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29 juin 2022

Commentaires

Denis Monod-Broca

@ Exilé

Vous remontez à Descartes. Nous pourrions remonter au « miracle grec » et au « miroir juif », selon les mots de Renan, ces deux moments uniques dans l’histoire de l’humanité, et qui nous ont ouverts à la conscience. Avons-nous donc tout oublié ? J’ai parfois le sentiment que ces 25 siècles de réflexion, d’observation, d’expériences, de connaissances chèrement acquises, sont comme escamotées, comme effacées sous l’effet de la honte. Et on appelle ça le progressisme ?!?… Vive la conservation !

genau

Étrange, ces valses autour des femmes "ceci" ou "cela". Ne revenons pas sur leur rôle biologique, c'est trop facile et tend à s'estomper dans les esprits à mesure que se profile à l'horizon le contour des prévisions de Jacques Testart "Simon l'embaumeur" appuyées par des juristes de bonne race comme Mme Labrusse-Riou "Produire l'homme : de quel droit ?" ou François Terré "L'enfant de l'esclave" ou encore Hans Jonas. Bon, c'est affaire encore théorique mais pour peu de temps.

À quoi riment ces gesticulations autour de la sacralisation de la dévolution à une femme d'un rôle jusque-là capté par les hommes ? Que je sache, les femmes déjà passées par l'épreuve du pouvoir n'ont jamais donné une image meilleure que les hommes. Arrogance, dédain, corruption, incompétence, idéologie ont été leur lot, aussi. Dans la vie révolutionnaire, relisons Kessel et les bourrelles, on en a déjà parlé.

Les femmes ont profité, à juste titre, du monopole masculin, qui déclinait tous les défauts des hommes pour apparaître comme des étincelles de bonheur redoutées des hommes, donc opprimées. Juste.

Depuis quelques années, beaucoup d'années pour les archéologues, le rôle de la femme est un sujet de profonde réflexion dans les temps de formation de notre monde: l'art pariétal serait en grande partie l'oeuvre de femmes, comme les crachotis dédicatoires ?????, donc la spiritualité naissante pourrait ressortir à leur rôle éminent, leur essence.

Il a fallu un laps de temps indéterminé pour que le guerrier devienne supérieur, la femme, accidentellement déesse ou simplement Vénus étant un recours abstrait.
Ensuite, la civilisation de la culture, celle de la terre, première polluante, jusqu'aux beautés mortelles de la Renaissance, redoutablement exclusive, a figé les rôles que nous avons connus jusqu'à ces dernières années. Ce fut, en définitive, très bref, 3500 ans tout au plus, avec des périodes réactionnaires religieuses qui ont beaucoup contribué, par leur oppression dédaigneuse, à fonder les prémisses d'une renouveau.

Certes, des lumières féminines apparaissent, en art, en pensée fondamentale, dans les sciences, qui donnent des regrets pour leur prise en considération insuffisante, ou réticente.

Mais en politique ? Simone Veil est un accident, un hapax, par bonheur pour nous qui l'avons connue, mais née à la faveur d'un cataclysme.
Toutes celles qui s'engagent ont une vie normalement politique: suffragettes, cheffes de faction, etc. rien ne les distingue des hommes et il est regrettable qu'un législateur se soit cru obligé de tartiner une loi sur la parité, tant cette dernière devrait aller de soi.

La politique dégrade tout ce qu'elle touche et empêche souvent des prévisions utiles de voir leur application en raison de la crainte des politiques de les voir contrarier leur réélection en raison de leur esprit innovant. Il faut protéger le "poste", comme le rappelle Alain Bauer.

Exilé

@ Denis Monod-Broca | 29 juin 2022 à 09:23
« Oui, quel que soit le sujet, l'intolérance gagne, le radicalisme se répand, l'émotion impose sa loi. Certitude contre certitude, doute et vérité s'évanouissent, tout débat un tant soit peu sérieux devient impossible. C'est aussi absurde qu'inquiétant. »

En effet, la raison basée sur le doute cartésien, désormais réservé aux seuls « complotistes», a dû céder la place au parti pris émotionnel imposé par le présentateur-prédicateur du 20 heures qui somme les Français - ou du moins ceux qui ne se sont pas encore débarrassés de leur téléviseur - de suivre les dernières consignes en vigueur, qu'il s'agisse de mœurs plus ou moins dévoyées, de comportement pseudo-civiques, de délires intellectuels, d'idées reçues historiques, de désignation arbitraire du Bien et du Mal, d'ostracismes, d'interdiction de vote, de fantaisies à caractère climatique et tutti quanti.

