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27 novembre 2022

Commentaires

Lodi

@ hameau dans les nuages
"Mais il ne faut pas exposer de problèmes privés ici paraît-il, ce que je peux comprendre. Dissertons... Dissertons... Et que l’orchestre continue à jouer.
Vive la France. Un corps mort pour les cormorans."

Disons qu'il y a risque quand on expose ses problèmes privés, comme je vous l'ai dit. Un moqueur peut se moquer, un contradicteur y trouver des armes contre soi.
A vous de voir si le désir de vous exprimer, faire passer vos idées voire trouver de l'empathie équilibre les risques. Parce qu'on peut trouver de la compréhension, que les gens l'expriment ou pas. Je ne sais plus si je l'ai toujours fait ou non, mais je comprends tous les problèmes, et ne suis certainement pas la seule personne dans ce cas.
A vous de voir. Mais vous vous plaigniez de ce qu'on puisse être cinglant avec vous et n'avez pas dit que l'inverse ait jamais pu valoir de subir une réaction défavorable.
Je ne fais que réagir à ce que les gens expriment, le moyen de faire autrement ?

Autre chose : il faut que vous vous rappeliez que tout le monde ne montre pas sa compréhension par toutes sortes de raison : manque de temps, flemme, peur que l'autre n'ait pas dit la vérité, crainte de se retrouver pris dans ses problèmes ou vous en veuille pour un mot peut-être maladroit (à savoir que les gens malheureux sont à vif et peuvent être agressifs), incompatibilité d'idées et appréhension d'être jugé trop sensible par les autres commentateurs.
Et j'en oublie peut-être.

Ceci dit, je souhaite que vos problèmes soient résolus, et bon courage quoique je pense bien que vous n'en manquiez pas.
Pas plus que les autres commentateurs de ce blog d'ailleurs ! Je m'arrête parce que sinon, j'offrirais bien mes vœux de fêtes de fin d'année à tout le monde, et c'est un peu tôt pour le faire !

hameau dans les nuages

@ Giuseppe | 29 novembre 2022 à 14:10

Vidéo d'humour noir bien réelle. En moins long il m'est arrivé la même chose pour ma belle-mère décédée paisiblement devant nous pendant l'Angélus de midi un samedi. Pas de docteur, le 15 demandant si elle est vraiment décédée...

Et là en ce moment c'est une partie de ping-pong entre Enedis EDF depuis deux mois pour avoir à nouveau de l'électricité dans la maison de mes parents restée longtemps fermée suite à leur décès et à une succession difficile. Mails...boîte vocale...

Mais il ne faut pas exposer de problèmes privés ici paraît-il, ce que je peux comprendre. Dissertons... Dissertons... Et que l’orchestre continue à jouer.

Vive la France. Un corps mort pour les cormorans.

Aliocha

"Comment ? Ah, je m'en doutais, voyez-vous. Cette étrange affection que je sentais pour vous avait donc du sens. Vous exercez à Paris la belle profession d'avocat ! Je savais bien que nous étions de la même race. Ne sommes-nous pas tous semblables, parlant sans trêve et à personne, confrontés toujours aux mêmes questions bien que nous connaissions d’avance les réponses ? Alors, racontez-moi, je vous prie, ce qui vous est arrivé un soir sur les quais de la Seine et comment vous avez réussi à ne jamais risquer votre vie. Prononcez vous-même les mots qui depuis des années, n'ont cessé de retentir dans mes nuits, et que je dirai enfin par votre bouche : "Ô jeune fille, jette-toi encore dans l'eau pour que j'aie une seconde fois la chance de nous sauver tous les deux !" Une seconde fois, hein, quelle imprudence ! Supposez, cher maître, qu'on nous prenne au mot ? Il faudrait s'exécuter. Brr... ! L'eau est si froide ! Mais rassurons-nous ! Il est trop tard, maintenant, il sera toujours trop tard. Heureusement !"

Les derniers mots du dernier roman achevé de Camus laissent penser qu'il atteignait la vérité romanesque des aveux, après les mensonges de toutes les trahisons. La voiture d'un éditeur, hélas, s'enroula autour d'un arbre.
La vie a comme ça des retards, des manuscrits oubliés qui un jour réapparaissent pour vous rappeler quel goût ça a, la vérité :

"La pire souffrance, plus que tout, même d'être infirme où j'étais pourtant bien comblé, même de la défense misérable où je tenais plus l'air qu'à un fil, l'atroce qui rend l'avenir encore plus aride et coupant que le couperet dans l'aube, c'est qu'on n’aura pas trouvé les deux la forme et le fond, pour donner aux autres la chanson, pour leur rendre avant qu'on crève soi toute cette infection et cette bouse toute divine et bien aimable, le si tendre, le chaud, jusqu'au cœur même et plus près encore du pire moment des choses. Puisque c'est là qu'il est et que j'en ai toujours été bien sûr que l'endroit là est tout musique, et tout je t'aime et tout chansons. C'est l'absolu quoi, si tout près de la misère et si loin des choses de plaisir, je sais bien. Je parle pas des femmes, c'est des fleurs, ça pousse sur n'importe quel fumier, n'importe quel homme."
L-F Céline, Londres.

