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29 avril 2022

Commentaires

Robert Marchenoir

@ Deviro | 02 mai 2022 à 18:37
"Pour la Droite, l'ORDRE avant tout, même s'il y a de l'injustice. Pour la Gauche, la JUSTICE avant tout même s'il y a du désordre."

Cela est basé sur une notion pervertie de la justice, laquelle signifie seulement : les assassins auront la tête tranchée (je simplifie). La justice ne veut pas dire : tout le monde roulera en BMW, pas plus que : tout le monde roulera en mobylette.

La vraie différence entre la conception française de l'impôt, c'est à dire la conception communiste, et la conception libérale de l'impôt, c'est que dans le premier cas, l'impôt sert à favoriser certains et à punir d'autres ; il sert à forcer les gens à faire des trucs et à les empêcher d'en faire d'autres.

Tandis que dans la seconde philosophie, l'impôt sert uniquement à financer les tâches que seul l'État est à même d'accomplir. Ce en quoi il est tout juste un mal nécessaire.

Les communistes, au contraire, voient dans l'impôt une arme d'oppression du peuple. Il est pour eux un outil fondamental de transformation de la société. Remarquez que dans cette conception, 100 % des partis politiques en France sont communistes.

Il y a certes quelques individus libéraux. Mais ils sont impitoyablement rejetés par les institutions.

Lucile

@ caroff | 02 mai 2022 à 17:45

En fait c'est la double peine : nous ne profitons pas du dynamisme et de la créativité qu'un gouvernement libéral pourrait nous apporter. Mais nous ne bénéficions pas non plus des bienfaits - même relatifs - d'un colbertisme bien pensé, ou d'un socialisme à la scandinave bien géré.

PS : J'aime vraiment bien l'expression "les gnomes de Bercy".

Deviro

@ caroff | 02 mai 2022 à 17:45 (@ Lucile | 01 mai)
"Mais il n'y a plus aucun débat sur la fiscalité dont les fondements modernes sont issus de la Révolution française: pour les libéraux l’impôt vise à financer l’ordre et la sécurité, tandis que pour les socialistes l'impôt repose sur la notion de devoir social."

Je ne me souviens plus de qui a dit :
Pour la Droite, l'ORDRE avant tout, même s'il y a de l'injustice.
Pour la Gauche, la JUSTICE avant tout même s'il y a du désordre.

caroff

@ Lucile 13h57
"Les Français poursuivent, la plupart sans le savoir, des idéaux contradictoires, cf le tandem amélioration du niveau de vie d’une part et de l’autre un égalitarisme pointilleux assuré par une intervention constante et ruineuse de l’État."

Alain Madelin le seul candidat libéral à s'être présenté aux suffrages des Français, a fait 3,91 % en 2002. Recruté par Chirac comme ministre de l'Économie, il aura tenu un peu plus de trois mois avant de se faire éjecter par les gnomes de Bercy pour avoir osé des réformes extravagantes comme, par exemple, une réforme des retraites par l'alignement du public sur le privé et la fin des régimes spéciaux...

Je ris aux éclats quand j'entends les communistes (j'agrège EELV, LFI et le PC sous ce vocable assez commode) se plaindre de l'ultralibéralisme du pouvoir actuel: 58 % de prélèvements par les impôts et des palanquées de fonctionnaires mal répartis qui entraînent une insatisfaction de nos concitoyens nostalgiques de l'URSS.

Mais il n'y a plus aucun débat sur la fiscalité dont les fondements modernes sont issus de la Révolution française: pour les libéraux l’impôt vise à financer l’ordre et la sécurité, tandis que pour les socialistes l'impôt repose sur la notion de devoir social. Leur antagonisme repose sur la définition de l’intérêt général, le concept qui légitime la coercition du prélèvement.

La fiscalité actuelle est injuste puisqu’aucun principe ne permet de fixer rationnellement le niveau du prélèvement (théoriquement illimité), tandis que l’impôt proportionnel, promu par les libéraux correspond à la valeur des services rendus par l’État.

Comme si l'Etat savait mieux redistribuer l'argent pris dans la poche des contribuables...
Dans les pays scandinaves les prélèvements sont importants mais le citoyen les accepte car la redistribution est efficace en se basant sur un pacte social non disputé.

Lucile

@ Robert Marchenoir

Ce n’est pas que j'exonère les Français, mais je pense que la plupart des gens se sentent dépassés par des questions devenues à leurs yeux l’affaire d’experts ; ils se raccrochent par conséquent à des formules faciles sous-tendues par des croyances solidifiées fonctionnant en réseaux.

La doctrine socialiste est associée depuis plusieurs générations à une idée de générosité envers les humbles, et la parfaite « égalité » est posée comme un idéal allant de soi. Encore de nos jours, ce concept d’égalité est mal défini, mais la décence en fait un impératif en République. La partie visible de ce principe est louable (satisfaction morale, soulagement provisoire et partiel de la pauvreté), et sa partie cachée pernicieuse (pénurie, État obèse, administration despotique, nivellement par le bas). Cette ambivalence foncière le rend difficile à manier, et pourtant tout le monde le brandit sans l'examiner.

Les transactions entre les individus, une fois qu’elles sont perçues comme un système clos fonctionnant selon le principe des vases communicants, nécessitent logiquement l’intervention d'un arbitre tout-puissant, à savoir l’État. La déperdition est d’un bon 50 % au passage, mais au moins personne n’est jaloux. Quoique…

Malgré son insuffisance avérée, cette représentation de la réalité est inculquée par le personnel enseignant des écoles, les petites et les grandes ; elle est renforcée par les leaders d’opinion ; elle imprègne le discours politique, même considéré comme de droite. La majorité des médias la relaient. C'est notre roman national. Ceux qui s’en écartent vont à contre-courant. Ils se mettent en position de dissidence.

Je dirais que c’est par souci de décence citoyenne que beaucoup s’y conforment, par tradition qu’ils la revendiquent, et par souci de cohérence qu’ils s’y tiennent. Le tout renforcé par un besoin de confort moral allant de pair avec un réflexe d’adhésion à l’autorité en temps de crise, et rendu possible par une tendance enfantine à croire au père Noël. La persistance dans l'erreur lui permet de durer.

Les Français poursuivent, la plupart sans le savoir, des idéaux contradictoires, cf le tandem amélioration du niveau de vie d’une part et de l’autre un égalitarisme pointilleux assuré par une intervention constante et ruineuse de l’État. La mise en pratique de ces idéaux produit des effets secondaires inverses des buts poursuivis. Mais tout le monde ne fait pas le rapprochement, certains par intérêt, d'autres par paresse, ou par besoin de croire. L'obstination est la défense des faibles. Et la minorité qui garde du bon sens serre les dents et les poings, impuissante.

Achille

@ Serge HIREL | 02 mai 2022 à 13:02
« Nous, les « psychorigides », les « arrogants » et les « invétérés », qui ne savons qu’émettre des « vociférations » et être « affligeants ».

Rassurez-vous vous n’êtes pas le pire, sauf dans vos mauvais jours bien sûr. Nous avons tous des moments de faiblesse... même moi ! :)

Serge HIREL

@ Achille | 02 mai 2022 à 07:52

Mais vous êtes un vrai couteau suisse, Achille ! Vous savez tout faire : petit télégraphiste du Roi, enfant de chœur maniant l’encensoir, juge des élégances, procureur acharné, fin psychologue, psychiatre expert, polémiste batailleur, humoriste de temps à autre, gardien de la paix conscient de l’importance de son rôle (« Stop ! »), statisticien sachant choisir les bons chiffres, copieur-colleur compulsif, aide-bourreau sans pitié... et même vous positionner en victime accomplie, voire en agneau prêt à être sacrifié... Nous, les « psychorigides », les « arrogants » et les « invétérés », qui ne savons qu’émettre des « vociférations » et être « affligeants », nous ne mesurons pas à sa juste valeur la chance que nous avons de vous compter sur ce blog... un, deux et... cinq ans de plus !

