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05 juillet 2022

Commentaires

duvent

« Il serait trop pessimiste de tirer des événements seulement négatifs de ce qui est advenu depuis le mois de mai dernier. » (PB)

Monsieur Bilger, vous ne devez pas sombrer dans un pessimisme excessif, et souvenez-vous de cette citation d'Orson Welles :
« En trente ans de Borgia, de meurtres, de sang et de terreur, l'Italie vit fleurir la Renaissance, Michel-Ange, et Léonard de Vinci.
En cinq cents ans de paix et de démocratie, que nous a apporté la Suisse ? le coucou. »

Bon, je reconnais que M. Welles est injuste, il a oublié, et je suis presque certaine que c'est à dessein, ce fameux tireur à l'arc, qui ne visait que des pommes...

Achille

@ Michel Deluré | 06 juillet 2022 à 17:00
"Le tableau est moins reluisant lorsque l'on parle des milliards de la dette publique, des dépenses publiques, du déficit commercial, lorsque l'on s'attarde sur l'évolution du rang mondial du pays pour sa richesse par habitant, ou encore sur les performances de notre système éducatif, pour ne citer que ces exemples."

Quelques extraits intéressants du discours de politique générale de la Première ministre que je laisse à votre appréciation :

1- Sur l’emploi : "Le travail reste pour moi un levier majeur d'émancipation. Nous avons le taux de chômage le plus bas depuis 15 ans, le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans. C'est le résultat de réformes de fond".

2- Sur la dette : "En 2026, nous devons commencer à baisser la dette, en 2027, nous devrons ramener notre déficit sous les 3 %".

3- Sur la sécurité : "Mon gouvernement vous proposera une loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur, afin de renforcer encore les moyens de notre sécurité. Nous agirons pour que chaque peine prononcée soit exécutée et pour lutter contre la surpopulation carcérale".

4- Sur la Justice : "Nous voulons recruter 8 500 magistrats et personnels de justice".

5- Sur l’enseignement : "Les enseignants sont le cœur battant de la République (...) Nous revaloriserons leurs salaires".

Moi, ça me convient très bien et je ne suis pas le seul.

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@ Tipaza | 06 juillet 2022 à 15:39
"D'ailleurs Winston Churchill disait : « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées »"

Arrêtez de faire du mauvais esprit. Certains ici risquent de prendre vos propos au premier degré.

Exilé

@ Tipaza | 06 juillet 2022 à 15:39
« Pour le reste, il fut un temps, au temps béni (?) des colonies, où nous avions des officiers des affaires indigènes dont la formation était adaptée à leur mission dans tous les domaines, administratif et culturel, y compris dans la maîtrise des langues indigènes. »

Une grande partie des problèmes que nous rencontrons depuis les années 70 vient du fait que suite à la décolonisation, d'ailleurs souvent bâclée, les officiers des affaires indigènes ont été remerciés, la gestion des flux d'immigration en provenance du continent africain ayant été confiée à des administratifs habitués à traiter les problèmes qui ont alors commencé à se poser sous un angle franco-français, alors que des OAI auraient probablement évité de commettre bien des erreurs liées aux différences de psychologie.

Pouvons-nous suggérer aux préfets et autres fonctionnaires en poste dans certains « territoires perdus » de retrouver des livres de cours destinés à la formation des ces OAI et de s'y référer quand ils ont des questions délicates à régler ?

Michel Deluré

@ Achille 06/07/22 12:32

Tout dépend aussi, Achille, des chiffres que l'on fait parler ! Bien sûr qu'il en existe qui sont plutôt flatteurs mais combien d'autres portent au contraire au scepticisme. Le tableau est moins reluisant lorsque l'on parle des milliards de la dette publique, des dépenses publiques, du déficit commercial, lorsque l'on s'attarde sur l'évolution du rang mondial du pays pour sa richesse par habitant, ou encore sur les performances de notre système éducatif, pour ne citer que ces exemples.

Alors oui, tout ne va certes pas mal mais de là à affirmer que le pays est en "bonne santé", il y a tout de même de la marge et certains indicateurs mentionnés ci-dessus nous réservent des lendemains pouvant être douloureux.

Yves

Elisabeth Borne: une excellente allocution d'assistante sociale dépourvue des moyens de ses objectifs !

caroff

@ Pierre Durand 11h25
"Vous souhaitez que le programme soit plus radical sur l'immigration, mais ce n'est juridiquement pas possible. J'espère que vous ne réclamez pas plus de pouvoir d'achat et que vous considérez, comme moi, qu'Agnès Verdier-Molinié ferait une excellente ministre de l'Economie."

Il me semble que le directeur de campagne de Valérie Pécresse, l'ancien préfet Patrick Stefanini, avait écrit et prononcé des mots forts sur l'impasse migratoire dans laquelle la France se trouvait. VP et Ciotti ont de leur côté permis de constater que cette thématique était prise au sérieux.

Est-il normal d'accepter des bac moins-10 originaires du Sahel qui ont décidé eux-mêmes de leur destination finale, alors que se font jour des pénuries de métiers qualifiés dans la santé ou l'informatique ? Est-ce en souvenir de l'époque coloniale d'exploiter de pauvres bougres dans les cuisines ou sur les vélos ubérisés ?

Il ne me semble pas illogique qu'à l'instar d'autres Etats-membres, nous ayons le cran de revoir en totalité la question migratoire en adoptant enfin une politique efficiente.
Nos finances publiques sont-elles à même de supporter les dépenses consistant à donner exactement les mêmes droits et les mêmes avantages accordés aux nationaux à des gens qui ont posé illégalement les pieds chez nous ? Certes non !

Le prétexte que cela ne serait pas juridiquement possible mérite un approfondissement: par exemple la Cour européenne des droits de l'Homme dit que "la détention ordonnée dans le but de refuser d’admettre un étranger sur le territoire, de reconduire à la frontière un immigrant clandestin ou d’expulser un étranger est autorisée par la Convention pour permettre aux Etats d’exercer leur pouvoir en matière de contrôle de l’immigration. Et la Cour leur reconnaît une marge discrétionnaire particulièrement grande au regard de l’article 5.1.f."
https://www.echr.coe.int/LibraryDocs/DG2/HRFILES/DG2-FR-HRFILES-08(2007).pdf

Enfin je confirme préférer les propositions de Mme Verdier-Molinié en matière économique à celles dictées à Bruno Le Maire par les troupes de Bercy !

Tipaza

@ Achille | 06 juillet 2022 à 12:32
"Les chiffres valent mieux que de longs blablas."