Alors les hommes, les femmes, voyez-vous, les trahisons ou tromperies ne servent qu'à une chose, nous détourner de ce qui se passe au fond de la vie.

Giuseppe

Pendant que l'on disserte légèrement, allègrement... Camus, des amours, ses amours... Enfin bref la vie, quoi !
Il faut quand même que je vous dise du Ferdinand Destouches dans le texte, la cruauté en moins, l'ubuesque en plus:

https://www.tiktok.com/@alexislerossignol/video/7171117905340353798?_r=1&_t=8Xl0TSFx1Xi&is_from_webapp=v1&item_id=7171117905340353798

L'hôpital c'est du même niveau, en version courte et moins tragique j'ai été confronté à ce type de situation.

J'attends avec impatience Guerre et Londres, je finis Nord après un périple brutal et tortueux de sa vie, de ses emm*rdes. Il a vécu tout court. Il a vécu au fond un nombre incalculable de vies, je n'arrive toujours pas à le cerner, mais il est sûr qu'un BHL à côté est un imposteur de l'écrit, et d'autres encore.

Ferdinand est un génie, il est détestable, pourtant il était éduqué et il avait un vécu, la misère de ses parents, leur souffrance, et sa vie à côté de cette misère qui l'a pris à la gorge sans doute, dont il voulait explorer les recoins... Loin des souliers vernis et des chemises empesées de l'autre minus, anus allais-je dire, en fait Bardamu a tout écrasé sur son passage.

Camus ouvrages d'école, je relève les copies dans 4h.

duvent

J'examine le titre de ce billet qui interroge : « Albert Camus : tromper n'est pas trahir ? »

Et je dois immédiatement annoncer la couleur :

1) Je me tamponne mollement le coquillard de savoir si tromper c'est trahir, ou ne pas trahir…
2) Je me moque éperdument de savoir si trahir c'est tromper, ou ne pas tromper...

Je note que tous les commentaires tournent autour du pot, et quand on tourne autour du pot, il arrive un moment où on ne voit plus clair...

Dès lors, et parce que je suis bonne je m'en vais affranchir les innocents, et éclairer les aveuglés de perversion...

Étant une traîtresse par nature à ce qu'il paraît, Eve m'ayant donné tous les moyens de trahir, je dirais que Camus, non seulement ne trahit personne, mais encore que l'idée de la trahison vient des femmes qu'il a rencontrées, au premier chef sa mère Christ, ensuite sa femme Marie, puis sa maîtresse Madeleine, et c'est bien naturellement que chacun dans sa chaumière s'offusque ou déplore !

De mon côté je dirais que pour un homme il s'en sort plutôt pas mal en matière de tromperies et trahisons. J'admire son agilité et sa performance, quand rien en lui ne le prédispose à une telle ignominie, qui est le domaine de la femme...

Pourquoi ne pas lui accorder une distinction, oui, pourquoi ? Il est conforme aux hommes du sud de la Méditerranée (dixit Tipaza...)...

Moi, je ne suis pas fan de ses yeux, bien qu'ils me semblent plus charmeurs que ceux de l'autre traître-trompeur Sartre, le trompeur-traître…

Il faudrait pour bien faire chercher la causalité, mais enfin, la causalité, c'est peu de chose en comparaison du service trois pièces, que nul ne doit abandonner à son sort ! Non, non et non !
Un service trois pièces digne de ce nom doit servir, oui !

Car qu'est-ce donc, que servir ?

Disons que généralement c'est une action de grâce qui commence par s'intéresser à soi, soi d'abord et toujours, bien grassement, quel que soit le temps, où que ce soit, avec qui que ce soit, et ne pas rechigner à l'ouvrage !

Donc, et désormais, il n'échappe à personne que tromper et trahir, n'est pas une action exclusivement réservée à Eve, qui est une idiote puisqu'elle a oublié de conduire à vive allure son ânesse vers le premier tronc d'olivier venu... Et c'est ici que nous relevons avec affliction que les hommes, grâce à leur clinquants bijoux de famille, peuvent à la fois nuire et se plaindre...

Si cela n'est pas un signe de supériorité, j'en piétinerai sans remords ma couronne de fleurs d'oranger !

Axelle D

@ Tipaza

Ne pas faire la confusion entre se soumettre et s'abandonner ?!

La soumission supposant que le partenaire masculin a l'ascendant sur sa femme et qu'elle est tenue de se plier à sa volonté. L'un étant actif et l'autre passive par nature, devoir et tradition.
Quelle misère que ce pauvre amour bancal et ratatiné du temps de nos aïeules, où ledit "devoir conjugal" leur était rappelé vertement jusque dans le confessional !