À tout cela, à l'instar de l'ouvrage « 1984 » d'Orwell, nous voyons s'adjoindre la notion de « quart d'heure de la haine » pendant lequel il convient de manifester ouvertement la haine d'un personnage exposé à la vindicte collective mais quasiment à chaque occasion et non pas seulement pour quelques minutes.

Oui, tout cela est inquiétant mais le pire est que des gens supposés intelligents et parfois cultivés y compris hélas comme ceux qui fréquentent ce blog, ne semblent pas en avoir toujours pris conscience.
Nous avons posé le pied sur la « Route de la servitude ».

Nic

Votre billet démontre parfaitement qu'on nage en pleine idéologie et que le réel n'a plus aucune importance.

On se félicitera des nominations des trois femmes dont il est question quand elles auront fait la preuve de leur compétence aux postes ou elles sont nommées. Toute autre considération relève implicitement d'un sexisme inopportun.

Quant aux déclarations de Monsieur Ndiaye, elles ne font honneur ni à sa fonction ni à son intelligence. Bref, encore un qui aurait tout à gagner à se taire.

Tipaza

C'est avec la gourmandise d'un vieux mâle blanc que je rappelle la déclaration du Connétable Gaucher V de Châtillon en 1316, lors d'un conseil du trône qui devait statuer sur la succession de Louis X.
La fille de Louis X, supposée bâtarde en plus d'être femme, était récusée par beaucoup des membres du Conseil. Il fallait éviter qu'elle accède au trône.
Voici la déclaration :

"En vérité, ce serait folie que de laisser fille monter au trône ! Voyez-vous dame ou donzelle commander les armées, impure chaque mois, grosse chaque année ? Et tenir tête aux vassaux, alors qu’elles ne sont point capables de faire taire les chaleurs de leur nature ? Non, moi je ne vois point cela, et je vous le dis, la France est trop noble royaume pour tomber en quenouille et être remis à femelle. Les lis ne filent pas !"

En cherchant bien dans les archives des Francs saliens on finit par trouver ce qui allait devenir la loi salique et interdire aux femmes la succession du trône.

Voilà pourquoi nous n'avons jamais eu de reines de plein exercice, si je puis dire, mais que nous avons eu des favorites, superbes et généreuses, mais souvent si néfastes pour la France.

Alors, peut-être la République dans sa volonté névrotique d'égalité femme-homme fait-elle bien de confier des responsabilités aux femmes. ;-)

Exilé

@ Marc Ghinsberg | 29 juin 2022 à 08:31
« Si on s’émerveille de cette conjonction, c’est qu’il aura fallu attendre si longtemps pour que des femmes accèdent à ces postes de responsabilité, pas parce que le sexe serait garantie de compétence. »

Et Blanche de Castille, Anne de Beaujeu, Louise de Savoie, Catherine de Médicis, Marie de Médicis, Anne d'Autriche ?

Solon

"Course de lenteur ?" (PB)

Après un quinquennat qu'on pourrait presque qualifier de "chiraquo-hollandais", tant peu de choses ont été faites après la traditionnelle année d'indécision qui précède la période électorale, nous avons une borne, par définition immobile (mais a-t-elle les mains libres ?) et un Président qui patauge dans la semoule. On a assez perdu de temps. Qu'on nous présente enfin un programme de mesures concrètes. Les Français, à l'aune de l'intérêt général, verront qui est républicain et qui ne l'est pas.

Pierre Durand

@ Marcel P | 29 juin 2022 à 09:47

Heureusement il n'y a pas 52 % d'unijambistes ou autres handicapés dans la population française.

Il y a un problème indéniable avec la sous-représentation des femmes dans les hautes fonctions politiques. Un plafond de verre persiste.

Maintenant il faut s'interroger sur les causes qui peuvent l'expliquer qui vont bien au-delà de la naturelle cooptation masculine, aussi naturelle que la cooptation féminine patente et constante quand elle a trouvé l'occasion de se manifester, et sur le machisme qui peut être un mâle pour un bien.

