléaire".

L'analphabétisme arithmétique du rédacteur (et de ses chefs) saute aux yeux : si la SNCF consomme la production d'une centrale nucléaire en un an, elle consomme aussi la production d'une centrale nucléaire en un mois, un jour ou une heure. L'année n'a rien à faire là-dedans. Ce qui compte, c'est la part de la production d'électricité nationale consommée par la SNCF.

Ce sont les mêmes journalistes qui nous fournissent les statistiques sur le coût de l'immigration, celui des fonctionnaires et ainsi de suite, qui sont censées informer notre vote.

Concernant le consternant article du consternant Régis de Castelnau, cet homme qui suscite l'idolâtrie de l'extrême droite alors qu'il est un communiste enragé et jamais repenti : pour la première fois, à ma connaissance, il avoue l'origine de ses convictions, et ce n'est guère à son honneur : "Dans l’éducation que j’ai reçue, on m’a appris la maxime suivante : 'Avantage de la particule, on n’aime pas la bourgeoisie, avec le peuple on peut s’arranger. En commençant par le respecter.' "

Donc en fait, si le camarade ex-cadre du PCF Régis de Castelnau utilise si souvent le terme de bourgeois comme une insulte, alors que la bourgeoisie n'existe plus depuis longtemps, c'est qu'il n'a toujours pas digéré la perte de ses privilèges nobiliaires à la Révolution, laquelle fut, comme chacun sait, conduite par un groupe social qui s'appelait, à l'époque, la bourgeoisie.

Deux siècles plus tard, il dégouline toujours de ressentiment et de vanité : il appartient à une race supérieure, et puisqu'on lui a volé à l'époque le droit de tyranniser ses contemporains, eh bien il va s'employer à le récupérer grâce à l'idéologie communiste.

Il avoue tout de go que "le peuple", pour lui, comme pour tous les communistes, n'est que le marchepied de ses ambitions. Sous le fallacieux prétexte de le "respecter", il cherche simplement à le dominer. Du temps de sa splendeur, Castelnau et ses camarades étaient moins hypocrites : ils se vantaient de le diriger, en tant "qu'avant-garde du prolétariat".

Il y a suffisamment de passionnés de la servitude, au sein de ce "peuple", pour se prosterner à ses pieds et lui donner du "Maître" long comme le bras.

Et pour boucler sur l'analphabétisme, on constatera que Maître Régis de Castelnau propulse une faute de grammaire grosse comme un camion dans le titre de son article, lui aussi. En majuscules, s'il vous plaît.

stephane

@ Deviro | 17 avril 2022 à 20:25

Je ne suis pas le dernier à trouver les analyses de sieur Charoulet souvent hors sujet, mais je trouve qu'il a bien redressé la barre ses derniers temps.
Allez encourageons-le à poursuivre dans la voie du "lisible".

stephane

@ Exilé

Votre exemple ne me paraît pas le mieux choisi, je lui reprocherais plutôt la montée au capital de Renault au prix de 95 à 100 euros par action, pour un cours actuel de 23.
Macron n'a rien bradé, il ne s'est pas opposé à la vente des turbines d'Alstom pour un montant de 12,7 milliards d'euros, et l'engagement par General Electric de créer 5 000 emplois net en France. Il s'est fait berner, mais il a permis d'éviter qu'un procureur américain pousse Alstom à la ruine.
Le vendeur, c'est le patron d'Alstom, Patrick Kron à l'époque.

Constatant son erreur, Macron a poussé pour racheter une partie du morceau vendu. Je ne connais pas précisément les activités faisant l'objet de la transaction, mais si je reprends votre analyse, c'est 12,7 milliards contre 1,5 de déboursé pour permettre de redévelopper le nucléaire, ce qui est cohérent pour alimenter les voitures électriques. Je suis personnellement opposé au tout-électrique concernant les véhicules, mais dans la mesure où c'est ce qui a été décidé, reconnaissons à Macron le fait de s'en donner les moyens.

Quant à Marine Le Pen, brailler contre les sportifs qui gagnent des millions et parallèlement proposer une exonération fiscale, je ne comprends toujours pas la cohérence et en ce domaine je dirais qu'il n'est pas nécessaire de manger le plat entier pour voir qu'il est trop salé, boire toute la bouteille de rouge pour voir que le vin est bouchonné, ou toute autre réflexion liée à la théorie de l'échantillonnage.

Macron a de nombreux points négatifs, mais pour réindustrialiser la France ET permettre des débouchés à l'exportation, il me semble davantage pragmatique que Marine Le Pen.

Pour le reste, ma confiance en Macron est très limitée. Il n'y a qu'à voir ce qu'il promet à l'horizon 3 ans, si c'est comme la suppression du glyphosate, c'est du "foutage de gueule" ; dans le domaine c'est le meilleur.

Donc soit c'est voter à l'insu de son plein gré contre un "fouteur de gueule" mais qui a une vision cohérente, soit c'est voter pour une incompétente qui a un programme qui n'a aucun fil conducteur et où tout et son incompatible se mélangent.

J'apprends aujourd'hui, par Louis Aliot, que Marine Le Pen veut attendre que les éoliennes aient dépassé leur durée de vie pour les enlever du paysage et plus les enlever dès son élection ; c'est un progrès. Dans 5 ans elle sera mûre.

Exilé

@ stephane | 17 avril 2022 à 16:02
« Cela est suffisant à prouver le manque de structure et de cohérence du programme. »

Croyez-vous qu'il soit sérieux de placer sur le même plan cette histoire de sportifs mais qui ne relèverait au plus que d'une vétille et la question des centrales nucléaires ?

En fait, si vous cherchez des prétextes, essayez au moins pour rester crédible d'en trouver qui soient à la fois graves et réels.
Or vous les trouverez en majorité du côté de M. Macron entre autres au sujet du nucléaire. Souvenez-vous de la façon selon laquelle il a bradé l'activité des turbines Alstom essentielles à la défense nationale, avant que cette activité n'ait été récupérée à prix d'or.
Le contribuable appréciera.

Et cela dépasse largement en importance la manière de rémunérer des sportifs, qui est d'ailleurs discutable, le sport étant dénaturé par la professionnalisation.

Deviro

@ Patrice Charoulet | 17 avril 2022 à 10:54
« Au premier tour on s'exprime, au second tour on réfléchit. » (Jean-Claude Casanova...)

Pensées profondes...

Est-ce que vous en avez d'autres telles que :
"Au premier tour on réfléchit, au second tour on s'exprime"
"Au premier tour on élimine, au second tour on choisit"
"Au premier tour on choisit, au second tour on élimine"

Et les plus profondes de toutes à méditer longuement :
"Au premier tour on choisit, au second tour on choisit aussi"
"Au premier tour on élimine, au second tour on élimine aussi"

Ninive

@ Patrice Charoulet | 17 avril 2022 à 10:54

Et après le second tour on pleure !

F68.10

@ Robert Marchenoir
"...les gens n'ont plus besoin de la presse traditionnelle pour s'informer, on en apprend bien davantage et plus rapidement par Internet ; et pour ce en quoi la presse traditionnelle est encore utile, les médias français sont lamentables face à leurs homologues étrangers."

Exact. Vous venez d'ailleurs de mentionner The Telegraph. Je vous confirme que, bien que je le trouve un peu (beaucoup ?) trop droitier à mon goût, ils font un réel travail. De qualité. Et Steven Edginton, du Telegraph, est, à mon sens, un des meilleurs meneurs d'entretiens du moment. Je ne peux que m'incliner face à son travail.

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@ Serge HIREL
"Que la presse française vous hérisse le poil, c’est votre droit, mais ne tentez pas d’en dégoûter les autres."

Et pourquoi donc, Monsieur ? Dans ma jeunesse, je lisais les journaux français tous les jours. Ils sont devenus misérables. Ils ne sourcent que peu les documents auxquels ils font allusion (cela progresse), ne m'informent que très modérément et de manière trop convenue, ne sont qu'à peine le lieu de réels débats d'idées (ce qui témoigne à mon sens de l'endogamie intellectuelle des milieux autorisés à intervenir dans les débats en France), peinent à accepter les faits, la réalité et à dénoncer ce qu'il faut en conséquence. C'est devenu lamentable.