Alors que s'abandonner, c'est se livrer totalement et sans réserve, tant du côté de l'homme que de la femme, acte libre et volontaire qui s'échange et se partage.

« S'abandonner, c'est s'atteindre, et atteindre l'autre à la fine pointe où il jouit de votre abandon. C'est une opération magique, hautement mystique... L'abandon de soi, c'est l'infini de la jouissance. »

Mary

Florestan68

Cher Philippe Bilger,

L’admiration ou la passion, associées au plaisir d’exercer sa maîtrise du langage, peuvent au terme d’une jouissive construction intellectuelle, nous faire dériver vers un constat aux antipodes du réel.

Ainsi Causeur, pourtant le magazine du réel par excellence, dans un acharnement pro-corrida qui trahit une certaine fragilité, tente-t-il de nous faire prendre des vessies (le sang qui coule, la jouissance sadique face à la torture d’un animal) pour des lanternes (la lumière, le rituel, la culture, la tradition). Il serait intéressant de demander l’avis de l’intéressé, celui qui subit le martyre.

De la même façon, il faudrait se mettre à la place des intéressées que vous évoquez, délaissées par Camus pour qui elles se sont données corps, esprit et âme. Ont-elles été heureuses d’apprendre que leur bien-aimé s’en allait voir ailleurs ? Se sont-elles senties valorisées en constatant qu’elles n’ont pas vraiment été à la hauteur des attentes d’un Camus cherchant chez une autre son épanouissement ?

Pour elles, tromper ou trahir ont le même goût amer de la femme délaissée pour une autre.

Aimer, c’est d’abord apporter bonheur et sérénité.

Le réel est le seul juge de paix. Le reste n’est que littérature et construction de l’esprit.

Tipaza

La plupart des commentaires ont condamné la déclaration d'amour en forme d'oxymore, "tromper sans trahir".
Aucun, pas même celui de Mary, pourtant à la réplique vive, ne s'est posé la question de l'éventuelle réaction de Camus, si son épouse ou sa maîtresse numéro 1 lui avait fait la même déclaration !

Pour bien comprendre cette déclaration, au-delà de spéculations plus ou moins psychologiques, il faut se souvenir qu'Albert Camus est un Méditerranéen du sud.

Lorsque les fondamentaux sont en jeu, en politique comme en amour le vieux fond culturel jaillit, bouscule l'acquis, pour s'imposer.

Le vrai mâle méditerranéen aime les femmes passionnées, qu'il peut dominer, un peu mais pas trop, pour conserver un rapport amoureux se remettant en cause, tout en se perpétuant, sans que la domination implicite soit remise en cause elle-même.

Ce qui implique que la soumission de la femme ne soit pas totale.
Comme passionnée elle doit réagir, sinon où serait le plaisir de la relation amoureuse qui deviendrait fade. D'où la déclaration provocatrice de 'tromper sans trahir", qui télescope la morale traditionnelle de l'autre rive de la Méditerranée.
Vous suivez ?

Ne me faites pas dire que j'approuve... quoique... non je blague of course .;-)

Axelle D

Allez une petite ballade de Brassens qui donne à réfléchir sur la qualité des amants qui multiplient les conquêtes. Plus souvent le flop que l'extase !

https://youtu.be/61klageOn-4

F68.10

@ Serge HIREL
"Erreur, grossière erreur ! Camus est une victime. Une victime des femmes... [...] séduit à l’insu de son plein gré, obligé malgré lui de satisfaire simultanément trois amantes..."

Mouais. On fait plus victime que cela, quand même.

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@ Achille
"Quand on est un séducteur tant par son physique plutôt avenant que par son intelligence et sa culture, il est inévitable de collectionner les conquêtes féminines. Les femmes aiment les hommes d'exception."

Je n'apprécierais pas qu'une femme m'aime pour cela.

"Alors évidemment on peut toujours se dire que tromper sa femme ce n'est pas la trahir."

Certaines choses sont excusables. D'autres non. La confiance n'est pas un dû. C'est un don. Et cela se construit.

À ma connaissance, rien n'interdit a priori aux cocus et cocues de se faire la malle quand les conditions ne sont plus réunies.

Savonarole

@ genau | 28 novembre 2022 à 17:51

Vous avez lu « Guerre », voyez « Londres », c’est le top de Ferdinand…

xavier b. masset

Pas plus que tremper dans la machination d'un nouveau virus de la peste ne saurait trahir le secret d'un amour caché de laboratoire étranger.
Le sexe est histoire de chimie fine, ou peut-être une histoire de tubes à essai d'hier, je ne sais pas.
Aujourd'hui les amants sont morts.