Des tonnes de pages ont été écrites sur ce sujet et il faut être sacrément présomptueux pour penser pouvoir dire quelque chose d'intelligent là-dessus avant d'avoir au moins lu les plus dignes d'intérêt et d'y faire référence.

Moi, à part "Le Premier Sexe" de Zemmour - condensé de vérités pas bonnes à dire mais marrantes -, je n'ai lu que des résumés dans Marie-Claire.

On constate aussi que le nombre d'hommes enceints reste toujours très faible même si dernièrement un léger frémissement s'observe.

Tipaza

@ Achille | 29 juin 2022 à 10:04
"Commentaire N°2 (à destination de celui qui les compte...)"

Bien que je ne sois pas celui qui comptabilise vos commentaires, je me hasarde à vous donner un conseil.

Certains jours, entre le zéro et l'infini, n'hésitez pas, choisissez le zéro ;-)

Bill Noir

Macron, un Blanc, premier Roi d'Eurafrica.

Achille

@ Marcel P | 29 juin 2022 à 09:47

Vous avez encore beaucoup de sophismes neuneus de ce genre à nous exposer ?
Reposez-vous, vous me semblez très fatigué !


caroff

Il est bien imprudent d'exonérer a priori les femmes de sottise, d'incompétence ou de maladresse au prétexte de leur genre !
En 1983, Françoise Giroud disait "La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. "
Ceci est largement réalisé aujourd'hui, ce qui est rassurant pour les féministes...

On jugera sur pièces les performances de Mme Borne, de Mme Braun-Pivet et de Mme Bergé lorsqu'on pourra tirer des conclusions après qu'elles auront fini leurs mandats... mais pas avant.

L'époque est simpliste et peu supportable qui veut que la couleur de peau et le sexe soient des gages de probité et d'intelligence. Et puis je connais nombre de femmes qui se méfient comme de la peste des autres femmes placées à des postes de pouvoir.
Pourquoi seraient-elles différentes des hommes dans le montage des cabales ou l'étalage de leur méchanceté et de leur perversité ?

Demandez à Jadot ce qu'il pense de Sandrine Rousseau ou au chauffeur de taxi mordu par l'ancienne député Avia ce qu'il pense de leur alacrité ?

Achille

Commentaire N°2 (à destination de celui qui les compte...)

« La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. » (Françoise Giroud, 11 mars 1983, bientôt quarante ans déjà !)

Ceci étant, pour les trois femmes en question ce n’est pas le cas. Par contre pour Anne Hidalgo, je pense que Françoise Giroud avait vu juste…

caroff

@ Aliocha 7h43
"Que les racistes votent donc Le Pen et les anti-racistes Mélenchon, ceux à qui il reste encore un peu de sens démocratique n'auront plus besoin de se demander quelles sont les valeurs fondamentales"

Donc, il y aurait selon les résultats du premier tour de la présidentielle 8 136 369 électeurs racistes et 7 714 949 électeurs anti-racistes...

Pas très complexe votre pensée politique !!

Marcel P

@ Marc Ghinsberg
"Quel contresens ! Si on s’émerveille de cette conjonction, c’est qu’il aura fallu attendre si longtemps pour que des femmes accèdent à ces postes de responsabilité, pas parce que le sexe serait garantie de compétence."

Où est le contresens ? Pourquoi la compétence ne devrait-elle pas être le critère fondamental et essentiel d'une nomination ? Les femmes sont-elles aux abois en 2022 pour mendier des postes qu'elles ne devraient pas à leur seule compétence ? Douteriez-vous que des femmes puissent obtenir de tels postes par leurs seules compétences ?

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@ Achille
"Une femme Premier ministre, c’est suffisamment rare pour que l’on s’attarde sur l’événement puisque Élisabeth Borne est la deuxième depuis que la Ve République existe et qu’auparavant aucune femme n’avait occupé de telles responsabilités."

Un Premier ministre unijambiste aussi. Et donc ?

"Une femme présidente de l’Assemblée nationale, c’est encore plus merveilleux puisqu’il n’y en a jamais eu dans toute l’histoire de la République française."

Il n'y a jamais eu de président de l'Assemblée nationale handicapé. Et donc ?