Bill Noir

Les législatives, "la nuit des seconds couteaux !"

Achille

Le second mandat sera surtout difficile pour les deux ou trois macroniens qui subsistent encore sur ce blog et qui vont devoir se coltiner, pendant cinq longues années, les perfidies et autres sarcasmes des anti-macroniens psychorigides et autres crytoplepénistes invétérés.

Mais si l’on excepte les vociférations de deux ou trois habitués de ce blog, auxquels je ne prends pas la peine de répondre tant ils sont affligeants, il est possible d’avoir des échanges intéressants avec quelques-uns des intervenants, malgré leur attitude arrogante. Ce vilain défaut qu’ils reprochent à Emmanuel Macron, un comble !

Aliocha

Et pourtant, malgré la volonté de se formaliser sur la forme pour mieux ne pas toucher le fond, le désir d'insurrection est complice de son propre anéantissement chez le peuple tipazien, et ceci bien entendu au nom de la liberté, dont l'usage sert en l'occurrence à décider de s'en passer.
Marchenoir en profite pour dénigrer les aliochiens, ce qui ne les empêchera nullement de mordre ses mollets racistes à la prochaine récidive.

Robert Marchenoir

@ Lucile | 01 mai 2022 à 09:43

Vous exonérez les Français de leurs responsabilités.

Je ne parle ni de Macron ni de Hollande, ils m'indiffèrent. Je considère l'histoire. Mettons à partir de 1945, pour fixer les idées.

Une fois de plus, les dirigeants ne sont pas différents du peuple. Ils en sont issus.

Les Français qui s'expatrient sont justement différents des autres. De même que les Russes qui s'expatrient.
______

@ Lodi | 01 mai 2022 à 07:21
"Toujours la même histoire. Plaignez une victime innocente ou admirez des héros, et on vous sortira qu'ils ne sont pas parfaits."

Voilà.
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@ Tipaza | 01 mai 2022 à 09:32
"La réponse est non, mais quel était le sujet ? Et la surprise, c'est qu'il n'y avait pas de sujet, ou alors à peine grammatical, mais sûrement pas littéraire."

Ah non, sûrement pas grammatical, justement. Regardez-moi cette horreur :

"Complice en ses désirs d'insurrection de son propre anéantissement."

bernard

Ce sera dur effectivement si on se contente de penser que 70 % des Français ne peuvent pas blairer Macron (Macron / Blair, tiens tiens !).
Ce sera déjà plus facile si on pense aussi que 80 % ne peuvent pas sentir Le Pen, que 85 % ne peuvent pas sentir Mélenchon et 90 % Zemmour.
Ah l'amuuur, quand tu nous tiens !

Bill Noir

NE ME PARLE PAS DE GRENOBLE

L'actuel maire, Éric Piolle, envisage d'autoriser le burkini dans sa bonne ville et nous déclare : « La laïcité est le cheval de Troie de l'islamophobie » ! 

L'ancien maire Carignon, repris de justice chiraquien, déclare que l'agglomération « est tenue par l'extrême droite des années 60 » ! 

Heureusement qu'elle est surtout connue pour l'excellence de ses Universités !

Giuseppe

"AFP, publié le dimanche 01 mai 2022 à 13h43

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affiché la solidarité "sans équivoque" des Etats-Unis avec l'Ukraine, au lendemain d'une visite surprise à Kiev, annoncée dimanche, où elle s'est entretenue avec le président Volodymyr Zelensky."

On peut critiquer leur hégémonie, mais sans eux nos petites vies bien douillettes seraient sans doute encore à trembler, ou sujettes à des compromissions.

Pendant que nous regardions ailleurs en Europe, l'Ukraine se préparait. Elle n'a de cesse de le rappeler, cette Ukrainienne pugnace qui intervient en direct. Christian Makarian la regardait comme si elle n'était pas légitime, lui et ses théories boules de gomme. Elle expliquait avec une lucidité légitime comment il fallait traiter Poutine, ce sont nos misérables destins qui sont en jeu.

Le second mandat de Macron sera sous les feux de la rampe, en Europe, pour en finir avec cette assemblée de gazelles et à l'intérieur où le plus dur reste à faire.

Je suis stupéfait de la force dégagée par tous ces intervenants élus ou non, ukrainiens, ils dégagent une volonté hors du commun, certains ne sont pas soldats mais s'exposent en première ligne, montent au front devant quelques batouilles médiatiques qui nous expliquent depuis leur fauteuil ce qui devrait être.

Vaincre cela doit être cela, y croire jusqu'au bout, par contre pendant ce temps le souci de certains élus c'est paillettes et froufrous, avec ça on devrait gagner la guerre:

https://www.mediapart.fr/journal/france/290422/les-mirobolantes-notes-de-frais-de-la-deputee-coralie-dubost

L'Europe est avachie, en état de commotion cérébrale, qui ronronnait, tout ce qui était détesté dans l'Etrange défaite, au fond tout ce que détestent les Anglais, "No scrum, no win !" on entend dans leurs tribunes du Winston dans le texte et les crampons longs pour terrains boueux.

Serge HIREL

@ Achille | 01 mai 2022 à 00:51
« La cause en est d’abord la guerre en Ukraine qui a provoqué une inflation record... »

Faux. Les faits sont têtus : le décret instituant le « chèque inflation » a été publié au JO le 12 décembre 2021. La guerre en Ukraine a débuté le 24 février 2022, après le brillant succès que l’on sait de la médiation de votre Dieu.
Quant aux milliards dépensés pour « soutenir l’économie », cette gabegie a débuté bien avant la pandémie. Combien de fois faudra-il vous le dire ? Avant de répondre à un commentaire, lisez-le attentivement. J’avais écrit : «...milliards d’euros que le Roi a cramés pour soutenir l’économie et pas seulement pendant la pandémie ». Sur ce dernier point, vous n’apportez aucune objection... Il est vrai que les faits sont têtus. Les chiffres aussi.

« La France fait mieux que l’Italie et que les États-Unis »

Il faut aussi lire les documents que vous postez, le texte, pas seulement les gros titres. Celui-là ne dit pas tout à fait ce que vous lui faites dire... Mais ce n’est pas la première fois... Encensez, encensez, il en restera toujours quelque chose...

Exilé

Oui, il est évident que pour quelqu’un qui a épuisé en cinq ans sa besace de farces et attrapes de mauvais goût et autres plaisanteries anti-françaises, il va être difficile de trouver de nouveaux gags.

Aliocha

Mais le sujet, c'est vous, Tipaza, comme Jérôme, et vous ne savez que dire non à vous-même, où à ce que vous en pensez, cette illusion d'être une majesté, pauvre mortel.

Jérôme

Les adorateurs d'Emmanuel Macron sont dans le mantra.
Il serait impossible d'être élu avec 58,55 % lors d'un deuxième tour avec 70 % de personnes qui ne peuvent pas vous blairer.
Observons :
34 643 685 de votes exprimés
47 311 876 inscrits.

Macron, premier tour, 27,84 % de voix sur les exprimés, soit 72,16 % qui ne partagent pas de prime abord ses lignes directrices, si tant est qu'il en ait en dehors de s'enrichir et d'enrichir ses donneurs d'ordres.
Sur les inscrits, 20,07 %.
Sur ces 20,07 ça vaut pour tous les candidats, un bon tiers vote par réflexe, il est jeune, il est beau (faut l'dire vite), il est intelligent (faut...), il aime sa mère qui l'accompagne partout...
Un autre tiers, des le premier tour, a voté pour être sûr qu'il n'y aurait pas un duel Mélenchon/Le Pen, donc pas par adhésion.
2ème tour, sur les inscrits... 38,52 %.

