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25 novembre 2022

Commentaires

Xavier NEBOUT

Macron est en somme le contraire de la spiritualité.
Absence totale de sens de l'honneur et de scrupules. Un psychologue y verrait facilement un lien avec le type qui s'est marié avec une mère de substitution.
Mais c'est aussi celui qui nous laissera une dette abyssale à payer par les enfants qu'il n'a pas, et une situation géopolitique catastrophique à la fois dans son antagonisme imbécile avec les Russes qu'on aurait eu intérêt à soutenir dans leurs justes revendications à l'encontre de l'Ukraine
Quel mépris vengeur à l'encontre de nos descendants, dû à son infirmité psychologique tout au moins, à favoriser l'invasion africaine qui grâce à lui, va devenir inéluctable.
Il est l'aboutissement du principe démocratique où la masse des imbéciles élit son démagogue.

Le retour à la civilisation pourrait venir de la DMT qui produit une sortie du corps, une expérience qui remettrait l'humanité sur la voie de la spiritualité.Comme encore dans une partie de l'Afrique et d'Amazonie où l'on a droit à la parole lorsqu'on a eu une telle expérience.
Je précise, à ne surtout pas renouveler, car on n'est pas maître de la situation, et au moment de la mort, là il où il faudrait l'être, il n'y aura pas la dose, ni le clope, d'ailleurs.

Isabelle

« En visite d’Etat pour la seconde fois à Washington, le président français plaidera auprès de Joe Biden pour des exemptions pour les industriels européens pénalisés par une loi américaine, l’Inflation Reduction Act (IRA), qui prévoit des subvention massives au Made in America, notamment dans le secteur de l’automobile électrique. L’Europe peine à organiser la riposte à cette concurrence sous la forme d’un « Buy European Act ».

« Cependant, de nombreuses subventions ne seront versées que pour des produits fabriqués aux Etats-Unis, ce qui va favoriser par exemple les Tesla américaines par rapport aux BMW allemandes électriques et l’acier américain pour des projets de parcs éoliens. »

Ce n’est pas gagné. Nous obéissons toujours et ensuite, nous sommes obligés de quémander des miettes.
Les USA nous bernent depuis tant d’années.
Notre filière nucléaire à la trappe. Merci Hollande et Macron ! On veut produire des voitures électriques sans prévoir assez d’électricité ! C’est fou !

On aimerait que Macron défende enfin le pays France.
Du courage et de la volonté comme le costaud ci-dessous !
Quand un charpenté de 130 kilos fait la circulation, ceux de 60 kilos ne mouftent pas !
Enfin un homme qui ne se laisse pas impressionner par les bobos écolos débiles.

https://twitter.com/vivelaboursee/status/1596491933538738176

Il faudra juste nous expliquer en quoi s’asseoir sur une route en France va dissuader le gouvernement chinois d’ouvrir des centrales à charbon !!

Aliocha

Tatata, Marchenoir n'était pas devant sa télé en 1998, quand Deschamps, notre DD national, répétait l'antienne qu'il n'avait lui non plus sûrement pas inventée: on ne lâche rien.
Black, blanc, beur, Bobby et les poussettes du Trocadéro pourraient se retrouver devant la bande qui, hier encore, a régalé ceux qui ne sont pas encore trop écœurés et risquent de se faire sauter la pompe à pédaler pour ne plus regarder ce qui reste un spectacle exceptionnel.
Une défense qui ne se projette pas trop pour laisser ses solistes s'exprimer, la panthère Mbappé qui retrouve la joie du collectif des premières années, occupant la défense adverse de sa redoutable menace qui permet à l'elfe Dembélé, dit Dembouze dans tous les bons foyers, de régaler de sa malice délicieuse qui casse les reins de la force brutale, pour expédier un ballon qui a la grâce de sa ronde perfection sur la tête du Viking des Préalpes ou du fauve déchaîné.

On n'a peut-être plus trop d'idées en France, mais on sait jouer au foot, et l'allégorie si puissante du jeu qui vaut à ce sport son universelle popularité saura faire taire les grognons.

Marchenoir devrait, s'il regardait les matchs, s'apercevoir qu'avec un peu d'imagination, la grâce qui descend jusqu'aux pieds du jeune ailier à la peau sombre lui paraîtra celle, en ses dogmes déficients, d'un ange blond.
Alors il reconnaîtra que, quelles que soient la race ou la religion, l'humain est fait pour tendre vers la perfection.
Rien n'est plus puissant que cela, et aucun émir cruel ou sinistre potentat ne pourra effacer l'image de l'enfant président qui célébra la joie de la victoire du jeu avant que l'orage n'éclate et retombe en déluge de Benalla, ici c'est la France, que le ballon soit ovale ou bien rond, il n'y a pas plus signifiante analogie que les enfants qui jouent dans la lumière, exercent cet art de la joie collective qui n'a d'autre besoin que de prêter attention aux autres pour obtenir rétribution.
L'apocalypse est là, car la joie est un rien qui célèbre le tout, allez la France, allez les garçons, faites taire les teigneux, on ne lâche rien, la victoire est au bout !

F68.10

@ Vamonos
"C'est également l'attitude de l'athée qui n'a foi qu'en lui-même par réaction aux défauts des autres religions monothéistes sacrificielles."

Ces caricatures de l'athéisme en seraient risibles si elles n'étaient pas assénées répétitivement telles des évidences qu'elles ne sont pourtant pas.

Non. L'athéisme, c'est parce que la croyance en Dieu est fausse. Tout simplement. Vous pouvez vous chercher toutes les psychologisations que vous voulez, si vous n'acceptez pas que certains athées le sont simplement parce qu'ils considèrent que la religion ne tient tout simplement pas debout, vous n'avez alors rien compris à l'athéisme.

Il y a encore d'autres raisons qui, oui, ont à voir avec divers travers religieux ; notamment l'hostilité à la controverse intellectuelle des religions monothéistes.

Vous ne vous faites donc de l'athéisme que des projections mentales à la validité très limitée. Qui illustrent, par contre, qu'il y a quelque chose dont vous essayez de vous convaincre au sujet de l'athéisme. Et les besoins psychologiques qui vous poussent à pratiquer ce genre de projections fallacieuses seraient assez intéressants à analyser.

