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07 mai 2024

Commentaires

Axelle D

@ Marcel P | 12 mai 2024 à 15:28

Il me semble que Valéry n'a jamais caché ses origines russes.
À cet égard, il mérite d'être entendu au même titre (sinon davantage) qu'une personne ayant glané ses informations sur divers réseaux sociaux plus ou moins objectifs.
Quant à moi j'ajouterai qu'il a en outre le mérite d'avoir choisi de vivre en France, de parfaitement maîtriser notre langue et d'en bien connaître les arcanes et les subtilités, ce qui est loin d'être le cas de certains intervenants parmi les plus virulents de ce blog qui se permettent en outre de le vilipender sans vergogne et de le renvoyer à un marxisme primaire auquel il est manifestement totalement étranger.

caroff

@ Marcel P 15h28
"Vous n'avez pas copié-collé la description de Sonia Mabrouk de Wikipédia mais la rubrique « critiques »."

À la huitième ligne de la présentation de Sonia Mabrouk par l'annexe de la poubelle Wiki:

"Sur le plan politique, Sonia Mabrouk est située sur une ligne de droite conservatrice voire d'extrême droite."

"Et sinon, vous pensez que n'est pas une militante communiste stalinienne, du coup ? Posez-lui la question."

Qu'est-ce que ça a à voir avec la choucroute et surtout avec le billet de Philippe ?

Marcel P

@ Valéry
« Eh oui, Wikipédia a remplacé votre cerveau. Bonne continuation. »

Le cerveau sert à traiter de l'information. Vous, vous refusez son traitement, son analyse. Evidemment, pas de manière neutre et générale, mais parce que vous ne voulez pas examiner et discuter cette information.

Je préfère largement Wikipédia a priori, qui cite ses sources, à une militante communiste non-repentante, qui a soutenu une dictature bolchevique toute sa vie, en niant notamment le génocide des Ukrainiens sous Staline.
Et je préfère largement Wikipédia a priori à vous-même, puisque vous n'êtes même pas assez honnête pour donner une description lucide de vos sources, en omettant de préciser ces éléments qui sont évidemment très significatifs.

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@ caroff

Si vous tenez à voler au secours de l'agent d'influence moscovite, faites ça bien - ou mieux. Vous n'avez pas copié-collé la description de Sonia Mabrouk de Wikipédia mais la rubrique « critiques ».
Pour être une source d'information digne, il aurait fallu que cet article taise des critiques qui sont effectivement formulées ? N'est-ce pas de l'information de savoir qu'elle est attaquée par toute la clique Vernet-Cespedes ? Bien sûr que si. C'est ce qu'on attend d'une encyclopédie.

Et sinon, vous pensez que Annie Lacroix-Riz n'est pas une militante communiste stalinienne, du coup ? Posez-lui la question.

Les commentaires de ce blog sont quand même à mourir de rire. On oscille entre ultra-droite tendance GUD et militantisme pro-bolchevique. Mais c'est vrai que si on affine, ce grand écart s'explique pas le soutien au régime de Moscou quel qu'il soit, ce qui implique la haine des USA et d'Israël.

caroff

@ Valéry (@ Marcel P)
"Eh oui, Wikipédia a remplacé votre cerveau. Bonne continuation."

Wikipédia est devenu une déchetterie.
Exemple concernant la journaliste Sonia Mabrouk:

"Selon le chercheur en littérature Johan Faerber, les livres de Mabrouk « réactivent trois valeurs d'extrême droite : l'appel au bon sens intuitif contre l'intellectualisme, la notion de sacré et l'appel à la reconquête du sentiment nationaliste contre le déclin civilisationnel ». L'intéressée dément être d'extrême droite.

Dans une étude consacrée à la notion de doxa, le sociologue Samuel Vernet analyse un extrait d'une émission animée par Sonia Mabrouk sur la chaîne CNews en 2018-2019 sur la question de la limitation des libertés publiques, pendant le mouvement des Gilets jaunes. Dans cette émission, Vincent Cespedes déclare : « Moi je comprends la violence, enfin c’est… », puis se fait interrompre par Sonia Mabrouk, s'attirant l'hostilité de la journaliste et des cinq autres invités présents. Vernet identifie la doxa sous-jacente aux réactions : « Ici, la prémisse doxique (supposément partagée par tout le monde) est que la violence est inacceptable, au point même que tenter d’y trouver une explication semble immoral. » Les réactions adoptent un ton indigné et consistent notamment en injonctions au silence. Vernet conclut : « Dans cette séquence, on identifie clairement une manière de “bien penser” (plutôt que de “bien dire”), c’est-à-dire une orthodoxie. Face à elle, le philosophe, isolé, brise les codes de cette orthodoxie. Les réactions indignées et la virulence du front commun contre Vincent Cespedes tendent à le présenter comme un être radical ; il est inaudible, et même disqualifié, hors du champ d’une discussion possible : ce qu’il dit n’est simplement pas dicible. »

Joan Faerber, enseignant, ne fait pas mystère de ses engagements à l'extrême gauche, lui qui voit des nazis partout (40 % des Français) et Vincent Cespedes est de la même église puisqu'il défend Guillaume Meurice et... Nahel.
Dans une déchetterie on peut récupérer des trucs, pas sur Wiki !

Valéry

@ Marcel P
"Elle est présentée comme historienne et militante politique française"

Eh oui, Wikipédia a remplacé votre cerveau. Bonne continuation.