Soit plus de 60 % qui votent contre, nul ou s'abstiennent et dans ces 38, certainement plus d'un tiers qui votent par lepénophobie.
Ce monsieur est bien détesté par au moins deux tiers des Français.
Son quinquennat a été fait de faques niouzes, de mensonges, d'association avec des malfaiteurs, des profiteurs, Omar de Rugy, Vladimir Benalla, gros Richard Ferrand, de priapes, Écologue 1er, et Dard mais nain, d'abuseurs de pouvoir et de situation, Lallement, l'Obersturmführer parisien, Ducon-Mojito, le ministre de l'injustice...
Ce président fait propre sur lui, c'est tout. Maman lui arrange bien ses noeuds de cravate.
Ceux qui ne sont rien, ne sont plus des citoyens, doivent traverser des autoroutes pour trouver du travail... garderont, je l'espère un peu de mémoire et sauront exprimer leur mécontentement.

stephane

@ Achille

Si vous me relisez je n'ai pas dit que d'autres auraient fait mieux. Et encore moins Pécresse ou Bertrand.
Pour autant faut-il être à genoux devant cet ersatz de veau d'or ?
Si vous allez au restaurant et que vous souhaitez une entrecôte bleue et chaude et qu'on vous en ramène une trop cuite, avouez que même si aucun autre restaurant ne sert de viande, ce n'est pas tout à fait à la hauteur des espérances. Enfin il me semble.

caroff

@ Marc Ghinsberg 23h02
"Emmanuel Macron, dont le principal défaut n’est pas la modestie, aura sans doute à cœur de laisser sa marque dans l’histoire en réalisant des réformes hardies."

J'ai une idée: s'il arrivait à inverser les flux migratoires et s'il parvenait à rétablir la sécurité dans les innombrables "territoires perdus" ?
Autre possibilité: apprendre à lire, écrire et compter pour atteindre le niveau des années 1950-1960 dans le primaire et au collège.

Voilà pour les "réformes hardies"...

Lucile

@ Robert Marchenoir

De bonne foi on peut penser que si François Hollande n'a pas fait grand-chose pour redresser le pays, Emmanuel Macron, malgré un style différent et une présentation plus avantageuse, creuse la dette au moins autant, sinon plus. Le choix ne se limite pas à tout ou rien, François Hollande ou Emmanuel Macron. De toutes façons, c'est une façon de poser le problème fictive, nous avons eu François Hollande et maintenant nous avons Emmanuel Macron. Et dans les deux cas à leur arrivée comme à leur sortie : un régime présidentiel ; une administration omniprésente, chère et peu performante ; une situation financière dégradée ; une insécurité grandissante ; et un sérieux problème d'immigration illégale.

Il me semble qu'on peut chercher la cause de nos problèmes ailleurs que dans le caractère français, sans l'occulter pour autant je vous le concède ; quand les citoyens s'impatientent, je ne vois pas l'intérêt de leur dire que c'est une question de caractère, comme si les politiciens ne jouaient pas de ce caractère quand ils flattent leurs vices, vices qu'ils manifestent d'ailleurs eux-mêmes.

Quel gouvernement pourrait reprocher aux Français de vouloir vivre au-dessus de leurs moyens quand il le fait lui-même avec l'argent public ? Quel gouvernement peut accuser les Français de ne pas vouloir travailler davantage quand il confisque autant le produit de leur travail et favorise parfois les profiteurs à leur détriment ? Quel chef d'Etat peut regretter le mauvais esprit des Français quand il parle publiquement d'avoir envie d'en em?!%der certains ? Et quand nous entretenons à grands frais un système scolaire aussi désastreux, comment pouvons-nous reprocher aux Français de tenir des raisonnements contradictoires ? C'est ce que j'appelle un cercle vicieux.

On ne devrait pas être amené à se ranger systématiquement du côté de l'autorité ou contre. C'est une vision peu adulte et peu démocratique de l'autorité. Les Français qui s'expatrient se félicitent souvent de travailler ailleurs qu'en France, et n'ont pas plus de problèmes avec l'autorité que quiconque. Il n'y a pas que le caractère qui joue dans l'affaire.

Louis

Lorsque je vois l'état de ce monde, nous aurions bien besoin d'un Talleyrand pour nous éviter de sombrer.

Tipaza

@ Aliocha | 01 mai 2022 à 08:10

Arrivé à la fin de vos phrases paragraphes, on se dit naturellement :

"La réponse est non, mais quel était le sujet ?"

Et la surprise, c'est qu'il n'y avait pas de sujet, ou alors à peine grammatical, mais sûrement pas littéraire.
Votre narration se noie dans le sable du désert de votre non-pensée.

Achille

@ stephane | 01 mai 2022 à 07:15
« D'autres auraient fait pire que Macron en 2017 et en 2022 mais un peu de lucidité pourrait être utile pour redresser le pays. »

Exact, d’autres auraient fait pire. Ne reste plus maintenant qu’à trouver qui aurait fait mieux. Si vous avez des noms, je suis preneur.
Ne me dites pas Valérie Pécresse qui a cramé la caisse de LR et même la sienne au point d’être obligée de faire la manche.
Quel manque de lucidité là aussi ! :)

Aliocha

La liberté, réclame le peuple tipazien, complice en ses désirs d'insurrection de son propre anéantissement :

https://www.lepoint.fr/politique/avec-qui-le-premier-ministre-melenchon-pourrait-gouverner-21-04-2022-2472881_20.php?boc=641907&m_i=ql0PCV%2B01gjXll0R1czk0rvdrxAp%2BIu9tchxhppcVnYl55_I7k8oi_yPbt_TYwGvS1YoEN5YlLoAslVltQ8129svDj0qqp&M_BT=194508641590#xtor=EPR-57-[Push-email]-20220430-[Article_1]

On comprend pourquoi l’État profond résiste à toute velléité de réforme, les dénazificateurs sont prêts, à n'en pas douter, sauf que, merci de Gaulle, nous sommes encore en Ve République, malgré les envies brûlantes de notre Maduro sans pétrole qui excite les incandescences de l'insurrection et du coup d’État.

Il serait préférable que le président calme bonapartistes et orléanistes pour enfin accéder à la réforme de ce maelström qui coûte un pognon de dingue pour des résultats minables, retrouvant la foi européenne en sa messe qui sinon finira consumée aux feux du sénateur du Delaware attisés par l’archevêque Kirill, avec les miséreux trompés par ces excès d'ambition qui entretiennent l'idée que le privilège ne serait pas pour personne, et que nos Gilets jaunes ne sont pas des privilégiés au regard des quatre milliards et demi qui n'ont pas sur cette planète accès à des toilettes décentes.

M. Mélenchon, qui s'intéresse à l'anthropologie, se rendra-t-il alors compte qu'il est complice en ses délires, qu'il est complice des oppressions qui, inexorablement, aboutiront à la dénazification de l'Occident, si l'Europe ne sait pas vaillamment défendre la liberté et la démocratie, se donnant enfin les moyens de sa politique de réconciliation seule à même d'indiquer le chemin qui est l'aboutissement de notre Révolution et l'instauration de loi du plus juste face à la loi des plus forts ?

L’Évangile en quelque sorte, si le peuple français se rend compte de quel sentiment universel il est le dépositaire, et qui ne votera pas pour un Pilate boutiquier, fût-il insoumis à vouloir dominer ceux qui ne se soumettraient pas à ses lois impériales soviétiques dépassées.