P.-S. : l'athéisme n'est pas une religion. C'est une position par défaut qui n'est pas religieuse en soi. Le marxisme ou la psychanalyse ou le complotisme sont des religions, et vous pouvez trouver des athées dans ces religions. Mais l'athéisme n'est pas une religion. Certaines positions philosophiques ont des senteurs religieuses chez les athées revendiqués, oui, mais le rationalisme, entre autres, non, n'est pas une religion non plus. Ce niveau de confusion est assez triste à observer.

Giuseppe

"Sans doute vais-je offenser Emmanuel Macron mais il y a dans ses postures prétendues inflexibles quelque chose de François Hollande. Celui-ci était aussi très doué pour les commentaires d'une action qui ne suivait pas mais notre président a l'âme d'un philosophe et son ton se veut plus profond, noble jusqu'à frôler le ridicule avec "ce travail de civilisation" qui est une manière infiniment élégante de renvoyer aux calendes grecques la réussite d'une entreprise impossible à mener." (PB)

Je pense que d'Emmanuel Macron on en a fait un peu le tour, le deuxième mandat est toujours poussif, même si l'Assemblée est divisée, on en aperçoit vite les limites.

Plus le temps passe et plus il me semble que le deuxième mandat est de trop, je ne sais plus qui avait évoqué qu'un mandat de 7 ans suffirait. On serait au moins sûr que le second ne s'essoufflerait pas, et comme l'Europe est toujours sous perfusion, rien de bien concret depuis le temps... Heureusement Volodymyr secoue un peu tous ces endormis de nos vies.

Ceci dit, n'aimant pas le foot au point d'en suivre les matchs des autres, je continue à ranger des livres, longtemps enfouis sous le poids de la négligence, sauf que maintenant j'ai mes rayonnages... Et je découvre une collection de livres de cuisine dont certains ont servi, d'autres non.

Et là je tombe en arrêt sur un livre broché magnifique, pas par la valeur mais par le contenu: "Le grand livre des verrines", toute une histoire, je vous en livre une: "Pêches rôties aux épices sur chantilly"...

Bon, après le coup de tronçonneuse de notre hôte: "...une manière infiniment élégante de renvoyer aux calendes grecques la réussite d'une entreprise impossible à mener", j'ai éprouvé un besoin pressant de vous tenir en haleine... Enfin ceux qui comme moi se passent de foot... "Fruits rouges en gelée de champagne"... C'est ça, à une prochaine fois.

Robert Marchenoir

@ Vamonos | 26 novembre 2022 à 01:39
"C’est également l’attitude de l’athée qui n’a foi qu’en lui-même par réaction aux défauts des autres religions monothéistes sacrificielles. L’orgueil, la vanité et le nombrilisme constituent un triptyque fatal réuni dans la formule apocalyptique du 'on ne lâche rien'."

C'est amusant que vous disiez ça, parce que la formule en question a été inventée par les manifestants de la "Manif pour tous", c'est à dire les opposants au mariage homosexuel, largement composés de catholiques traditionalistes.

Depuis, en effet, le slogan "on ne lâche rien" a été repris par tous les bords politiques. Ce synonyme de "on continuera à manifester tant qu'on veut et on vous emm..." est parfaitement adapté à la mentalité française de sales gosses jamais contents. L'étonnant est qu'il soit venu de la frange catholique conservatrice, pas vraiment habituée à griller des merguez, bloquer des autoroutes et brûler des préfectures.

Julien WEINZAEPFLEN

François Hollande président, c'était l'histoire d'un petit Chose suffisamment doué pour être devenu premier secrétaire de son parti, mais qui de ce poste s'est hissé jusqu'à la présidence de la République, rêvant tout haut de remplacer Nicolas Sarkozy qui déjà n'avait pas l'étoffe présidentielle. Il fanfaronnait: "Je suis le prochain". Et Emmanuel Macron, c'est le prolongement du mandat hollandais avec de la faconde.

François Hollande était l'homme de la synthèse, Emmanuel Macron est l'homme de l'antithèse.
Claude Allègre avait averti que François Hollande ne savait pas trancher là où au contraire, Emmanuel Macron est trop tranchant, mais il ne tranche jamais dans l'intérêt du peuple qu'il gouverne sans l'aimer et du pays qu'il dirige sans le connaître.

Emmanuel Macron, ce sont les bourdes de Ségolène moins le semblant d'empathie qui les rendait plaisantes. Ségolène était soûlante, mais elle était drôle, et elle avait une vraie connexion, justement avec les problèmes de violence. Je crois qu'elle aurait inspiré du respect aux jeunes de banlieue qu'elle entendait traiter non comme un maire, mais comme leur mère.

Emmanuel Macron, c'est donc Ségolène et François. Et Arnaud Montebourg de fustiger en son temps le fait que le parti socialiste était monopolisé par un problème de couple. Il dure depuis quinze ans.
François Hollande nous a collé son "ennemi, la finance", il nous a collé Macron parce qu'il ne savait pas le discipliner. Et François Hollande n'était pas Lionel Jospin qui s'est révélé, à l'usage, bien supérieur au premier secrétaire assez sectaire du parti socialiste qu'il était au début des années 1980. Il fut un ministre de l'Education nationale honorable et un très bon Premier ministre.

Exilé

« ...ce fléau de la violence qui est partout, touche de manière scandaleuse des personnalités qui ont été élues par leurs concitoyens et constitue aujourd'hui, contre tous les usages républicains, une déplorable manière de communiquer. » (PB)

Et si justement c'étaient ces «usages républicains» qui, ayant atteint leurs limites depuis plusieurs années, étaient la cause de cette violence en bloquant toute communication sérieuse sur les sujets importants ?

Et puis, dans quelle mesure les maires, partie visible par leur proximité d'un régime qui ne cesse d'étendre ses tentacules sur les Français par une fiscalité spoliatrice, un enchevêtrement de lois et de règlements illisibles, absurdes et inhumains ainsi que par une justice se prononçant à la tête du client, ne sont-ils pas de ce fait considérés comme les «collabos» d'un système oppressif que les élections successives ne permettent en rien de contrôler et de corriger sur le fond ?