Patrice Charoulet

"Depuis plusieurs mois, une campagne d’une intensité grandissante accuse Israël de génocide dans la bande de Gaza. Sur les campus des Universités américaines et dans les écoles dites de “sciences politiques” françaises, on entend l’accusation scandée à l’envi en même temps que, par un paradoxe singulier, une carte est brandie d’un futur État palestinien du Jourdain à la mer qui condamne de facto l’État hébreu à la disparition. Ce mouvement où fraternisent militants d’extrême gauche et islamistes dans une nouvelle Sainte alliance rouge-verte, n’a rien de nouveau, ni de véritablement surprenant. Depuis des années, il occupe une partie de l’espace public où il laisse libre cours à des discours qu’on imaginait ne jamais entendre. L’une de ses manifestations les plus spectaculaires et les plus odieuses s’est produite dès le lendemain du grand pogrom planifié du 7 octobre perpétré en Israël par les Einsatzgruppen du Hamas, quand des voix sortant de ses rangs comme des mauvais génies se sont élevées pour contester le caractère terroriste des crimes commis et les travestir en actes de résistance armée. Nul ne doit se méprendre sur la logique de cette rhétorique qui transforme les victimes d’hier en bourreaux d’aujourd’hui et efface les crimes réels du passé par les crimes imaginaires du présent. Nul ne peut ne pas entendre dans les harangues des procureurs d’estrade et autres tribuns de fête foraine qui œuvrent à cette manipulation le chant funèbre d’un nouvel antisémitisme dissimulé derrière l’antisionisme. Nul ne peut ignorer, et surtout négliger, la gravité de cette propagande qui met en grand danger les Juifs du monde entier sous couvert de leur soutien réel ou supposé à Israël et répand en France et sur le monde la pire des maladies de l’esprit.

Qualifier de génocide l’opération militaire menée par l’armée israélienne constitue une véritable aberration
Le droit constitue l’un des terrains de prédilection de cette campagne comme le démontrent les actions judiciaires menées çà et là dont la procédure incroyable engagée le 29 décembre 2023 devant la Cour pénale internationale par l’Afrique du Sud contre l’Etat d’Israël sous l’incrimination de la violation de la Convention contre le génocide. On connaît le sort réservé par la Cour à cette action, bien qu’on puisse redouter que l’ambiguïté de la décision rendue encourage de nouvelles initiatives du même genre qui chercheront à pendre Israël au sommet de la pyramide criminelle où siègent les grands crimes de masse comme des monstres noirs assemblés.

Qualifier de génocide l’opération militaire menée par l’armée israélienne contre le Hamas à Gaza ne relève pas seulement de la manipulation politique, elle ne témoigne pas seulement d’amalgames scandaleux, elle ne répond pas seulement à une stratégie qu’on soupçonne téléguidée de l’étranger, mais elle constitue encore une véritable aberration.

Le génocide est la quintessence, le summum, l’expression accomplie, de l’inhumanité. Rien ne vient au-dessus, rien ne le supplante, rien ne l’égale. Il est le crime des crimes. Les tragédies qui portent sa couronne d’épines sont les plus monstrueuses. Elles défient l’entendement et laissent sur le corps meurtri et l’âme déchirée des peuples qu’elles frappent une blessure à jamais béante.

Par-delà leur singularité, ces tragédies ont un même sens, elles procèdent d’une même logique, elles obéissent à un même principe et appartiennent à une même catégorie. “Le crime de génocide”, écrit le juriste juif polonais Raphaël Lemkin qui en a forgé le concept et l’a utilisé dans son livre Axis Rule in Occupied Europe paru en 1944, implique un large éventail d’actions, (…) subordonnées à l’intention criminelle de détruire ou d’invalider définitivement un groupe humain”, où “les actes sont dirigés contre des groupes, comme tels, et où des individus sont choisis pour être détruits seulement parce qu’ils appartiennent à ces groupes”. Le génocide est un crime d’essence, un crime ontologique, qui vise les victimes en tant qu’elles sont ce qu’elles sont et appartiennent à un groupe national, ethnique, racial ou religieux qu’il s’agit d’éradiquer en tant que tel. Le génocide exige d’établir une intention avérée de détruire, d’anéantir, de supprimer. Tous les textes sur le génocide depuis le livre fondateur de Lemkin, qu’il s’agisse de la Résolution de 1946 de l’Assemblée générale des Nations Unies, de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, des Statuts des Tribunaux internationaux ad hoc pour l’ex-Yougoslavie (1993) et le Rwanda (1994), de la Cour pénale internationale (1998) et de nombre de législations nationales dont la française (1994), contiennent la même idée, tournent autour de la même notion.

Les 1.500.000 Arméniens massacrés en 1915 et 1916 en Turquie, le furent délibérément comme tels. Les 5 à 6.000.000 de Juifs exterminés entre 1940 et 1945 en Europe, le furent délibérément comme tels. Les 800.000 Tutsis décimés d’avril à juillet 1994 au Rwanda le furent délibérément comme tels. Chaque fois, les massacres des peuples victimes n’avaient d’autre but que leur éradication. Chaque fois, c’est leur être-même qui scella leur effroyable destin.