Moi aussi, qui lisais Le Monde de manière systématique de bout en bout dans ma jeunesse (et non, cela peut bien se faire en une heure avec un tout petit peu de discipline: il y a toute une gamme de techniques pour lire vite sans s'y perdre), je me suis retrouvé devant Le Monde d'hier ou d'avant-hier.

Navré, mais je n'ai plus envie de l'acheter. Et c'est mon droit d'en dégoûter les autres. C'est mon droit de rappeler toutes les compromissions et absurdités du système de la presse en France qui, couplées à notre sale mentalité nationale, nous a conduits à cette déliquescence qui handicape le débat public.

Le système médiatique s'est engoncé dans un système castiste. Je ne le supporte plus, et je ferai tout pour tenter d'en dégoûter autrui. Pour leur ouvrir les yeux sur d'autres possibilités médiatiques. C'est mon droit.

"Contentez-vous du Daily Telegraph si ça vous chante, mais, que vous le niiez ou non, les titres de la presse dite « parisienne », quotidiens et hebdos, le valent bien."

Non. Ils ne le valent pas. Vraiment pas. Des fois j'achète Franc-Tireur, l'Opinion ou Le Point. Le reste, c'est de la daube. Et à chaque fois je me pince en pensant au Neue Zürcher Zeitung.

Bon, Mediapart, quoi qu'on pense de son orientation idéologique, sort des trucs sur la corruption à droite à gauche. C'est bien. Il en faudrait beaucoup plus. Quand j'entends "Taxer les riches" de la part de nos mélenchonistes, ils oublient que c'est surtout la trop grosse tolérance de nos démocraties face aux réels cleptocrates qui nous détruit de l'intérieur. Pas le pognon en soi, loin de là, mais le vol de masse, qui en devient à force un crime contre l'humanité. Là, la presse ne fait pas son boulot, et le parquet national financier semble savoir traîner des pieds. Sans parler de nos lois sur la diffamation qui ne sont plus adaptées aux enjeux actuels (comme si elles ne le furent jamais vraiment.)

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@ Ninive
"Le billet de Régis de Castelnau mérite d'être lu, il résume intelligemment notre situation politico-économique actuelle..."

Régis de Castelnau est tellement une caricature du rouge-brun que si le terme de nazi n'était pas si galvaudé par nos antifas et Poutine... bref. Non, Régis de Castelnau promeut l'immoralité et le fascisme. J'ai lu son texte. C'est un immonde torchon.

"Pendant ce temps les serviteurs de l'oligarchie financière internationale, qui veut la direction du monde, s'en donnent à cœur joie, dans la presse et les émissions radios ou télévisées, on nous prend pour des sous-hommes et ils nous imposent, dans toutes leurs pubs, le métissage comme une "image" absolue... c'est une première dans l'histoire de l'humanité."

Personne ne vous impose quoi que ce soit. Le reste du monde commence à avoir accès aux médias. C'est tout. Les bruns, du monde entier, en France et à l'étranger ont décidé de l'ouvrir.

Ce n'est pas l'"oligarchie financière internationale" qui veut vous faire bouffer du nègre à chaque plateau télé.

Ce sont les pauvres, pas les riches, qui ont inventé des termes comme "appropriation culturelle" pour dénoncer non pas les blackfaces sur du Sophocle à la Sorbonne, mais le poids que les missionnaires ont pris dans leur culture et la tentation de toujours tout ramener dans leur escarcelle pour vendre le christianisme aux bruns. Ils constatent la tendance des blancs à s'approprier tout ce que les bruns peuvent faire de bien comme un produit de la civilisation que les blancs auraient apportée. Bref: ils en ont marre. Et ils le disent depuis qu'Internet existe chez eux. Vous n'y couperez pas.

L'oligarchie financière internationale ne vous impose pas le métissage. Les bruns l'ouvrent depuis quelque temps, et cela ne va aller qu'en montant. Le travail intellectuel et les émissions qu'ils créent s'améliorent de jour en jour, et il ne sera plus possible de les éviter.

Il faut peut-être commencer à s'y faire, franchement.

Et rien ne vous empêche de monter une entreprise de presse, de médias, et de faire valoir vos si brillantes idées face au reste du monde et face au reste de la population française. Vous avez une liberté de presse, qui s'applique à l'oligarchie financière mondiale, aux juifs, aux bruns, et aussi à vous, pauvre petite victime persécutée et sans parole...

Je vous laisse découvrir Channels TV, le France 24 nigérian, au sujet des conséquences énergétiques de la crise ukrainienne ? Je vous informe que les projections démographiques font du Nigeria un pays qui gonflera au-delà du milliard. Faudrait peut-être se rendre compte que ce n'est pas là un problème de "métissage", mais simplement le poids montant du reste du monde. Poids que vous ne pourrez pas éviter à terme. Car les pauvres ont décidé de l'ouvrir.

Et ils ont le droit.

Ce n'est pas là un complot oligarchique ou juif...

Axelle D

@ Exilé | 17 avril 2022 à 12:31

Effectivement, parmi les milliers d'Ukrainiens, en majorité femmes et enfants fuyant la guerre et s'étant réfugiés chez nous, il s'en trouve un certain nombre, notamment des hommes, âgés de moins de soixante ans et normalement concernés par l'appel à la mobilisation générale de leur président Zelensky, s'étant soustraits à leur devoir de citoyen et en ayant profité pour prendre le large et s'expatrier sans la moindre envie de retourner au pays une fois la paix revenue comme ils en font d'ailleurs étalage...

Ce que j'en dis, c'est que je connais personnellement le cas de l'un de ces abuseurs, âgé de quarante ans, ayant quitté l'Ukraine dès le décret de mobilisation générale de son président (avec femme et quatre enfants, celle-ci en attendant un cinquième, sans compter quatre autres issus d'une première union et restés au pays), lequel quadragénaire vivrait depuis aux crochets d'une veuve âgée de soixante-quinze ans, laquelle (jouissant d'une grande maison mais avec une retraite modeste de 2 200 euros par mois), s'est engagée (imprudemment selon moi) non seulement à les héberger mais à payer en outre (ce dont elle ne se doutait pas) la nourriture et tous les frais afférents à leur présence, entretien, vêtements, frais d'essence, forfaits de téléphone pour eux et une de leur fille de onze ans, inscriptions scolaires etc.
En attendant une hypothétique prise en charge d'une partie de tous ces frais, à supposer que cette famille ukrainienne recomposée ne profite pas dans l'intervalle de la vulnérabilité ou de la naïveté de cette dame pour l'envahir et la gruger encore un peu plus en faisant venir le reste de la famille.

stephane

@ Exilé

Ben oui. Cela est suffisant à prouver le manque de structure et de cohérence du programme.
Alors que les centrales nucléaires et la voiture électrique ça va dans le même sens...

Exilé

Macron ou Le Pen le 24 avril au soir ?

Braves gens qui avez misé sur l'un ou sur l'autre, la seule chose qui soit relativement sûre est qu'à partir du lundi 25 les mauvaises nouvelles vont tomber comme à Gravelotte : poursuite d'une inflation déjà amorcée ainsi que d'une pénurie de matières premières et de denrées alimentaires, incertitude sur les hydrocarbures, poursuite des défaillances d'entreprises constatées depuis le début de l'année etc.

Il faut aussi savoir que pour ne pas favoriser le vote populaire en faveur de MLP, certaines décisions sont pour l'instant gardées sous le coude, comme celle -révélée par le New-York Times- de la commission européenne concernant l'instauration d'un embargo sur le pétrole russe (ce qui serait au passage plus une occasion de nous tirer une balle dans le pied qu'une réelle sanction de la Russie).

Bref, après la fête, la « gueule de bois ».

Exilé

@ stephane | 15 avril 2022 à 09:28
« Une mesure une seule, prouvant l'incohérence de Marine Le Pen et l'amalgame de mesures sans lien.
Le Pen veut exonérer d'impôt sur les revenus tous les moins de 30 ans, y compris les sportifs, mais taxer les gros salaires des sportifs. Connaît-elle l'âge moyen des sportifs ? »

C'est sûr que cet argument est aussi rédhibitoire que définitif et surclasse toutes les incohérences parfois mortelles imputables au quinquennat précédent.
À côté, les 100 raisons énumérées par le député LR Julien Aubert de ne pas voter Macron ne valent pas un clou.