À condition qu'ils soient sincères et que l'on sache les interpréter, ce qui est le plus difficile.
Je vous signale qu'un budget peut être déclaré sincère ou pas selon la lecture que l'on fait de ses chiffres.
L'appellation "sincère" est officielle mais vous devez le savoir ; seulement, en macronie, la sincérité est un concept obscur...
D'ailleurs Winston Churchill disait :
« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées »

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@ Robert Marchenoir | 05 juillet 2022 à 23:36
"Au fait, le nouveau commandant en chef des forces de l'OTAN en Europe vient de prendre ses fonctions. C'est le général américain Christopher Cavoli. Il parle russe, français et italien. Il possède un mastère d'études russes à l'université de Yale. Bien sûr, les Américains sont de gros bourrins incultes qui mangent des hamburgers. Je suis curieux : peut-on m'indiquer quelques officiers d'état-major français parlant le russe, l'allemand et l'anglais, et munis d'un doctorat de civilisation chinoise ?"

Souvent méprisant pour ce qui est de la France et des Français, sur ce point vous ressemblez à Macron.
J'ignore ce qu'il en est actuellement de la formation des officiers, encore que ceux qui sortent de l'X ne doivent pas être plus sots et moins bien formés que ceux qui sortent de Yale, et Saint-Cyr vaut bien West Point.

Pour le reste, il fut un temps, au temps béni (?) des colonies, où nous avions des officiers des affaires indigènes dont la formation était adaptée à leur mission dans tous les domaines, administratif et culturel, y compris dans la maîtrise des langues indigènes.

https://www.ouarzazate-1928-1956.fr/armee/affaires-indigenes/92-lofficier-des-affaires-indigenes.html

Vous êtes atteint de la diplomite ? Maladie qui consiste à juger les gens en fonction de leurs capacités à acquérir de l'information, c'est cela avoir un diplôme, plutôt que leurs capacités à utiliser les informations dont ils disposent, c'est cela l'expérience professionnelle.
Si j'en juge par le lien que vous avez fourni, ce général américain n'a pas beaucoup de faits d'armes à son actif.

Même si comparaison n'est pas raison, je vous fais remarquer qu'avec infiniment moins de moyens matériels et d'argent, nous avons tenu en Indochine pas beaucoup moins de temps que les Américains.
On peut faire aussi la comparaison avec l'Irak et l'Afghanistan, pour eux, et l'Algérie pour nous, bien que cette comparaison soit biaisée je vous l'accorde.

Une chose est certaine, ceux qui se battaient avec nous n'étaient pas achetés à coups de millions de dollars, nous n'en avions pas. Et la corruption n'était pas la base de la collaboration avec les indigènes comme dans les pays occupés par les USA.

Je n'ose penser à ce qui va se passer avec les 750 milliards de dollars réclamés par Zelensky pour reconstruire l'Ukraine, pays le plus corrompu d'Europe.
Vous savez probablement que le maire d'Odessa était sous le coup d'une procédure judiciaire pour corruption de la justice ukrainienne avant l'invasion russe. Ce qui n'excuse pas ladite invasion.

Claude Luçon

@ Exilé | 06 juillet 2022 à 13:10

Merci !
Il est clair que le sujet doit être soulevé, nous sommes au temps de la transparence, du moins proclamée, bien que non exprimée, les milliards valsent dans ce milieu syndical !
En bref, des riches défendent les pauvres mais pas les riches que pourfendent les LFI !

Aliocha

@ Marcel P

Personne n'a écouté, personne n'a suivi :
« Le temps où la France propose est revenu. Je pense en cet instant à Robert Schuman, le 9 mai 1950, à Paris, osant proposer de construire l’Europe. Je pense à ses mots saisissants : ‘L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre’. »
Emmanuel Macron, 26 septembre 2017

On appelle cela une prémonition.

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2017/09/26/initiative-pour-l-europe-discours-d-emmanuel-macron-pour-une-europe-souveraine-unie-democratique

Exilé

@ Claude Luçon | 05 juillet 2022 à 15:37
« Il serait d'ailleurs bon que la Cour des comptes nous fournisse un état des finances des syndicats, on découvrirait sans doute qu'il y a quelques syndicats millionnaires. » 

Un rapport sur cette question sensible a été établi à l'initiative de l'Assemblée nationale mais il a vite été enterré.

https://www.lesechos.fr/2011/12/finances-des-syndicats-les-chiffres-clefs-du-rapport-enterre-405116

Achille

@ Michel Deluré | 06 juillet 2022 à 11:30

Les chiffres valent mieux que de longs blablas.

Compétitivité de la France

Taux d’inflation en France


F68.10

@ xc
"La Belgique est un État fédéral. Le Pouvoir y est partagé entre le gouvernement fédéral et les gouvernements fédérés. Pendant ces 541 jours, le premier n'était pas absent, il ne faisait qu'expédier les affaires courantes. Les autres fonctionnant normalement, ce n'était pas trop gênant. Il n'en serait pas de même en France."

Je croyais que la Ve était un système stable, taillé pour soutenir, tel le roseau qui plie mais ne brise pas, les crises politiques les plus parlementairement instables de notre histoire.

On m'aurait menti ? Un système fédéral est plus robuste ?

J'en apprends, des choses...

Je préconise un mouvement de parlementaires en grève, réclamant de meilleurs conditions de travail: un contrat de coalition à l'allemande. (Puisque les Français prennent toujours l'Allemagne en exemple.)

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@ Marcel P
"C'est amusant que la grande muette autorise tant d'excès de la part de ses retraités."

Ce qui est amusant, c'est de constater qu'en France, on prend ces retraités pour des think tanks.

Je l'ai dit et je le répète: je pense que le régime de liberté d'expression de l'armée est trop restrictif. La preuve: ceux qui ont le droit de s'exprimer, les retraités publiant dans France Soir, peuvent se prévaloir du relatif vide ainsi créé en matière d'expression militaire pour se faire passer pour des think tanks auprès d'une frange de l'opinion publique.

Comme l'écrit si bien Marchenoir:

"Au fait, le nouveau commandant en chef des forces de l'OTAN en Europe vient de prendre ses fonctions. C'est le général américain Christopher Cavoli. Il parle russe, français et italien. Il possède un mastère d'études russes à l'université de Yale. Bien sûr, les Américains sont de gros bourrins incultes qui mangent des hamburgers. Je suis curieux : peut-on m'indiquer quelques officiers d'état-major français parlant le russe, l'allemand et l'anglais, et munis d'un doctorat de civilisation chinoise ?"

Voilà pourquoi nous n'avons que si peu de réels think tanks en France sur les questions militaires. Ils sont indissociables d'une approche "universitaire appliquée" et pas seulement militante des questions de société. Dont la question militaire. Nous n'avons pas cette culture "universitaire appliquée". Notre démocratie ne valorise plus ce type de compétences ou ne le fait que superficiellement: l'État prétend prendre toute la place en la matière, et il ne reste de place à l'extérieur de l'État qu'aux plus fondus. Dans le cas de l'armée, c'est criant.