Rien de ce qui se passe dans la bande de Gaza ne s’apparente à ces crimes abominables
Rien de ce qui se passe dans la bande de Gaza ne s’apparente à ces crimes abominables. Rien qui ressemble à un génocide au sens où ce terme doit être entendu. L’armée israélienne n’est pas entrée dans Gaza dans le but d’exterminer la population palestinienne, mais pour traquer et éliminer les terroristes du Hamas et libérer les otages capturés lors de leur expédition sanglante du 7 octobre qui, elle, en revanche n’avait d’autre objectif, d’autre but, que de massacrer des Israéliens. Gaza n’est pas le ghetto de Varsovie comme l’a déclaré imprudemment un responsable politique français avant de se rétracter devant l’énormité de son propos. Les camps palestiniens ne sont ni de concentration, ni d’extermination, mais de réfugiés où tente de s’organiser une aide humanitaire qui ne connaît d’obstacles que les combats entre Tsahal et le Hamas. Les bombardements de l’aviation israélienne ne visent pas les civils, même si certains en sont des victimes collatérales inévitables dans une proportion jamais établie avec exactitude. Ces bombardements précédés d’avertissements à la population pour lui en épargner les conséquences, ne participent pas plus d’un génocide que ceux des alliés sur les villes allemandes pendant la deuxième guerre mondiale.

En un mot, l’armée israélienne ne mène pas à Gaza une entreprise délibérée, planifiée, d’anéantissement des Palestiniens. On peut penser ce qu’on veut de la situation à Gaza, on peut déplorer la situation où se trouvent les populations, mais on ne peut pas en dire ce qui n’est pas.

Le but des accusations des activistes pro palestiniens contre Israël n’est pas seulement de dédouaner le Hamas de ses crimes sur le mode du tu quoque (toi aussi) lancé à la face des Alliés par les grands criminels nazis dans une monstrueuse logique d’équivalence. Il est de dépouiller les Juifs de leurs manteaux d’abominables souffrances, de les priver de leur histoire à jamais tragique et d’ouvrir grandes les portes de leur future persécution.

Comment imaginer laisser faire ?

Comment se taire ?"

Michel Laval
Avocat à la Cour

https://www.lepoint.fr/debats/israel-comment-se-taire-face-aux-accusations-de-genocide-imaginaire-10-05-2024-2559837_2.php

Marcel P

@ Valéry
"Très courte intervention de Annie Lacroix-Riz, qui résume assez bien l'état actuel de l'information et de l’éducation. "

Je ne la connaissais pas celle-là. Elle serait donc l'incarnation d'un journalisme qui "n'existe plus en France, ayant été remplacé par un défilé de laquais apeurés bien rentrés dans le rang". Dit dans la bouche d'un moscovite qui nous annonce que lui "a des informations que vous, et beaucoup d'autres ici et là, n'avez pas, ou que vous ne voulez ni voir ni avoir", ça fait sourire : puisqu'il suffit de lire le moscovite moyen, qu'il soit chercheur ou journaliste, pour qu'il explique que l'idée même qu'un moscovite puisse ne pas être un agent de son État est une imposture.
Le journalisme indépendant, c'est un concept étranger au régime de Moscou, qu'il soit celui des tsars, du soviet suprême ou actuel.

Alors qui est donc cette Annie Lacroix-Riz ? Elle est présentée comme historienne et militante politique française. Ça commence fort. "Ses publications, tant sur la période 1939-1945 que sur le régime stalinien en URSS, ont entraîné diverses polémiques". Sans trop de surprises, "également connue pour son engagement politique, elle est membre du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), mouvement se réclamant du marxisme-léninisme".

Le sujet ukrainien l'a déjà intéressée, qualifiant l'holodomor de « sérieuse disette conduisant à un strict renforcement du rationnement ».
Enfin, dans un film aux côtés de Thierry Meyssan et Dieudonné, elle annonçait en 2005 "le déclenchement de la guerre contre la Russie par les puissances occidentales dans un délai de deux à trois ans".

C'est du sérieux. Voilà encore un témoin de grande qualité, insoupçonné d'être à côté de la plaque et vendu à une puissance étrangère.

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 08 mai 2024 à 15:05
"Il existe des poutino-lécheurs qui ont quelque connaissance de leur sujet : feu Hélène Carrère d’Encausse, Vladimir Fédorovksi… Caroline Galactéros, non : dès qu’elle ouvre la bouche sur la Russie (ou sur autre chose), l’évidence se manifeste en quelques dizaines de secondes : elle est nulle. Elle est bête à manger du foin. Elle raconte absolument n’importe quoi, camouflant son ignorance radicale derrière un verbiage prétentieux (« le Kairos à l’envers »).
Je passe sur les fautes d’orthographe et de français qui émaillent ses différents blogs et sites, tous plus étiques les uns que les autres."

Quand on dit qu'Antoine Dupont est sans conteste le meilleur joueur du monde, dans le même sport quand les joueurs sont nuls on les qualifie de "pipes". Quand on écoute Galactéros, vous avez raison, elle c'est vraiment une pipe.

Je mets dans le même sac les Pierre Lellouche, Guaino et d'autres, des capitulards qui me font honte, qui font honte au pays et qui feraient honte à une grande partie de ma famille.

Achille

@ Serge HIREL | 10 mai 2024 à 14:01
« Marine joue la carte du cœur, de l’empathie, de l’ascendant... »

Quand c’est un peu trop appuyé, on appelle ça du populisme.
Mais je veux bien vous accorder que Valérie Hayer est "une technocrate pur jus, qui avale chiffres et statistiques sans y ajouter une touche d’humain" comme vous dites. VH, un peu comme Valérie Pécresse est une femme de dossiers. Dès qu’on la met sur une tribune ou en face d’un opposant, même pas très brillant comme Jordan Bardella, c’est la cata.