Exilé

@ Lucile | 25 novembre 2022 à 13:22
«  Je propose que tous les soirs le ministre de l'Économie flanqué de quelques acolytes vienne nous donner le chiffre de la dette (elle s'accroît minute par minute), le chiffre du commerce extérieur, le chiffre des immigrants entrés clandestinement, le chiffre des meurtres, le chiffre des remises de peine pour manque de place, le chiffre des dépenses de l'État, le chiffre des impôts et leur répartition. »

Adopté !

Isabelle

Pendant que Macron se promène de par le monde, la France livrée à elle-même !

Le 28 octobre, vers 5h du matin, une femme a été victime d’un viol aggravé de violences, à Lille, a appris CNews de source policière. Une semaine plus tard, le 5 novembre, une autre femme était à nouveau victime d’un viol dans la même rue, sur le même créneau horaire.

« A ce stade, l’incapacité de l’État à protéger les citoyens ne peut être que volontaire : une auto-paralysie afin d’empêcher tout sursaut et de livrer les Français à la prédation des barbares. » A. Marq

https://twitter.com/AurelienMarq/status/1596478359688843265

Guerre civile à Mayotte mais où est le Président ?

Aux States pour plusieurs jours, il peaufine son ou ses futurs postes à l'international. Il parle d'ailleurs plus souvent anglais que français.

La France, pff... sans intérêt ?!

Robert

Votre phrase de conclusion, Monsieur Bilger, est d'une logique imparable après les dénonciations si exactes contenues dans ce billet dont je retiens deux phrases :
« est-il bien honnête de multiplier les "nous ne céderons rien", et très vigoureusement le 23 au soir devant des maires, quand il sait à quel point la digue a cédé, sous ses mandats, depuis longtemps(...)
Faut-il admettre que dans le partage des tâches entre le président et le gouvernement, il s'agisse moins d'une logique constitutionnelle que d'un apaisement psychologique, le premier parlant et le second tentant de se débrouiller avec le réel, le premier rêvant et le second se chargeant de l'inutile, des affres de la France ? »

Effectivement, le quinquennat a perverti l'ordre constitutionnel en accentuant le caractère présidentialiste (bien moins que "présidentiel") de la fonction de chef de l’État qu'occupe monsieur Macron qui n'a d'ailleurs de cesse de détruire ce qui faisait la force de l’État dont la destruction des "Corps" est la parfaite illustration. Une seule idée, dite progressiste mais en réalité d'une ultralibéralisme libertaire : détruire ce qui a fait la France au profit d'un assemblage d'individus qu'on prive de la conscience d'appartenir à un même Peuple. Ce en quoi il fait le jeu de LFI.
Au fond, celui qui nous jouait Bonaparte lors de sa première investiture en réalité détruit les choix de Bonaparte d'organisation de l’État qui ont traversé les siècles. "Tabula rasa" !

Monsieur Macron est l'héritier de cette caste de politiciens, de droite comme de gauche, qui ne sait, face à un problème quelconque, que mettre des millions ou milliards d'euros ou créer une loi sans effectivité, le pire étant depuis trois décennies au moins étant cette propension à systématiquement modifier la Constitution. Ce en quoi ces apprentis-sorciers oublient le conseil prudent de Montesquieu : « Il ne faut toucher à la Constitution qu’avec une main tremblante ». Quand en sus on pense à la volonté d'inscrire l'IVG dans la Constitution, on en arrive à se poser la question de savoir si le Législateur et les institutions chargées de dire le droit constitutionnel ont encore une culture juridique de base !

Ce billet rejoint en quelque sorte le précédent billet "Pas mieux avant, pire maintenant !" pour lequel mon commentaire fustigeait l'institutionnalisation du mensonge d’État que pratique sans discontinuer monsieur Macron : déclarations d'apparence, réalité politique à l'opposé. Ce qui rejoint le titre fort juste du présent billet.

Michel Deluré

La grandiloquence ne suffit pas à faire une politique si elle ne se concrétise pas dans les actes qui, seuls, sont de nature à changer le cours des choses. Sans l'action, elle n'est alors que l'alléchant emballage qui trompe le citoyen et tente de le faire patienter en lui donnant le sentiment que le pouvoir a conscience des problèmes auxquels le pays est confronté et qu'il agit pour y apporter des solutions.

Mais avec l'expérience, le citoyen ne se laisse plus aussi facilement appâter par cet artifice, surtout lorsque l'emphase du verbe n'est guère en adéquation avec le concret, la simplicité souvent et l'efficacité des solutions que ce même citoyen attend.

Combien de « nous ne céderons pas » avons-nous déjà entendus et qui n'ont été hélas que promesses non tenues ?

glw

@ Celtapiou | 25 novembre 2022 à 21:52

En fait, au départ du "nous sommes en guerre", il avait opté pour le port du tee-shirt vert kaki du genre "guerrier baroudeur" qui laisse apparaître les biceps. Mais malheureusement, il a dû y renoncer. Un conseiller McKinsey, spécialiste du relooking, lui a fait savoir que c'était déjà pris.

Exilé

@ Patrice Charoulet | 25 novembre 2022 à 09:06
« Désormais, quand on avance des raisons morales, on vous objecte l'emploi de "la moraline". Et vous voilà disqualifié. »

Mais de quelle morale s'agit-il ?
De celle bricolée par M. Mitterrand et consorts à des fins de basse politique pour contrer la candidature de M. Chirac en l'ayant accusé d'être un suppôt d'une extrême droite fantasmée alors qu'eux n'auraient su que représenter le Bien et la Vertu ?

Louis

Euuuh ! Pas beaucoup de femmes sur la photo, qu'en pense Sandrine Rousseau ?

Achille

L’exercice du pouvoir est difficile. De Gaulle lui aussi, malgré sa stature de commandeur a connu d’incessants reproches de son opposition dans les années soixante.
Celle de gauche d’abord avec Georges Marchais qui faisait le régal des journalistes par ses réparties fulgurantes, François Mitterrand le florentin et son programme commun qui lui a permis d’accéder au pouvoir en éliminant tous ses adversaires y compris les communistes qui n’ont obtenu que des strapontins quand il était au pouvoir.
N’oublions pas Jean-Marie Le Pen à l’autre bout de l’échiquier politique, qui rassemblait les nostalgiques de l’Algérie française.