Quand je vivais du côté de Strasbourg, j'ai fait la connaissance d'un militaire américain payé, dans le cadre de son service, pour aller étudier dans divers instituts strasbourgeois spécialisés en matières européennes. Je ne suis pas certain qu'il existe un tel programme où on prend des militaires français et on leur dit d'aller étudier, en tant que militaires français, dans des institutions comme Yale, puisque Marchenoir la mentionne.

Michel Deluré

À comparer le paysage politique dans lequel se trouvait la France à la veille de la présidentielle de 2017 et celui dans lequel elle se retrouve aujourd'hui, au lendemain de la séquence électorale de 2022, il y a de quoi être perplexe quant à l'apport du « nouveau monde » qui nous avait alors été vanté et avait fait naître chez certains tant d'espérances.

Détruire l'existant est souvent aisé mais reconstruire sur des ruines peut s'avérer autrement plus ardu et n'apporte nullement la garantie d'un monde meilleur.

Il apparaît clairement qu'EM a, de par sa stratégie depuis 2017, créé les conditions favorables à la poussée des extrêmes et à l'exacerbation des antagonismes. Dans ce contexte, il est aujourd'hui d'autant plus facile à ces oppositions de trouver l'énergie nécessaire pour s'efforcer de dominer ou de détruire cet exécutif alors qu'il affiche ses faiblesses et sa vulnérabilité.

Confronté à cette situation, il pourrait être opportun d'inviter EM à méditer ce conseil de J.J. Rousseau : « Puisque aucun homme n'a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes. »

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@ Achille 05/07/22 21:00

Sans me ranger du côté des déclinistes, Raphaël Enthoven me semble tout de même un médecin bien optimiste en délivrant un certificat de « bonne santé » à la France !

Pierre Durand

@ caroff | 06 juillet 2022 à 09:56
"Quand LR saura produire des idées originales sous l'égide d'un ou d'une leader de qualité, sachant écouter les messages pas du tout subliminaux de ses électeurs, alors il pourra de nouveau compter."

Je pense que le message de Valérie Pécresse était clair, surtout qu'elle est entourée d'une équipe compétente prête à travailler à ses côtés.
Je reproche à l'électorat de ne pas l'avoir compris, davantage qu'à elle de l'avoir mal expliqué.

Tous ceux qui ont parlé dans le désert ne sont pas des incapables ou des imbéciles. Il faut aussi poser la question à propos de ceux qui n'ont pas entendu. Ce que je fais sans avoir à me forcer.

Il me semble que nous sommes d'accord pour dire que LR serait la solution pour la France. Vous souhaitez que le programme soit plus radical sur l'immigration, mais ce n'est juridiquement pas possible. J'espère que vous ne réclamez pas plus de pouvoir d'achat et que vous considérez, comme moi, qu'Agnès Verdier-Molinié ferait une excellente ministre de l'Economie.

Les mesures sociétales de Macron me révulsent mais l'interprétation de gauche de la notion de droits de l'homme s'est imposée - croyez bien que je le déplore - et quand on est un responsable politique on ne peut pas impunément braver l'opinion.

Combien de gens en France souhaitent que l'on considère l'homosexualité comme une maladie, voire un délit ? Que la mendicité dans les lieux publics soit interdite et poursuivie ? Idem pour le vagabondage ? Une minorité très réactionnaire qui a déjà trouvé un lieu d'hébergement.
À propos du vagabondage, je me souviens que, dans ma prime jeunesse, nous tenions à avoir dans la poche quelques sous au cas où les gendarmes nous arrêteraient lorsque, envoyés à la campagne dans une ferme pendant les vacances pour nous refaire une santé, nous divaguions par les chemins creux. J'y repense souvent quand je vois tous ces indésirables de partout qui hantent sans aucun droit nos villes.
Vous trouverez toujours un Français, même pas un curé, pour expliquer que ce sont de mauvais sentiments.

LR a certainement des défauts. Ce n'est pas ce que j'ai jamais fait pour ce parti - c'est à dire rien du tout à part voter pour - qui peut me permettre de réclamer davantage de ses cadres et militants.

Un mot sur Pierre Lellouche : il a des qualités mais ce qu'il écrit sur la Russie, en particulier dans le Figaro, me laisse pantois. On peut être gaulliste - je le suis -, on peut souhaiter l'Europe de l'Atlantique à l'Oural - je le souhaite - mais la faiblesse qu'il préconise avec Poutine sous prétexte de guerre nucléaire à laquelle je ne crois pas, n'est pas admissible.
Je n'ai pas considéré intéressant de m'interroger sur les raisons qui l'ont conduit à quitter LR. Son attachement à Chirac et Sarkozy est plus que suffisant pour que je le laisse là où il est.

caroff

"LR a compris : le dépassement de la droite et de la gauche est obsolète, s'il a jamais été effectif, et une voie originale s'offre à lui. On a cru le tuer, il est en pleine forme !" (PB)

Quand LR saura produire des idées originales sous l'égide d'un ou d'une leader de qualité, sachant écouter les messages pas du tout subliminaux de ses électeurs, alors il pourra de nouveau compter.
On ne peut en effet qu'être surpris de son silence ou de ses murmures lorsque les macroniens sûrs d'eux et dominateurs dans la précédente mandature, assommaient les Français de leurs réformes sociétales sans se soucier de rétablir les comptes publics et de rendre l'Education nationale légèrement plus performante qu'elle ne l'est !
Idem en politique internationale où Macron a accumulé les bourdes (Liban et Algérie par exemple) sans que beaucoup d'experts de LR le relèvent avec force (à l'exception de Pierre Lellouche).

Bref, avec Wauquiez ou un autre, avec de nouveau une colonne vertébrale et des propositions les démarquant du gloubi-boulga majoritaire, pourquoi ne pas espérer une relance des LR ?
D'autant que ce parti possède encore de solides ancrages locaux en dépit des débauchages de LREM dont on peut interroger la "durabilité".

Mais la maladie consistant à se demander ce que la gauche pourrait penser de telle ou telle proposition (on peut penser à l'immigration, à la limitation de l'ensauvagement de notre pays) n'est pas soignée correctement jusqu'à présent.
Ce n'est qu'au prix de la lucidité et du courage que LR pourra devenir une vraie force d'opposition aux délires macroniens.

Exilé

Oui, monsieur Macron a été réélu, mais comment ?

Après une campagne digne au cours de laquelle il aurait exposé de façon sobre les divers axes d'intervention qu'il se proposait de suivre pour faire face aux grands problèmes auxquels la France est actuellement confrontée ?
Non.

