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20 mai 2022

Commentaires

Serge HIREL

Je n’ai pas mémoire d’une semblable reconduction, sous la Ve République, d’un ministre autant décrié et d’un garde des Sceaux aussi peu acceptable. Je partage entièrement le courroux et l’exaspération de notre hôte et regrette que le « macroniste de service » qui fréquente son blog se soit cru permis d’avancer l’hypothèse que Philippe réglait là des comptes personnels.

Porte-parole de ses pairs ? Oui, mais réduire son texte à la complainte d’une corporation bafouée est insuffisant et même dérisoire. Son réquisitoire est partagé par des millions de Français qui estiment que le ministère régalien de la Justice n’aurait pas dû être laissé un jour de plus dans des mains aussi peu prêtes et certainement pas décidées à lui permette de retrouver l’indispensable confiance du peuple, qui, au fil des ans, des faux-pas et des scandales, s’est terriblement estompée. « Sentiment d’insécurité »... Le terme, infiniment malvenu, est impardonnable.

La vraie question, aujourd’hui, est de savoir pourquoi Macron a maintenu ce personnage place Vendôme. Je ne crois pas un instant à la thèse qui affirme qu’il est là pour quelques semaines, pour, lors des législatives, attirer en macronie une frange des électeurs potentiels de l’extrême gauche. Mélenchon, fine mouche, s’est toutefois gardé aussitôt de cette possible manœuvre... et a « oublié » de saluer le maintien de Dupond-Moretti, alors qu’il n'a pas tari d’éloges sur le sulfureux Ndiaye. Le faire aurait été affaiblir son combat.

EDM est là pour durer et il faut donc chercher ailleurs le motif de cet entêtement du Président. On n’ose croire que Brigitte, qui l’avait vivement recommandé lors de l’ex-filtrage de Belloubet, soit à nouveau intervenue... Une autre piste, qui, parfois, est la bonne, est communément appelée « un cadavre dans le placard »... Cela ne semble pas être le cas, l’ex-avocat ayant eu essentiellement une clientèle de malfrats de droit commun, à laquelle s’ajoutent toutefois Cahuzac, Tapie et Balkany, trois repris de justice qui, apparemment, n’ont aucun rapport avec la macronie. Reste néanmoins la très sensible affaire Théo, d’Aulnay-sous-Bois, qui a secoué le premier quinquennat et n’est pas encore jugée.

Il faut se rendre à l’évidence, l’explication la plus plausible de son maintien est qu’EDM bénéficie du comportement à la fois résolument autoritaire et hautement disruptif de EM. Il est vrai que, sans ces deux traits de caractère, l’un et l’autre désagréables, Macron ne serait qu’un politicien trafiquant des alliances pour se maintenir au pouvoir. Rien de plus qu’un Sarkozy ou un Hollande.

Le premier - défaut dans une démocratie - le conduit à prendre le contrepied de l’opinion générale. Les magistrats veulent la peau de EMD ? Une bonne raison pour l’imposer et faire montre de sa puissance. Ils sont mécontents ? Peu importe. Tout juste les « petits pois » manifesteront-ils devant leurs palais de justice... En revanche, il faut se montrer plus prudent, par exemple, avec les agriculteurs... qui savent déverser du fumier devant les sous-préfectures. Et que dire des routiers...

Le second, annonciateur de réformes, pourrait être une qualité... à condition de ne pas s’en prendre aux fondamentaux - par exemple, nier l’existence d’une culture française -, de ne pas brusquer à outrance les citoyens et, surtout, de ne pas prendre le risque de rompre sans ménagement avec les valeurs partagées par tous, par exemple la fierté qu’éprouvent les Français face à leur Histoire...

La composition du nouveau gouvernement démontre que Macron, cette fois, est passé outre ces précautions... et s’apprête à « déconstruire » le pays, étape nécessaire pour accomplir le rêve d’une Europe devenue fédérale.
Le nouveau maillon le plus emblématique de cette chaîne qui cherche à entraver la France en s’en prenant cette fois à sa culture - pour ce qui est de l’économie, l’affaire est déjà en bonne voie, derrière l’écran de fumée de la réindustrialisation promise - est le nouveau ministre de l’Education nationale, déjà pédant et sûr d’être le nouveau phare de l’intelligence. Mais il en est un autre, tout aussi puissant, qui s’installe Rue de Valois, Rima Abdul Malak, partisane engagée du multiculturalisme...