Serge HIREL

@ Achille | 28 novembre 2022 à 12:51
« À noter que Camus ne "s’empêchait pas beaucoup" si l’on en croit ses aventures amoureuses. »

Erreur, grossière erreur ! Camus est une victime. Une victime des femmes... c’est vous qui le dites : « les femmes aiment les hommes d’exception » (cf votre commentaire du 27 novembre 2022 à 07:16)... Le malheur de Camus, c’est qu’aucun Camus en jupons n’a jamais écrit : « Une femme, ça s’empêche »... Ce qui explique aussi que nos chipies néo-féministes n’aient pas de limites...

Mesdames et Messieurs les jurés (pcc EDM), je plaide donc l’acquittement de ce pauvre hère, forçat de la plume, séduit à l’insu de son plein gré, obligé malgré lui de satisfaire simultanément trois amantes... Bon, il a tout de même eu de la chance de ne pas vivre à notre époque... Imaginez dans quel état il serait s’il devait subir les assauts conjugués de Sandrine, de Marlène, de Danièle, de Clémentine, de Mathilde et de quelques autres égéries de la « déconstruction de l’homme blanc »...

genau

Bien, il ne reste plus qu'à lire tous les livres.
Parler d'amour, comme en parlent certains, ici et ailleurs, permet d'exciter les talents littéraires, la rouerie poétique et le chromatisme envoûtant des souvenirs. On peut aussi entrelarder ces temps forts de références choisies dans l'immense encyclopédie des cas rares, dans le tian des souvenirs qui font bien.
Je viens de terminer "Guerre", avec le plaisir de retrouver cette littérature cabossée où l'amour est sous le boisseau et la passion salopée, dans un français admirablement torturé auquel on reste attaché comme à une vieille maîtresse qu'on aimerait ne pas voir décliner.

Virgile

Les être humains que l’on dit «grands » sont en réalité bien petits. Mais une fois l’auréole mise, difficile d’oser émettre un bémol…

Claude Luçon

"Tromper n'est pas trahir" ? Formule un tantinet hypocrite peut-être ? Il y avait un peu de cela chez Camus !

Achille

@ Serge HIREL | 28 novembre 2022 à 10:06
« Non. Un homme, ça s’empêche » (Camus)... »

À noter que Camus ne "s’empêchait pas beaucoup" si l’on en croit ses aventures amoureuses.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais! 😊

Serge HIREL

@ Achille | 27 novembre 2022 à 07:16
« ...il est inévitable de collectionner les conquêtes féminines. »

« Non. Un homme, ça s’empêche » (Camus)...

Denis Monod-Broca

« Elle semblable à ce que la terre porte de meilleur, et lui tranquillement monstrueux », c’est ainsi que Camus décrit sa mère et Cormery, dans les notes qui suivent "Le Premier homme".
Dans une autre il compare sa mère à l’Idiot de Dostoïevski : « un Mychkine ignorant ».
Dans une autre il dit tout bonnement de sa mère qu’elle est le Christ.
Et Cormery, dans le cours du livre lui-même, à plusieurs reprises, comme en passant, sans que ce soit expliqué, sinon pour la raison qu’il sait la vérité, est décrit en « monstre ».

Elle le Christ, lui un monstre, comment comprendre ? La vérité, n’est-ce pas là l’essentiel du savoir hébraïque et évangélique, est l’innocence des victimes, leur souffrance injustifiée et injustifiable, dépourvue de toute raison.

Sa mère, pauvre, analphabète, presque sourde, veuve très jeune, ayant trimé toute sa vie, n’ayant jamais fait de mal à personne, aimante, ne s’étant jamais plainte, incarne la vérité de la victime, comme le Christ donc, et lui, Camus, lui qui la connaît, la vérité, qui l’a sous les yeux en la personne de sa mère, qui l’a dédaignée, qui a parcouru le monde, connu tous ses plaisirs, rencontré la gloire et la richesse, a donc vécu dans le mensonge en toute connaissance de cause ; cela ne fait-il pas de lui un « monstre » ?

Est-ce que je déforme ? Est-ce que j’exagère ? Est-ce que je projette mes propres obsessions sur mon interprétation ? je ne crois pas. Il faut bien que cette phrase laissée par lui en note, « elle ce qu’il y a de meilleur, lui tranquillement monstrueux », ait un sens. J’en déduis que, tout incroyant qu’il était, et peut-être parce qu’il était incroyant (incroyant au sens de l’Église), Camus avait bien compris le sens véritable, terre à terre et transcendant à la fois, humain, anthropologique, de l’Écriture. Et peut-être est-ce cela qui transparaît en filigrane tout au long de son œuvre ainsi que dans ses prises de position philosophiques et politiques, et qui fait leur force.

Ces notes n’auraient sans doute pas été transcrites telles quelles dans le livre une fois achevé. Elles sont comme un secret de fabrication ainsi révélé…
Notre monde moderne, héritier de la pensée hébraïque et évangélique, réfute son héritage avec la dernière énergie. Cette contradiction est grosse de tous les drames. Elle fait de nous des monstres. Albert Camus fait partie de ceux qui avaient compris cela, je pense, et qui s’efforçaient de le faire comprendre.