Il s'est fait réélire en ayant joué grâce à ses talents de comédien sur les peurs et sur l'émotion, par exemple quand il s'est mis en scène noyé sous des drapeaux ukrainiens comme s'il était candidat à la présidence de ce pays.
Il faut croire que cela a marché avec des Français connus pour être aisément manipulables par les effets de mode agités de façon tonitruante par le monde médiatique.

Mais d'ici quelques mois, alors que les modes actuelles seront déjà oubliées, les problèmes seront toujours inexorablement présents, en ayant encore pris de l'ampleur entre-temps et sans que personne n'ait seulement commencé à envisager de s'y attaquer.

Tipaza

Le doigt dans l'oeil !
Il fallait y penser et trouver cette superbe photo pour illustrer le billet.
Si la force des couvertures fait l'importance des hebdos, alors ce blog est digne du Times qui en 2017 illustrait sa couverture d'un Macron marchant sur l'eau.

Depuis, beaucoup d'eau a coulé sur les rives du Dniepr, et l'homme a perdu la vista, comme on dit en espagnol, c'est à dire la capacité d'anticiper l'événement.

Il apparaît clairement que Macron s'est trompé de cible.
Trop pressé d'accéder aux fonctions les plus hautes de l'Union européenne, il a négligé les fonctions locales, considérant que l'acquis se poursuivrait.

On voit par là un trait de caractère assez classique, la recherche de nouvelles conquêtes en délaissant les anciennes.
La France, sa présidence, ses problèmes qu'il qualifie probablement d'ancillaires, ne l'intéressent plus, il recherche la gloire dans l'UE, qui lui donne une importance à la mesure de l'hubris de son ego.
Discuter avec les puissants de ce monde voilà qui est valorisant.
Avoir l'illusion qu'on peut les convaincre de changer de positions pour adopter les siennes, le rêve de l'immature, un soir d'été face à une blonde inaccessible.
J'exagère à peine, il y a de ça, chez Macron.

J'y pense brusquement en frappant ce commentaire.
La Bible dit, faisant référence à Dieu (voir billet précédent) : "Au commencement était le Verbe".
On pourrait dire, faisant référence à Jupiter-Macron :
"En permanence était le Verbe, un Verbe qui se voulait l'alpha et l'oméga de l'action, mais qui était par nature même inachevé avant d'avoir été initié".

Il me semble que comme incipit d'une biographie du personnage, ce ne serait pas mal. Faudra que j'y pense.

Sinon, j'avoue que je ne comprends pas la formation de ce nouveau gouvernement.
Il choisit une Première ministre technocrate, sans poids politique, et "en même temps" il augmente le champ d'action de façon importante de deux ministres, Darmanin et Le Maire, qui sont de vrais politiques, sapant, avant même que le gouvernement ne fonctionne, le pouvoir de ladite Première ministre.

Alors là, ce n'est pas le seul doigt dans l'oeil, c'est jusqu'au coude !

Marcel P

@ Robert Marchenoir

Vous remarquerez qu'en fait de « hauts gradés de l'armée », il s'agit bien souvent de retraités d'une manière ou d'une autre. Dans le cas de l'article que vous citez, il s'agit de Grégoire Diamantidis. On peut le trouver dans des vidéos publiées par FranceSoir (pas le journal historique, la farce ridicule qui porte ce nom actuellement) ou dans d'autres articles de sa plume, où on omet assez systématiquement d'indiquer que son expertise récente consistait dans son activité de maire d'un village.

C'est amusant que la grande muette autorise tant d'excès de la part de ses retraités (https://www.penseemiliterre.fr/liberte-d-expression-et-obligation-de-reserve-ce-que-dit-la-jurisprudence_942_3000457.html). Dominique Delawarde est pas mal dans le genre aussi. En terme de crédit et de renom, ça n'est pas gratuit.

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@ Aliocha
« Et notre hôte, avec ses 4,8 %, fait le faraud, continue à savonner la pente pour mettre en échec le seul qui ait permis en Occident d'éviter les extrêmes, qui a vu son discours européen, auquel tout le monde a tourné le dos, vérifié de A à Z par l'événement poutinien. »

C'est drôle comme propos. Le PS et LR ont leur part de responsabilité, ce n'est pas douteux. Mais l'action de Macron permet autant d'éviter les extrêmes que l'action de Poutine permet de limiter l'influence de l'OTAN. De grands stratèges, si là est le but réel de l'action.

Son discours européen vérifié ? Son discours européen était en support de l'Allemagne et contre les pays tels que la Pologne. Cela se voyait encore lors de la crise des clandestins importés par la Biélorussie aux ordres de Moscou, où l'on faisait les gros yeux à la Pologne construisant un mur. La position de l'Allemagne elle, était conforme à son histoire, favorable à la Russie contre les pays qui se trouvent entre les deux entités - Nordstream II n'est pas une vue de l'esprit.

Ceux qui ont vu juste et annoncé ce qui allait se produire étaient ceux critiqués hier. La France et l'Allemagne sont à la traîne, tendant de donner à l'Europe du corps - mais personne ne s'y trompe, tous les pays en contact avec la Russie recherchent le soutien de l'OTAN avant tout, pas celui d'une Europe guidée par un type qui dit qu'il ne faut humilier ni Michel Fourniret ni Jean-Marc Reiser (pas le dessinateur).

xc

@ F68.10 | 05 juillet 2022 à 12:53

La Belgique est un État fédéral. Le Pouvoir y est partagé entre le gouvernement fédéral et les gouvernements fédérés. Pendant ces 541 jours, le premier n'était pas absent, il ne faisait qu'expédier les affaires courantes. Les autres fonctionnant normalement, ce n'était pas trop gênant. Il n'en serait pas de même en France.

https://ijbxl.be/citoyennete/le-systeme-politique-belge/

Pierre Durand

Et après ?

"Jean-Luc Mélenchon a estimé mardi 5 juillet que la crise née des élections législatives, et qui pourrait perdurer à travers un «blocage» au Parlement, «se dénouera par des élections» législatives, que la gauche unie peut à ses yeux remporter." lefigaro.fr

En cas de crise et de blocage, Macron dissoudra l'Assemblée nationale et de nouvelles élections législatives auront lieu.
On se sait pas si Mélenchon rêve d'une majorité absolue ou seulement relative. En tout cas c'est un épouvantail qui sera agité, et j'espère qu'il sera efficace.

Je sens en plus derrière la solution Mélenchon comme un regret des temps de la majorité absolue, pour la Nupes bien entendu.
Pour l'instant l'électorat semble plutôt content que Macron n'ait pas de majorité absolue. On verra s'il le demeure en cas de blocage.