Mais, me direz-vous, Dupond-Moretti ?... Lui aussi fait partie du dispositif. Si la Justice reprenait des couleurs, si, de ce fait, privée des voyous séjournant en prison, l’insécurité diminuait, si, de ce fait, la police était moins décriée, les Français, à nouveau, comprendraient qu’ils n’ont nul besoin de confier leur souveraineté aux fonctionnaires bruxellois pour vivre en paix dans une France qui, aujourd’hui, les inquiète. EDM, donc, est là pour que rien ne change... tout en faisant en sorte que le citoyen lambda éprouve le sentiment - éprouve le sentiment... - que tout change... Quelques coups de menton donnés à intervalles réguliers en complément de ceux de Darmanin feront l’affaire...
Tel est le bon plaisir du Prince...

lucterius

Bonjour monsieur Bilger,

Dès le début de votre post vous écrivez que la nomination d'EDM est "un scandale judiciaire et démocratique dont, même en connaissant votre goût de la provocation et votre mépris pour la normalité républicaine, je ne vous aurais pas cru capable."

Vous pourriez penser à vos pauvres lecteurs qui sont, comme moi, peu au courant des reproches qui peuvent être faits à EDM et dire, avant cette descente en flèche, ce qui lui est reproché afin qu'on sache si oui ou non nous sommes de votre avis.

Exilé

« J'ai eu tort car avec vous il arrive que le pire soit sûr : en effet il y a quelque chose qui dépasse de très loin ce qu'une conception équilibrée du pouvoir devrait imposer et qui est tout simplement, chez vous, la volupté narcissique de prendre la Justice et la démocratie à contre-pied. De les effacer car c'est votre bon plaisir. » (PB)

Belle et nécessaire philippique.
Mais il faut savoir que la « volupté narcissique » de M. Macron ne se limite pas à une attaque de la Justice, elle fait partie intégrante de son caractère, manifestement tourné vers la déconstruction en général à commencer par celle de tout ce qui reste des bases fondatrices de la France.
Le choix contestable de certains des ministres donne quelques indices en ce sens.

Notons au passage que dans ce qui équivaut à une entreprise de démolition il ne se comporte pas comme son rôle de garant le lui commande.

Michelle D-LEROY

Nous savons tous qu'Emmanuel Macron est un provocateur, c'est sa personnalité, son caractère qui le définit avant tout, pourquoi voudrait-on que d'un coup, parce qu'il entame son nouveau quinquennat, il ait changé.

Le "Macron nouveau" dont on nous ont tant bassiné depuis le 24 avril, est une invention médiatique. Pire, le fait même qu'il n'ait plus la crainte de n'être pas réélu en 2027, fait que sa vraie personnalité bravache sera encore plus visible pendant ces prochaines années.

Ce gouvernement a été choisi selon des critères bien précis et les ministres placés là où le Président veut agir à sa façon moderniste, progressiste mais aussi pour bien montrer que c'est lui qui commande et que ces conna*ds de Français n'ont pas à lui dicter sa conduite. La reconduite d'EDM en est la preuve. Après les préfets, les ambassadeurs, voilà un message clair envers les magistrats.
Et la nomination du nouveau ministre de l'Education nationale prouve à quel point il entend mener la France là où il en a envie, c'est à dire dans la lignée des nouvelles idéologies wokistes et décoloniales venues des USA.

Emmanuel Macron n'a pas de conseils à recevoir, de personne.
Ses ministres n'auront qu'à bien se tenir mais le constat que nous pouvons faire est d'abord l'inquiétude en voyant la mise en exergue de personnalités et de principes clivants.
Ce n'est pas un hasard si le mot Renaissance a été choisi, avec lui tout est mûrement réfléchi, s'ajoutant à son plaisir de narguer les Français. "Qu'ils viennent me chercher !" a-t-il dit un jour...

Marcel P

@ Achille
"Le fait qu’EDM soit avocat n’est pas une première dans la désignation d’un ministre de la Justice. Robert Badinter l’a été bien avant lui. Il est même l’auteur de la loi très controversée sur l’abolition de la peine de mort, contestée encore aujourd’hui par une bonne partie de la droite dite radicale. [...] Les magistrats ont toujours eu horreur qu’un ministre de la Justice ne faisant pas partie de leur corporation vienne se mêler de leurs petites affaires."