"Encore faut-il pouvoir comparer des femmes qui ne sont pas du tout comparables sur le plan intellectuel."

Les femmes sont donc une sous-catégorie d'être doués de raison, qu'on ne peut comparer aux hommes ? Il leur faut une catégorie et un barème préférentiel en politique ?

Marcel P

Je me faisais la même réflexion en écoutant Yaël Braun-Pivet, sur fond d'ambiance de messe, prétendre que l'importance de son accession au pouvoir se faisait au nom des femmes. Idem que lorsque Louise Bourrat, gagnante de Top Chef 2022, donnait une connotation de genre à sa victoire.

Il est pourtant flagrant que nous ne sommes plus au stade où être une femme est un frein à l'accession au pouvoir et à la gloire mais un avantage. Se vanter d'appartenir aux privilégiés en s'associant aux difficultés de celles qui ont connu justement l'époque où c'était un désavantage, c'est une facilité de mauvais goût. Cela témoigne d'une tournure d'esprit médiocre.

Vous avez raison de souligner que l'aspect ethnique est une autre forme du même travers. Anti-racisme, anti-sexisme, concepts dévoyés pour aujourd'hui prôner un sexisme et un racisme dévergondé et fier. Nulle surprise que ce discours de facilité en emporte d'autres, comme celui contre le RN.
Le RN est parti lamentable, qui a mille défauts. Mais revendiquer la préférence nationale, c'est-à-dire l'essence même du principe de nation, n'en est pas un, et les raisons du succès de ce parti médiocre tiennent en large part justement à cet abandon d'une idée fondamentale.

Enfin, il convient de souligner que si LFI peut désormais faire sa loi à gauche, c'est bien parce qu'Emmanuel Macron a torpillé le PS dont il provient (et dans une certaine mesure LR). Son action a coupé les ailes de tous les pondérés.

Tipaza

"Je suis de plus en plus exaspéré par la mise au rancart des valeurs démocratiques et des principes universels au bénéfice de causes particulières, d'ostracismes inexpliqués, de privilèges consacrés, du sexe ici, de la peau là." (PB)

Un peu perplexe à la lecture de cette conclusion.
Vous avez bien parlé du sexe féminin, de la couleur noire de la peau, mais il manque dans le billet la référence qui semble incontournable pour toute carrière politique se voulant fulgurante, l'appartenance au monde LGBT+.

Oh ! combien de ministres, combien de secrétaires d'État
Qui sont partis joyeux et gay pour le service de l'État
Se sont vus récompensés par une belle fortune
Ayant fait leur coming out, les nuits de belle lune.
Pcc : Victor Hugo, Oceano Nox

Clément Beaune, Gabriel Attal, Stéphane Séjourné, Mounir Mahjoubi et d'autres qu'il serait inutile et importun de citer. On trouve leurs déclarations dans la presse people.
Tous évidemment farouchement et définitivement opposés, irréconciliables avec le RN, qui compta pourtant dans ses rangs Florian Philippot !
Il est vrai qu'il en est sorti de son plein gré.

Denis Monod-Broca

Oui, quel que soit le sujet, l'intolérance gagne, le radicalisme se répand, l'émotion impose sa loi. Certitude contre certitude, doute et vérité s'évanouissent, tout débat un tant soit peu sérieux devient impossible. C'est aussi absurde qu'inquiétant.

Exilé

« ...on s'émerveille parce qu'une femme est Premier ministre, qu'une autre va présider l'Assemblée nationale et qu'une troisième est à la tête du groupe parlementaire Renaissance ! »

Comme c'est bizarre, quand une femme a démontré sa constance et sa ténacité dans le combat politique comme par exemple dans le cas de madame Le Pen afin d’accéder à la présidence de la République, toutes ces belles âmes promptes à s'émerveiller d'un rien freinent des quatre fers et vont même inventer les histoires les plus abracadabrantes pour que cette éventualité ne se produise pas...

Bill Noir

L'Afrique du Cap jusqu'à Hammerfest.