Rien n’a vraiment changé aujourd’hui, si ce n’est que ceux qui critiquaient le Général se revendiquent désormais de sa pensée, enfin surtout à droite, bien sûr. La gauche préférant se référer à Jean Jaurès.
Ben oui, quand on n’a pas vraiment d’idées pour diriger le pays le mieux est encore de ressortir les références du passé. Avec du vieux on fait du neuf.
Sauf que les temps ont changé et que ce qui était valable voici quelques décennies ne l’est plus à notre époque.

Emmanuel Macron n’a certes pas le parcours prestigieux du Général, mais il connaît les mêmes critiques éculées d’une opposition en mal d’inspiration et que se cherche désespérément un leader aussi bien du côté de la Nupes que de LR. C’est plutôt pathétique !

Aliocha

Macron aura tenté de faire cheminer les contraires sur une route commune.
Il est en échec.
Allez savoir, si Aymeric Caron réussit à interdire la corrida, il pourra partager avec Jérôme les fruits new-age de son refus du judéo-chrétien, à l'un les oreilles du président, à l'autre la queue !
Vive les vacances, plus de présidence, les Français au feu, Macron au milieu !

Vamonos

Pas sûr d’avoir tout compris à ce billet de M. Bilger, je vais tout de même tenter un commentaire sur le sujet. En même temps du contraire devient une notion très compliquée pour ma logique de booléen mâtiné de philosophie de comptoir.

M. Macron préconise de ne suivre aucune règle quand il s’adresse à des étudiants étrangers. Ce choix est répétitif, il préfère les grands principes et les formules percutantes.

Face à une situation donnée, pour laquelle l’application de la règle peut s’avérer dommageable voire bloquante, il peut s’avérer intéressant et constructif de se référer aux principes sur lesquels s’articulent les règles parfois trop contraignantes.

Examinons donc ces principes, les transgresse-t-il aussi ?

Les grands principes du Droit français :

- la loi est la même pour tous
- nul n’est censé ignorer la loi après 18 ans
- nul ne peut être mis en cause par un acte dont il n’est ni l’auteur ni le complice
- nul ne peut être mis en cause pour un comportement qui ne porte tort qu’à lui-même
- toute infraction entraîne une sanction et une réparation
- un mineur d’âge est sujet de droit mais pas encore citoyen
- pour une même infraction, un mineur d’âge est moins lourdement sanctionné qu’un majeur
- nul ne peut se faire justice à lui-même
- nul ne peut être juge et partie
- le citoyen obéit à la loi parce qu’ainsi, il la fait avec les autres citoyens
- l’interdit de la violence ne se discute pas démocratiquement ; c’est lui qui permet la discussion démocratique
- l’usage de la force n’est légitime que dans deux cas (l’urgence c’est-à-dire la légitime défense ou l’assistance à personne en danger) et après épuisement de tous les autres moyens du droit.

Vu de ma fenêtre, il me semble qu’il transgresse allègrement les principes pour les mêmes raisons impérieuses qui détournent ses moyens d’action des règles votées, éprouvées et efficaces.

Par conséquent, M. Macron possède ses propres stratégies qu’il érige au-dessus des règles et même des principes. Cette attitude présente des similitudes avec celle de M. Lionel Jospin qui était profondément trotskiste mais le cachait honteusement. C’est également l’attitude de l’athée qui n’a foi qu’en lui-même par réaction aux défauts des autres religions monothéistes sacrificielles. L’orgueil, la vanité et le nombrilisme constituent un triptyque fatal réuni dans la formule apocalyptique du « on ne lâche rien ».

La vraie vie est ailleurs, il s’agit d’être meilleur qu’hier et moins bon que demain, cela passe par une porosité des échanges avec les autres et un investissement affectif collectif.

Celtapiou

La petite chemise blanche devient la marque d’un Président « tournant sur lui-même à la recherche de petits plaisirs qui suffisent à son âme », selon la formule fameuse de Tocqueville…

Je l’épargnerai en ne rajoutant pas « mesquins » aux petits plaisirs… le terme il est vrai convient aussi à François Hollande et à son nouveau compère Sarkozy !
La France coule et le capitaine fait semblant de la gouverner !

Serge HIREL

« Il y a chez Emmanuel Macron un hiatus insupportable entre le verbe et le réel... » (PB)

Ce constat, que je partage, m’a remis à l’esprit une très ancienne conversation avec un ami journaliste, critique de cinéma dans un titre réputé. « Tu sais, m’a-t-il dit, le cinéma français produit pas mal de navets... Mais je ne suis pas là pour démolir notre 7ème art, ni pour en dégoûter mes lecteurs. Je peux ignorer certains de ces navets, n’en rien dire, mais, parce que d’autres ont les moyens d’une campagne de com’ dans mon titre, ce n’est pas possible... Alors, au lieu d’en faire une critique qui les éreinte, je me contente de résumer le scénario... Mes lecteurs habituels ne sont pas dupes... ».

Toute ressemblance entre le pas de côté de mon ami pour éviter une analyse acerbe qui, pourtant, serait exacte et l’habitude du président de raconter, constater, décrire la situation du pays plus que de concentrer son propos sur sa politique, ses actions et ses résultats serait bien sûr totalement fortuite... et inadmissible.

Jérôme

EM est un menteur pathologique. Il ne supporte pas la contradiction, ne peut avoir tort, en rien, doit avoir réponse à tout, quand bien même celle-ci est stupide. C'est l'archétype du judéo-chrétien new wave.
Je suis beau (c'est très discutable le concernant), je suis supérieurement intelligent (un mot de trop), je suis une bête de sexe (attention au col du fémur), je suis connu (incontestable)...
Une fois terminé son mandat, il a tout ce qu'il faut pour se lancer en tant qu'influenceur.ceuse. Il pourra même essayer le crop top, la perruque et les bottines.
Il est ridicule et ne s'en rend pas compte. Il n'y a plus que quelques vieillards type Bergé pour le trouver savoureux.

Exilé

Mon petit doigt me dit que ces maires ont été soigneusement sélectionnés dans ce cheptel pour leur échine souple à souhait, les moutons noirs susceptibles de poser les bonnes questions - celles qui dérangent - au lieu de celles préparées par les conseillers chargés de la mise en scène de ce spectacle ayant été probablement priés de rester sur leurs terres.