Nicole Belloubet : professeur des universités de droit communautaire / rectrice d'académie.
François Bayrou : agrégé de lettres et politique professionnel.
Jean-Jacques Urvoas : maître de conférences en droit public.
Christiane Taubira: professeur de sciences économiques.
Michel Mercier : politique professionnel.
Michèle Alliot-Marie : maître de conférences en droit public.
Rachida Dati : magistrat... Enfin !

Il en faut des efforts, pour trouver un ministre de la Justice qui fasse partie de la corporation des magistrats. Les magistrats en auraient horreur ? Il doivent souffrir en permanence alors.
Et Rachida Dati, pourtant, ne semble pas avoir été particulièrement privilégiée et épargnée.
Peut-être que les magistrats ne sont pas une caste homogène d'abrutis défendant leur petit intérêt personnel ? Peut-être qu'on peut réellement se choquer qu'un ministre de la Justice soit suspecté de faits graves, que ceci nuit directement et évidemment au crédit et au renom de l'Institution.

On continue ?
Clément... avocat d'affaires. Que dire. Faut-il poursuivre ?

Patrice Charoulet

PAP NDIAYE

À la demande du chef de l'Etat, Pap Ndiaye a été nommé ministre de l'Education.
Immédiatement, Mme Le Pen et M. Zemmour en ont fait la cible d'attaques honteuses et calomnieuses. Les médias proches de ces deux personnalités politiques ont fait de même.
Pour juger ce nouveau ministre, attendons quelques années. Le racisme, même déguisé, est prié de se taire en attendant.
En tout cas, nouvelle raison, aux prochaines législatives, de ne pas voter pour les candidats de cette dame et de ce monsieur. Je conviens que même avant ces attaques, les raisons de voter ainsi étaient proches de zéro.

Giuseppe

https://www.huffingtonpost.fr/entry/pascal-bruckner-rokhaya-diallo_fr_5f914710c5b62333b2427023

Il faut savoir de quoi l'on parle, le courage de Pascal, il attend toujours qu'elle porte plainte, et comme tous ces gens parlent trop, on peut imaginer la chasse autour des écrits, des paroles, du nouveau ministre de l'Education.
Les mois à venir, la misère aidant, et la paupérisation qui monte en flèche, l'été sera chaud, quant à l'automne, des feuilles vont tomber précocement.

Lodi

"Lorsqu'une première expérience s'avère un fiasco, la renouveler relève de la malfaisance préméditée et de ce que je n'hésiterai pas à nommer de mauvais traitements à magistrats et à citoyens."

Cette façon de persévérer dans le mal remonte, je le pense, au monothéisme. On a bien vu que cela a créé les guerres de religions, les Inquisitions et autres joyeusetés, mais cela n'empêche pas de croire, et donc de méfaire.
Car il est bien normal qu'un dieu unique créateur tout-puissant mais dédouané de tout rende irresponsable en s'identifiant à lui, et porté à faire du mal aux humains détestés pour ne pas l'idolâtrer, tout étant permis et encouragé contre les incroyants et autres mécréants.

Ensuite, nous avons eu les totalitaires, eux aussi ayant une vision totale du monde à imposer aux gens, avec la violence accrue de gens ayant du ressentiment contre un tas de trucs, entre autre le monothéisme.
Eh oui, le monothéiste en veut au païen dont il est issu, ou au Juif quand il ne l'est pas, et tout cela fermente. Comme les humains sont inconséquents ! Ils diabolisent alcools et autres drogues quand le monothéisme, et bien sûr ses successeurs, sont les liberticides massacreurs du monde.

Il n'y a que le nazisme qui semble être une page tournée, mais hélas, pas le communisme, il n'y a qu'à voir la gauche française sous OPA extrémiste !
Et le monothéisme, de tout temps moins délétère chez les Juifs et civilisé chez les chrétiens autant que le monothéisme puisse l'être, redouble de sa sempiternelle virulence chez les musulmans.