Personnellement j’attends le débat qui opposera Jordan Bardella à Gabriel Attal le 23 mai prochain. Je pense qu’il va y avoir du spectacle ! 😊

Serge HIREL

@ Achille | 08 mai 2024 à 20:53
« Lors de son duel avec Valérie Hayer, Jordan Bardella a emprunté plusieurs expressions qu’Emmanuel Macron avait utilisées à l’encontre de Marine Le Pen. »

Le dénommé Barthès, qui, lui, a plutôt l’esprit de contradiction, à défaut d’avoir de l’esprit, a découvert que Bardella avait utilisé l’expression « l’esprit de finesse » pendant la raclée télévisée qu’il a infligée à Hayer et lui reproche d’avoir ainsi plagié le Prince qui, de sa suffisance, l’avait adressée, voici sept ans, sous forme de sarcasme, à Marine Le Pen. « Vous n’avez pas l’esprit de finesse », ont-ils dit l’un et l’autre à leurs interlocutrices.
Rendons à César ce qui lui appartient et à Blaise Pascal ce que Macron et Bardella lui ont emprunté. À remarquer cependant que notre mathématicien-philosophe oppose l’esprit de finesse, celui qui, selon son propos, se construit sur les sentiments humains, à l’esprit de géométrie, qui se nourrit de la froide raison.

À cette aune, on s’aperçoit que Macron s’est trompé. Marine joue la carte du cœur, de l’empathie, de l’ascendant... et son « esprit de finesse » ne conçoit pas la décision politique comme le résultat des seules lectures de rapports d’énarques. Bardella, lui, a vu juste. Hayer est une technocrate pur jus, qui avale chiffres et statistiques sans y ajouter une touche d’humain. Une pure « bruxelloise »... un bel exemple d’« esprit de géométrie ».

Quant au président, lui qui, de temps à autre, au gré de ses pérégrinations, donne l’illusion de posséder l’esprit de finesse - ses prestations au Tourmalet et, le lendemain, à Marseille sont des modèles de son savoir-faire en ce domaine -, son « esprit de géométrie » est particulier... Il pratique avec un talent certain une discipline rare : la « géométrie variable », qu’il appelle le « en même temps ».

Même Pascal, pourtant maître incontesté de l’étude des âmes, aurait eu des difficultés à expliquer le parcours sinueux qu’il impose à ses ouailles... et aurait dû admettre que la raison, dans son cas, est parfois impénétrable. Tout comme les sentiments chez d’autres.

Valéry

@ Robert Marchenoir
"C’est aussi idiot que le commentateur de blog qui vous dit qu’il a raison sur la Russie, puisqu’il parle russe et qu’il a touché la Russie de ses pieds."

Je n'utilise jamais comme argument "avoir raison" car, on le sait, une vérité peut avoir deux ou plusieurs faces, conséquences de l'interprétation qu'on lui confère. Interprétation conditionnée à son tour par les informations qu'on a.

Voilà pourquoi je mettais en lumière le fait d’être russe, de parler la langue et de connaître le pays : j'ai des informations que vous, et beaucoup d'autres ici et là, n'avez pas, ou que vous ne voulez ni voir ni avoir.

De plus, les experts de plateau dont vous louez avec tant de mansuétude la prescience, se sont trompés sur tous les points, sans exception. Alors que Régis Le Sommier, Jacques Baud, Annie Lacroix-Riz et Caroline Galactéros - comme bien d'autres pointures à l'international, John Mearsheimer, Jeffrey Sachs - ont tapé dans le mille.

Mais, comme le journalisme n'existe plus en France, ayant été remplacé par un défilé de laquais apeurés bien rentrés dans le rang, on ne risque pas les entendre, de crainte que le château de cartes ne s’effiloche rapidement.

Petit sourire pour votre commentaire suivant, où vous demandez l’incarcération de Caroline Galactéros alors que sa rémunération par le Kremlin reste à démontrer, bonne chance. On se rappelle de votre cantique ronflant à Navalny, qui, LUI, était grassement rémunéré par les proxies de la CIA (National Endowment for Democracy - NED, reconnu sur leur site), pour justement provoquer le désordre en Russie. L'hypocrisie de fond en comble.

En somme, vous êtes bien plus stalinien que les soviets à l’époque.

Très courte intervention de Annie Lacroix-Riz, qui résume assez bien l'état actuel de l'information et de l’éducation.

https://www.youtube.com/shorts/92ZjpxOq6DU

Serge HIREL

@ Achille | 09 mai 2024 à 07:56
« Peut-être retrouverez-vous [Shlag] dans l’émission de Pascal Praud. »

Si Pascal Praud, tombé sur la tête, accordait quelques instants de l’antenne de CNews à cet individu, je n’aurais qu’un geste totalement gratuit à faire : zapper... même si notre hôte était sur le plateau. La liberté d’expression est sacrée, mais nul n’est tenu d’écouter des âneries.

Quant à la présence d’une gauchiste patentée sur une antenne privée dont la ligne éditoriale est qualifiée « de droite », elle est en quelque sorte imposée par la loi, qui exige le pluralisme politique dans chacune des sociétés audiovisuelles... alors que chaque titre de la presse écrite est libre d’accueillir ou de refuser qui il veut dans ses colonnes.

Certes, il serait fastidieux d’entendre toujours le même son de cloche sur une antenne, certes le débat nourrit la démocratie, mais les médias devraient être tous logés à la même enseigne : bénéficier d’une totale liberté éditoriale... Aucune entrave, sauf l’interdiction de diffuser des propos punis par la loi. Seul le service public, devrait, en raison de son statut particulier, être représentatif de toutes les opinions... Ce qui est loin d’être le cas.

Pour ma part, je vais plus loin que cela. Dans un paysage médiatique aussi complet au plan éditorial que le nôtre, l’audiovisuel public n’a pas de raison d’être. Hormis le Journal Officiel, il n’y a pas de presse écrite publique, que je sache... Ne devraient être maintenues que les antennes publiques qui assurent un service que le privé ne fournit pas.