Au fait, combien cette resucée de l'inutile Grand Blabla va-t-elle encore nous coûter pour rien de concret au final ?
Qu'en pense le FMI, qui se penche actuellement sur les dépenses somptuaires de la Macronie ?

Serge HIREL

Cette tirade théâtrale sur la violence n’est qu’une petite partie des propos, naturellement d’apparence consensuelle, prononcés par le président devant ses mille invités triés sur le volet parmi les dix mille maires participant au congrès de l’AMF. S’il les avait tenus en clôture de celui-ci, après la lecture d’une motion finale particulièrement ferme vis-à-vis du pouvoir central - Laignel se délectait en la lisant -, il n’aurait probablement pas obtenu que les applaudissements polis qui l’ont satisfait en son palais... Bon petit soldat, la Première ministre est allée au feu en son nom, avec quelques maigres cartouches de petit calibre... et a pris grand soin de rester dans son rôle de technocrate pour ne pas subir une bronca...

« Nous ne céderons rien », a-t-il dit... Quel autre discours aurait-il pu oser ? Même si, « au contraire », il n’est plus un jour où un crime, des agressions, des centaines d’incivilités ne démontrent qu’il ne s’agit que de « paroles verbales », dont le seul objectif est d’enfumer, de masquer la réalité. Il faut ne pas oublier que, jamais, le président n’a recadré le garde des Sceaux et ses propos indécents sur « le sentiment d’insécurité »...

L’excuser en partie parce qu’« on » ne lui dirait pas la vérité, toute la vérité sur l’état du pays, est un argument irrecevable. D’abord parce qu’aujourd’hui, les sources d’information sont tellement diversifiées que rien n’échappe à qui veut savoir. Ensuite parce que EM potasse ses dossiers au détail près et est doté d’une mémoire et d’un esprit de synthèse hors du commun, ce qui lui permet d’être très réactif. Le bât blesse essentiellement en raison de sa personnalité « révolutionnaire » et de ses penchants « philosophiques » marqués par une adhésion, « en même temps », au « progressisme » de son mentor Paul Ricoeur et au conservatisme arrogant des milieux financiers, devenus maîtres de l’économie.

Le reste de sa causerie élyséenne, mi-préparée mi-spontanée (voir le texte sur le site de la présidence : https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2022/11/23/reception-des-maires-de-france-au-palais-de-lelysee), est du même acabit que le paragraphe sur la violence. EM a caressé les maires, fait part de son immense respect pour eux... Mais eux se souviennent de la rigueur du contrôle de l’administration centrale pendant la pandémie, du recul de leur liberté en matière de recettes fiscales et, plus généralement, de la surveillance de leurs actes en toutes circonstances. Il ne suffit pas de rappeler aux édiles et aux « petits » maires qu’ils disposent de la « compétence générale »... Encore faut-il leur donner les moyens de l’exercer, tant en instituant une décentralisation réelle qu’en ne restreignant pas, de l’autre main, les budgets qu’ils gèrent.

Un œil exercé remarquera aussi que, très long sur certains sujets, le président a été extrêmement bref sur ces deux derniers dossiers, pourtant centraux parmi les attentes et les revendications des élus locaux. Il a par ailleurs fait preuve d’une amnésie inquiétante : pas un mot sur l’immigration, encore moins sur son idée de répartir les « chances pour la France » sur tout le territoire et d’en doter la moindre commune... bien sûr par souci d’égalité.
Bref Macron « a macroné »... Quand il s’adresse aux Français, directement ou via leurs élus, que sait-il faire d’autre que « macroner », c’est-à-dire observer, constater, décrire, complaindre, discourir, imaginer, échafauder, réfléchir, faire rêver et, finalement, quelques coups de menton plus loin, observer à nouveau, constater, décrire, complaindre... Cercle vertueux pour ses partisans, vicieux pour les autres. En tout cas, faute d’une volonté d’en sortir, de passer à l’action, de retrousser les manches de sa chemise immaculée, ne permettant pas de retrouver une France radieuse et redevenue fière d’elle avant 2027... « P*tain ! 5 ans ! », résume Atlantico.

hameau dans les nuages

"Tout et son contraire en même temps"

Mais il n'y a pas que lui, hélas. C'est la signature du Macronisme.
Monsieur Braun alors qu'il était médecin au CHU de Metz demandait que l'on réintègre le personnel non vacciné. Une fois devenu ministre il soutient le contraire.
Et l'on apprend par la bande vidéo de l'Assemblée nationale qu'il n'est pas encore vacciné car ayant eu le Covid en juin 2021 mais qu'il va le faire promis-juré début décembre...

Comme dit Jean Lassalle: "Si vous saviez..."

Séquence nostalgie: https://www.youtube.com/watch?v=_ifJapuqYiU&ab_channel=Pascal

Florestan68

Cher Philippe Bilger,

Un mot à propos de votre dernière contribution sur TikTok, concernant la belle écriture qui sert la France.

La France, oui, est en déclin, car on écrit aujourd’hui comme on parle, c’est-à-dire vite et mal : la ponctuation est devenue problématique, la pensée squelettique et le vocabulaire basique.

Il faut relire un François Mauriac, ami de de Gaulle, pour retrouver une langue riche et belle, et pour réapprendre l’usage du point-virgule, aujourd’hui disparu car trop subtil pour notre époque binaire : il ne reste plus qu’un café-théâtre à ce nom.

La pensée réduite à quia, c’est aussi ce sabir de potache que l’on entend partout, notamment à la Star’Ac (t’es trop : j’te kiffe grave de ouf !) que les adultes s’approprient pour faire jeune.

C’est enfin ce langage vulgaire qui s’impose un peu partout, comme ces « Enfoirés » pourtant au service des Restos du Cœur.

Ce blog en tout cas, de par la qualité de votre langue et de celle des contributeurs, reste un lieu où la langue et la pensée (cela va de pair) sont mises à l’honneur. Et c’est tout à votre honneur.

Exilé

« Il lui suffirait pour s'informer de suivre le parcours pathétique des tweets de Gérald Darmanin et ses réponses récentes aux questions à l'Assemblée nationale où il abuse de la moraline pour dissimuler les échecs et même les scandales. » (PB)

L'historien et sociologue Marcel Gauchet, qui avait animé avec Pierre Nora la revue Le Débat et qui a constaté depuis 1980 la difficulté croissante de parvenir à débattre sereinement de certains thèmes, jusqu'à en arriver à partir des années 90 à une quasi-impossibilité, nous explique, entre autres causes, que désormais les arguments factuels ont été remplacés par des interdits et des tabous à caractère moral (ou prétendu tel), débouchant parfois sur un évitement d'affronter la réalité.