Alors, du moins, on va interdire l'immigration musulmane ? Vu que c'est là que réside le pire venin monothéiste.
J'imagine que non, il nous faut absolument plus de gens qui rendent le mal pour le bien d'être ici. Eh oui, plus quelque chose ne marche pas, Russie, Islam, plus il faut des trésors d'indulgence !
Et au contraire, traiter les Français non infectés par l'Islam et n'en voulant pas plus de poison, de racistes. Et au contraire, chercher si des Ukrainiens ne seraient pas parfaits pour les rabaisser au tout se vaut les amalgamant à leurs bourreaux russes.

Sur la vitrine monothéiste, il y a l'amour du prochain et la défense des victimes.
Mais ce n'est pas ce qu'on fournit en magasin. Jésus a chassé les marchands du Temple ? Et on rappelle ça à tout bout de champ ? C'est parce que les croyants font payer les mensonges qu'ils se font à eux-mêmes et aux autres à des gens mille fois moins malhonnêtes qu'eux, en vérité.
La paille et la poutre...

Et bien évidemment, ces façons de "penser" et de faire se sont diffusées, chez les totalitaires et autres islamistes, mais aussi chez leurs soutiens vivant au milieu d'eux.
Parce qu'entre "croyants on se comprend", mais aussi entre ceux qui se laissent corrompre par un tel rapport au monde.

Que dire ? Il faut se surveiller, sortir des répétitions délétères, bien sûr, mais pas seulement : les symptômes doivent être traités.
Mais le mal est plus profond.

Soit ne pas être monothéiste, soit l'être en appliquant vraiment l'amour du prochain et de la vérité autrement que comme une publicité mensongère, ou du moins, pour les gens de bonne volonté, faire effort dans ces directions.

Quelles que soient leurs croyances, les Anglo-Saxons et les Ukrainiens le font. Plutôt que de remarquer les inévitables irrégularités de leurs progressions, imitons leurs efforts.
Que le Ciel aide ou non ceux qui s'aident !

Robert

Une seule question me vient à l’esprit, Monsieur Bilger, après ce billet-cri du cœur d'un haut magistrat touché dans l'intimité de ses plus profondes convictions au service d'une certaine idée de la Justice : qui protège qui ?

Ceci étant, l'autre provocation absolue reste la désignation de monsieur Pap Ndiaye à l’Éducation nationale, non seulement conseiller scientifique du CRAN, mais l'un de ses cofondateurs.
Un intellectuel en réalité formé aux thèses communautaristes des États-Unis qui ne me semble guère adepte de la laïcité telle que la défendait son prédécesseur. D'autant aussi qu'il a eu des propos assez particuliers sur la police nationale.
Il est donc le reflet profond de l'idéologie qui sous-tend l'action de monsieur Macron. Et donc le représentant du "peuple nouveau" promu par monsieur Macron lors de son investiture à son second mandat.

Marcel P

La même question se pose concernant Pap Ndiaye. L'Education est confié à un racialiste, fer de lance d'une association au nom racialiste (conseil représentatif des associations noires ?) divise de la République, participant à des réunions en ségrégation raciale, publiant des articles reprenant grossièrement l'idéologie Black Lives Matter (expliquant l'affaire Gray de Baltimore par le racisme... de policiers noirs contre un noir, car otages d'un système - la responsabilité pour les blancs même absents, l'irresponsabilité pour les noirs, racisme à tous les étages) et trouvant des vertus à l'affaire Adama Traoré.

C'est un scandale qui devrait faire frémir tous les enseignants qui ne jugent pas leurs élèves selon leur type ethnique. Et tous les parents, accessoirement.

alain

Bonjour,

Il ne fallait pas l'y remettre, vous-même avez soutenu une candidate qui, à vingt heures cinq, le soir du premier tour, a appelé à voter Macron.
Je vous donne le droit de soutenir qui vous voudrez, vous êtes aussi respectable que tout autre, nous sommes encore un peu en démocratie.
Les chiens ne faisant pas des chats, les mêmes causes produiront les mêmes effets.
Il va falloir attendre cinq ans pour peut-être changer les choses, et ne pas oublier que notre président à été confortablement réélu.

Cyril Lafon

Sans m'éterniser sur le cas d'Eric Dupond-Moretti, je dois avouer que son maintien à la place Vendôme m'a surpris.
J'ai lu hier avant de retrouver mon poste professionnel à 14 heures, qu'il était sur la sellette, trois noms circulaient sur son successeur, parmi lesquels Catherine Vautrin, un temps pressentie à Matignon.
Les faits qui motivaient son éviction du ministère de la Justice étaient relatifs à ses affaires et à son actuelle mise en examen.