Pierre Durand

"Il n'y a qu'Elisabeth Lévy - avec sa manière inimitable de remettre le réel brutal dans le ronron du politiquement et du socialement correct - pour pourfendre la facilité de cette obligatoire excellence par le sexe." (PB)

- Bonjour Elisabeth... toujours charmante et pétillante... dis donc que je te raconte... Vient de temps en temps sur mon blog un zigoto qui ne rate pas une occasion de parler de toi quand je t'y mentionne. La dernière... il me parle d'un film de Truffaut, L'Homme qui aimait les femmes, tu connais ça toi ?
- Bien sûr, chef-d'oeuvre impérissable de 1977, 45 ans déjà. 7,4/10 sur imdb, 6 800 votants, voyons, Philippe...
- Ah bon... Alors cela va donc te dire quelque chose ; il raconte que dans le film il est dit :

"Comme certains animaux, les femmes pratiquent l'hibernation. Pendant quatre mois, elles disparaissent.
Au premier rayon de soleil de mars, comme si c'était prévu, ou si c'était une mobilisation, elles surgissent par dizaines, en robe légère et talons hauts.
Alors, la vie recommence.
Enfin, on peut redécouvrir leur corps et différencier deux catégories. Les grandes tiges et les petites pommes.
Voici une grande tige.
Une petite pomme.
Une belle jambe, c'est très beau, mais je ne suis pas ennemi des filles épaisses. Elles m'attirent, même, elles sont la promesse d'un évasement harmonieux en remontant la jambe.
Les jambes, les jambes... des femmes sont des compas...
Les jambes sont des compas arpentant le globe en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.
J'ai remarqué qu'en hiver, j'aime les grosses poitrines, alors qu'en été, les poitrines modestes me conviennent.
Voilà deux petites pommes se tenant par le bras.
Qu'ont-elles, toutes ces femmes ? Qu'ont-elles de plus que celles que je connais ?
Justement, ce qu'elles ont de plus, c'est qu'elles sont des inconnues..."

Et il ajoute qu'il aime beaucoup tout ce que tu écris avec tes frisettes et qu'il hésite entre pomme de reinette et pomme d'api.
- Magnifique tirade en effet, mais depuis 77 si le réchauffement climatique prolonge la saison des robes légères, les talons hauts se font plus rares que les sneakers.

Marc Ghinsberg

« Alors que le président de la République devient le recordman incontesté de la course de lenteur, on s'émerveille parce qu'une femme est Premier ministre, qu'une autre va présider l'Assemblée nationale et qu'une troisième est à la tête du groupe parlementaire Renaissance ! Comme s'il y avait là le gage d'une compétence sinon absolue du moins suffisante pour rassurer. » (PB)

Quel contresens ! Si on s’émerveille de cette conjonction, c’est qu’il aura fallu attendre si longtemps pour que des femmes accèdent à ces postes de responsabilité, pas parce que le sexe serait garantie de compétence.

Achille

« Alors que le président de la République devient le recordman incontesté de la course de lenteur, on s'émerveille parce qu'une femme est Premier ministre, qu'une autre va présider l'Assemblée nationale et qu'une troisième est à la tête du groupe parlementaire Renaissance ! Comme s'il y avait là le gage d'une compétence sinon absolue du moins suffisante pour rassurer. » (PB)

Le sarcasme est la forme la plus médiocre de l’humour et je regrette que vous vous y adonniez Philippe Bilger. Ne vous mettrez pas au niveau de J-L Mélenchon, vouis valez mieux que ça !

1- Le Président n’est pas lent, il prend son temps et il a raison vu que rien ne l’oblige à se précipiter.

2- Une femme Premier ministre, c’est suffisamment rare pour que l’on s’attarde sur l’événement puisque Élisabeth Borne est la deuxième depuis que la Ve République existe et qu’auparavant aucune femme n’avait occupé de telles responsabilités.

3- Une femme présidente de l’Assemblée nationale, c’est encore plus merveilleux puisqu’il n’y en a jamais eu dans toute l’histoire de la République française.

Concernant une femme à la tête du groupe Renaissance, rien d’extraordinaire à cela. Après tout Mathilde Panot est bien à la tête du groupe LFI.
Encore faut-il pouvoir comparer des femmes qui ne sont pas du tout comparables sur le plan intellectuel.