Par exemple, alors qu'un débat sur l'immigration illégale devrait normalement s'articuler autour des intérêts de la France, toute discussion sérieuse est de nos jours bloquée sous de fallacieux prétextes «moraux»:

https://video.lefigaro.fr/figaro/video/immigration-un-tabou-francais-suivez-en-direct-le-club-le-figaro-idees-1/

Giuseppe

"En tout cas je ne me laisserais plus prendre aux charmes intellectuels du "en même temps". Je suis guéri : le poison du "au contraire" est trop violent pour que je continue à m'illusionner." (PB)

Les manches à air ont leurs limites, il faut du vent pour indiquer la direction.
Alors que pendant ma partie de manivelles je pensais au plus important que ces messes où l'onction bénite endort la réflexion, et flatte ceux qui assistent à ces baptêmes.

Pour ouvrir aujourd'hui les fenêtres:

"Il est peu de grandes âmes à la tête des armées pour les enivrer, leur inspirer l'amour de la gloire, l'orgueil national, et le respect de la discipline qui fait vaincre." (Saint-Just).

En ce moment je suis en cannes, alors pendant que je pédale j'ai entendu que les Allemands et la France étaient en froid.
La particularité de notre pays est que nous avons la bombe atomique et que nous fabriquons notre propre défense échantillonnaire, nous avons du très bon, mais très, très peu. Juste pour se rendre compte:

https://www.oryxspioenkop.com/2022/02/attack-on-europe-documenting-equipment.html

Les Allemands ont choisi, bouclier américain et israélien, pour le reste que du matos US.
Pour vendre nos matériels il faut la puissance capable de servir de parapluie, celle de la protection sans limites, et 800 milliards de dollars tous les ans à mettre au pot de la défense, ça jette un froid sur les velléités d'indépendance.

C'est juste impossible, et 67 000 000 d'habitants c'est nada, que pouic, le blabla convenu de Macron est lustré, polissé, éduqué, mais obsolète, il ne trompe personne, c'est de bon aloi, mais pour survivre au-delà de 72 h il faut du lourd.

Les Ukrainiennes des plateaux TV n'omettent jamais de nous remercier, mais dès qu'elles le peuvent, relancent pour du qui va "encore plus loin"... 18 Caesar c'est bien, mais pour gagner c'est plutôt juste à moins de multiplier par 100 - j'exagère à peine.
Ambitieux ils veulent du 300 km, ils ne sont pas manches non plus, et ils apprennent plutôt vite.

https://www.rtl.fr/actu/international/guerre-en-ukraine-que-sont-les-lance-roquettes-americains-himars-livres-a-kiev-7900159622

L'Allemagne a tourné sa page funeste, elle est en pénitence à vie, alors elle a choisi son camp, participer mais avec les plus solides et mettre au pot pour elle.
Elle sait que notre pays a un fond rance pétainiste, le vote de l'équipe Le Pen, Mariani et les autres, leur fait peur:

https://www.lejdd.fr/Politique/Mariani-Assad-est-un-interlocuteur-incontournable-778947

Ils nous vendraient à la découpe ces lascars, pour quelques roubles ils nous vendraient au poids. Comment peut-on voter pour ces politiques qui sont les appâts d'un système qui les cajole, et qui nous ferait mourir.

Nous ne pesons rien dans notre coin, l'Europe c'est bien pour faire des chèques, pour le reste l'OTAN c'est quand même mieux. La Suède et la Finlande l'ont bien compris, Zelensky en rêve.

Nous sommes un pays pour fournir des minorités - il existe une clientèle - qui se battent contre des minorités, en Inde ils achètent les Rafale mais c'est juste pour enquiquiner les USA, en nous baladant un peu quand même, ils nous serrent bien le kiki sans état d'âme.

Tant mieux aussi, certains ont du pognon parmi les minorités, et leurs comptes suffisamment garnis pour échanger avec du pétrole qui est aussi de l'argent, en argot moderne.

Bon, j'ai aéré les pièces, en refermant les fenêtres je pense au seul match de foot que j'ai pu intercepter par intermittence, qui ne fait que conforter ma détestation de ce sport... Les discussions interminables, les revendications pesantes, parfois brutales et systématiques envers l'arbitre. C'est inadmissible, pénible à supporter.
Le sport de la contestation pourrie par excellence, insupportable. Donc je continue de pédaler.

caroff

Il était plus que prévisible qu'après cinq années de Macron dont les réformes "d'un autre monde" allaient bouleverser la France, alors qu'elles tiennent sur un ticket de métro (sic FOG), les prémices de son nouveau quinquennat tiendraient toutes leurs promesses.

Peut-être notre président est-il doué pour la comédie et le verbe qui ne se fait pas chair, sans compter ses exploits de banquier, mais pas du tout pour exercer un métier bien exigeant qui nécessite bien plus que des talents de "danseur de claquettes"...
Je me souviens d'une conversation entre amis, bien avant la présidentielle, tous me disaient qu'une victoire (à l'époque possible) de Zemmour ou Le Pen conduirait au chaos. J'avais répliqué qu'un deuxième quinquennat mènerait à un autre chaos.

Nous y voilà grâce aux votes des retraités pétochards CSP+ et des actifs qui ont la chance de pouvoir contourner, pour eux et leur progéniture, les affres du "vivre ensemble" !

Florestan68

Cher Philippe Bilger,

Emmanuel Macron ne peut désormais que se noyer dans les mots pour lutter contre les conséquences de l’immigrationnisme et du wokisme dont il est le chantre.
Ce faisant, il est le premier à entretenir et favoriser une situation qu’il déplore.

Heureusement que nous avons un Zemmour pour dire clairement que les violences faites aux maires (tout comme celles faites aux enseignants, soignants, policiers, pompiers, chauffeurs de bus…) sont le fait quasi-exclusif de l’immigration. Tous les autres observateurs et politiques diluent leur propos dans un anonyme et déresponsabilisant ensauvagement de la société. En cette journée particulière, il serait intéressant d’en savoir plus sur l’origine ethnique des violences faites aux femmes.