J'avoue être particulièrement surpris par ce maintien, sans entrer dans un débat d'experts, je suis tout autant surpris du maintien de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur, Apolline de Malherbe doit apprécier.
Est-ce que la conjoncture judiciaire personnelle d'Eric Dupond-Moretti pérennisera et sécurisera son maintien à ce poste régalien avec les affaires pendantes qui le concernent ?
La réalité politique confortera-t-elle le choix du président de la République et de la Première ministre sur son confort ?
Nous verrons bien.

Jérôme

Voyez cher hôte, pour les duconno-mojetistes vous ne pouvez en être un opposant que pour de mauvaises raisons. Ce type est un danger pour la démocratie, tout comme son maître, Emmanuel "Kadyrov" Macron.
Il l'abandonnera comme bien d'autres, attaché au pied d'un arbre, au cours d'un mois d’août qui permettra de ne se rendre compte de rien.
On pourrait aussi l'appeler, Pathé-maconnerie, la voix de son maître.

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Je ne suis pas en mesure de trouver à redire à tout ce que vous dites contre EDM, n'étant pas du tout expert, contrairement à vous, du monde judicicaire.
Dans votre réquisitoire, je trouve toutefois ceci "cracher en permanence sur Marine Le Pen et Eric Zemmour et donc mépriser la part importante du peuple qui les a soutenus".
Plus rien de judiciaire là-dedans. Ces mots me paraissent contestables. Libre à lui de désapprouver Zemmour et Le Pen fille. Il n'est pas le seul en France. Pourquoi le verbe "cracher" ? Et en quoi désapprouver ces deux personnalités politiques serait mépriser leurs électeurs ? Ceux qui désapprouvent le président méprisent-ils ses électeurs ?

Louis

Sortir la France de l’ornière funeste dans laquelle elle est désormais entraînée passerait par des décisions brutales du type suppression des Sciences-popo, de l’ENA, et d’un certains nombre de bidules. Arrêter les subventions et virer ce tas de fondations avec tous ces experts et autre docteurs en tout sauf en médecine qui font cruellement défaut. Deux exemples, quand la France est embourbée en Afrique, nous lisons dans la revue Jeune Afrique : Suisse Afrique en avant toute.

Dernier exemple au sujet du patron de l’Office National des Forêts attendu, sera-ce la préfète Régine Engström avec ses casseroles ou le patron du domaine de Chambord parce que les arbres c’est comme les dorures c’est beau vous comprenez… Alors que nous avons j’en suis persuadé d’excellents ingénieurs de terrain qui feraient merveille à ces postes. La prochaine fois je prendrai exemple sur l’énergie, ou la dette, ou la réindustrialisation lorsqu’on met un historien comme ministre alors que les besoins vont aux matières techniques et scientifiques… Bref, comme Marianne, je me retourne pour pleurer y compris sur notre justice…

Aliocha

Eh bé, pétard !
On comprend les résistances aux réformes qui menacent l'entre-soi des corporatismes.
Le virage à gauche va-t-il laisser aux fossés ceux qui pensent pouvoir élire leurs ministres, alors qu'ils ont perdu démocratiquement ?
Notre Première ministre a du pain sur sa raide planche de préfète.

Pierre Durand

C'est rarement léger ici, mais aujourd'hui particulièrement c'est du lourd ! Vous êtes déçu, vous n'êtes pas content et vous le dites.

Dans votre billet j'ai d'abord senti et apprécié votre amour de la langue française. Je ne comprends pas que vous ne soyez pas déjà à l'Académie. Je ne plaisante pas, je le pense vraiment. Tout espoir n'est pas perdu.
Avec votre "veine sulpicienne" qui en intriguera certains, et votre "obligation immorale", vous avez "fait ma journée" comme dit l'inspecteur Harry.

Vous n'avez jamais eu beaucoup d'espoir mais là vous constatez qu'avec cet homme "il arrive que le pire soit sûr". Le petit peuple croyait naturellement que le pire était sûr, sa vie le lui montrait chaque jour. Aujourd'hui l'Etat-providence donne de l'espoir, mais ça ne marche pas à tous les coups.