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@ Robert Marchenoir | 08 mai 2024 à 21:35
« Il faut lire de près [mes] deux articles pour mesurer toute la profondeur de [la] perversité [de] Caroline Galactéros. »

Dans votre précédent commentaire, vous frisiez la paranoïa... Cette fois, vous êtes tombé dans la marmite... à moins qu’il ne s’agisse que d’une fixette sur cette pauvre pro-poutinienne qui, compte tenu de son aura quelque peu restreinte, ne mérite pas un tel traitement de choc.

sylvain

La crasse politique, en quelques mots se situe à Marseille, califat arabo-africain. Retenez bien les mots hallucinants du calife du Marseillistan l'impayable Ali Benoît Payan : « Marseille est l’avenir du pays » !

En effet : fusillades, criminalité record, trafics narcos mondiaux, saleté épouvantable, épidémies, police et justice mafieuses, municipalité complice des racailles, c'est bien ça l’avenir de la France sur tout le territoire, un Mayotte puissance dix mille.

Bien vu mais c'est un gauchislamiste qui a proféré cette horreur à inscrire d'urgence sur le fronton du pavillon de Breteuil au rayon du connaisse chronique ; donc dans son cas, ce sera interprété comme langage officiel propagandiste macronien, de la peinture pour camoufler la façade pourrie.

Imaginons qu'un Zemmour ou autre SStrêmeuh drouaaate eurent la même idée que Payan, aussitôt déchaînement islamogauchomerdiatique, propos détournés à charge, qualifiés de tendancieux caricaturaux stigmatisants racistes xénophobes islamophobes.

Xi qui marche en canard laqué suite à aigreurs d'estomac, a eu raison de fuir notre pays de cinglés avinés enrobés de gras et de se rendre dans une vraie nation comme la Hongrie de Orban, bien gérée, disciplinée, patriote, protégée de l'invasion islamiste et des sectes LGBT.

stephane

C'est toujours intéressant de lire que chez France Inter et autres médias, les intervenants sont payés par nos impôts.
Quelqu'un pour rappeler les recettes de l'impôt sur le Revenu, IRPP et la dette du pays.
C'est donc bien pire, la France emprunte pour payer ces parasites.

Achille

@ Serge HIREL | 08 mai 2024 à 20:22
"Et je paie des impôts pour que ce crétin puisse se croire drôle ! Quant au « fun »..."

Rassurez-vous, vous n’en payerez plus vu qu’il a démissionné de France Inter. Mais qui sait, peut-être le retrouverez-vous dans l’émission de Pascal Praud. Il aime encore bien inviter un gars de gauche pour s'en servir de punching-ball.

Vous noterez que Françoise Degois a bien quitté France Inter, radio ô combien de gauche, pour Sud Radio qui est franchement à droite. Alors tout est possible dans les médias, simple question de cachet… 😊

Robert Marchenoir

J’ai oublié de donner le lien de la dernière tribune de la série État d’esprit, Esprit d’État de Caroline Galactéros dans Le Point, le 26 avril 2018, avant qu’elle ne soit supprimée. Intitulée Iran, Syrie, Ukraine… et si Paris jouait gagnant, c’est elle qui déplorait la jalousie supposée d’Israël à l’égard de la « modernité sociale » de l’Iran, et proposait, pour la énième fois, le modèle gaullo-communiste de soutien aux dictatures anti-américaines comme ineffable formule magique susceptible de révéler, enfin, l’introuvable « puissônce de la Frônce dans le monde ».

On trouvera, ici, la totalité des chroniques signées par la dame à la rubrique État d’esprit, Esprit d’État.

Je signale, en particulier, une hallucinante tribune en deux parties, intitulée Les démocraties européennes ont la hantise du chef, qui consiste, pour couper court au verbiage confus qui la caractérise, à faire l’éloge des dictatures et à en réclamer une pour la France.

Il faut lire de près ces deux articles pour mesurer toute la profondeur de leur perversité. Caroline Galactéros, « colonel dans la réserve opérationnelle des Armées », est évidemment trop lâche pour dire tout de go : c’est une bonne vieille dictature qu’il faut à la France (et plutôt communiste, d’ailleurs), pour les raisons A, B et C.

Ce message est copieusement enfoui sous des tonnes d’amalgames, de projections, de ratiocinations, de contradictions, de déplorations hypocrites et de condamnations apparentes qui sont en fait des soutiens.

Tout en faisant semblant de dénoncer le « mirage populiste », elle ose prétendre que la Russie et la Chine (fasciste pour la première, communiste pour la seconde) sont caractérisées par le « contrôle populaire », tandis que « l’efficacité » y règnerait (il faudrait le dire aux Russes dont les enfants des écoles ont les toilettes à l’extérieur par moins quinze degrés, et qui se suicident à l’explosif quand ils ont le cancer, faute de médicaments anti-douleur).

Elle dénonce la « pensée magique », mais dans la même phrase, elle assure : a) qu’un chef, « par essence », « ne peut être qu’un homme doté de qualités extraordinaires », b) que « même s’il est peu original ou courageux au départ, la fonction seule devrait pourtant transfigurer notre homme, lui offrant l’occasion (…) d’offrir à son peuple quelque chose de plus grand que lui-même ».

Soit, pour b), une assertion qui relève exactement de la pensée magique (le premier clampin venu se transforme en chef aux pouvoirs surhumains par le seul effet du trône qu’il occupe), tandis qu’elle contredit directement l’assertion a) : si t’es pas un surhomme au départ, t’es pas un vrai chef.