Ce « travail de civilisation » aurait dû commencer par l’éradication d’une corrida sublimant la bête immonde qui sommeille en nous. Mais là encore, EM s’en tire par un lamentable et insupportable « en même temps ».

Vous illusionner, concluez-vous. Je crains que ce ne soit le cas, mais concernant votre soutien à Retailleau (Twitter). Il est évident que Ciotti joue au Balladur avec Wauquiez (qui, tout comme Retailleau et Lisnard, a perdu une occasion unique de se faire connaître du grand public en refusant l’obstacle de la présidentielle). Élu, il sera le seul à promouvoir l’union de la droite, indispensable pour l’emporter. On voit mal Retailleau briser le satané cordon sanitaire.

Lucile

"Il y a chez Emmanuel Macron un hiatus insupportable entre le verbe et le réel" (PB)

Sans doute, mais la seule manière de ne pas se laisser embrouiller, à mon avis, est de se dégager de sa rhétorique et de sonner l'alarme. C'est peine perdue que d'entrer dans le jeu de la discussion. Comme je vois les choses, rien ne sert d'analyser ses discours ou d'éplucher ses savantes formules.

Si lassant que ce soit, il faut lui mettre et lui remettre les chiffres sous le nez, ils témoignent suffisamment du désastre, et ils sont indiscutables (balance commerciale, dette, imposition, immigration illégale, résultats scolaires, délinquance, santé, justice). De plus, l'exercice est loin d'être répétitif : il y a du changement car les déficits empirent tous les jours. Non seulement nous sommes ruinés, et à long terme car couverts de dettes, mais nous ne faisons rien pour en sortir, ouvertement dépensiers et paresseux que nous sommes - soyons juste, certains d'entre nous. Et le premier à montrer l'exemple est l'État, avec son gouvernement et ses services publics.

Pendant la première vague de Covid, une sommité venait solennellement dénombrer le nombre des trépassés à la télé tous les soirs. Je propose que tous les soirs le ministre de l'économie flanqué de quelques acolytes vienne nous donner le chiffre de la dette (elle s'accroît minute par minute), le chiffre du commerce extérieur, le chiffre des immigrants entrés clandestinement, le chiffre des meurtres, le chiffre des remises de peine pour manque de place, le chiffre des dépenses de l'État, le chiffre des impôts et leur répartition.

Il est trop tard pour accuser E. M. Il est sûr qu'il prête à la critique, et que depuis 5 ans qu'il est au pouvoir, sans compter son temps de passage au gouvernement sous F. Hollande, il a une responsabilité dans notre déclin, mais il n'a fait que le faire progresser ; la dégringolade a commencé bien avant lui ; sa progression a trouvé son rythme de croisière avec les mensonges, les dépenses et les tripatouillages de François Mitterrand. Mais maintenant, face au désastre, cherchons plutôt les remèdes. Et puisque c'est Emmanuel Macron qui est au pouvoir, qu'il fasse quelque chose plutôt que des discours. Pour "le travail de civilisation" (??? !!), on verra plus tard, quand on sera sortis de la zone rouge.

xavier b. masset

Depuis qu'il reprit à son compte le rappel, constamment battu sur la forge de sa campagne présidentielle, fait par Éric Zemmour selon lequel "l'Histoire est tragique", Emmanuel Macron pour ne pas montrer qu'il demeure, face au réel, dans l'expectative, malaxe les concepts les plus vaporeux en effet, jusqu'à fabriquer un bouclier de cet alliage mou tombé du ciel comme pour lui.

Il regarde passer ce retour de l'Histoire telle une balle politique perdue, la seule en mouvement dans le salon d'un monde diplomatique gelé, au cœur d'une espèce d'hypnose qu'il prend pour une rigoureuse faculté mentale et musculaire à réévaluer le célèbre "bullet time" du film Matrix.
Tous les dirigeants espèrent qu'elle ne se dirige pas vers eux, ne pas se la prendre, ne pas la mordre, même symboliquement, reste pour chacun le nœud de l'affaire.

L'inversion - qui n'en est pas vraiment une, "plus ça change, etc." - de la devise en béton cellulaire personnificatrice de notre président, qu'on peut lire dans votre conclusion, fait tout de suite venir à l'esprit le fameux "pharmakon" de l'ex-époux de madame Agacinski, grand Socrate français du jeu de logos de la déconstruction.

"Au temps, pour moi-même", "En même contraire", deux types d'une même vague thérapie, un concours de mots, de longues plages d'euphémismes de circonstances qui butent sur les rochers de litotes de hasard.
Président d'ordonnance à lettre morte, les faux remèdes ne le guérissent pas de l'addiction aux placebos.
Il ne dote pas la France, ni nucléairement, ni militairement, pas suffisamment pour changer le jeu.
La France contre les reboots, l'antiphrase incarnée.

Tout cela au milieu d'un décor qui supprime les possibilités de découverte d'un quelconque acte philosophique qui entraînerait une vraie cadence avec lui.

Un Ἐμμανουήλ interdit, de plâtre, marbré de frais, dont le démon intérieur ne vient jamais passer une tête dehors, un Monte-Cristo perpétuellement au chaud à Brégançon, le poussiéreux squelette de monsieur l'abbé Faria faisant des tours et des tours au large sur son Jet-Ski, en vain.

Tipaza

"Il y a chez Emmanuel Macron un hiatus insupportable entre le verbe et le réel" (PB)

Bien d'accord avec vous.
En adoptant le langage populaire on peut dire qu'il se paye de mots, dont il ignore parfois le sens !
Il se comporte dans ces moments comme un acteur débitant un texte écrit par un autre et dont la signification profonde lui échappe.

Grossier contresens quand il parle de "travail de civilisation".

Il y a eu des civilisations violentes par nature, par exemple en Amérique du Sud, l'aztèque, l'inca, et autres.
Dans toutes civilisations, même non violente par nature, il y a des périodes de violence naturelle, pour la survie ou l'expansion.

Il fallait dire "un travail de civilité", c'est à dire un travail de politesse et de relation humaine, doublé d'"un travail de civisme" consistant à s'intégrer pacifiquement dans la société telle qu'elle fonctionne, ou devrait fonctionner.