Je ne regrette pas que Macron n'ait pas la majorité absolue. Pour être honnête je regretterais moins si LR l'avait, mais je suis de plus en plus convaincu que la proportionnelle est nécessaire.

revnonausujai

@ Robert Marchenoir | 05 juillet 2022 à 23:36

Plaidoyer convaincant en faveur du Frexit !

Aliocha

Fantasme gaulliste, l'arme nucléaire et le siège permanent au Conseil de sécurité...
La propagande gagne les esprits de tous les belligérants d'un conflit, pour mieux contrer, comme le peuple français en ses inconsciences de défaite déguisée en victoire gratuite, la pensée claire d'une souveraineté européenne.
D'aucuns prônent pour les Russes, d'autres pour les Américains, l'atavisme du déni de soi n'a pas fini de sacrifier aux collaborations, vieille habitude française qui ne sait que s'auto-flageller et se jeter à la figure des invectives de traîtrise plutôt que de reconnaître le génie de l'un des siens à savoir mettre en lumière ces océans de médiocrité.
Courage, M. le président !

sbriglia

« On a cru le tuer, il est en pleine forme ! » (PB)

« Alors là fallait oser. Un parti qui fait moins de 5 % à la présidentielle(…)Continuez comme ça Philippe, surtout ne changez rien. Vous irez loin, vous n’avez plus ni limite… ni borne. » (Marc Ghinsberg) 

Il arrive que les banquiers, peu habitués aux figures de style ou s’exagérant les limites du second degré chez les magistrats, soient dans l’incapacité de déceler dans leurs propos les antiphrases ou les litotes.

Robert Marchenoir

Je retiens l'aveu surréaliste d'Emmanuel Macron, reconnaissant s'être fait promener par Vladimir Poutine dans le train qui le ramenait de Kiev. Où il était filmé pour le documentaire Un président, l’Europe et la guerre, de France 2.

"Je pensais qu'on pouvait trouver, par le chemin de la confiance, de la discussion intellectuelle, un chemin avec Poutine", a-t-il lâché, au sujet de ses centaines d'heures au téléphone avec le président russe.

La discussion intellectuelle avec Poutine ? Sous prétexte que, à l'instar de Fidel Castro, Nicolae Ceausescu ou Joseph Staline, il a commis d'interminables "articles" où il jouait à l'historien, pour justifier par avance sa tentative de génocide de l'Ukraine ?

La confiance envers Poutine ? Alors que la Russie, sous sa direction, a passé son temps à renier ses engagements internationaux, à mentir ouvertement, à prétendre, parmi mille autres exemples, qu'elle n'avait pas envahi la Crimée, en 2014, alors que le monde entier pouvait voir, sur son écran, qu'elle avait envahi la Crimée ?

Alors que son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a eu l'outrecuidance de prétendre, il y a quelques semaines, que "la Russie n'avait pas attaqué l'Ukraine", au moment même où il participait, en Turquie, à des pourparlers consécutifs à l'attaque de l'Ukraine par la Russie ?

Alors que Vladimir Poutine est allé jusqu'à se payer ouvertement la tête d'Emmanuel Macron, lors du fameux coup de fil où il a fait semblant d'accepter une entrevue avec Joe Biden, avant d'ajouter, en substance : tu m'excuses, j'ai des trucs plus importants à faire, là je suis dans ma salle de sport et j'ai prévu une petite partie de hockey sur glace ? Suite à quoi il a envahi l'Ukraine quatre jours plus tard -- après avoir promis qu'il ne le ferait pas ? Et sans avoir rencontré Biden, bien sûr ?

N'importe qui capable d'ouvrir un livre ou un journal sait depuis longtemps que Vladimir Poutine est avant tout un bandit, au sens le plus littéral du terme. On pourrait séduire un chef mafieux à l'aide de savantes "discussions intellectuelles" basées sur je ne sais quelle chimie personnelle ? On pourrait jouer sur la "confiance" avec un assassin de masse, qui n'a pas hésité à piller et massacrer son propre peuple pour établir son pouvoir et amasser une fortune inouïe ?

Michel Duclos, ancien ambassadeur, conseiller de l'Institut Montaigne, estime : "Il suffit de connaître un peu la Russie pour comprendre", à la lumière de l'échange téléphonique entre les deux hommes, "à quel point Poutine a joui de mener en bateau l'un des plus importants dirigeants du monde occidental". "Ce que Macron n'a pas l'air de comprendre, c'est à quel point cela entache sa crédibilité auprès de nos alliés et de nos partenaires européens."

Il faut souligner que sur ce point, Macron est à l'unisson de la prétendue opposition, du Rassemblement national en passant par Reconquête, La France insoumise et, je suppose, Les Républicains. Tout ce petit monde est d'accord pour dire qu'il faut "dialoguer" avec la Russie parce qu'elle "ne changera pas de place" (donc il faut dialoguer avec l'État islamique, aussi, sous prétexte qu'il ne changera pas, non plus, de place ?).

Tout juste Macron a-t-il fini par renoncer à son obsession de "ne pas humilier la Russie", et accepte-t-il de fournir des armes à l'Ukraine -- ce que les zigotos marinistes et zemmouriens refusent toujours.

Mais tout comme l'intégralité de la classe politique française, il est mû par la détestable perversion gaulliste : après cet humiliant coup de fil, il se justifie auprès de ses conseillers diplomatiques en affirmant que comme ça, au moins, tout le monde verra que nous ne nous sommes pas laissé entraîner dans la guerre par les Américains.

En cas de doute, toujours taper sur les Américains.

En attendant, qui, en Europe, est le chef de file incontesté de la réaction aux menées impérialistes russes ? Qui est le garant des valeurs et de la sécurité de l'Europe ? L'Angleterre, qui vient de quitter l'Union européenne ! Suivie par la Pologne, en délicatesse avec cette dernière ! Les deux pays sont largement en tête pour l'aide politique, militaire et financière à l'Ukraine, loin devant la France.

Et bien sûr, que ferait l'Europe, dans cette situation dramatique, sans le soutien des États-Unis, qui dépassent très largement tous les autres en matière d'aide à l'Ukraine, et celui de l'OTAN, seule alliance susceptible de faire réfléchir le boucher du Kremlin ?

Au-delà de ces faits manifestes, personne ne fait preuve, en France, de vision à long terme. Les partis "de gouvernement" se félicitent que l'Ukraine ait reçu le statut de candidat officiel à l'entrée dans l'Union européenne, mais personne (y compris au Rassemblement national) n'a l'air de réaliser que cela entraîne le déplacement du centre de gravité de l'UE vers l'Est.