Lodi

Toujours la même histoire.

Plaignez une victime innocente ou admirez des héros, et on vous sortira qu'ils ne sont pas parfaits, comme si les éventuels crapauds d'un diamant l'empêchaient d'être une pierre précieuse.
Tandis que les dénigreurs, qui pensent ravaler ceux que le malheur frappe ou que le courage anime - voire qui cumulent - prouvent, par leur venin - de crapaud ! - qu'ils ne valent rien.

Pas même la poussière que soulève les pas du marcheur.

stephane

@ Achille

Parfois vous me rappelez Jean-Marie Messier quand il disait "Vivendi va mieux que bien" peu avant la quasi-faillite.
Des tas de commerçants et entrepreneurs ont considéré les PGE (prêt garanti par l’État) comme des cadeaux mais il faudra les rembourser ou au final la garantie jouera. Encore des dettes de l'État.
Le Maire, ou un autre, repoussera-t-il l'échéance en 2028 ?
Je vous trouve quand même un peu trop indulgent. De Gabriel Attal on pourrait comprendre.
L'idolâtrie empêche parfois un peu de lucidité.
D'autres auraient fait pire que Macron en 2017 et en 2022 mais un peu de lucidité pourrait être utile pour redresser le pays.

Achille

@ Serge HIREL | 30 avril 2022 à 18:25
« Achille, vous qui aimez disséquer les pourcentages, celui-ci vous a peut-être échappé ? 0 %. C’est le taux de la croissance française au premier trimestre 2022. Peut-être pourriez-vous le commenter... en rappelant le nombre de dizaines de milliards d’euros que le Roi a cramés pour soutenir l’économie et pas seulement pendant la pandémie »

Exact, ceci étant la France fait mieux que l’Italie et que les États-Unis .
La cause en est d’abord la guerre en Ukraine qui a provoqué une inflation record qu'il était difficile d'anticiper.
Quant à "cramer des dizaines de milliards d’€" pour soutenir l’économie, je ne vois pas comment il était possible de faire autrement car sinon les entreprises et petits commerces auraient déposé leur bilan en cascade avec pour effet un PIB qui aurait plongé bien plus profondément.
On n'ose imaginer MLP ou Mélenchon aux commandes dans ces circonstances !

« Achille, vous en avez oublié un : le premier, le plus démoniaque... »

Je trouve que Brigitte Macron est une excellente première dame de France. Elle est discrète, ses interviews montrent qu’elle est dotée d’une grande intelligence. Je trouve même qu’elle a su affronter avec courage les rumeurs ignobles à son encontre.

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@ Pierre Durand | 30 avril 2022 à 13:54

Votre démonstration alambiquée me fait penser au sketch de Fernand Raynaud
Les oranges pas chères

En cherchant bien on trouve toujours des explications en essayant de faire de l'esprit, quitte à aller jusqu’au sophisme un peu lourdingue. Mais ce n’est pas grave.

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 30 avril 2022 à 20:19

Bon, vous n'avez pas tout à fait tort malgré une certaine exagération, mais disons que les Français font du "en même temps" à l'image du président.

Un président qui se présentait comme libéral, et qui a fait beaucoup de dirigisme.
Il a même fait plus, il a fait de l'électoralisme socialiste avec le "quoi qu'il en coûte".
La pandémie n'est pas seule responsable de l'augmentation de la dette et du déficit. Une gestion qui se voulait "en même temps" libéralo-dirigiste, et qui fut plutôt brouillonne.
L'exemple vient d'en haut, mais les Français avaient-ils besoin d'exemple ?

La difficulté de ce second quinquennat sera de répondre à la demande du pouvoir d'achat et "en même temps" de répondre à la demande de Bruxelles et des "Frugaux" de rééquilibrer autant que faire se peut dette et déficit.

La double excuse de la pandémie et de la guerre ne suffira pas à calmer les foules en demande et en délire de liberté.
Eh oui de liberté !
Pendant la pandémie on ne pouvait plus sortir pour de bonnes ou mauvaises raisons médicales et voilà que maintenant le bon peuple s'aperçoit qu'il est toujours confiné pour cause de difficultés à remplir le réservoir de sa chère, au propre et figuré, voiture.

La partie sera difficile à jouer surtout si comme tout semble l'indiquer il voudra donner des gages à l'électorat de LFI pour tenir la rue.

Herman Kerhost

J'ajouterai à la liste que Robert Marchenoir vient aimablement de produire, une preuve supplémentaire qui en dit long sur l'esprit contradictoire des Français, leur intelligence, et qui met aussi en lumière leur inaptitude à désigner un candidat qui satisferait leur désir:

70 % des Français, selon au moins un sondage (plusieurs, il me semble), ne voulaient absolument pas d'un duel entre les deux candidats qu'ils auront pourtant qualifiés pour le second tour. Faut le faire, tout de même ! Les gens s'imaginent qu'en votant Le Pen, ou Macron, il y aurait peut-être une chance que ceux-ci ne gagnent pas...

Lodi

"Les Français sont schizophrènes ou aiment trop l'équilibre, obsédés qu'ils sont par un désir de cohabitation révélant moins un souci d'unité nationale qu'une volonté de compenser le pouvoir présidentiel qu'ils viennent de légitimer à nouveau." (PB)

Les Français sentent que l'Exécutif et singulièrement le Président ont trop de pouvoir. Mais ils sont incapables de penser en terme d'équilibre des pouvoirs donc de promouvoir une Constitution organisant l'équilibre des pouvoirs et non son simulacre.
En plus, souvent, ceux qui parlent d'une telle réforme y voient quelque chose de magique, parallèle à l'idée de magie d'homme providentiel.

Magie ! Tu parles... Trop de cynisme et trop d'appel au merveilleux font la paire : on pense trop de mal du politicien ou de la société présente en attendant des miracles de ceux du futur.
Evidemment, cela va dans les deux sens.

Tout en étant du parfait non-sens : comme si l'être humain, mortel, souffrant et lyncheur, allait devenir un ange par je ne sais quel miracle.
Pitoyable.
Non, il n'y a pas de miracle : ce serait, au vrai, un prodige de s'en rendre compte et d'agir en conséquence.

Savoir réformer nos institutions, renforcer l'Alliance Atlantique, par exemple, en somme, savoir agir en groupe.
Essayer de choisir le candidat parant aux dangers les plus graves et/ou les plus pressants sans oublier les autres.
User des gouvernants comme de ces outils dont on ne peut se passer mais qui risquent toujours de vous échapper, de vous blesser ou de vous salir dès lors qu'ils ont eux-mêmes montré qu'ils instrumentalisaient leurs concitoyens. Le peuple français doit compenser par un contrôle redoublé des politiciens le peu de contrôle que les institutions exercent les unes sur les autres ainsi que le mépris inévitable des politiciens envers lui. Pensez donc : pouvoir se permettre tellement plus d'abus et de morgue que dans d'autres démocraties !

Dans ce cas, on se les permet statistiquement plus que quand il y a les limites institutionnelles et les traditions qui vont avec, de même que l'eau déborde quand rien ne la retient.

Cerise sur le gâteau, le mépris des limites face au peuple induit de mépriser le peuple, livré à soi dans son impuissance, et parce qu'on pense ce qu'on fait, et parce qu'il faut se justifier de ses actes face aux faibles en les méprisant.
Ce qui ne peut que justifier d'autres abus qui...