Sans compter qu’elle est, tout simplement, démentie par la réalité. La fonction seule « devrait pourtant transfigurer notre homme », et cependant elle ne le transfigure pas. À ce stade, n’importe quel « expert » qui évite de se moquer du monde devrait se dire : y’a un bug dans ma théorie, je jette ça et je recommence ; mais elle, non.

À en croire Caroline Galactéros, « nos dirigeants supportent de plus en plus mal leurs homologues internationaux  qui usent et, souvent il est vrai, abusent d'autorité. »

Hop, hop, hop ! C’est bien, ou c’est mal, « d’user et d’abuser de l’autorité » ? Sa double chronique tout entière est destinée à en faire l’éloge. Il faudrait savoir…

« Les États composites (de ces despotes) ne sont-ils pas nés de la découpe sans vergogne opérée par nos soins ? »

Ben… nan. La Russie et la Chine, au sommet des vénérations de la « colonelle de réserve », ne sont pas nées de la découpe sans vergogne opérée par nos soins.

Et puis c’est quand même curieux que la « géopoliticienne pragmatique » dénonce, d’un côté, « l’offensive migratoire », puis adopte, dans le même souffle, le langage « décolonial », « anti-impérialiste » et surtout anti-occidental si prisé des migrants offensifs.

Regardez-moi ce chef-d’oeuvre de perversité consistant à dire en même temps une chose et son contraire, à soutenir dans le même temps une position de droite et une position de gauche :

« Des sociétés qui n'osent même plus combattre sérieusement l'offensive migratoire annoncée par leurs adversaires pour les déstabiliser, et qui érigent de pathétiques murs signant leur impuissance. Des murs de la honte de soi, du refus d'assumer son histoire, son identité, les impératifs exigeants de l'accès à la citoyenneté et à ses contreparties matérielles et symboliques. »

Donc, l’Occident a grand tort de se laisser envahir par les immigrés. Mais quand il réagit enfin en construisant des murs, c’est « pathétique » et c’est le signe de son « impuissance ». Quoi que fasse l’Occident, il aura toujours tort. C’est exactement le propos tenu par les immigrés hostiles qui nous envahissent, par la Russie de Poutine et par les djihadistes ; mais à part ça, cette dame ne nous veut que du bien.

Allez, encore un petit coup de f… de g… :

« Nos vieux États meurent de leur gabegie entretenue, de leur déni entêté des besoins fondamentaux des peuples : protection, sécurité, identité, mais aussi espérance et fierté d'appartenir à un pays puissant et influent qui se projette dans le monde et ne se laisse pas faire. »

Okaaay… donc si je comprends bien, Caroline Galactéros exhorte la France à faire valoir sa « puissance » en se « projetant dans le monde », et en ne se « laissant pas faire » par ceux qui veulent mettre en péril sa « sécurité » et font obstacle à son « influence ».

Donc, nous devrions nous opposer, au premier chef, à la Russie qui nous menace d’annihilation nucléaire tous les quatre matins, procède à des sabotages sur notre sol, se réjouit ouvertement à la perspective que nous crevions de froid faute de gaz, nous somme de nous désarmer et de renier nos alliances militaires, traite notre président de « trouillard zoologique » dont « les caleçons puent » tellement il se « chie dessus », et nous qualifie nous-mêmes « d’ordures », de « bâtards », de « dégénérés » et de « pédés ».

Mais en fait, pas du tout. Ce à quoi Caroline Galactéros veut en venir, c’est que seuls la Russie et les ennemis de l’Occident ont le droit de « se projeter dans le monde » et de « ne pas se laisser faire ». Le devoir de la France est de s’allonger et de se laisser faire, comme Vladimir Poutine l’a littéralement dit à l’Ukraine à la veille de l’invasion de 2022, en reprenant les termes d’une comptine que tous les Russes connaissent par coeur, et qui fait allusion à un viol de cadavre.

On voit donc que la logorrhée de Caroline Galactéros n’est nullement l’expression d’une opinion d’expert de la géopolitique (bien évidemment). Mais ce n’est pas, non plus, le simple bavardage intempérant et biaisé d’une femme bien introduite qu’on aurait trop longtemps laissé faire.

C’est l’expression systématique et fidèle de la méthode de désinformation mise au point par les services secrets russes, qui consiste à désorienter et démoraliser les peuples ennemis par un flot continu de paroles, si incohérentes et contradictoires qu’elles en finissent par détruire la notion même de vérité dans l’esprit de ceux qui les écoutent ; si méprisantes et si immorales qu’elles en viennent à détruire tout fondement moral chez ceux à qui elles sont destinées ; et tellement porteuses de haines opposées qu’elles dressent les unes contre les autres les factions opposées des populations qu’il s’agit d’affaiblir, sans risquer pour autant de subir les dommages d’une intervention militaire proprement dite.

Ou bien, en préparation d’une telle intervention…

Tout cela après étude minutieuse des points de faiblesse et des divisions existants au sein du pays visé. Vulnérabilités qu’il s’agit d’exploiter, d’attiser et d’exacerber.

La question est donc : que fait le contre-espionnage pour neutraliser les ennemis de l’intérieur du type de Caroline Galactéros ? Et surtout, que font les gouvernements successifs, sans les ordres desquels les services secrets ne peuvent pas agir ?

En Ukraine, lors de la première invasion russe, en 2014, les services secrets étaient tellement noyautés par les espions russes que nulle riposte ne fut possible. Il serait souhaitable que la France n’en arrive pas là. L’exemple ukrainien montre aussi qu’il est possible, à partir d’une situation beaucoup plus catastrophique que la nôtre, d’épurer l’armée et les services secrets.