Xavier NEBOUT

"Tromper sans trahir"
Il est ainsi démontré qu'il vaut parfois mieux rester couché que gloser sur quelque formule fumeuse pour tenter de justifier ses errements.


Savonarole

« Un homme ça s’empêche »
Cette simple phrase a été l’enfer du baccalauréat pour nos étudiants depuis plus de 50 ans, surtout pour les jeunes générations qui grâce à Wikipédia ont accès aux performances de Lapin Duracell de Camus en matière de galipettes.
Comment commenter une telle sentence quand Monsieur Camus portait son trois pièces en bandoulière ?

Serge HIREL

La seule différence - mais elle est telle que cette comparaison en est incongrue - entre l’historiette à l’eau de rose que raconterait un roman-photo décrivant les amours de deux tourtereaux vivant une passion adultère et « cette histoire sublime et douloureuse » entre Camus et Maria Casarès réside dans la qualité de leurs échanges épistolaires.

Si Camus n’était pas mort en pleine gloire, dans un accident à la James Dean qui a conforté sa légende, tout serait probablement devenu banal, l’écrivain s’apprêtant à quitter son épouse... et à s’installer avec sa maîtresse, voire à l’épouser... sans renoncer à aller voir ailleurs de temps en temps.

Tromperie, trahison... Dans notre langue si riche, il est rare que deux mots soient à ce point synonymes. Du moins pour celui qui les reçoit. Ce n’est que dans la conscience de celui qui les prononce qu’ils peuvent exprimer, l’un, une faute charnelle, l’autre, plus grave, une rupture du lien amoureux. « Je t'ai trompée mais je ne t'ai jamais trahie »... Ce qui, pour la plupart des couples, paraîtrait une justification irrecevable, suffit à rassurer Camus et à apaiser Maria Casarès, probablement parce que leur relation est tellement fusionnelle qu’elle peut supporter l’insupportable.

Mon ambition n’étant pas de remplacer la regrettée Macha Béranger, je n’irai pas plus loin dans ce diagnostic à deux balles, qui ne vaut guère plus ni moins que les conseils que celle-ci distillait suavement à quiconque s’épanchait. D’autant plus que je suis assez intolérant dans le domaine du respect de la vie privée, encore plus quand il s’agit de l’intime, et qu’il m’arrive même de penser qu’elle doit être protégée y compris contre son étalage par celui-là même qui en est l’acteur.

Le sujet du billet n’est pas là, mais il est évident que, si les réseaux sociaux ne débordaient pas de messages et d’infos strictement privés et sans le moindre intérêt, le harcèlement ne trouverait pas matière à se nourrir.

J’en viens donc aux seules questions qui, me semble-t-il, méritent d’être posées :
- Faut-il intégrer ce recueil de lettres publié en 2017 au sein de l’œuvre littéraire et philosophique de Camus ? Certes, elles apportent un éclairage inédit sur l’homme privé, mais peut-être pas sur l’écrivain, même si elles permettent de mieux appréhender le contexte et l’état d’esprit dans lequel il travaillait.

- De tels messages intimes, écrits exclusivement pour l’autre, n’ont-ils pas vocation à le rester, tant leur divulgation ressemble à une effraction commise dans le plus précieux des lieux : l’amour sincère, formidablement fort, entre deux amants ? N’est-ce pas en quelque sorte violer, non leurs secrets d’alcôve, mais la puissance de leur relation ?

- Pour quelles raisons suffisamment impérieuses pour qu’elle prenne cette décision, alors que, depuis des dizaines d’années, elle les possédait et les protégeait de regards étrangers, Catherine Camus, en 2017, a-t-elle livré à ceux-ci les lettres échangées pendant douze ans entre son père et son amante, qu’elle n’avait jamais rencontrée avant la mort de sa mère ?
Rien ne dit qu’elle a été influencée par Anne Pingeot, qui, un an plus tôt, avait publié une large partie de la correspondance entretenue avec François Mitterrand. Rien ne le dit, mais ce rapprochement est troublant tant les amours de ces deux couples adultérins se ressemblent.

L’émission de France 5 est, dans son commentaire, d’une grande délicatesse. Aucun jugement, aucune approbation, aucune réprobation... Un très beau portrait d’un couple hors du commun, de ses élans, de ses tourments, du coup de foudre de 1944 à la mort, esseulée et sobre, de l’amante. Francine, l’épouse aimée et bafouée, est aussi présente... Mais, même si on ne peut qu’applaudir cette ode à deux êtres lumineux, il n’en demeure pas moins que la caméra fouille sans égard une terre qui, à mes yeux, n’appartient qu’à Albert Camus et Maria Casarès.