Je ne sais pas s'il y a un "argent magique", peut-être, si les prêteurs ne veulent pas être remboursés, juste toucher le loyer de l'argent.
Qui sait ?
Mais ce que je sais, c'est que sans réforme du triangle infernal, institutions que je n'imposerais pas au pire ennemi de la France, aucun Etat ne mérite ce truc ni fait ni à faire !
Fin du ressentiment du peuple voulant rabaisser les gouvernants et non équilibrer les pouvoirs.
Fin du mépris des gouvernants voulant augmenter leur pouvoir et non servir le peuple sans parler de mener une politique....

Ce que je sais, c'est que si on ne change pas ce triangle aussi infernal qu'un engrenage nous menant à l'abîme, on n'arrivera à rien.Comprendre le danger de la Russie, le danger musulman, y parer, se tourner vers l'innovation ?
En France ? Vous plaisantez, il y a une guerre perpétuelle entre gouvernants et gouvernés passant par des oppositions partisanes et autres manifestations du même genre. Chacun ignore ou se sert des dangers comme de marqueurs politiques tout en déniant les dangers dont son petit groupe fait le déni.

Si nous continuons, nos partis, et/ou ceux qui ne s'y reconnaissent plus mais se sentent en mal d'agitation nous mèneront à la guerre civile.
À moins que les dangers extérieurs ne provoquent guerre ou soumission d'un pays de La liberté pour quoi faire ?

À moins, par exemple, que nous ne nous inspirions sur la durée du courage des Ukrainiens.

Robert Marchenoir

@ Lucile | 29 avril 2022 à 22:17
"Il me semble simplificateur d'accuser les Français de vouloir tout et son contraire. Ce ne sont évidemment pas les mêmes qui lui demandent une chose et qui la lui reprochent ensuite."

Ah si, justement : je viens de fournir des exemples sur un autre fil, mais on peut allonger la liste.

1. Les négationnistes covidiques. Ce sont exactement les mêmes qui ont vu la preuve de la nocivité d'Emmanuel Macron dans la pénurie de masques, puis qui ont vu la preuve de la nocivité d'Emmanuel Macron dans l'obligation du port du masque. Les souverainistes, les populistes, l'extrême droite, les raoultistes, etc.

Ici même, je suis bien certain que l'on pourrait mettre le nez de certains intervenants dans leurs commentaires rigoureusement contradictoires à cet effet. Personne ne s'en donne la peine, pas plus moi qu'un autre, parce que ça prendrait des heures pour retrouver les écrits de ces personnes, et que tout le monde a mieux à faire dans la vie. Mais la mauvaise foi est flagrante. Tout le monde semble oublier ce qui a été dit hier.

2. Les attentes à l'égard de l'État. François Hollande "n'incarnait pas la fonction", il était trop familier, trop ordinaire. Arrive Emmanuel Macron qui tient compte explicitement de cette demande, et soudain il devient un "dictateur". Ne me dites pas que les protestataires ne sont pas les mêmes.

Le polytechnicien qui pilotait son avion de tourisme avec une bannière "Hollande démission" au-dessus des plages, c'est le même qui est devenu un Gilet jaune enragé face à un Macron "jupitérien".

3. Les Gilets jaunes. C'était une révolte fiscale, nous dit-on. Provoquée par la rage écologiste du gouvernement. Alors pourquoi les mêmes Gilets jaunes ont-ils réclamé la hausse des impôts et davantage de mesures écologiques ?

Les mêmes. Qu'on ne me bassine pas avec la Gilets jaunes "du début". Plus "du début" que Jacline Mouraud, ça n'existe pas. Elle a demandé à la fois où "passait le pognon", et pourquoi on ne rétablissait pas l'ISF.

Priscillia Ludosky, qui elle aussi était "du début" avec sa pétition sur le prix de l'essence, c'est la même qui a manifesté, des mois plus tard, pour réclamer davantage de réformes écologiques.

4. La dette. J'entends beaucoup hurler les populistes, les souverainistes, l'extrême droite, le Rassemblement national sur l'énooorme dette provoquée par Emmanuel Macron.

Ce sont exactement les mêmes qui nous disaient, il y a peu, que la dette n'avait aucune importance, qu'on ne la rembourserait jamais, qu'elle était illégitime, qu'il fallait un État fort et stratège et plus de "services publics".

Etc., etc., etc.

Serge HIREL

@ Achille | 30 avril 2022 à 07:36

Achille, vous qui aimez disséquer les pourcentages, celui-ci vous a peut-être échappé ? 0 %. C’est le taux de la croissance française au premier trimestre 2022. Peut-être pourriez-vous le commenter... en rappelant le nombre de dizaines de milliards d’euros que le Roi a cramés pour soutenir l’économie et pas seulement pendant la pandémie.

Peut-être avez-vous aussi une idée sur le fait que cette information n’a été rendu publique qu’une douzaine de jours après le second tour de l’élection présidentielle ? Les ordinateurs de l’INSEE ont-ils eu un coup de mou intempestif... et bienvenu ?

———-

@ Achille | 30 avril 2022 à 09:45
"...couples diaboliques"

Achille, vous en avez oublié un : le premier, le plus démoniaque... celui-là à la ville et à la scène, des planches du collège aux estrades de la gloire... avec toujours le même objectif : camoufler leurs (d)ébats.

https://fac.img.pmdstatic.net/fit/http.3A.2F.2Fprd2-bone-image.2Es3-website-eu-west-1.2Eamazonaws.2Ecom.2FFAC.2Fvar.2Ffemmeactuelle.2Fstorage.2Fimages.2Factu.2Fnews-actu.2Fbrigitte-et-emmanuel-macron-decouvrez-les-petits-secrets-de-leur-relation-2048547.2F14632327-1-fre-FR.2Fbrigitte-et-emmanuel-macron-decouvrez-les-petits-secrets-de-leur-relation.2Ejpg/1200x1200/quality/80/crop-from/center/brigitte-et-emmanuel-macron-decouvrez-les-petits-secrets-de-leur-relation.jpeg

Serge HIREL

Ces jours-ci, médias, « experts » et « observateurs » ne sont pas bien loin des discussions sur le sexe des anges... Qui sera Premier ministre ? La belle affaire... Le patron, quoi qu’il arrive, sera Macron... Et il s’en amuse, allant passer son temps chez son copain, le berger des Pyrénées, tandis qu’à Paris, la nomenklatura s’inquiète, la presse bavasse, et qu’à Moscou, Poutine compte ses bombes nucléaires.

Tel la Pythie, pour maintenir son monde en haleine, il a annoncé que l’élu, pour faire « cool » et « chébran », serait peut-être une élue et que son pedigree devrait cocher les cases « sociocompatible », « écolophile » et « productif » - en quoi ?... en réformes, en discours, en coups de menton...? Avec un zeste si possible de charisme, mais pas trop afin de ne pas nuire à sa couronne fraîchement astiquée.

J’ai un nom ! Personne n’y a pensé pour l’instant ! Une femme... Elle a un CV impeccable, pile poil celui attendu par Manu. Et ça tombe bien, Jadot veut s’en débarrasser... Ah ! Vous me dites qu’elle a trop mauvais caractère pour s’entendre avec Bribri ? Bon, mauvaise pioche... Laissons faire Jupiter. De toute façon, le ou la locataire devra mettre le petit doigt sur la couture du pantalon ou de la jupe... Et il n’est pas sûr que le bail soit de longue durée.

Autre question stratosphérique qui agite micros et caméras : Macron s’est-il acheté une conduite ? Il l’a dit, promis, juré... surtout promis, ce qui n’engage que... Chacun connaît la suite de l’adage chiraquien. Là encore, c’est qui le chef ?... Eh bien non ! Médias, « experts » et « observateurs » l’assurent : c’est nous, nous qui allons voter mi-juin, nous qui, ainsi, déciderons du sort du Roi, seul maître à bord ou tout juste invité à se coucher ou à se démettre.