Sous la direction, puis l'illusion gaulliste, nous nous sommes habitués à ce que "l'Europe" soit notre chose. Aujourd'hui, on concède tout juste qu'elle soit dirigée par "le couple franco-allemand", à condition que ce soit la France qui ait le dessus.

Attitude désespérément réactionnaire au sens le plus péjoratif du terme. La guerre en Ukraine a gravement affaibli l'Allemagne et la France. La maîtrise du jeu se déplace vers le couple polono-ukrainien. Les deux pays ont acquis une légimité qui pèsera lourd à l'issue du conflit. Le second en versant son sang pour la défense de l'Europe, le premier en accueillant un nombre extraordinaire de réfugiés.

Cela s'ajoute à leur poids démographique. L'ardeur des Ukrainiens et des Polonais au travail leur donnera une voix décisive une fois la paix revenue. La nation des avantages Jacky, des RTT et des congés-maladie de complaisance ne semble pas mesurer ce qui l'attend.

Les règles de l'Union européenne donnent le pouvoir aux pays les plus peuplés. Elles imposent aux nations les plus prospères de financer les nations les plus nécessiteuses. L'Ukraine, pays de 43 millions d'habitants beaucoup plus pauvre que les membres les plus pauvres de l'UE, est fort "bien" placée sur ces deux critères.

Inutile de rappeler que les citoyens de l'UE ont le droit de s'établir n'importe où dans l'Union. Je serais patron, entre des Ukrainiens et des Français, je n'hésiterais pas une seconde.

Pendant ce temps-là, tout le monde, de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par Macron, se complaît dans les fantasmes gaullistes.

Au fait, le nouveau commandant en chef des forces de l'OTAN en Europe vient de prendre ses fonctions. C'est le général américain Christopher Cavoli. Il parle russe, français et italien. Il possède un mastère d'études russes à l'université de Yale. Bien sûr, les Américains sont de gros bourrins incultes qui mangent des hamburgers. Je suis curieux : peut-on m'indiquer quelques officiers d'état-major français parlant le russe, l'allemand et l'anglais, et munis d'un doctorat de civilisation chinoise ?

En revanche, cracher sur leurs alliés, ça, ils savent faire. L'année dernière, plusieurs "haut gradés de l'armée" ont publié un appel dénonçant le projet OTAN 2030, rejetant la faute du conflit russo-ukrainien sur "l'élargissement de l'OTAN à l'est", et reproduisant mot pour mot tous les poncifs de la propagande russe. Comment appelle-t-on des gens comme ça, sinon des traîtres ? Mais ils sont gaullistes, hein...

Achille

Il règne dans le monde politique actuel un état d’esprit détestable : frustration suite à une défaite cuisante, jalousie de losers face à la réussite insolente du Président facilement réélu. Que sais-je encore ?

Demain les députés de NUPES vont déposer une motion de censure au motif que la Première ministre refuse de se soumettre à un vote de confiance qu'ils avaient exigé après son discours de politique générale.

Motion qui n’aboutira pas, même si quelques députés LR seront tentés de s’y associer.

Comme le dit fort justement Raphaël Enthoven : « Nous risquons d'assister au suicide d'une nation en bonne santé, mais convaincue, en se suicidant, de guérir d'un mal dont elle ne souffre pas. »
Je pense que tout est dit. Attendons maintenant la suite...

Tipaza

Puis-je dire que j'ai sursauté quand j'ai lu que LR était qualifiée de vraie droite !

Je me demande si je ne vais pas saisir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). ;-)

Dans le billet précédent je citais C.G.Jung, j'avais peur d'être hors sujet.
En fait je ne faisais qu'anticiper ce billet.
Jung a été un ardent partisan du rêve éveillé comme expression de l'inconscient.

Michelle D-LEROY

En effet, la situation n'est pas brillante quand on voit le désenchantement des Français d'un côté et celui du Président de l'autre. Il y a visiblement une perte de confiance y compris chez ses admirateurs.

Après 5 ans de "en même temps" et de deux poids deux mesures, le candidat Macron a bâclé sa campagne, évitant ainsi de proposer un programme qu'il n'avait pas, et maintenant le roi est nu, en plus bridé par un parlement plus fort et donc moins à sa solde.

On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. On ne peut pas jouer sur tous les tableaux, détruire l'existant, qu'il s'agisse des partis ou des structures de l'Etat, sans rien construire à côté.

Changer le nom de son parti LREM pour celui de Renaissance est l'exemple type du gadget politique qui ne sert à rien de concret, qui ne renforce en rien son aura, sa popularité, l'ardeur de ses troupes. C'est du toc, du tape-à-l'oeil, des paillettes pour se référer à l'Histoire, alors que les Français ont besoin de solide. Mais on ne change pas sa nature profonde, déjà on a vu EM en chemise au G7 pour montrer aux dirigeants du monde et aux Français qu'il est jeune, fonceur et dynamique... contrairement à ce qu'il croit, ce qui le caractérise n'est pas le dynamisme et le volontarisme mais son côté provocateur et hâbleur.

Les ministres ont été reconduits pour la plupart, d'autres créent déjà la polémique, mais n'est-ce pas ce que le Président aime par-dessus tout ?

Espérons que Madame Borne, avec la discrétion que nous lui connaissons, travaille et ne se laisse pas mener par le bout du nez par M. Macron. Espérons aussi que la nouvelle Assemblée ne soit pas une foire d'empoigne mais qu'au contraire, elle puisse aider les partis à se reconstruire pour être plus indépendants de la macronie et plus constructifs.

En 2017, adulé par les médias, M. Macron a cru qu'il conduirait le pays selon ses idées progressistes, modernistes et mondialistes, il voulait épater le monde entier. Il a perdu sa baraka mais ne peut s'en prendre qu'à lui. Déjà les problèmes s'accumulent, la dette est là, l'inflation pointe son nez, le mécontentement grandit, sans parler des sujets récurrents.

Robert

Encore un excellent billet, Monsieur Bilger, dont je partage l'analyse.

De fait, monsieur Macron n'a plus sa superbe de naguère et semble touché par une forme de désabusement : tout à sa victoire à la présidentielle, il a sous-estimé le vote des Français aux législatives, notamment l'importance des abstentions qui eussent dû renforcer le rapport des voix des retraités supposés majoritairement lui être favorables et donc lui apporter une nouvelle majorité absolue. Erreur d'analyse magistrale.

Au fond l'on perçoit bien que monsieur Macron est d'abord et avant tout un homme de communication et non un penseur politique. Il reste un technocrate administrateur et non un concepteur, un dirigiste rênes courtes et non un meneur d'hommes.

L'on sent donc bien que déjà l'adhésion de ses partisans montre beaucoup moins de chaleur que lors de son premier quinquennat.