Isabelle

Extrait de « Noces » de Camus

« Un peu avant midi, nous revenions par les ruines vers un petit café au bord du port. La tête retentissante des cymbales du soleil et des couleurs, quelle fraîche bienvenue que celle de la salle pleine d’ombre, du grand verre de menthe verte et glacée ! Au-dehors, c’est la mer et la route ardente de poussière. Assis devant la table, je tente de saisir entre mes cils battants l’éblouissement multicolore du ciel blanc de chaleur. Le visage mouillé de sueur, mais le corps frais dans la légère toile qui nous habille, nous étalons tous l’heureuse lassitude d’un jour de noces avec le monde.

On mange mal dans ce café, mais il y a beaucoup de fruits – surtout des pêches qu’on mange en y mordant, de sorte que le jus en coule sur le menton. Les dents refermées sur la pêche, j’écoute les grands coups de mon sang monter jusqu’aux oreilles, je regarde de tous mes yeux. Sur la mer, c’est le silence énorme de midi. Tout être beau a l’orgueil naturel de sa beauté et le monde aujourd’hui laisse son orgueil suinter de toutes parts. Devant lui, pourquoi nierais-je la joie de vivre, si je sais ne pas tout renfermer dans la joie de vivre ? Il n’y a pas de honte à être heureux. Mais aujourd’hui l’imbécile est roi, et j’appelle imbécile celui qui a peur de jouir… »

J'aime.

Michel Deluré

Difficile d'admettre qu'en amour tromper ne soit pas trahir. L'amour qui se fonde sur le désir - on n'aime que ce que l'on désire - repose sur un engagement de fidélité. Tromper l'être aimé, c'est donc manquer à ce devoir de fidélité, passer en quelque sorte à l'ennemi, ce qui est trahir.

Sur ce point, Camus nous éclaire peut-être un peu plus sur son propre comportement dans cet extrait du Mythe de Sisyphe : « Ce n'est point par manque d'amour que Don Juan va de femme en femme. Il est ridicule de le représenter comme un illuminé en quête d'amour total. Mais c'est bien parce qu'il les aime avec un égal emportement et à chaque fois avec tout lui-même, qu'il lui faut répéter ce don et cet approfondissement. De là que chacune espère lui apporter ce que personne ne lui a jamais donné. »

Mais peut-on réellement aimer pleinement, « avec un égal emportement », plusieurs femmes en même temps ? Le risque n'est-il pas alors, à vouloir en aimer plusieurs, de n'en aimer véritablement aucune ? Est-ce cela l'amour ?

Mais après tout, « Aimer, cela aussi il faut l'apprendre » comme l'affirmait Nietzsche.

elektra

L’éternelle question: malheureux comme un paranoïaque qui cherche la difficile et restreignante cohérence, ou heureux comme un schizophrène adepte du "en même temps" qui permet de se déplacer à la fois en abscisse et en ordonnée et donc avec un vaste champ des possibles, avec double langage insupportable pour la première catégorie.

En démocratie, beaucoup de personnels politiques madrés, jouant sur tous les tableaux pour donner l'apparence de la séparation des pouvoirs, donc nombre de schizophrènes, qui divisent à l'infini pour régner.

En dictature, pas la peine de sauver les apparences, donc nombre de paranoïaques, ce qui permet aussi de promouvoir la peur comme système.

Chez les artistes, dans le milieu de la culture... c'est plus difficile à décrypter, sans doute l'un des deux systèmes qui renforce le mieux le narcissique avec désir de plaire ou non ?

xavier b. masset

Beau billet d'amour fraternel envoyé à Camus et Casarès.
Certains critiques virent dans son œuvre une protestation anti-romantique, alors que beaucoup de signes et contremarques de ce moment artistique sourdaient dans ses livres.
Les nouvelles valeurs du surréalisme régnaient en maître, même le soi-disant tout-puissant existentialisme sans la ramener subissait la tendance, le monde médiatique donnait des gages, tout était attendu, entendu.
Le mariage bourgeois, devenu cadavre, devait débarrasser le plancher de la société, nous étions encore loin, quoique pas tant que ça, des histoires de campus non-mixtes contre lesquels luttera, et avec quel panache, Amédée Cohn-Bendit en 1968.

Mitterrand, suceur de tout mouvement littéraire ou sociétal en vogue, lécheur de la gloire de chaque écrivain tombé entre ses mains, ne put se retenir de jouer les Aragon sous les cloches de la cathédrale noire d'Arvernis.
Comme le Paysan de Paris, cet adepte de la consumation professionnelle, c'était un amoureux des feux de l'amour, jusqu'à faire rejouer par Guitton les épisodes manqués.
À chacun son répertoire au théâtre, les yeux dans les yeux des petites Elsa de passage.
Pour Sartre et Camus, à l'époque des gueuletons en commun, des échanges amusés sur les "connaissances" perdues, dix de retrouvées, l'amour était la seule révolte qui valut un coup de Prague dans le contrat social, inoffensive petite lame d'un canif laissant sa trace incolore sur le parchemin chanté plus tard par Brassens.