Votons donc Macron et ne venons pas nous plaindre si parmi les centaines de milliers de Terriens qu'il va continuer de faire entrer en France, certains d'entre eux en profitent pour continuer d'égorger nos fils et nos compagnes dans ce merveilleux pays où tout est permis pour qui a la chance de venir d'ailleurs.

Robert Marchenoir

@ Serge HIREL | 16 avril 2022 à 18:22

Ah ! ça y est. Le vieux fonctionnaire du journalisme qui se réveille, et qui nous fait son petit flic corporatiste une fois de plus. C'est plus fort que vous : vous passez votre temps à harceler les macronistes de ce blog, mais lorsqu'on s'en prend au Monument du Journalisme Français qui soutient Macron, une autre des branches de votre égotisme s'enclenche : interdit de dire du mal de la Presse.

Le plus consternant est que vous ne comprenez même pas ce que j'ai écrit. Je n'ai pas dit que j'étais en désaccord avec "l'éditorial" de Sylvie Kauffmann (qui n'était pas un éditorial), ce qui serait d'ailleurs parfaitement mon droit ; j'ai dit qu'il ne m'a rien appris.

Vous êtes complètement passé à côté de mon propos : les gens n'ont plus besoin de la presse traditionnelle pour s'informer, on en apprend bien davantage et plus rapidement par Internet ; et pour ce en quoi la presse traditionnelle est encore utile, les médias français sont lamentables face à leurs homologues étrangers.

Si l'on avait encore un doute, d'ailleurs, vous vous employez à l'éliminer, commentaire après commentaire. Votre arrogance et votre incapacité à écouter les critiques d'autrui (vous ne lirez pas ma réponse, vous donnez-vous le ridicule une fois de plus d'affirmer) expliquent et justifient à elles seules la désaffection des lecteurs.

Vous êtes un petit Poutine des médias français à vous tout seul, en fait. Plus il tape sur ceux qui sont censés être ses amis, plus ceux-ci se détournent de lui, et il ne comprend toujours pas pourquoi.

Même dans l'anecdotique, vous vous plantez. Non, je n'ai pas fait la blague traditionnelle disant que Le Monde n'était même pas assez bon pour servir de papier hygiénique : j'ai illustré à quel point son prix était parfaitement excessif, en indiquant qu'un stock entier de papier hygiénique était beaucoup moins cher ! Et, en effet, beaucoup moins utile.

Quant à la vénalité désespérée de la presse écrite, vous pourrez toujours gigoter pour tenter de la dissimuler : le dernier des demeurés comprend que l'habillage journalistique des suppléments publicitaires (banque, montres, etc) est du publireportage mal dissimulé.

Vous pourrez continuer à foncer vers le mur en klaxonnant, vous ne changerez rien au verdict des lecteurs, qui ont déjà voté avec leurs pieds, ou plutôt avec leur portefeuille. Vous hurlez dans le désert, tandis que l'époque vous a déjà dépassé depuis longtemps.

Le conservatisme hargneux, corporatiste, réactionnaire et fermé au monde que vous représentez ici concernant la presse, c'est le même qui infecte la société française à tous les niveaux : fonction publique, institutions, corps de métier... Vous nous rappelez tous les jours pourquoi la France s'enfonce dans l'insignifiance.

Patrice Charoulet

« Au premier tour on s'exprime, au second tour on réfléchit. » (Jean-Claude Casanova, émission « Commentaire », Radio Classique, 16 avril 2022)

Michel Deluré

@ Pierre Durand 16/04/22 09:52

Je ne sais si ceux que vous qualifiez de « cérébraux » sont habités par cette certitude de la victoire d'EM au point d'en négliger de lui apporter leurs suffrages dans la seule optique que cette victoire soit alors la plus courte possible.

Les électeurs ne sont certes pas pour la première fois confrontés la situation qui se présente, mais s'agissant de ce scrutin, une nouveauté est apparue, à savoir que la stratégie sciemment menée depuis 2017 par EM a conduit au siphonnage intégral des grands partis dits « de gouvernement » qui offraient des politiques alternatives, pour ne laisser dans notre paysage politique qu'une masse hétéroclite en son centre avec deux protubérances à ses extrémités droite et gauche.

Dans une telle configuration, et pour reprendre votre comparaison avec le jeu, qui de l'électeur ou d'EM est le plus joueur ? Le premier qui mise sur une victoire la plus courte possible du président sortant-candidat ou le second qui parie pour s'assurer une réélection facile sur la présence d'un adversaire-épouvantail ?

Le problème dans une telle situation est bien qu'un jour, à force de s'habituer à la présence de l'épouvantail, celui-ci malheureusement n'effraie plus l'électeur.

Achille

@ Giuseppe | 16 avril 2022 à 23:54

Quand on a le meilleur joueur du monde dans l’équipe tout est permis, mais l’esprit d’équipe est aussi une clé du succès. Je suis content pour le stade toulousain. Ça a été chaud, mais il mérite bien d’aller au bout.

Concernant Emmanuel Macron, si vous avez écouté son discours de Marseille hier, il semble avoir bien musclé son jeu. Il est vrai qu’une campagne électorale est pleine de faux rebonds et de plaquages pas toujours très réguliers. La moindre maladresse et c’est la curée de la part de médias qui ne pardonnent rien.
Surtout qu’en politique, la victoire ne suffit pas dans le contexte de folie actuel. Même nos étudiants de la Sorbonne et des Grandes Écoles, nos élites de demain, se mettent à contester le verdict des urnes. L'esprit républicain n'est plus.
"On est mal ! on est très mal chef !".

F68.10

@ Tipaza
"Près de 500 artistes et réalisateurs viennent de signer une pétition contre Marine Le Pen. Elle consiste en une anaphore répétant comme un mantra : « Nous ne pouvons imaginer... »"

Je viens de lire l'appel de ces 500 artistes.

Première remarque: non, elle ne consiste pas en une anaphore. L'anaphore en question n'en est que la conclusion.

Deuxième remarque: si vous vous étiez réellement intéressé à la question de l'impact de cette présidentielle sur la marche du monde, il importe de prendre conscience qu'elle s'inscrit dans un contexte lourd, et qu'il ne tient qu'à vous d'aller chercher et de vous confronter aux réels arguments des démocrates. Je constate, depuis que je vous lis sur ce blog, que vous ne faites jamais l'effort de réellement confronter votre vue du monde à celui des autres. Et je suis certain qu'il existe des crânes d'œuf avec de réels arguments. Malheureusement, en France, ils ont souvent la dégaine de BHL... Je vous recommanderais donc bien Anne Applebaum à ce sujet à la place, ou d'autres, mais je pense plus adéquat de vous laisser chercher des réels contradicteurs charpentés vous-même. Si cela vous intéresse. Et d'en réfléchir en votre for intérieur, si les discussions en forme de dialogue vous déplaisent.

Twilight of Democracy : The Seductive Lure of Authoritarianism - Le crépuscule de la démocratie : le séduisant leurre de l'autoritarisme, Anne Applebaum, 2020.

Cela vous fait 224 pages à lire (en anglais, certes) si vous voulez avoir lu l'argument contraire à vos idées pour vous permettre de voter en connaissance de cause sur le fond du sujet.

"Applebaum, journaliste américaine résidant partiellement en Pologne, entame ce livre par la narration d'une réception en 1999 d'un parti politique en 1999 dont elle fût l'hôtesse. Réception à laquelle participait le centre-droit polonais pro-démocrate favorable au libéralisme économique, dont elle retrace l'évolution des membres jusqu'à ce jour. D'après elle, au cours de ces années, certains de ces participants en sont venus à tenir des thèses relevant d'un populisme droitier et autoritaire (certains renouant avec les antisémites théories du complot) pendant que d'autres continuèrent à être démocrates. Ce premier groupe, elle les nomme "les clercs" (du nom du livre de Julien Benda intitulé La Trahison des Clercs) et dédie l'essentiel du livre à retracer l'évolution de ces clercs, initialement partisans de la démocratie, puis finalement partisans de l'autoritarisme. [...] Nommément Rafael Bardají (Espagne), Ania Bielecka (Pologne), Simon Heffer (Royaume-Uni), Laura Ingraham (États-Unis), and Mária Schmidt (Hongrie). Ils en sont venus, selon Applebaum, à "trahir la tâche essentielle des intellectuels, i.e. la quête et le respect de la vérité." Leur rôle en est devenu de "défendre les leaders, quel que soit le niveau de malhonnêteté de leurs affirmations et positions, quel que soit leur niveau de corruption, quel que soit le niveau détrimental de leur impact sur les institutions et sur les gens ordinaires." Contrairement aux explications contemporaines de l'autoritarisme en tant que réponse à la détresse économique, à la crainte du terrorisme, ou aux pressions migratoires, Applebaum note que ces clercs sont hautement éduqués, connaissent le monde, et sont économiquement prospères. Elle attribue le soutien à l'autoritarisme dans des questions de carriérisme, d'esprit de revanche face à d'autres factions élitistes, et à un sens de "désespoir culturel" attribué à l'idée que les élites en place transforment leur pays en un lieu sombre, cauchemardesque. Applebaum analyse aussi en quoi les gens ordinaires en viennent à soutenir l'autoritarisme. Elle en accuse la mentalité autoritaire de nombre de gens.