Mais Manu ne se fait aucune inquiétude ! Les dés sont pipés... Voilà six ans qu’il les polit, qu’il rabote un peu à droite, beaucoup à gauche, qu’il les entrechoque, les manipule pour finalement les réduire de taille... Le stratège est habile, il faut le reconnaître. Son « en même temps » n’était qu’un leurre destiné à créer une force centripète capable de bouleverser le paysage binaire qui prévalait depuis 1958 en un chaos dont émergent trois amoncellements de politiciens qui se chamaillent entre eux et d’un château à l’autre.
Pour l’instant, ce ne sont que quelques bribes de disputes qui proviennent de l’édifice le plus neuf, mais pas encore bien solide, le chevalier du Havre semblant vouloir faire bande à part ou prendre le pouvoir... Dans les deux autres, en ruines, où des radicalisés - tout sauf islamistes à droite, certains barbus à gauche - tentent de s’introduire en nombre, le pugilat est quotidien et la vaisselle vole par les fenêtres. Les réconciliations ne sont pas pour demain... Ce qui permet à Manu II, fortement aidé par la loi électorale, l’effet drapeau et sa besace de voix hétéroclites, de dormir tranquille : l’Assemblée sera à lui ! Et ce n’est qu’ensuite qu’il décidera s’il fait ou non des efforts pour changer... ou s’il préfère... récidiver.

Pour ma part, je parie sur quelques « riens » supplémentaires, un ou deux Benalla de plus et une kyrielle de nouvelles gesticulations inutiles sur la scène internationale. Une seule chose est sûre : il ne changera pas d’objectif. Comme Zemmour, qui s’est planté en s’obnubilant sur l’arrêt de toute immigration, il en a un seul : l’Europe, l’Europe et encore l’Europe. Grand bien lui fasse, mais il reste une majorité de Français pour préférer la France... Sans pour autant vouloir le Frexit. Cette rigidité, loin d’être partagée par tous les dirigeants de l’UE, peut devenir une vraie pomme de discorde...

En fait, pour l’heure, une seule menace guette le Roi : une trop large victoire le 19 juin. Déboussolés, décontenancés ou sans illusion, les Français, comme voici cinq ans, pourraient, le 12 juin, ne pas retrouver le chemin des urnes (57 % d’abstentions en 2017). Dès lors, des centaines de duels auront lieu au second tour opposant quasiment partout le candidat macroniste à un adversaire qui, de droite ou de gauche, ne pourra pas rassembler au-delà de son camp...

Si Macron II obtient quelques dizaines de députés de plus que la majorité absolue, tout se passera bien pour lui : sa légitimité sera renforcée... Mais si, hypothèse d’école, une armée de 400 ou 450 godillots envahissait le Palais Bourbon, le Peuple, assez rapidement, pourrait y voir une mauvaise manière contre la démocratie...

Michelle D-LEROY

Emmanuel Macron a été réélu en trompe-l'oeil et cela va lui coller à la peau pendant son second mandat. Déjà, on ne ressent pas d'enthousiasme autour de nous, ni pour sa réélection, ni en vue de la nomination surjouée du Premier ministre et des ministres. Les illusions semblent déjà perdues.
Pour des raisons stratégiques, le Président-candidat a à peine fait campagne à cause de la guerre en Ukraine, paraît-il. Son temps était compté. Pourtant, depuis le 26 avril, on le voit partout (en vue des législatives ?) et la guerre en Ukraine est malheureusement toujours en cours.

Il est comme cela, M. Macron, c'est le Président "en même temps" selon les circonstances, il veut avoir le dernier mot, y compris parmi ses plus proches collaborateurs.
Et pourquoi donc changerait-il subitement ? Pourquoi écouterait-il les autres ? Pourquoi s'effacerait-il d'un coup pour faire de la place à ses proches ? Parce qu'il a été réélu ? Cela m'étonnerait. D'autant que sans campagne et sans même un programme, il n'a rien promis, normal puisque depuis le début il a son idée de faire table rase du passé, modernité oblige et concept McKinsey à mettre en place.

Ce deuxième mandat sera pareil côté personnalité du Président, tout en étant différent face aux problèmes rencontrés.

Élu, il a été tour à tour provocateur, comédien voire mégalo, méprisant, il a clivé comme jamais les Français.
Réélu, pourquoi changerait-il de personnalité ?

En ce moment, au rythme de ses visites en régions, chez les ploucs, il enjôle, il amadoue, parce qu'il a compris que les législatives pourraient lui donner un parlement plus hostile que l'actuel avec ses nombreux godillots. Mais selon les circonstances à venir, quand il voudra imposer ses nouvelles règles, son caractère versatile et tempétueux, ses tendances naturelles à l'arrogance réapparaîtront. C'est évident.

Déjà il bouscule ses actuels ministres. Déjà il raille certains hommes politiques trop collants, déjà il étrille Edouard Philippe en privé.

Même son parti paraît inexistant, sans ancrage, constitué de micro-partis, tout semble volatile. Et dans ce contexte de guerre à l'Est de l'Europe, cette instabilité créée juste pour les besoins d'un seul homme, n'est pas rassurante.

Je crois surtout que ce nouveau quinquennat sera pire pour les Français lambda puisqu'il n'aura plus le souci de sa réélection en 2027. Il imposera ses réformes impopulaires parce que mal préparées (*), il torpillera ceux qui se positionneront en futur candidat en 2027, il nous mènera à marche forcée vers une U.E. fédérale pour la suite de sa carrière. Il a toutes les cartes en mains pour le faire à condition que les législatives lui soient favorables. Il cherche donc à conforter sa position pour les législatives de juin renforcées de fait pour les sénatoriales de 2023.

(*) Espérons que ces réformes puissent être présentées et débattues, retoquées et votées par des députés dignes d'une démocratie et non imposées par un parlement fantoche.
Sachant que les syndicalistes Martinez et Berger ont appelé à voter pour M. Macron, il sera amusant de les voir s'opposer aux lois proposées, quel crédit auront-ils ?

Quelle que soit la suite de cette seconde mandature, Emmanuel Macron pourra au moins se vanter d'avoir mis une belle pagaille politique en brouillant les cartes et en écoeurant beaucoup de Français. Vulgairement parlant, c'est le foutoir !

Car si les clivages droite-gauche font partie du passé, (encore que) il subsiste bel et bien un clivage entre souverainistes attachés à leur civilisation et mondialistes ouverts au modernisme sociétal auquel s'ajoute l'islamo-gauchiste LFI... beaucoup d'agitation en vue pour ce second mandat et dans les prochaines semaines.

Deviro

@ Patrice Charoulet | 30 avril 2022 à 10:47 (@Jérôme)
"À vous en croire je serais un "âne" et un "crétin". Libre à vous de le dire. C'est permis ici : faut pas se gêner.
Auriez-vous le courage de dire votre vrai prénom et votre vrai nom, quand vous insultez ? Faute de quoi vos textes auraient autant de valeur que les graffitis que l'on voit parfois dans les toilettes publiques."

On s'attendait à ce que vous signaliez le... pléonasme.
Mais non. Vous avez changé ?

Pierre Durand

Je trouve embarrassantes et absurdes les fréquentes attaques ad hominem. Elles sont un non-sens. Nous sommes ici dans un monde virtuel, un théâtre d'ombres.

Je ne m'adresse pas à des êtres de chair et de sang. Je ne m'adresse pas à des personnes.
Ou plutôt si, mais au sens premier du mot : à des "personas", c'est ainsi que les Latins désignaient les divers masques que revêtaient les acteurs du théâtre grec pour représenter les différents personnages.
"La Grèce conquise a conquis son farouche vainqueur et porté les arts dans l’agreste Latium" Horace, Épîtres II, 1.