Il ne suffit pas de se vêtir de son costume de scène, la chemise blanche, qu'il nous sort à chaque réunion pour être distingué sur les photos, pour nous impressionner.

Il faudrait que son texte soit plus élaboré, mieux pensé, et surtout suivi d'action le transformant en réalité.
L'insécurité est majoritairement due à une immigration délirante dont il semble ouvertement partisan.

En bon adepte du "au contraire", ses actes contredisent des paroles qu'ils ne maîtrise pas.

Isabelle

Macron est depuis longtemps sous l’influence des puissances financières et de leurs réseaux. Rappelez-vous qu’il avait osé déclarer un patrimoine de 600 000 euros après avoir passé cinq ans chez Rothschild et Cie. Rien de républicain chez cet homme.

À noter que le PNF n’a pas voulu interférer pendant les élections, comme il l’avait fait dans une certaine affaire Fillon. Étonnant, non !

Nouvelles du monde comme il va :
Chine : face au roi dollar, le yuan poursuit sa longue marche vers l'internationalisation.

Les Américains sont infiniment plus préoccupés par ce sujet que par le conflit en Ukraine. Il deviendra obsessionnel le jour où le yuan s’imposera dans le marché commun asiatique (RCEP), le plus important au monde (19 % du PIB mondial).

À force d'être adepte du "en même temps" et du "au contraire", Macron est adepte du vide sidéral et la sauvagerie prend toute la place.

Nous avons souffert de trop d'État (hitlérisme, stalinisme).
À présent, nous souffrons de l'absence d'État.
La sauvagerie dans les deux cas finit par occuper tout l'espace :

- Gare de Hyères : deux clandestins interpellés pour avoir volé, menacé au couteau et agressé des voyageurs ; l’un d’eux avait interdiction de reparaître en France.

- Arrivé en France en 2020, il postait des contenus pro-djihadistes sur Instagram : un clandestin tchétchène avec « une longue barbe type salafiste » condamné à un an de prison ferme pour apologie du terrorisme, etc. etc. etc.

« Zéro frontière », un sommet pour la jeunesse européenne soutenu et financé par le Parlement européen : « Il est brutal de fermer l’accès à une vie meilleure à des milliers de migrants »

La France sous le joug du diktat européen. On voit les résultats chaque jour !

Denis Monod-Broca

Nous traversons une, ou des, crise(s) majeure(s). Qui en doute ?
Parler de crise de civilisation ne me semble pas excessif.
L'ambition de Macron de mener "un travail de civilisation" est maladroite mais mérite réflexion.
Elle est maladroite parce qu'il ne s'agit pas d'un "travail" et parce qu'une telle ambition dépasse les forces d'un homme, quel qu'il soit.
Mais elle mérite réflexion. Qu'est-ce que la civilisation ? Elle est, ou au moins elle repose sur, la primauté donnée à la parole sur la force, afin que la raison du plus fort ne soit pas la meilleure. Elle est la traduction politique du savoir biblique.
Je me dis que Macron n'est pas loin de penser cela mais, la Bible étant, dans notre République laïque qui a oublié que la laïcité nous vient en droite ligne de la Bible, un ouvrage tabou, interdit, il ne peut pas y faire référence.
Autrement dit, Macron entrouvre une porte qui aussitôt se referme.

Patrice Charoulet

Désormais, quand on avance des raisons morales, on vous objecte l'emploi de "la moraline". Et vous voilà disqualifié.

sylvain

Je le trouve très intéressant notre Macronibus, vouloir inscrire dans la Constitution l’IVG qui n’est qu’un crime contre l’humanité avec les dérives démoniaques hallucinantes commerciales et mafieuses inévitables qui vont s’ensuivre, fallait oser !

Alors pourquoi ne pas supprimer aussi cette OQTF qui fait gondoler de rire la terre entière et inscrire dans cette même poubelle détritus constitutionnelle une ORTF :

Obligation de Rester sur le Territoire Français.

Ainsi tout le monde y trouverait son compte : les migrants en premier, police et justice au ralenti, les drouâââ de l’homme, les assocs gauchistes, les ONG mafias, les Nupes, les macroniens, les musulmans et les islamistes, surtout notre cher Iquioussen qu’on n’arrive plus à déplier de rire depuis la claque magistrale qu’il a infligée à notre charlot Darmanul.

Et pour nos filières de drogue qui n’arrêtent pas de ridiculiser nos police et justice, pourquoi pas une ODTF ?

Obligation de Dealer sur le Territoire Français.

Et pour le violeur de Cochin aux trois OQTF, une OVTF ?

Obligation de Violer sur le Territoire Français ?

Y en a plein d’autres mais ça ira pour aujourd’hui, faut pas trop secouer le Sénat, Larcher prépare les festins de Noël.

Achille

« Je ne parlerais pas d'arrogance car je le crois sincère quand il développe avec brio des banalités » (PB)

Joli tacle d’une perfidie consommée.
Mais en quoi le présent président se distingue-t-il de ses prédécesseurs ?
- De François Hollande qui cumulait les petites phrases du genre « Il n'y a rien de plus terrible pour un soldat déjà anonyme que de mourir inconnu », que Charline Vanhoenacker n’aurait pas désavouée.
- Ou encore Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur qui avait lancé aux habitants d’un quartier sensible « On va nettoyer au Kärcher la cité des 4000 ».

Ceci étant il est plus facile d’ironiser sur les difficultés que rencontre le président que de s’étendre sur les turpitudes de sa famille politique, en l’occurrence LR.
Éric Ciotti et son "Penelopegate" ou encore
les chausse-trapes des rivaux de Bruno Retailleau.
Bonne ambiance à LR. Vous devriez nous en parler un peu plus dans vos billets, vous qui, à l'évidence, roulez pour Bruno Retailleau. :)

Claude Luçon

"Sans doute vais-je offenser Emmanuel Macron mais..." (PB)

Mais, Philippe... vous ne faites que cela dans chaque billet où vous parlez de Macron :)
Le comparer à François Hollande remet en esprit une citation récente célèbre dédiée à Emmanuel Macron :
"Pas mieux avant, pire maintenant !"

Marc Ghinsberg

Je suis ni pour, ni contre, bien au contraire.

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