Dans l'Europe post-communiste en particulier, Applebaum écrit que nombre de sympathisants des partis populistes de droite en arrivent à croire à des "semi-mensonges", des théories du complot, des théories alternatives à la réalité. La rhétorique dure des populistes de droite attire l'attention internationale sur la seule rhétorique et en éloigne ainsi des regards la question des réels actes autoritaires et de la corruption des politiques. D'après Applebaum, des dictatures molles ont été ainsi établies en Pologne par le PiS et en Hongrie par le Fidesz de Viktor Orbán." -- wiki.

Ce que vous voulez, ce que Madame Le Pen veut, c'est répliquer ce modèle et ces méthodes en France. Cela me paraît difficilement niable.

Je pense qu'en 224 pages, vous aurez du plus construit que la simple et épidermique pétition des 500 artistes. Préférez les intellectuels aux artistes pour discuter de choses sérieuses.

Maintenant, si vous regardez une carte, il importe de vous faire comprendre en quoi une chute de l'Ukraine aurait entraîné un continuum territorial du cœur démographique russe (situé en Russie au sud de Moscou et à l'est de l'Ukraine), en passant par l'Ukraine, la Hongrie de Orban, et la Serbie de Vučić. Cela fait un corridor pro-Poutine et anti-démocrate au cœur de l'Europe jusque dans les Balkans, qui est un endroit, je vous le rappelle, qui a tendance à péter à répétition. Et qui a déjà eu des soucis avec l'OTAN.

Cette perspective, c'est un réel choix stratégique, visible à l'œil nu sur une carte. Ce qui matérialise le niveau de conflit que représenterait un tel recul de la démocratie, aussi imparfaite soit-elle, face au poutinisme.

Face à cette perspective, les questions LGBTQXYZ qui irritent certains sur ce blog (qui soutiennent du Orban pour cela) ne constituent pas une question en mesure de sérieusement relativiser l'impact sécuritaire d'une telle évolution géopolitique. En terme de guerre réelle ou latente.

Si cette guerre ukrainienne enclenche un découplage économique de l'Occident non seulement avec la Russie mais aussi avec la Chine si ce n'est l'Asie, on va assister à la mise en place d'un rideau de fer. Une deuxième guerre froide. Un peu plus taquine que la première.

Le vote Le Pen, ou le vote Macron, c'est quand même faire un choix du côté où on souhaite se placer face à ce rideau de fer qui semble s'annoncer. En forçant le trait, certes, mais jusqu'où ? Est-il nécessaire de faire un mauvais choix pour la raison qu'on n'a toujours pas digéré que les Anglais aient eu des prétentions sur le trône de France au Moyen Âge jusqu'à très tard, ressort profond de la haine des Anglais et des Américains en France ? Cela me paraît profondément déraisonnable. La défense de la langue française face au globish n'excuse pas n'importe quel choix géostratégique de cette magnitude.

Après ce petit aparté, revenons à l'anaphore de cette tribune des 500 artistes.

"Nous ne pouvons imaginer le sentiment du peuple ukrainien envahi, bombardé et massacré, lorsqu'il découvrira que nous avons élu une complice du chef du Kremlin à la tête de notre pays. Rappelons à ce sujet, à ceux qui font le pari d’une cohabitation à suivre, que même si celle-ci advenait, Marine Le Pen resterait, en tout état de cause, chef des armées. À ce titre, il lui appartiendra directement de gérer la position de la France dans le conflit en Ukraine. Nous ne pouvons imaginer que la France, pays des lumières et de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, porte au pouvoir une présidente dont les amitiés revendiquées avec les pires dictateurs en exercice seraient notre honte et notre déshonneur." -- Tribune des 500 artistes, Le Parisien, 15 avril..

C'est donc là un problème de fond qui mérite mieux que de l'ironie.

Vous avez certainement déjà fait votre choix en la matière. Rien ne vous interdit de réfléchir face aux réels arguments d'une Applebaum plutôt que face à l'écume des indignations parfois un peu trop convenues de nos artistes ou sportifs qui, à l'instar de trop de Français, ont un relation assez totémique avec nombre de thèmes politiques. Totémisme que la présidentielle, malheureusement, renforce.

Personnellement, je n'ai malheureusement pas trop d'illusions sur les enfumades que LREM me réserve, comme sur la question référendaire, où je ne supporte plus les hypocrisies d'une Yaël Braun-Pivet dans le rapport du bloc "élitaire" au référendum. Mais cela ne m'autorise pas pour autant à fermer les yeux sur la direction qu'une Le Pen prend en direction d'un orbanisme au prétexte que les Français n'arrivent toujours pas à digérer que les pédales existent (i.e. le fameux modèle civilisationnel, pour certains, à défendre) et ce au-delà même de la résurrection des ethnicismes en Europe. Dont on pourrait quand même, franchement, se passer, après le siècle passé de castagne...

Constat: Madame Le Pen ne dit pas non à l'orbanisme. Cela a des conséquences.

Poutine nous fait péter l'Ukraine et veut nous faire péter, a minima, encore, la Lettonie. Orban veut faire péter tous ses pays frontaliers avec la question ethnique hongroise et celle du traité de Trianon. Les Serbes veulent encore nous faire péter le Kosovo. Ce n'est pas le moment de laisser le champ libre à ces ethnicismes et d'y rajouter le nôtre.

Giuseppe

@ Achille

Dans ce monde de brutes, juste pour le plaisir, le demi-dieu de ce sport sans chichi pour encore une victoire au bout, un petit point, juste un petit point, mais seule la victoire est belle tout en quelques petites minutes:

https://youtu.be/yUvymlTpalU

Formidable Antoine, extraordinaire Volodymyr... Que faut-il attendre d'un Emmanuel ?
"Macroner" nous a dit une jeune impertinente ukrainienne qui nous en a expliqué le sens qui circule dans son pays.
Il paraît qu'il doit muscler son jeu, moins de chichis sur la pelouse, c'est pas d'un footeux dont nous avons besoin, maîtrisera-t-il avec force les faux rebonds qui vont arriver ?
Un petit point pour gagner, et beaucoup de sueur, y mettra-t-il la tête ? Le pays espère un Anthony Jelonch et notre demi-dieu de la "bechigue".

Tipaza

Près de 500 artistes et réalisateurs viennent de signer une pétition contre Marine Le Pen.

Elle consiste en une anaphore répétant comme un mantra :
« Nous ne pouvons imaginer… »

Pour des gens dont l’imagination est, ou plutôt, devrait être le fondement même de leur métier, de leur vie, cette incapacité à imaginer est gênante.

Nous le savions déjà, mais ces braves gens, braves au sens que l’on donne aux débiles mentaux dans les campagnes, nous le confirment par leur soutien à Macron, l’imagination n’est pas au pouvoir.

Il ne reste plus qu’à voter pour que l’imagination prenne le pouvoir ! ;-)

Aliocha

Cachez ce sein barbare que l'on ne saurait voir, remettez sa culotte à l'Ukrainienne violée, les enfants resteront les héritiers du désespoir.
En resterions-nous donc à l'éternel samedi saint de l'absence divine, cela n'empêchera pas la liberté de régner, abandonnée aux génies de l'enfance nettement formulée, ceux qui savent de l'anéantissement accéder aux joies de la résurrection, où danse Esmeralda sur les parvis de la destruction désirée.
Joyeuses Pâques.