Il gagnerait sans doute beaucoup à lâcher la bride à madame Borne pour que, conformément aux dispositions de la Constitution, ce soit elle qui se confronte avec le Parlement, le président (parce que président de tous les Français et non chef de son propre parti, ce qu'il a été tout au long de son premier mandat) restant en surplomb et arbitre suprême. Il semblerait que ce soit là une fonction qu'il n'a jamais conçue et donc fait sienne et, par voie de conséquence, cela risque d'ouvrir la porte à des formes de fronde interne comme son prédécesseur les a connues.

Pierre Durand

De LR : "On a cru le tuer, il est en pleine forme !" (PB)

Non, non, Saint Eloi n'est pas mort...
Pour faire le lien avec le sujet précédent je dirai : "Dieu vous entende". Sinon confiez le message à ceux de vos commentateurs qui ont son oreille, et ils ne manquent pas.

LR est peut-être en pleine forme mais donne l'impression d'une lourde machine qui peine à se mettre en mouvement. J'aimerais entendre Valérie Pécresse, Ciotti, Wauquiez, François-Xavier Bellamy etc., ils sont absents des ondes.

De Macron : "Son intervention lors du conseil des ministres du 4 juillet en était déjà une preuve : fatigué avant l'heure ! plus l'envie d'avoir envie !" (PB)

J'ai trouvé qu'il prenait une certaine distance bienvenue et était dans son rôle de fixer les grandes orientations. À Elisabeth Borne de les conduire.

Macron avertit que le moment exige volontarisme et ambition. Il ne s'agit pas de baisser les bras. Des réformes s'imposent dans les politiques publiques et les élus devront faire preuve d'esprit de responsabilité pour bâtir des compromis exigeants i.e. exigeant beaucoup de compromis.

Le contexte de guerre en Europe pèse lourdement sur le pays et il faudra tenir pour financer notre indépendance et les progrès (sociaux) qu'attendent les Français, tenir i.e. résister au "toujours plus" des citoyens et ne pas laisser filer les rubans de la dette. On devra investir, transformer et bâtir mais pas non plus à coup de déficits non financés ou, corrige-t-il, insoutenables.

Il va falloir affronter le défi écologique et les grandes transitions démographiques. Quès aco ? Cette dernière expression n'est pas transparente. Je crois qu'il fait allusion au mouvement démographique des grandes villes vers les campagnes et qui concerne "les élus locaux, l'ensemble de nos administrations et des partenaires que sont les entreprises, les associations, les citoyens, et nombre de nos politiques publiques."

Il constate que les partis ont refusé un accord de gouvernement à l'allemande. Je suppose qu'ils n'y ont trouvé aucun avantage politique et ont mis des conditions que Macron n'a pas pu accepter. C'est leur droit.

On reprocherait à Macron d'avoir écarté le RN et la Nupes alors qu'ils représentent une part importante des citoyens, mais depuis que je suis la politique les majorités, parfois tout juste majoritaires, ont toujours écarté jusqu'à 49,9 % de la population sans que personne ou presque ne trouve à y redire.

Que voulez-vous que Macron fasse des propositions démagogiques de ces deux ensembles quand il veut faire, dans la mesure du possible, une politique responsable en matière de déficit, que les mesures contre l'immigration incontrôlée sont limitées par les traités que nous avons signés, et que la marge d'action est très réduite ?

Macron leur demande de ne pas bloquer. Espérons que pour les réformes indispensables il sera possible de trouver des majorités. Ce qui signifie que Renaissance devra aussi accepter des compromis.

Je suis plutôt optimiste. Je pense qu'Elisabeth Borne saura manoeuvrer.

genau

Il faut de la constance pour résister à la succession de billets, sans doute avant vacances.
Quoi qu'il en soit, celui-ci ne m'intéresse pas. Enfin, peut-être, à condition d'en sortir.

Le Président est las. Des députés en tee-shirt, chemise ouverte, insultent la police, la langue française recule si vite qu'on n'ose plus se risquer à la défendre, réservée à la haute administration.

La gestion de la maladie dite Covid ressemble au jeu du ballon prisonnier, mais le but de ce tumulte professionnel est de protéger la part nationale de l'humanité en introduisant subrepticement, mesure après mesure, un contrôle sans doute nécessaire, mais perçu comme une méchanceté de plus alors que, si on lit bien les communiqués, il s'agit d'une démarche banale ; on freine quand la pente s'accentue.

La valse des ministres fait resurgir Mme Schiappa: elle n'a rien à son actif, si ce n'est une dégaine un peu insolente, comme si elle avait "fait" l'ENA. On ne la voulait plus, on la reprend, elle ne sert pas à grand-chose, ça n'a pas d'importance.

Un handicapé, apparemment pas partout, est évincé: il n'était pas sympathique, mais aurait pu être un bon ministre quelconque d'après son trajet public.

Les députés laissent mettre en place un trotskiste à la Commission des finances, au surplus accusé de faits anciens, mal définis mais mis en valeur par la victime qui en tremble encore quinze ans après.

Poutine semble vouloir faire de la confiture avec l'Ukraine qui, soudain, se révèle se battre avec des armes de la IIe guerre alors que la France a paradé, l'Allemagne monté les couleurs, les Américains mis la main sur le coeur en jurant envoyer des masses d'armes aux Ukrainiens.

Les écrans ruissellent de spectacles et oeuvres divers célébrant l'ignominie blanche et la noblesse noire ou arabe, notre pays étant, lui, définitivement métissé, mais depuis au moins 2500 ans. J'ai déjà évoqué l'argumentaire évolutionniste, en demandant aux occupants de l'Afrique ce qu'ils avaient fait depuis notre séparation d'Olduvaï, malgré le QI avantageux mais en friche de leurs peuples.
La vérité première est que nous aurions dû ne jamais poser les pieds sur le continent africain, nous contentant de commercer sur les rivages, d'envoyer par le fond les pirates barbaresques et de soigneusement nettoyer nos traces en repartant et n'y laissant surtout pas de tube d'aspirine. Bien sûr, on peut rêver. Mais d'agir en êtres globalement méchants dans le cours de l'évolution nous a valu la médaille de criminels contre l'humanité par M. Macron, ce que nous aurions évité en étant indifférents. On peut comprendre qu'il soit las.
Nous aussi.

La critique condescendante ou ironique ou ulcérée est facile, l'imagination pure court ce risque, mais qu'il faille se faire du mal pour le temps présent alors que, sciemment, nous ravageons notre environnement, les espèces qui nous entourent et sécrétons des projets qui nous feront dépendre encore plus de la synthèse du vivant disparu peut paraître propre à décourager un politicien féru de rouerie, faute de pouvoir mettre en place un mensonge crédible.