Je commente des idées, des mots, pas des esprits, pas des vies, pas des caractères.

Demander au mannequin à succès qui a revêtu la persona s'il doit ou pas "s'engager" en tant que mannequin à succès ? On peut toujours poser la question et il répondra en ouvrant de grands yeux étonnés accompagnés de profonds soupirs à la manière qu'il enseigne dans son cours de théâtre.

On comprendra pourquoi on ne peut pas reprocher au commentateur un manque de cohérence. Le seul ici qui a le devoir de cohérence, c'est Philippe Bilger, parce que lui est un être de chair et de sang. Sa marge d'incohérence est si réduite que j'y verrais un supplice.

Parler d'hypocrisie est un non sens. Ce terme vient lui aussi du théâtre grec. Par ce mot les théoriciens grecs anciens désignaient l'art d'interpréter, d'endosser un personnage. L'hypocrisie est consubstantielle au théâtre d'ombres où nous évoluons tous ici.

Quand un commentateur parle un jour de la République comme les monarchistes des années 1890 parlaient de "la Gueuse", puis peu après fait l'éloge de Talleyrand, serviteur de la France, alors que tous les monarchistes le haïssaient et pensaient comme le plus génial d'entre eux, le plus légitimiste,
« Quand Monsieur de Talleyrand ne conspire pas, il trafique » (Chateaubriand), on aurait tort d'y voir de l'incohérence. On a affaire à une succession de deux cohérences.
Ne laissons pas le monde grave des humains qui se prennent au sérieux polluer cet espace libre et léger.

Etienne

Christian Jacob ne sera pas candidat aux prochaines législatives... Décision prise il y a 2 ou 3 ans dit-il...
La lâcheté en politique... Bravo M. Jacob.

Pierre Durand

@ Achille | 30 avril 2022 à 07:36
"66 % des Français ne veulent pas d’une nouvelle confrontation Macron-Le Pen au second tour. Elle a pourtant eu lieu..."

Ils ont eu Macron/Le Pen parce qu'ils n'ont pas réussi à l'empêcher. Cet échec ne prouve rien, ni que leur avis a changé ni que Macron ne doit pas se faire de bile.

"...pour 55 % des Français la réélection d’Emmanuel Macron est une mauvaise chose. On se demande alors pourquoi il a été élu avec 58,5 % des voix..."

Ne cherchez plus, c'est celle-là la meilleure. D'abord vous comparez "des Français" avec des "suffrages exprimés". Deuxio je peux vous dire que les opposants à Macron sont toujours là et en nombre. Il a du souci à se faire et vous aussi, par ricochet. La méthode Coué n'y fera rien.

"Emmanuel Macron va-t-il changer ? 68 % des Français disent OUI. Pourquoi, on ne sait pas..."

Cela signifie que s'il ne change pas, ça ira mal. Pourquoi voudrait-il que ça aille mal ? Donc "il va changer", à moins qu'il ne soit complétement barge. Evidemment vous ne savez pas pourquoi ni pour quoi parce que "tout va bien dans le meilleur des mondes" (Voltaire, Candide), mais ceux qui attendent ce changement le savent très bien.

"55 % des Français sont favorables à la peine de mort qui est anticonstitutionnelle."

Oui, et alors, vous en concluez quoi ?
Ces 55 % des Français le savent parfaitement, donc ils envisagent de la rétablir après avoir modifié la Constitution. Même s'ils ont tort de vouloir revenir en arrière, cela n'en fait pas des crétins.

Bref, ces trois sondages que vous citez tiennent parfaitement la route. Vous n'avez rien prouvé, mais ce n'était pas votre but. Vous vouliez narguer ou faire sourire. Raté, pour moi.

Je pense à des yeux innocents qui tomberaient sur votre commentaire et n'en verraient pas le biais partisan.

Ceci dit, je remercie une fois de plus ce Président que vous idolâtrez de m'avoir évité MLP, ou pire encore Mélenchon.
Avec Mélenchon il va avoir encore du boulot, et je compte sur lui.

Je commente votre commentaire, mais ce n'est pas ad hominem. J'envisage de proposer quelques mots sur ce sujet de la personnalisation (excessive) des échanges.

Giuseppe

Quels sont les signes qui annoncent un pays qui s'appauvrit ? Les mêmes depuis la nuit des temps, les gueux n'en ont rien à fiche de Méluche et de Le Pen, ils regardent en bas à droite de leur fiche de paye, de leurs courses au supermarché du coin.

Les gueux ne sont pas politisés, ils vocifèrent, la classe moyenne, la plus nombreuse, celle qui passe à la caisse pour tout, déplace ses votes en fonction de son état de colère. Au RN, ceux qui ont des origines aisées, chez Méluche ceux qui croient encore à la révolution.
Tout le reste est littérature.

Un signe qui ne trompe pas, on envoie du béton en Ukraine pour reconstruire des ponts, sans Biden l'Europe n'est qu'une carte postale, on a gagné au moins un mot pour la sémantique des médias à venir, "macroner", le mot le plus terrible de l'impuissance, Marc Bloch ne s'était pas trompé, il était dans les carburants, mais il pensait béton.

J'adôôôre la sémantique de la belle et jeune Ukrainienne qui intervient tous les soirs sur LCI, une magnifique chasuble orange hier soir, qui mettait en relief ses propos, le discours engagé sans peur et sans reproches, avec ses yeux d'un bleu de mer profond, juste celui des vainqueurs.

Ninive

@ Jérôme | 30 avril 2022 à 07:32

Bonjour Jérôme,

En ce qui concerne ce nouveau quinquennat nous n'en attendons rien que des ennuis, des contraintes, des fake news, des tricheries, des escroqueries, de l'endettement supplémentaire, des truquages de chiffres de l'INSEE et tout ce qui va avec un homme qui n'aurait jamais dû être président.
Quant au premier sinistre ce sera comme le précédent, une bougie éteinte avec comme sinistre de l'économie un clone de Bruno Le Maire l'homme qui sait à peine compter sur ses doigts.

F68.10

@ caroff
"Contrairement à ce que disent et écrivent les commentateurs autorisés, je ne pense pas que la désignation du PM et du gouvernement soit attendue avec une fébrile impatience."

Je ne ressens aucune impatience en la matière.
Les commentateurs autorisés semblent se complaire dans leurs boules de cristal.
Moi, j'attends la décision.

Beaucoup de gens semblent s'exercer à la lecture dans le marc de café.
Attendons la décision. Puis commentons.
Monsieur Macron est... comment dit-on ?... ah oui... le "maître des horloges".

Seules les législatives importent réellement, à l'heure actuelle.
Et, pareil: j'attends la décision prise lors de ces législatives.
Les sondages ne sont pas ma tasse de thé. Pas plus que le marc de café ou que les boules de cristal.

Et les commentateurs autorisés ? Essentiellement, je pense qu'il convient de les ignorer à moins qu'ils n'aient quelque chose de fondamentalement intéressant à nous soumettre.

caroff

@ Deviro 10h07
"Philippe Bilger a dit sur CNews qu'il voyait "de la perversion" chez le président de la République dans le fait qu'aucun gouvernement n'ait été constitué au 29 avril 2022."

Contrairement à ce que disent et écrivent les commentateurs autorisés, je ne pense pas que la désignation du PM et du gouvernement soit attendue avec une fébrile impatience.
En réalité le prochain Premier ministre devra appliquer les directives de l'Elysée et les membres du gouvernement faire de même.
Édouard Philippe a tenté d'exister, sans doute maladroitement, mais il s'est vite rendu compte de sa marge de manoeuvre réduite tant Macron ne supporte pas l'ombre d'une ombre.
Résultat on a eu Castex soutenu par les zombies de LREM...