Claude Luçon

@ genau | 16 avril 2022 à 17:03

À propos de Ferdinand Lop, l'idole de notre génération, quand on voit Mélenchon, Marine Le Pen, Macron et tant d'autres relier Paris à Marseille on pense effectivement à Ferdinand Lop qui voulait prolonger le Boul'Mich jusqu'à la Canebière, Anne Hidalgo, elle, aura au moins tenté d'amener la campagne à Paris comme l'avait suggéré Lop :)
Nous savions pour qui manifester dans les années 45/55 !

Voilà le genre d'idoles qui manque aux jeunes générations, personne depuis Coluche !

Exilé

Tout le monde sait que dans l'optique de ne pas trop fausser les scrutins, il est interdit de rendre publics avant 20 h les résultats des villes qui commencent leur dépouillement plus tôt.

Or, le 22 avril 2002 à 18h25, alors que j'étais dans une rue du Quartier Latin de Paris, j'ai entendu un jeune homme hurler dans son téléphone portable.
Outre le fait que prendre l'espace public pour une cabine téléphonique ouverte dénote un certain manque d'éducation, il était impossible à tout le monde même en se bouchant les oreilles de ne pas comprendre qu'il rameutait le plus possible de ses relations pour les inciter à aller voter.

C'est comme cela que j'ai appris que JMLP était alors en seconde position, ce qui nous a valu ensuite une de ces farces dont la démocratie française est seule au monde à avoir le secret jusqu'à maintenant.
Mais ceci est une autre histoire.

Michelle D-LEROY

Je souhaite à Pascale et Philippe Bilger de JOYEUSES PÂQUES ainsi qu'à chacun d'entre vous.

Une trêve bienvenue pour prendre du recul sur la situation politique.

Ninive

@ anne-marie marson | 15 avril 2022 à 15:09

Le billet de Régis de Castelnau mérite d'être lu, il résume intelligemment notre situation politico-économique actuelle et ce qui nous pend au nez ! Les discours et les sous-entendus que les partisans de Macron ou de Marine Le Pen se jettent à la face sont ridicules et ne servent à rien ; il n'y a aucune critique constructive ou objective ; notre avenir est sombre et comme nous ne semblons pas capables d'y faire face nous fermons volontairement les yeux et advienne que pourra. C'est triste !

https://www.vududroit.com/2022/04/presidentielle-voter-avec-les-classes-populaire-et-battre-macron/

Pendant ce temps les serviteurs de l'oligarchie financière internationale, qui veut la direction du monde, s'en donnent à cœur joie, dans la presse et les émissions radios ou télévisées, on nous prend pour des sous-hommes et ils nous imposent, dans toutes leurs pubs, le métissage comme une "image" absolue... c'est une première dans l'histoire de l'humanité.

Serge HIREL

@ Robert Marchenoir | 15 avril 2022 à 23:46

Chapeau l’artiste ! Quel exploit exceptionnel ! Lire en une heure l’intégralité d’une édition du Monde !... Quand il faudrait au moins quatre fois plus de temps aux habitués du quotidien du soir, rompus au style partisan et aux dissimulations savamment masquées de ses journalistes, pour réaliser cette performance. N’avez-vous pas simplement parcouru les quarante pages, picorant ici et là quelques lignes vous permettant de réaffirmer sans effort tout le mal que vous pensez de ce « torchon » ?

Vous en avez même survolé la manchette de « une » au point de la tronquer... Et l’édito de Sylvie Kauffmann est remarquablement documenté. On peut ne pas être d’accord avec son point de vue, mais l’évacuer comme vous le faites n’a rien d’honorable.

Quant à la rédaction économique, vous l’injuriez en laissant entendre qu’elle serait aux ordres du service publicité, alors que, dans l’article (page 3 du supplément « Argent ») consacré aux « outils pour se protéger des baisses » de la Bourse, la banque IG (seul annonceur dans ce cahier) n’est citée qu’en deux lignes, parmi une bonne dizaine d’autres établissements bancaires.

Comme notre hôte, je lis le « quotidien de référence » depuis plus de cinquante ans et je n’ai jamais partagé ses convictions politiques. Mais ce n’est pas en dénigrant son contenu que l’on combat ses convictions.
Que la presse française vous hérisse le poil, c’est votre droit, mais ne tentez pas d’en dégoûter les autres. Contentez-vous du Daily Telegraph si ça vous chante, mais, que vous le niiez ou non, les titres de la presse dite « parisienne », quotidiens et hebdos, le valent bien.

Finalement, vous m’avez donné une idée... Je vais vous imiter : je ne lirai votre prose qu’une fois par an pour vérifier que vous n’avez rien perdu de votre haine de quiconque ne pense pas comme vous.
Allez-y, déchaînez-vous ! je vous ai offert du grain à moudre... Mais, soyez-en sûr : votre pamphlet restera sans réponse.

PS : votre fine remarque sur le prix du PQ est, si je puis dire, éculée depuis fort longtemps...

stephane

Entre les deux tours, Marine Le Pen est redevenue une caricature d'elle-même. Et pourtant elle avait réussi à me séduire au point de ne pas voter contre elle. Entre elle et Pécresse on n'aura pas vraiment été aidés.
Certes si elle est élue, il y aura nécessaire coalition parlementaire, mais bon c'est d'un(e) président(e) de la République dont il est question, pas d'une nouvelle Muriel Robin. Je crains le pire pour elle au moment du débat, au vu de la trajectoire qu'elle prend. Le bateau remorqueur Zemmour ayant été congédié, la sortie du chenal s'annonce sportive. Banc de sable, iceberg ou naufrage, il va y avoir du travail à Saint-Nazaire.

Achille

@ Serge HIREL | 16 avril 2022 à 13:16
« Et macronez, macronez, Achille, il en restera peut-être quelque chose. Origine du terme : cabinet de la présidence de la République d’Ukraine. »

Les Ukrainiens sont du genre moqueur à ce que je vois. Mais les Français aussi, ce qui nous fait au moins un point commun.
Toutefois, ils sont bien contents de prendre nos armes, nos médicaments et de profiter de notre soutien logistique.
Zelensky prend même Emmanuel Macron au téléphone de temps en temps.

Par contre MLP est persona non grata en Ukraine, depuis qu’elle a dit qu’elle voulait faire copain-copain avec Poutine (ou avec son successeur ) à la fin de la guerre.

Je n’ose imaginer ce que signifie "mariner" en ukrainien.
Et entre nous mieux vaut "macroner" que mariner dans sa saumure. :)

François

Dix déclarations réarrangées de Monsieur Macron:

Le Kwassa-Kwassa pêche peu, il amène du Comorien…mais où donc ?
En tant que Gaulois réfractaire
Je traverserai la rue pour aller voter
Pour qu’on arrête de mettre un pognon de dingue, dans tout ce qui ne fonctionne pas
Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques
Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes ailleurs après les élections
Les gens qui ne sont rien votent aussi
La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler en politique
Les femmes salariées de GAD, pour beaucoup illettrées, savent mettre un bulletin de vote
Pour le retour, le bus pourra bénéficier aux plus pauvres !

En Ukraine ils ont inventé un nouveau verbe : macronner.
Ce qui veut dire pour eux « Parler beaucoup mais ne rien faire » !!

Bon vote !

Ellen

@ Lucile | 16 avril 2022 à 13:09

Je pense exactement comme vous. Mais attendons le résultat des législatives.

genau

Pourquoi changer ce qui marche si bien ?
Pas trop d'idées, de la culture certifiée par une professionnelle de même, le flou et le mélange abstrait à l'honneur, la combinaison des contraires évoluant dans un compromis permanent entre les différents genres et l'intelligence considérée comme l'alpha et l'omega de toute estime (de aes timere, peser le bronze).

Pourquoi voter dans ces conditions ? Par masochisme, vous dis-je. Imaginez un soir de vote où les scrutateurs, dormant d'ennui, ouvriraient des urnes sonnant creux pendant qu'au dehors, les enfants feraient des boulettes pour sarbacane avec les bulletins. La télévision fermée pour cause d'infarctus collectif, les états-majors défaits, comme Poutine un soir de navigation et la population, goguenarde, portant en triomphe le Père Ubu, en hurlant "merdre alors".