"Le p'tit voyou d'Alger", comme l'appelait Sartre au temps de leur amitié, était un amant, ô disgrâce, qui aimait aussi sa mère et détestait les tueurs d'enfants, nourri au lait du théâtre de Strindberg, un lait que ne tira pas Gisèle Halimi, un lait qui ne fut pas qu'une toile blanche ou un voile lilial pour Yasmina Reza.
Au printemps, Tipasa est habité par les dieux.

Axelle D

Non seulement celui ou celle qui trompe trahit, mais en outre, travestissant ses actes et jouant sur les mots, il ou elle n'a même pas le courage d'assumer ses forfaits et trahisons.
Ou de l'art d'épiloguer et naviguer (en eaux troubles) entre le qualificatif de menteur, trompeur, falsificateur et mythomane pour se justifier. Comme si cela pouvait occulter la réalité et exonérer un authentique tricheur et manipulateur de fautes et errements manifestes.

Et qu'il s'appelle Camus ou non, difficile de reconnaître à un personnage menant une double vie la qualité de courageux, alors qu'il ne s'agit au contraire que d'un personnage falot ayant montré ses limites, nonobstant d'autres qualités "intellectuelles" qui ne sauraient l'exonérer en aucun cas de ses failles sur le plan psychologique, relationnel et humain.

Guillaume SAVARIAU

Mouais... Que penser d'une personne qui affirme "Je t'ai trompée mais je ne t'ai jamais trahie" ? C'est de la complaisance et cela me rappelle le fameux "responsable mais pas coupable". Comme si une formule pouvait exonérer son auteur de ses responsabilités fût-il Albert Camus... C'est un peu facile.

sbriglia

Dans l’album "Camus" paru en supplément de la Pléiade en 1982, album de photos essentiellement, figure en page 144 une extraordinaire photo de Camus et Francine prise à Canastel, près d’Oran, en 1943.

Jamais, ici, un couple n’a dégagé autant de tendresse et d’amour…

Laissons la passion à Maria Casarès…

Tipaza

On a un peu trop réduit Camus à un humanisme de l'absurde et à la révolte contre cet absurde, et son "un homme ça s'empêche" a fini par occulter ce qu'il n'a jamais cessé de proclamer, c'est à dire son attachement à la Grèce antique et sa philosophie humaniste, mais un humanisme qui n'est pas celui de l'absurde.

C'est au contraire un humanisme qui glorifie le soleil, la lumière et le corps. Il a chanté la culture méditerranéenne dans ce qu'elle a de plus beau, la Grèce antique et la Florence de la Renaissance.
Un humanisme s'échappant des contraintes de l'Église catholique et dans lequel il y a un peu du paganisme apollinien ou dionysiaque exaltant le corps.

C'est dans cet extrait que l'on peut, peut-être, le mieux comprendre la différence symbolique qu'il fait entre tromper et trahir.

"Je me souviens du moins d'une grande fille magnifique qui avait dansé tout l'après-midi. Elle portait un collier de jasmin sur sa robe bleue collante, que la sueur mouillait depuis les reins jusqu'aux jambes. Elle riait en dansant et renversait la tête. Quand elle passait près des tables, elle laissait après elle une odeur mêlée de fleurs et de chair. Le soir venu, je ne voyais plus son corps collé contre son danseur, mais sur le ciel tournaient les taches alternées du jasmin blanc et des cheveux noirs, et quand elle rejetait en arrière sa gorge gonflée, j'entendais son rire et voyais le profil de son danseur se pencher soudain. L'idée que je me fais de l'innocence, c'est à des soirs semblables que je la dois. Et ces êtres chargés de violence, j'apprends à ne plus les séparer du ciel où leurs désirs tournoient."
Albert Camus, Noces, L'été à Alger.

On le voit, il célèbre la beauté du corps, la sensualité naturelle qui s'en dégage, et loin du rejet qui est celui que peut faire une Église puritaine, il en déduit l'innocence de la nature au travers de la tentation qu'il ressent.
Paradoxe qu'il assume en acceptant la chair comme naturelle, loin des considérations intellectuelles.

C'est peut-être ce qu'il veut dire en différenciant tromper et trahir.
Non pas que la chair soit faible, mais qu'au contraire elle est si forte qu'on ne peut l'oublier, qu'il faut lui donner son dû, sans que cela entraîne la moindre perversité, donc la moindre trahison.

Patrice Charoulet

"un homme trop beau..."

Bof ! Ce n'était ni Alain Delon, ni George Clooney. Son charme principal était d'être un écrivain prestigieux.