Aliocha

Tiens donc, notre hôte, ce matin, illustre le principe prononcé hier qui souligne que la dénonciation décrit surtout qui la profère.
Le verdict démocratique est tombé, passons sur l'équivalence grossière qui voudrait voir les femmes comme une minorité, la discrimination sexiste contredite par les nominations risquerait de faire des mâles les représentants sur ce sujet de leur incompétence.

Mais nous voilà donc à cet instant centriste qui, du symptôme que fut l'élection du président, symptôme né des divisions extrêmes qu'entretinrent les deux partis de gouvernement arrivé à un point tel de décadence rivalitaire qu'ils ne pouvaient plus, pour désigner leurs candidats respectifs, qu'en passer par des primaires qui sont contradictions du principe fondamental de la Ve République, la rencontre d'une personne avec le démos, coup de génie seul à même de donner au peuple régicide l'occasion d'avoir capacité à définir une orientation politique.

La banalisation politique guette effectivement alors ceux qui ont été élus hors des transgressions démagogiques qui ont permis aux deux extrêmes d'entrer en force à l'Assemblée, exhibant les contradictions que l'histoire de ces mouvements ne peuvent alors plus dissimuler, et c'est très bien dans la mesure où, comme semble le démontrer notre hôte, l'élection de démagogues n'amène pas à fermer les yeux sur les fondements historiques de ces démagogies.

On rappellera qui a gagné l'élection présidentielle, et qui a une majorité relative des plus importantes, la sanction démocratique est passée, l'occasion est offerte à ceux qui ne sont ni de la majorité ni de la démagogie, de savoir s'ils veulent accompagner la réforme indispensable que l'Institution indique et favorise, contredisant tous les thuriféraires d'une VIe République qui ne serait qu'un retour aux clans de la IVe et acceptent la concertation obligatoire à la conciliation qu'exige la situation intérieure comme extérieure du pays.

Que les racistes votent donc Le Pen et les anti-racistes Mélenchon, ceux à qui il reste encore un peu de sens démocratique n'auront plus besoin de se demander quelles sont les valeurs fondamentales ainsi transgressées par les extrêmes en se vautrant en leur compagnie en leurs démagogies délétères, et joueront le jeu proposé par l'orientation présidentielle légitimée par l'élection, qui est de faire cheminer ensemble les entités contradictoires pour dégager le consensus nécessaire à la survie de la nation.

On a bien entendu le droit de réitérer un score pécressien en refusant la sanction des urnes, on ne témoignera que de sa coupable confusion.

Vamonos

Rachida Dati et Carla Bruni me manquent énormément, elles possèdent une classe naturelle, une féminité qui occultent tous les ministres de l’Éducation nationale.
L’arc républicain est une formule ambiguë, s’agit-il d’une arme, avatar de la chose publique ou bien s’agit-il de borner ce qui est républicain et ce qui ne l’est pas ?
Tout cela n’est pas très passionnant, Carla et Rachida, où êtes-vous ?

Claude Luçon

"on s'émerveille parce qu'une femme est Premier ministre, qu'une autre va présider l'Assemblée nationale et qu'une troisième est à la tête du groupe parlementaire Renaissance !" (PB)

Pourquoi ne pas commencer cette liste par le commencement ?
Genre : *on s'émerveille parce qu'une femme âgée est présidente discrète de la République, qu'une autre est Premier ministre"...

"Il n’y a qu’Elisabeth Lévy (...) pour pourfendre la facilité de cette obligatoire excellence par le sexe."

Elle du culot Elisabeth, elle est la première à profiter de cette excellence par le sexe !

"on a beaucoup parlé d'Elisabeth Borne en ressassant jusqu'à plus soif qu'elle serait une technocrate et non pas une politique"

Il était grand temps de mettre une technocrate au pouvoir, une vraie, plus technicienne que technocrate d'ailleurs, considérant le pétrin dans lequel les politiques mâles ont mis ce pays ! Il lui sera difficile de faire pire !

"Clément Beaune, dans la ligne du président, affirme que LFI et RN n'ont pas de culture de gouvernement..."

En cela au moins il a raison, imaginons le jeune rouquin de LFI Premiet ministre ou "il bel Antonio", pardon Jordan, pour le RN ?
Mais aussi Danièle Obono au Quai d'Orsay ? Elle serait capable de nous rattacher au Commonwealth comme son Gabon natal vient de le faire :)

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