Aucun électeur ne fera varier d'un millimètre ce qui arrivera, du fait du consentement général à la fatalité de ce qui se prépare. Poutine s'inscrit dans l'histoire à la façon d'une résurrection (qui, pourtant, a de la branche), Macron dans un air du temps composé par 1968, Marchais, et Pétain. Mais le peuple, lui, n'a rien fait du tout. Il a attendu en ne votant que dans le sens de l'évolution obligatoire et de la marge de manoeuvre que lui confèrent les lois et règlements, comme ceux qui ne votaient pas, jadis, voyaient défiler les princes et seigneurs au gré des moeurs. Si, à la cour de Louis XIII, une farce classique était de pousser une dame en enlevant le fauteuil, de sorte qu'elle chût jambes et nature en l'air, c'était bien parce qu'elles ne portaient pas de culotte (v.moeurs intimes du temps passé, Dr Cabannès) et qu'on pétunait dans l'intimité. Et pourtant, on progressait, méthodiquement, au rythme de la biologie. Voter ce n'est que mettre une culotte à la nécessité.

Le 24 avril, je n'irai pas voter pour M. Macron, il n'en a pas besoin, ni pour Mme le Pen parce que son père est borgne.
Que voulez-vous, avoir de l'estime pour Louis Perceau et Ferdinand Lop, n'incite pas à la tristesse.

Robert Marchenoir

Dans sa conférence de presse de politique étrangère, Marine Le Pen a fait une curieuse proposition qui n'a pas soulevé les passions : elle aimerait augmenter le nombre de membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, en y ajoutant l'Inde, le Sénégal (pays musulman...) et un pays d'Amérique du Sud (le Brésil est candidat).

Étrange : simultanément, elle rejette la demande allemande d'un siège permanent dans cette instance. Pourtant, l'Allemagne est au cœur de l'Occident, c'est une nation blanche, chrétienne, qui nous a donné Bach et Leibniz... Tandis tout ce que la France compte de populistes rappellent sans cesse que la France fait partie d'une race étatique supérieure, en vertu du droit de veto dont elle bénéficie au Conseil de sécurité.

On comprend mal la logique de politique étrangère qui sous-tend cette proposition de Marine Le Pen. Souci de faire sérieux, de prétendre avoir de véritables convictions en matière de relations internationales, en dehors de "Poutine gentil, Amérique méchante" ? Subit accès de tiers-mondisme, inspiré par je ne sais quel gaullisme frelaté, voire par son penchant gauchiste de plus en plus net ? Appel du pied éhonté au vote noir et musulman ?

On voit mal en quoi un élargissement du Conseil de sécurité permettrait d'accroître la puissônce de la Frônce. En revanche, on voit très bien en quoi il ferait les affaires de la Russie, qui verrait ainsi se diluer l'influence de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Tandis que Poutine pourrait compter sur ses amis indiens, et possiblement d'autres continents, pour user de leur droit de veto à sa place, voire en commun, afin de marginaliser l'Occident comme il le souhaite.

Tiens ! En 2020, l'inamovible ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, réclamait lui aussi l'attribution d'un siège permanent à l'Inde, au Brésil et à un pays africain. Quelle coïncidence !

Cette question de l'élargissement du Conseil de sécurité est débattue depuis longtemps à l'ONU. Au premier rang des candidats, les membres du G4 : Allemagne, Japon, Inde et Brésil.

Marine Le Pen rejette la candidature des deux pays de ce groupe qui font partie de l'Occident au sens large : l'Allemagne et le Japon, politiquement proche de l'Occident bien qu'il soit situé en Orient.

Abaisser l'Allemagne, comme elle cherche aussi à le faire en mettant fin aux programmes militaires communs avec la France, correspond aux objectifs russes consistant à affaiblir l'Europe. Quant au Japon, c'est un adversaire de la Russie avec laquelle il a un conflit territorial, toujours pas résolu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Mais tout cela relève complètement du hasard, naturellement.

Ninive

Nouvelles de Trifouilly-les-Oies:

https://www.sudouest.fr/redaction/insolite/ils-etendent-leurs-draps-a-la-fenetre-et-ecopent-de-72-pv-pour-un-total-de-4-876-euros-d-amendes-10620834.php

Aliocha

@ caroff

Aucun pharisien français ne vous force à manger casher ou halal, il me semble.

Pierre Durand

De toutes façons je sortirai perdant de cette élection, je ne peux rien en attendre. Ma première préoccupation est l'immigration et la menace sur l'identité française, et Macron n'apportera pas le début d'une solution. MLP non plus (ce serait un long débat, inutile pour moi car elle n'est pas une option).
Je voudrais écrire quelques lignes au sujet d'Elisabeth Lévy, qui partage cette préoccupation avec moi et que Philippe Bilger a l'occasion de rencontrer.

Elisabeth Lévy, dans son dernier éditorial de Causeur, avec son humour habituel et l'on imagine ce sourire qui ne la quitte pas, même lorsque Pascal Praud croit pouvoir lui couper la parole, se dit victime de petitophobie et de glottophobie. Je ne commenterai pas la petitophobie car elle est pour moi, téléspectateur, une femme-tronc, et ce serait vraiment hors-sujet, mais je voudrais parler de la glottophobie, car j'en suis atteint à un degré très avancé. Qu'Elisabeth Lévy se rassure, j'apprécie beaucoup son accent légèrement faubourien, ou plutôt je ne trouve pas qu'elle ait un accent parce que j'ai le même :-)

Je supporte très bien l'accent des Alsaciens, des Belges et des Suisses, et même des Maghrébins qui prononcent "La Fronce" (dur, dur quand même). Certes je pense qu'en général on perd son accent lorsqu'on fait des études et que l'on quitte sa campagne et que l'on fréquente beaucoup de personnes, et plein d'autres conditions, mais c'est plus difficile pour ces quatre peuples du fait de leur mixité avec des parlers étrangers.
J'ai un peu plus de mal avec l'accent français du Midi, surtout si je n'apprécie pas la personne (Ciotti n'a donc rien à craindre).
Lassalle me fait l'effet d'un dinosaure.
J'ai pu voir à quel point à l'île de la Réunion le niveau général du français s'est amélioré (l'accent en fait partie) en l'espace de 25 ans, entre deux séjours, grâce à la télévision qui contribue à normaliser les accents. Certains le regretteront, mais certainement pas moi.

Là où je veux en venir c'est avec l'accent des Français issus de l'immigration nord-africaine. Il reste chez ces jeunes Français un fond d'accent particulier qui me dérange et qui justifierait qu'une bourse leur soit allouée pour recourir aux services d'un orthophoniste. Peut-être aurais-je à me justifier de ces propos. Je n'y peux rien, mon juge, je fais des efforts, j'ai essayé beaucoup de potions amères, rien n'y fait. Mais ça finira par s'arranger car j'ai de moins en moins d'oreille.

F68.10

@ Florestan68
"Merci à vous d'avoir ce matin, en écho à mon message de cette nuit, rendu justice à l'héroïsme de notre Delphine régionale qui, seule contre toute la meute des bien-pensants, a osé braver la dictature du politiquement correct."

Bon, OK, les gens commencent à assumer un peu leurs opinions. C'est bien. Car s'ils ne les assument pas, on ne peut pas en discuter.

Maintenant, la défense de Marine par Delphine Wespiser, c'est la nullité totale:

"En fait, c'est comme dans une relation amoureuse [...] Non, j'allais parler de l'amour parce que c'est quand même important. [...] Moi tout ce que j'ai dit, c'est que j'aimerais essayer autre chose." -- Delphine.

En fait, c'est tout ce qui est dit dans cette émission qui est nullissime. Il n'y a pas que Delphine qui soit loin d'être impressionnante.

Maintenant, la dictature du politiquement correct, navré, mais personne ne vous met en taule ou ne vous colle des prunes pour vos propos incorrects sous Macron. Sauf quand vous prenez du galon comme Zemmour.

Si les gens n'assument pas leurs opinions dans ce pays, c'est que c'est en fait un pays qui trouve normal de refuser toute réelle discussion. Sur tout. Tout le temps. Seul l'émotif est autorisé, et c'est ce qu'on voit dans cette émission sur TPMP: le règne de l'émotif: "En fait, c'est dégueulasse, parce qu'elle parle avec son cœur [...] et vous tentez de critiquer ses arguments [...] Vous êtes qui ? Vous êtes qui ?"

Clairement un manque d'éducation. Les Français ne savent pas débattre.

Toujours et encore le même phénomène à l'œuvre.