Votre pire à vous c'est EDM. Mon pire à moi est aussi arrivé : c'est le nouveau pape de l'Education nationale. Je suis à CRAN.

Je suis également stupéfait de tous ces gens d'origine étrangère très récente (pour moi cela veut dire moins de trois générations de Français) qui se retrouvent ministres ou sous-ministres. Je pense qu'il faut un minimum de temps pour apprendre la France.

Alors que je devrais, je ne me sens pas porté naturellement à prendre la défense du corps judiciaire car j'ai la rancune tenace, entre les procédures interminables dont il s'exonère trop rapidement, le Mur qui est toujours debout, ainsi que l'affaire Fillon. Il conviendrait que je précise mes griefs, mais ce n'est pas le moment.

Vous reprochez à EDM de "cracher en permanence sur Marine Le Pen et Eric Zemmour et donc mépriser la part importante du peuple qui les a soutenus" qui, je l'avoue non sans remords, ne m'indigne pas autant qu'il ne devrait. Surgit immédiatement dans ma mémoire l'écriteau des bars à une époque lointaine qui priait les clients de ne pas cracher par terre, laisser-aller coupable mais naturel causé par des motifs eux, moins défendables.

Votre référence aux "deux plus hauts magistrats de France..." vous est familière mais est pour moi un mystère, d'autant plus que n'étant pas parvenu à me défaire de mon irrévérence je n'associe pas naturellement ces deux mots. Et de superbe je ne retiens que la superbe. Il doit y avoir un patron de la Cour de cassation et un autre boss, mais qu'importe je pense avoir saisi l'idée. Ils sont hommes du monde et ils vont se la boucler ou ils ne piperont mot ou ils ne relèveront pas le gant, au choix, le mien est fait. C'est de la prudentia

Pour tous les dilettantes :
https://www.persee.fr/doc/ista_0000-0000_2017_act_1381_1_3471
Autour de la notion de prudentia chez quatre commentateurs latins de Tacite de la décennie 1580-1589 : Lipse, Muret, Pasquali, Scotti [article]

Spécialement pour Giuseppe :
nunca te acostarás sin saber una cosa más. ¿ verdad ?

Nunca lo peor es cierto / de don Pedro Calderon (1652)

Achille

« Peu m'importe que le résultat des élections législatives rende peut-être provisoire sa confirmation comme ministre. » (PB)

Ah bon ? Vous n’allez pas nous dire que, vous aussi, vous croyez que J-L Mélenchon sera le prochain Premier ministre au lendemain du 19 juin ?
Je n’ose imaginer alors le nom de celui ou celle qui serait nommé(e) garde des Sceaux, vu la sympathie que l’hypothétique futur Premier ministre éprouve pour la police. Pourquoi pas Raquel Garrido, elle aussi avocate ? On imagine les dégâts !

Le fait qu’EDM soit avocat n’est pas une première dans la désignation d’un ministre de la Justice. Robert Badinter l’a été bien avant lui. Il est même l’auteur de la loi très controversée sur l’abolition de la peine de mort, contestée encore aujourd’hui par une bonne partie de la droite dite radicale.

Les magistrats ont toujours eu horreur qu’un ministre de la Justice ne faisant pas partie de leur corporation vienne se mêler de leurs petites affaires. Mais en ce qui vous concerne je soupçonne que votre acrimonie à l’égard du présent garde des Sceaux soit le fait d’une affaire plus personnelle…

Robert Marchenoir

Le maintien d'Éric Dupond-Moretti au ministère de la Justice est évidemment une provocation. Vous n'aimez pas ça ? paf ! je vous en remets une couche.

Vamonos

Eric Dupond-Moretti reste garde des Sceaux parce qu’il a initié la mise en œuvre d’un projet voulu par le président. Il s’agit de moderniser, réinventer et même déconstruire le pouvoir judiciaire. Ce dessein s’inscrit dans la pure tradition de la gauche trotskiste qui prône la révolution permanente. Les dossiers d’EDM ne sont pas complètement prêts, donc EDM conserve son maroquin.
Eric, prends ton temps, parce que les dossiers une fois bouclés, les milieux autorisés n’auront aucun scrupule à te montrer la sortie en te disant que tu n’es pas chez toi dans le milieu autorisé.

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