Tout ça fait en effet rêver et je tremble d'impatience en attendant le factotum de Macron égrener les noms du futur gouvernement.

xc

@ Alix | 29 avril 2022 à 13:53

Je complète les réponses qui vous ont déjà été données: la première fois, il a été élu par un collège de grands électeurs (élus locaux et parlementaires). Donc, au suffrage universel, quand même, mais indirect.

Michel Deluré

À la suite de votre interrogation Philippe Bilger, ma première réaction fut, tout comme pour Exilé, de me demander en fait pour qui, du président fraîchement réélu ou des citoyens que nous sommes, ce second mandat allait-il être le plus difficile ?

À vrai dire, je doute qu'il existe véritablement une règle qui différencierait foncièrement et inéluctablement un second mandat par rapport au premier. La personnalité de celui qui a été élu est ce qu'elle est et nous savons tous combien, malgré la volonté qu'il a plusieurs fois exprimée, il lui sera difficile de chasser son naturel. Pour le reste, tout dépendra pour une large part de circonstances extérieures, imprévisibles pour certaines, et qui feront que la difficulté du mandat en sera plus ou moins grande.

--------------------------------------------------------

@ Achille 30/04/22 09:45
« L'opposition de droite comme de gauche va devoir attendre encore un peu pour faire prévaloir ses prétentions. »

Faudrait-il, Achille, qu'il existe encore une opposition de droite ou de gauche, opposition que je suppose représentée dans votre esprit par des partis dits « modérés », alors que toute l'action d'EM depuis 2017 a justement consisté à laminer ces mêmes partis ?

Il ne vous aura pas échappé que pour l'heure, il existe certes bien une opposition de droite et de gauche mais que, d'un côté comme de l'autre, elle a été repoussée plutôt vers la périphérie !

Enfin, nous verrons bien si en juin prochain cette opposition à laquelle vous faites allusion donne encore quelques signes de vie ou si nous devons sans plus attendre lui dresser une stèle !

Patrice Charoulet

@ Jérôme

À vous en croire je serais un "âne" et un "crétin". Libre à vous de le dire. C'est permis ici : faut pas se gêner.
Auriez-vous le courage de dire votre vrai prénom et votre vrai nom, quand vous insultez ?
Faute de quoi vos textes auraient autant de valeur que les graffitis que l'on voit parfois dans les toilettes publiques.

Deviro

@ Patrice Charoulet 29 avril à 15:29 (@PB)
"Vous écrivez notamment "l'arrogance a prévalu, il faut que la modestie et l'écoute la remplace". En cinq ans, je n'ai pas remarqué d'arrogance. J'ai remarqué de l'intelligence, de la compétence, du talent, de l'aisance, et, disons-le, une aveuglante supériorité. Aucune supériorité ne me gêne. Je la reconnais et je la salue. Dans ce domaine comme dans tous les autres. Je suis très minoritaire. Des millions de gens sont fous furieux en présence de la moindre supériorité.
Tout éboueur se croit l'égal du roi et pense tout simplement ne pas avoir eu de chance, quand il ne croit pas avoir été victime d'une affreuse injustice. Un chef de l'Etat n'a pas à être modeste, contrairement à ce qu'avait dit M. Hollande. D'ailleurs, à ce niveau, quelle modestie ne serait pas feinte ?
Quant à écouter, le président n'a pas cessé de le faire... avant de trancher."

C'est clair, c'est bien décrit et bien écrit.
Philippe Bilger a dit sur CNews qu'il voyait "de la perversion" chez le président de la République dans le fait qu'aucun gouvernement n'ait été constitué au 29 avril 2022.
Pourquoi fait-il du Griotteray (pardon, du Rioufol) ?

Tipaza

"Pourquoi un second mandat est-il toujours plus difficile ?" (PB)

Il en est en politique comme en amour.
Le difficile n'est pas d'être le premier, mais le dernier, celui avec qui l’on reste parce qu'on a trouvé l'accord absolu (ou presque ;-))
Et quand on voit la versatilité des sentiments à notre époque où le romantisme a été balayé définitivement, on se dit que c'est mission impossible.

Un second mandat a un air d'éternité, insupportable surtout de la part d'un président qui s'est toujours présenté comme adepte du changement tous azimuts et d'une start-up nation.

S'il faut renouveler l'ancien après l'avoir célébré dans une de ces cérémonies ostentatoires auxquelles on nous soumet, gageons que l'ancien que sera Macron dans un futur proche sera célébré, muséifié, puis effacé de nos mémoires avant la fin de son second mandat, au motif que l'éternité c'est trop long surtout vers la fin !

Achille

Cette élection présidentielle s’est distinguée des précédentes par la constitution de couples diaboliques :
- Au PS, avec le couple Olivier Faure – Anne Hidalgo.
- À LR, avec le couple Christian Jacob – Valérie Pécresse.
- À EELV avec le couple Yannick Jadot – Sandrine Rousseau
- À Reconquête !, avec le couple Éric Zemmour – Sarah Knafo
- À LFI, avec le couple J-L Mélenchon – Mathilde Panot
- Au FN, avec le couple Marine Le Pen – Jordan Bardella
La médiocrité des trois premiers couples a permis aux couples extrémistes d’émerger.
Mais les ressentiments, voire la haine manifestée par les partisans de MLP envers Zemmour empêchent toute alliance pour les prochaines législatives.
De même les ambitions mégalomaniaques de Mélenchon qui se voit déjà Premier ministre, compromettent sérieusement l’appel à une union populaire des gauches (LFI, EELV, PCF, PS).
Déjà le PS a suspendu ses négociations avec LFI qui est manifestement trop gourmand. Un front "Tout sauf Mélenchon" refuse toute négociation avec cette secte de factieux.
Quant à LR c’est la guéguerre entre les Macron-compatibles et les "ni Le Pen – ni Macron".

Il est donc peu probable que le futur Premier ministre soit désigné par le Président dans un parti d’opposition et donc de déboucher sur une cohabitation.

L’opposition de gauche, comme de droite, va donc devoir attendre encore un peu pour faire prévaloir ses prétentions. C'est ballot quand même ! :)

Achille

Ce qui est difficile c’est d’être réélu pour un second mandat, beaucoup en ont rêvé, Emmanuel Macron l’a fait.
Il ne reste plus ensuite qu’à faire mentir les sondages qui par leurs questions pernicieuses s’efforcent d’orienter, voire de détourner, l’avis des Français.
La campagne pour les législatives n’a pas encore commencé que déjà les médias nous prennent la tête avec les sondages. BFM et RTL sont les champions dans ce domaine.
Nous y avons eu droit sans discontinuer depuis six mois et nous sommes repartis pour trois mois de plus.
Je résume :
- 66 % des Français ne veulent pas d’une nouvelle confrontation Macron-Le Pen au second tour. Elle a pourtant eu lieu.
- pour 55 % des Français la réélection d’Emmanuel Macron est une mauvaise chose. On se demande alors pourquoi il a été élu avec 58,5 % des voix.
- Emmanuel Macron va-t-il changer ? 68 % des Français disent OUI. Pourquoi, on ne sait pas.
- 55 % des Français sont favorables à la peine de mort qui est anticonstitutionnelle.
J’en passe et sans doute des meilleures.

Et ne parlons pas des sondages intermédiaires lors de la campagne du premier tour.
J‘ai gardé le meilleur pour la fin : celui d’Elabe du 21 décembre 2021 .
On sait ce qu’il en est advenu !😀

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