Même si des scandales surviennent encore, la loyauté des services secrets ukrainiens est sans commune mesure, aujourd’hui, avec la situation d’il y a dix ans. À tel point que la CIA, particulièrement méfiante en la matière, a accepté d’engager une large collaboration avec eux.

L’exemple de Caroline Galactéros (« ancien auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale, ancienne directrice de séminaire à l’École de guerre », en plus de son titre de colonel - ou ancien colonel, on ne sait trop - de la réserve opérationnelle des Armées, qu’elle ne cesse de mettre en avant), montre à quel point l’armée française est noyautée par les services secrets russes. Au vu et au su de tous. Car son cas est loin d’être isolé. Ils sont nombreux, les vrais militaires, infiniment plus gradés qu’elle, qui s’emploient à une subversion similaire.

Raison de plus pour engager le combat en vue d’un nettoyage impitoyable, poursuites judiciaires et incarcérations à l’appui. Comme en Ukraine.

Qui aborde le sujet ? Absolument personne.

Achille

« La classe politique en mots : chacun a ses raisons... »

Ah les mots, ils sont parfois difficiles à trouver lors d’un débat. À tel point que certains politiques n’hésitent pas à piquer ceux de leur adversaire.
C’est ainsi que lors de son duel avec Valérie Hayer, Jordan Bardella a emprunté plusieurs expressions qu’Emmanuel Macron avait utilisées à l’encontre de Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux tours de 2017.
Il semble qu’au RN on soit assez coutumier du fait puisque MLP avait elle aussi reproduit mot pour mot un discours de François Fillon en mai 2017.

J’espère que Jordan Bardella fera preuve d’un peu plus d’originalité lors du débat qui va l’opposer à Gabriel Attal le 23 mai prochain sur France 2. Reste bien sûr l’oreillette toujours très utile en cas de difficulté quand on est opposé à une adversaire qui maîtrise parfaitement ses dossiers et a un très bon sens de la répartie, comme c’est le cas du Premier ministre...

Serge HIREL

@ Robert Marchenoir | 08 mai 2024 à 15:05

Il me semble que votre commentaire est de qualité anti-poutinienne suffisante pour accéder à l’honneur d’être publié sur Desk France, site qui utilise le prestige de certains de ses contributeurs pour crédibiliser des discours parfois complotistes. Le point de vue de Françoise Thom est intéressant, mais ce n’est qu’un point de vue parmi d’autres... et rien ne démontre qu’il est juste.

Cessez donc de croire qu’un quarteron de généraux en retraite en sait plus sur l’actualité d’un conflit qu’un reporter de guerre qui est sur le terrain, « embedded » ou non. Lui rencontre des acteurs, les étoilés, eux, racontent leurs fantasmes, naturellement « va-t’en-guerre ». Vous regardez trop souvent LCI... Je ne dis pas pour autant qu’on peut donner le Bon Dieu sans confession à tous les reporters de guerre. Le Sommier, parfois, me paraît trop sûr de lui...

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@ Achille | 08 mai 2024 à 10:45
« Juste pour le fun, je vous laisse écouter [la] dernière chronique [de Schalg]. »

J’ai rarement vu quelqu’un faire la promotion d’un type qui ne lui plaît pas. Mais, après tout, en Macronie, tout est permis... J’ai ouvert le lien... J’ai tenu vingt secondes... Et je paie des impôts pour que ce crétin puisse se croire drôle ! Quant au « fun »...

Jérôme

Le racialiste, oligarque libéral, donnez-moi l'pognon, une fois montée mon entreprise adorez-moi comme le veau d'or, nous sert une insipide soupe anti-russe d'un ridicule qui fort heureusement ne tue plus. Raciste adorateur des scientifiques ku-klux-klanesque, faqueniousiste sur les causes supposées univoques de la guerre en Ukraine, un cultivé de hier, sans logique, sophiste accusateur.

Les Ricains écrivent depuis Obama leur volonté de briser les relations euro-russes, le commerce (gaz) euro-russe... Qui gagne du pognon grâce à cette guerre ? Le mobile est là.

Une fois dit cela, Poutine est un dictateur et la guerre qu'il fait à l'Ukraine est "génocidaire"... tout comme celle des autorités israéliennes à Gaza.

Macron est un pitre qui se fait mousser avec des postures de bravache. Une nullité.

Serge HIREL

« La liberté d’expression n’a jamais fait autant parler »... Magnifique slogan de CNews... Mais parler pour quoi dire ? Parler pour qui ? Parler pour convaincre ? Parler pour simplement faire le beau ou la belle, pour occuper l’espace médiatique ?

Les nombreux entretiens et débats de ces dernières semaines ont surtout démontré l’indigence de la réflexion politique sur l’avenir de l’Europe de certaines personnalités qui, le 9 juin, se disputeront les sièges français du Parlement de Strasbourg, cette assemblée qui, depuis toujours, ne sait apparaître dans la lumière de l’actualité que lorsqu’il est question d’environnement à sauvegarder, de droits de l’homme à défendre et d’immigration à accepter.

Ceci est déjà suffisant pour expliquer le taux d’abstention qui, une fois de plus, entachera la crédibilité de cette assemblée, cinquième roue du carrosse européen, qui n’a quasiment pas d’influence sur les décisions concrètes du Conseil et de la Commission, hormis le fait qu’au début de leur mandat, les eurodéputés possèdent un droit de veto contre une candidature de commissaire qui ne plairait pas à la majorité d’entre eux. Tout cela se réglant au cours de conciliabules entre initiés.