Marc Ghinsberg

Amusant spectacle que ce chœur des Tartuffe qui ont fait campagne depuis des mois contre Emmanuel Macron, qui après l’avoir critiqué, vilipendé, insulté (pervers narcissique et frimeur étant les qualificatifs les plus doux), se plaignent que d’aucuns appellent à faire barrage à Marine Le Pen. Ils poussent des cris d’Onfray au motif qu’on attenterait à leur liberté de choix.

Votez ce que vous voulez. Ceux qui auront voté blanc auront voté de fait pour le vainqueur. Ceux qui auront voté pour Marine Le Pen auront été prévenus. Qu’ils ne viennent pas le regretter ensuite.

Exilé

@ semtob | 15 avril 2022 à 18:27

Joyeuses Pâques aussi à vous deux ainsi qu'à tous ceux qui participent à ce blog sans oublier ceux qui l'ont rendu possible, Philippe et Pascale Bilger.
Et remettons un peu à sa place une actualité aussi triste que médiocre le temps de cette fête, que cette dernière dépasse par l'espérance qu'elle représente.

Serge HIREL

@ Achille | 16 avril 2022 à 09:01

Achille, faites une dépense somptuaire, mais indispensable dans votre cas : achetez-vous une plaque de bronze, faite-y graver « Achille -psychologue DPLM - guérison garantie » (*) et posez-la avant le deuxième tour. Il y aura bien quelques gogos qui sonneront à votre porte...

Et macronez, macronez, Achille, il en restera peut-être quelque chose. (**)

Néanmoins, apprenez d’abord la différence entre un « libre penseur » (personne qui s’est affranchie de tout dogme) et un penseur libre (personne qui, après réflexion, exerce sa liberté d’expression sans tabou)... Notre hôte ne me paraît pas relever de la première catégorie.

(*) M pour Macronisme...
(**) Macroner, verbe intransitif, définition : beaucoup parler, beaucoup promettre en s’agitant, mais ne rien faire... Origine du terme : cabinet de la présidence de la République d’Ukraine. Le substantif existe aussi, macronade, ainsi qu’un adjectif, macronesque. Les trois mots font fureur à Kiev et entreront vite dans le vocabulaire courant des Français si - Dieu nous en garde - votre Roi obtenait un nouveau bail.

stephane

@ Michel Deluré

Ah s'il n'y avait qu'à traverser la rue...
Ceci étant comme dirait l'autre, Ninive manque un peu d'arguments.

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@ sbriglia

Merci.

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@ Serge HIREL

Achille a relativement bien formulé mon point de vue.
Désolé pour la coalition entre macroniens et non macroniens.

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@ Philippe Bilger

J'essaie de secouer le cocotier électoral puisque la COCOE a disparu. Vous et moi seront toujours liés par un antisarkozisme viscéral, le reste est affaire d'ajustements réciproques.
Longue vie à ce blog en cas de victoire de Marine Le Pen.

Lucile

Ceux qui nous prédisent pis que pendre d’une présidence éventuelle de Marine Le Pen omettent tout de même de signaler que MLP et son Premier ministre seront obligés de former des gouvernements de coalition, peut-être instables. Toujours est-il que le parti de MLP ne gouvernera en aucun cas seul ; tandis que si EM l’emporte, il continuera comme il l’a déjà fait jusqu’ici, seul maître à bord, surtout que le peu d’opposition LR qui restait vient d’exploser. Vu la manière dont viennent de se comporter N. Sarkozy et un certain nombre de figures LR, dont Valérie Pécresse, les électeurs habituels LR doivent s'attendre à ce que leurs élus se rangent à l'avenir le plus souvent aux côtés des élus macroniens, c'est à dire pour une politique relativement prévisible, étatiste, donnant de forts pouvoirs à l'UE, pro-immigration, progressiste, libérale sur les mœurs.

Comment les prochains gouvernements maîtriseront-ils le mécontentement généralisé et peut-être grandissant ? C'est la grande inconnue.

J.A

Bonnes Pâques à la Famille Bilger.
Merci à Françoise et Karell Semtob pour ce lien du rire signé Anthony Joubert.

Florestan68

Cher Philippe Bilger,

Merci à vous d'avoir ce matin, en écho à mon message de cette nuit, rendu justice à l'héroïsme de notre Delphine régionale qui, seule contre toute la meute des bien-pensants, a osé braver la dictature du politiquement correct.

Sous nos yeux ébahis, ces antifascistes d'opérette ont subitement et opportunément transformé une candidate compétente et respectable en monstre abominable, quand ce n'est pas en Docteur Folamour (l'Obs... cène).

Et ça marche, avec en prévision un 60-40 à la clé : le Z avait vu juste et tirera les marrons du feu !

caroff

@ Aliocha 22h56
"Quelle interprétation faites-vous de ce verset ?"

C'est très simple pourtant (ne vous faites pas plus bête...): ce n'est pas telle ou telle coutume alimentaire qui importe, c'est le coeur qui est désespérément méchant et la bouche qui en est le véhicule.

J'ai expliqué ça à un chauffeur de taxi d'origine tunisienne qui me bassinait avec sa recherche de restaurants halal, il y a plusieurs années de cela.
Il ne l'a plus ouvert du trajet après que je lui ai cité le verset biblique !!

Pierre Durand

Parmi les personnes qui envisagent de voter blanc, les plus "cérébrales" sont sans doute celles qui ont la certitude que Macron l'emportera et qui voient des avantages à ce qu'il le soit avec un écart le plus faible possible.

On peut donc leur demander comment peuvent-elles avoir en même temps l'espoir d'un faible écart et la certitude d'une victoire alors qu'il y a tant de facteurs d'incertitude, dont certains sont mal maîtrisés par les sondeurs: le taux d'abstention, l'abstention différenciée, les reports de voix, et le taux des votes blancs lui-même.

Ces personnes ne se donnent le choix qu'entre être déçues par un écart jamais assez réduit, et vraiment très déçues...

Elles ont encore quelques jours pour se faire du bien en jouant au plus fin. On espère qu'elles se siffleront elles-mêmes la fin de la récré.
Bruno Retailleau entre dans cette catégorie. Eric Ciotti, que j'aime bien, et que certains à tort résistent à classer dans les "cérébraux", est resté dans l'ambiguïté.

Pour Michel Onfray ce sera un président "non maastrichien" sinon un blanc. Que ce soit Macron ou MLP il pense que tout sera toujours décidé à Bruxelles. Cela peut amuser, mais c'est tout de même un peu court. Onfray, je l'aime bien aussi mais pas quand il fait dans le Café du Commerce.

Julien Aubert énumère 100 raisons de ne pas voter Macron, conclut qu'il votera blanc et se fatigue avant de nous donner les 101 raisons qui font qu'il ne votera pas pour MLP.

Jean Lassalle votera blanc, mais n'a pas dit pourquoi, ni en langue d'oc ni en langue d'oïl.

J'oublie certainement d'autres personnalités dont le choix du vote blanc fournirait matière à réflexion.

Exilé

@ Michelle D-LEROY | 15 avril 2022 à 20:06
« Par contre, quand je vois Emmanuel Macron à la tribune du Capitole et que je l'entends dire : "Ensemble, nous allons préparer le nouvel ordre mondial du 21e siècle pour le bien de nos concitoyens", là, oui ça me fait carrément peur. »

Monsieur Sarközy a aussi fait en son temps des déclarations en faveur de la mise en place d'un nouvel ordre mondial.
Au vu de l'insistance avec laquelle ces personnages cherchent à nous habituer à cette éventualité inquiétante, que l'on ne vienne pas nous dire que ceux qui ont pu jusque-là parvenir à ces fonctions n'ont pas été soutenus et favorisés par certains intérêts peu compatibles avec ceux d'une France indépendante.

Michel Deluré

@ stephane

C'est déjà un bon point que vous sachiez écrire (dixit Ninive) ! Vous n'êtes donc pas un cas totalement désespéré.
Vous savez au moins, grâce à Ninive, ce qu'il vous reste maintenant à travailler, à savoir cette faculté de l'esprit qui vous permettra de discerner les critères de vérité et d'erreur, de bien et de mal.

Vaste programme. Alors, bon courage Stéphane !

Achille

@ Serge HIREL | 16 avril 2022 à 00:41

Notre hôte est un libre penseur, ce qui explique que tel un joli papillon, il se laisse porter à droite ou à gauche au gré du vent de l’actualité politique du moment.
En fait, tel Pablo Picasso il a eu sa période bleue avec Sarkozy en 2007, puis rose avec Hollande en 2012, "en même temps" bleue et rose en 2017, pour finir en blanc-bleu en 2022.