Claude Luçon

Nous allons avoir des jours intéressants et excitants au cours de ce quiquennat !

Quatre partis à gauche faisant semblant d'être unis, trois au centre prétendant être unis, deux en puissance chez les LR s'efforçant d'être unis, enfin un seul parti à droite supposé uni doté de bons et élégants soldats, cravates au garde-à-vous, bien que pas très en ordre de bataille derrière la fille-du-Lieutenant jouant les objectrices de conscience en dépit de son papa guerrier, secondée par un sergent chef familial genre "latin lover" ! Le futur montrera s'il a le talent d'acteur de feu Marcello Mastroianni ou Mario Girotti (Terence Hill) ?

Il est à parier que notre Première ministre n'aura pas trop à se soucier lors du vote des lois avec des oppositions qui s'opposeront plus entre elles que contre le gouvernement !
En plus ex-patronne de la RATP elle doit savoir manier les hommes, s'être coltiné les syndicats des transports est une expérience qui aguerrit tout dirigeant qui s'y attaque.
Chaque réunion avec ce monde-là vaut une séance de musculation physique et mentale !

Seuls les médias ont vu un désastre au Stade de France !
Il ne s'agissait que d'un coup fourré des syndicalistes de la RATP qui n'ont d'ailleurs pas très bien réussi leur coup cette fois-ci ! Pas de Black Blocs, pas de blessés sérieux, pas de magasins ni Arc de Triomphe détruits, pas de voitures en flammes... comme dans le passé, pas si passé, sur les Champs-Elysées et ailleurs.
Seuls quelques citoyens anglais de Liverpool égratignés !
Pas un seul Ecossais, Gallois ou Irlandais !
Pour ceux qui connaissent les citoyens de Liverpool, c'est mon cas, et les ont subis, ils sont eux-mêmes des experts dans le genre casseurs et même insolents !
Une semaine plus tard nos syndicalistes RATP se sont ridiculisés, voulant et clamant refaire le coup lors de la finale du Top 14 de rugby. Flop total !
Ils s'attaquaient à plus fort qu'eux dans le genre mêlée.

La seule chose que Darmanin devait faire était d'appeler son collègue anglais et lui dire, la prochaine fois que tu nous envoies tes fans nous les redirigerons au Burundi, le Rwanda t'étant réservé !

Il est vrai qu'il est plus prudent de s'attaquer à Macron et Darmanin qu'aux syndicalistes.
Il est plus simple de demander des excuses à Darmanin que de dire aux syndicats des transports, métros, trains et avions : vous ne pouvez pas continuer à abuser du droit des Français et leur dénier leur liberté pour réclamer plus de sous alors que ce sont eux qui vous font vivre !
Espérons qu'il y réellement de la Thatcher dans Mme Borne et qu'elle sache remettre les syndicats à leur place dans la République et dans le cadre de la Constitution.
Droit de grève certes, mais pas en abusant des droits et démolissant les biens des autres citoyens.

Il serait d'ailleurs bon que la Cour des comptes nous fournisse un état des finances des syndicats, on découvrirait sans doute qu'il y a quelques syndicats millionnaires. Ce qui permettrait de leur suggérer de réduire les cotisations de leurs membres augmentant d'autant leur "pouvoir d'achat" tout en diminuant leur pouvoir de nuisance !

Aliocha

C'est qu'il faut se le traîner, ce peuple dont les élites cooptées résistent à toutes les réformes si ce n'est pas elles qui les décideraient, les appliqueraient, mais aux autres sauf à elles, après avoir tergiversé pendant quarante années pour finir par accuser du deux poids deux mesures de leur inertie mafieuse et décomplexée celui qui tente de les bouger du fauteuil où elles croupissent, qu'elles s'aperçoivent au moins de leur iniquité, de leur confortable satiété qui mena le pays où il est.

Et notre hôte, avec ses 4,8 %, fait le faraud, continue à savonner la pente pour mettre en échec le seul qui ait permis en Occident d'éviter les extrêmes, qui a vu son discours européen, auquel tout le monde a tourné le dos, vérifié de A à Z par l'événement poutinien.

Mais non, la droite condescendante a toutes les solutions, qu'elle continue donc à fatiguer ainsi le président, elle favorisera ce qu'au fond elle désire, la destruction du pays puisqu'elle est incapable de ne pas s'autodétruire elle-même.

Marc Ghinsberg

« LR a compris : le dépassement de la droite et de la gauche est obsolète, s'il a jamais été effectif, et une voie originale s'offre à lui. On a cru le tuer, il est en pleine forme ! » (PB)

Alors là fallait oser. Un parti qui fait moins de 5 % à la présidentielle, qui a moins de députés que LREM, LFI, RN, qui n’a plus de président, dont le siège ressemble de plus en plus à un immeuble désaffecté, est en pleine forme ! Continuez comme ça Philippe, surtout ne changez rien. Vous irez loin, vous n’avez plus ni limite… ni borne.

Giuseppe

Nous sommes un pays soi-disant riche avec beaucoup de pauvres. C'est le parcours habituel des pays libéraux.
L'argent mal dépensé, une dette abyssale, une industrie à genoux.
Pays ingouvernable, pays de pauvres qui se voudrait riche, incapable de boucler un budget en équilibre.

Et surtout, surtout, surtout la qualité d'un pays se mesure à sa santé. J'ai peur d'être malade, j'ai peur de me faire soigner car au bout il n'y a plus rien.

On peut toujours se gargariser, mais la vérité est là sous nos yeux. On dépense beaucoup, on dépense mal et rien n'y fait.
Alors je m'en tape mollement le coquillard, on a beau changer, remanier, rien ne bouge. La seule chose que l'on sait faire est de dépenser.
Un ancien collègue a du mal à recruter, du qualifié, du bâtiment des salaires de base le double du SMIC - oui oui -, et pourtant...
Des bacheliers comme s'il en pleuvait, et pourtant pas un seul n'est capable de brancher un télérupteur.

F68.10

Ce que je vois, surtout, c'est que les diverses factions de l'Assemblée nationale refusent de jouer un quelconque autre jeu que celui de l'opposition.

La Belgique a passé 541 jours sans gouvernement.

Peut-être conviendrait-il qu'on fasse pareil. Pour bien faire comprendre que les logiques d'opposition systématique ne mènent nulle part.

Mettre tout le groupe macroniste en retrait. Assurer le service sous-minimum. Se taire. Ne plus rien faire. Mettre le gouvernement et le groupe parlementaire centriste en coma artificiel. Et laisser LFI et le RN en face-à-face, autant à l'Assemblée que dans les médias.

Pour bien faire comprendre aux Français les conséquences de leur vote.

Vote auquel je suis ravi de ne pas avoir pris part.

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