Lodi

"N'y a-t-il pas là, contre la splendide réalité de la fidélité (quand l'autre vous la permet, qu'elle est choisie et non contrainte ni conventionnelle), une apologie facile de l'éparpillement qui laisserait intacte la passion centrale nécessaire, quand les autres appétences seraient contingentes ?" (PB)

Il n'est pas donné à tout le monde d'aimer qui vous aime en une parfaite symbiose. Dans les autres cas, il peut y avoir passion centrale et secondaire, qui à mon avis désavantage plutôt la marge. Qu'on y songe : qui voudrait être traité de secondaire ? D'un autre côté, ne vaut-il pas mieux n'avoir qu'une petite portion de trésor que l’entièreté du bas ou du néant ?

Bref, mais je ne pense pas qu'il y ait forcément un centre et une, voire des, périphérie. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas aimer profondément plusieurs personnes, et en fait, il me semble que plus on a de curiosité pour la vie, pour les êtres, plus on est en quête et à l'écoute du monde, plus on peut être frappé par diverses personnes...

Je ne suis pas optimiste, je ne pense guère de bien des humains, mais en somme, si on en rencontre beaucoup sans a priori et sans trop de peur... voire en partageant leurs passions, il me semble inévitable que des liens d'admiration, d'amitié et d'amour se créent, chemins qui courent de l'un à l'autre pour relier des êtres autrement aliénés les uns aux autres dans la solitude du monde.

Trahir, pour moi, c'est briser un lien avec quelqu'un qui n'a rien fait de mal. Cela peut prendre différentes formes, ne plus le voir car on aurait trouvé mieux, dégage, j'ai un nouvel amour donc tout beau, tout nouveau, toi, tu n'existes plus, et puis, je serais mieux vu qu'un allant d'un amour à l'autre, alors que je vous aime véritablement tous les deux.

Trahir, ce peut être aussi voir un autre, si on sait que la personne aimée croit avoir le droit d'exiger l'exclusivité et qu'on a cédé à cette condition pour l'obtenir.
Car il faut tenir parole. Et en plus ménager les gens, surtout si on les aime, et pas qu'en parole. Ceci dit, mieux vaut éviter les gens aux exigences égoïstes démesurées car on pourrait avoir du mal à les suivre ou s'y astreindre mais en développant du ressentiment à leur égard.

Trahir, tromper, tout cela est donc totalement dépendant de ce qui a été stipulé, ou du moins présumé de chacun envers l'autre, dans une relation... Il faut certes ménager les fragilités de l'autre, mais je pense en somme que si l'autre vous élève ou du moins vous stimule, l'idéal étant que chacun le fasse pour l'autre, on n'est guère tenté de l'abandonner ou de lui adjoindre quelqu'un d'autre. Parce que dans ce cas, l'autre vous est refuge et défi, soit tout ce qu'on peut désirer.

Mais comme le monde est grand, toutefois, personne n'est à l'abri des rencontres. Au fait ! Ce peut aussi être son conjoint qui fasse une ou des rencontres amoureuses ou qui, simplement plus sociable que soi, ne se trouve pas toujours aussi disponible qu'on le révérait. Que dire ? La liberté qu'on peut espérer pour soi, comment la dénier à l'autre ? Et où s’arrêter ? Outre les amours, certains interdiraient bien les amis et la famille à l'être aimé, sans parler de ceux estimant que le conjoint les trompe avec le travail... Alors...

Alors "tromper n'est pas (toujours) trahir."

Achille

Quand on est un séducteur tant par son physique plutôt avenant que par son intelligence et sa culture, il est inévitable de collectionner les conquêtes féminines. Les femmes aiment les hommes d’exception.

Alors évidemment on peut toujours se dire que tromper sa femme ce n’est pas la trahir. Cela donne bonne conscience et à partir du moment où son épouse accepte l’argument, tout se passe bien...

Vamonos

Les relations amoureuses compliquées qu’entretenait M. Camus auraient été plus simples si Mme Camus l’avait suivi dans ses déplacements, surveillé sans relâche et avait partagé le même lit toutes les nuits. Si une femme exige de faire chambre à part, se pare d’excuses innombrables pour ne pas effectuer ce que le droit français appelle la querelle conjugale, alors les pulsions de l’homme l’emmènent vers d’autres conquêtes. Les hormones mâles ne peuvent pas être contenues indéfiniment.

Camus et Mitterrand assumaient comme ils pouvaient leur polygamie. D’autres sont moins combatifs ou chanceux, d’autres encore sont carrément ignobles. Que penser d’un roi du pétrole qui à la descente de son avion privé demande que l’eunuque lui amène la femme numéro 3 de son harem ? Les musulmans ont légalement le droit à une femme et deux maîtresses. Plusieurs « amis » musulmans m’ont expliqué que c’était tout à fait normal puisque l’homme est fidèle à une femme à la fois et que le lendemain il sera fidèle à une autre. J’ai souri à leur éclat de rire mais je n’ai pas souscrit à cette idée, vue de l’esprit.

Claude Luçon

On pense à Edith Piaf en lisant ce billet, sur fond musical de l'Hymne à l'amour !

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