Il peut être très élogieux au point de sombrer dans l’obséquiosité avec une personnalité un jour, puis se livrer à un éreintement en règle avec une autre le lendemain.
C’est comme ça qu’on l’aime, même si parfois il est un peu irritant.
Je préfère quand il nous parle littérature, cinéma et même football que lorsqu'il parle de politique. Mais en période électorale difficile d'y échapper.

GERARD R.

Oui, ras le bol des maîtres à penser. Qui sont-ils pour donner leurs consignes ? Ne comprennent-ils pas que c'est irritant, à la fin, de s'entendre recommander pour qui il faut voter ? Et le secret de l'isoloir, savent-ils ce que c'est ?

Personnellement, je préférerais que des électeurs plus avisés aident les autres à mieux choisir, en désignant les candidats à qui il ne faut surtout pas donner sa voix, rejoignant en cela mon ami Mélenchon. Il ne faut pas une voix pour Marine Le Pen ! C'est l'évidence même !

Avec Le Pen au pouvoir, nos libertés seraient fortement compromises. Imaginez le sort de manifestants atrocement réprimés dans le sang et les mutilations. Des Français qui seraient injuriés pour un rien, à longueur de mandat, d'autres pourraient se voir interdits de travailler, car ils renâclent à obéir à des lois, qui, bien que votées par une Assemblée douteuse de servilité, concernent directement leur intégrité physique et celle de leur progéniture. Plus aucune revendication populaire ne serait entendue. On risquerait de devoir subir les outrances d'une présidente arrogante, qui festoie et ripaille à l'Élysée, face à un peuple qui peu à peu, s'habitue aux disettes. Une présidente dont, de surcroît, on ne connaît rien du conjoint éventuel...

Au plan international, quels seraient ses comportements ? Enverrait-elle des aides à son ami Vladimir, afin de perpétuer un conflit qui en arrange d'autres ? Ou, eu égard à l'idéologie nazie que d'aucuns lui prêtent, favoriserait-elle de préférence l'innocente soldatesque tatouée ukrainienne, mise à mal par la barbarie russe ? Quelles seraient ses compétences en matière de politique étrangère ? N'irait-elle pas se faire ridiculiser auprès des grands (malades) de ce monde ? Imaginez-vous un dialogue Le Pen/Biden ?

Et ce qu'il reste de nos fleurons industriels ? N'achèverait-elle pas de les brader pour une bouchée de pain, qui ne reviendrait même pas au peuple, désormais affamé ? Autant d'inconnues, qui font que plus que jamais, les recommandations insistantes (et maçonniques ?) de Mélenchon sont à prendre en considération.

Car Mélenchon est un fin stratège, à n'en pas douter ! Il appelle à ne pas voter pour une candidate avec laquelle il partage (à les entendre) 70 % d'un programme qu'ils ont en commun, quand il n'en partage qu'une vingtaine de pour cent avec l'actuel président. Cherchez l'erreur ! Ou... la félonie.

Vieil adage: entre deux maux, choisir le moindre...

Marcel P

@ Florestan68

Soyons sérieux, comparer Delphine Wespiser « reine de beauté » : « Marine Le Pen : une maman des Français », « une femme présidente »... C'est à se frapper la tête contre les murs. Pourquoi pas l'avis de Zinédine Zidane, dans la foulée ?

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@ Robert Marchenoir

Le Monde est présenté comme journal de référence pour son caractère pondéré. Sans que la pondération n'est pas tant que le propos mais dans la qualité des enquêtes : tout est superficiel.

Les informations que vous présentez sur le Royaume-Uni sont intéressantes. On a tort de se chercher et de rêver d'alliance avec la Russie qui nous promet des invasions de clandestins (oui, c'est annoncé : lisez les Russes, ils reconnaissent implicitement le caractère délibéré de l'assaut de la frontière polonaise depuis la Biélorussie par des clandestins importés à dessein) à défaut de bombes nucléaires, alors que nous avons des interlocuteurs valables à portée de main, avec lesquels nous partageons tant de références communes.

Mais c'est ça le piteux état de l'extrême droite française : ça prétend parler grandeur de la France mais ça ne se souviens ni de Napoléon, ni de Guillaume le Conquérant.

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@ Michelle D-LEROY

Non, Marine Le Pen n'est pas raciste, ni fasciste. Par contre, elle est mélenchoniste-compatible, voulant ranger la France dans le camp des alliances Russe/Chine/Corée du Nord et quelques autres pro-terroristes palestiniens. Ses soutiens poutino-relativistes désormais marchent dans le pas du PCF tel qu'il était jusqu'à la fin de l'URSS.

Si nous n'étions pas en pleine guerre froide, ça passerait à la rigueur, ça serait du même tonneau que les anciens néo-nazis étranges qu'on retrouve dans son sillage, et dont elle ne parvient manifestement pas à se défaire.

Là, nous ne sommes en guerre froide et elle rêve d'alliance avec le pays qui nous envoie des clandestins délibérément et qui est l'ennemi mortel des seuls pays de l'Union européenne qui défendent une vision nationale de leur existence.

L'élection de Marine Le Pen pourrait être le déclencheur immédiat de l'extension de la guerre d'Ukraine à une guerre plus large. Le terrain est déjà préparé côté russe : dans les médias russes, on annonce qu'il est grand temps de corriger la Pologne et la Finlande. L'attaque contre l'Europe par envoi de vagues de clandestins débutée avant l'invasion de l'Ukraine s'est bien déroulée ciblée contre la Pologne et la Lituanie.

Contrairement à ce que prétendent les bouffons qui soutiennent la Russie, les Russes ne laissent rien au hasard, ils savent jouer aux échecs. Ils ont toujours plusieurs coups d'avance. Même des échecs apparents peuvent être des victoires sur d'autres plans. Même des échecs sur un aspect peuvent être des victoires sur d'autres.

Marine Le Pen, si elle était Russe, aurait d'emblée compris que le déclenchement de l'invasion d'Ukraine avant la présidentielle française montre que c'est un allié qui se moque complètement de son intérêt à elle : cette invasion renforce aisément Emmanuel Macron, et c'était plus que prévisible, et la force à perdre le soutien des formations politiques du pacte de Visegrad décriées comme populistes, Orban mis à part. Plutôt qu'isoler les Russes, c'est Marine Le Pen qui est contrainte à l'isolement par les actions russes... Et ça, c'est typiquement une stratégie russe : s'assurer le soutien de ses alliés en les plaçant dans une situation de dépendance.

Sans doute qu'à une époque elle n'avait pas le choix, son parti était en pleine déconfiture financière. Quoi qu'il en soit, alors qu'aujourd'hui il serait logique de revendiquer plus d'autorité et de poids dans l'OTAN, qui est la seule alternative crédible à l'Union européenne, elle part dans le sens opposé. Cela ne sert pas la France, ça ne sert aucun des alliés naturels européens de la France. Raciste, fasciste, non, ce n'est pas le sujet.

D'où le problème du moment : avec Marine Le Pen isoler la France en rêvant d'une alliance asymétrique avec quelqu'un qui nous envoie des voleurs-violeurs clandestins lorsqu'on n'obéit pas ? Avec Emmanuel Macron continuer à saboter la France en se focalisant sur le démantèlement de ses entreprises et institutions, tout en laissant l'invasion migratoire sans réponse à hauteur ?
Le problème est quand même plus compliquée qu'une histoire de politiquement correct ou incorrect. Nous sommes face à une situation cruciale où chaque choix pourra se payer très cher.

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@ Robert

Régis de Castelnau est un ancien communiste de la pire espèce qui proclamait, la veille de l'invasion de l'Ukraine, que cette invasion n'aurait jamais lieu, parce que la Russie n'y avait aucun intérêt, tout en défendant le fait qu'elle y aurait parfaitement le droit en reprenant en presque mot à mot la théorie développée par Poutine un an auparavant sur le sujet.

Régis de Castelnau, c'est un Maurice Thorez. Déserteur en temps de guerre. Non pas qu'il soit idiot. Mais ses positions sur la question russe montre qu'il fonctionne toujours comme le communiste soviétique qu'il était hier : docile au parti, capable de nier l'existence des goulags et des crimes en masse du NKVD/KGB/FSB pendant des décennies.

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