Pour un citoyen ordinaire, la campagne électorale autour d’un tel scrutin ne peut avoir qu’un intérêt limité. Pourtant, cette fois, l’enjeu de son résultat est beaucoup plus important qu’à l’accoutumée. Provoqué en France par un président « bruxellois », qui cache à peine son désir d’être le père fondateur d’une Europe fédérale, le clivage entre les européistes et les partisans de l’Europe des Nations s’est fortement accentué. Une nouvelle mandature ou non d’Ursula von der Leyen marquera soit un pas décisif vers le fédéralisme, soit un arrêt brutal d’un choix qui n’a jamais reçu l’assentiment des peuples à travers, par exemple, un referendum posant clairement cette question. Les élections du 9 juin pourraient bien en tenir lieu...

Dans son trop long et pénible discours prononcé à la Sorbonne pour lui assurer l’allure d’un magistère, Macron a bien identifié le danger, à ses yeux, que représenterait une défaite, même relative, des européistes... et, pour tenter de l’éviter, a joué sur les peurs.

Non, ce ne sera pas « la mort de l’Europe » s’ils mordaient la poussière. Ce serait, au contraire, la renaissance d’une Europe telle qu’elle avait été conçue par ses pères, artisans de la CECA, puis du marché commun. Une Europe composée d’États et de peuples souverains, mais aussi suffisamment proches dans leurs conceptions différentes de la démocratie et leurs attentes sociales, culturelles, économiques, pour parvenir à créer des dynamiques communes à tous ou à plusieurs d’entre eux. Une voie qui a déjà démontré sa pertinence : Airbus, Concorde, Ariane, Erasmus... et la PAC.

À l’époque où ces programmes ont été lancés, les Français étaient fiers de se dire Européens. Aujourd’hui, l’Europe, celle de « Bruxelles », leur est imposée et beaucoup s’insurgent... Français d’abord, Européens ensuite : c’est cela que le scrutin du 9 juin leur permettra de dire. S’en désintéresser, s’abstenir, c’est prendre le risque de « la mort de la France ».

Quant au fait que cette campagne, qui, espérons-le, va prendre de l’ampleur, ressemble à s’y méprendre à celles qui précédent nos élections nationales, c’est, encore une fois, l’attitude du Président qui en est la principale cause. Depuis sa réélection, disons légitime, et la perte de la majorité absolue à l’Assemblée, il finasse pour éviter toute consultation du peuple. Tout est bon pour y parvenir, du recours au Conseil constitutionnel au mouvement d’humeur, par exemple celui qui, lors des « Rencontres de Saint-Denis », a entraîné son refus de tout référendum sur l’immigration parce que LR avait choisi de ne pas y aller jouer les faire-valoir.

Face à cet entêtement, les oppositions et la majorité des Français désormais en désaccord - et même en désamour - avec Macron, privés du droit de s’exprimer, ont compris que le scrutin du 9 juin, dans lequel il s’est impliqué, était l’occasion de lui faire connaître leur sentiment, non seulement sur les dossiers sur lesquels il leur dénie la possibilité de s’exprimer, mais aussi sur lui-même, tant sa personnalité est devenu contestable.

Du scrutin législatif, on est passé au référendum-plébiscite, voilà tout... et la Macronie n’a pas eu d’autre issue que de l’accepter : le 23 mai, c’est le chef du gouvernement lui-même, qui aurait pu ne pas hautement s’engager dans ce scrutin européen, qui prendra la tête du combat contre, non pas la tête de liste du RN pour cette élection, mais le président du principal parti d’opposition. La soirée pourrait bien être décisive.

Axelle D

@ Robert Marchenoir | 08 mai 2024 à 15:05

Vous souffrez manifestement d'ultracrépidarianisme aigu !
Et dire que des esprits beaucoup plus que sains, documentés et objectifs que vous sur les multiples sujets dont vous prétendez être un expert vont se sentir obligés, hélas, de réagir à vos commentaires extravagants.

Robert Marchenoir

Je suis allé voir l’entretien du JDD avec Eric Zemmour et Marion Maréchal. C’est pas mal. Mais il n’y a pas un mot sur la politique étrangère, à l’exception d’une pique fielleuse à l’encontre d’Emmanuel Macron, qui aurait tort de se présenter en « chef de guerre » relativement à l’Ukraine.

Ces sarcasmes de cour d’école sont fatigants. Macron est constitutionnellement « chef de guerre », comme le serait une chèvre si elle était élue à la présidence de la République. On ne peut pas, à la fois, se dire « souverainiste », prétendre que « la France a un devoir de puissance dans le monde » (Eric Zemmour) et déplorer que le chef de l’Etat prenne au sérieux son rôle constitutionnel de préservation de la souveraineté du pays.

À moins que l’on ne prétende que la Russie, qui, depuis un siècle au moins et sans interruption, revendique ouvertement sa volonté d’asservir l’Europe, n’est pas une menace pour la souveraineté de la France.

De Lénine à Poutine en passant par Staline, Gorbatchev et Eltsine, le message a été clair : l’Europe c’est nous, l’Europe occidentale nous appartient, et cette espèce de péninsule minuscule et grotesque à l’Ouest de l’Eurasie est vouée à se soumettre à notre férule : elle est tout juste bonne à se faire piller ses richesses et sa technologie.

Tandis que nous « assurerons sa sécurité », de même que le maître assure la sécurité de l’esclave.

Écoutez, à ce propos, la saisissante synthèse de l’historienne de la Russie Françoise Thom (l’un des rares experts que la France compte dans ce domaine), lors d’une récente conférence à Paris. Elle dissipe l’épais nuage de fumée engendré par la « détente » avec l’URSS, puis par les chimères « d’alliance » avec la Russie poutinienne, consciencieusement nourries par des traîtres européens achetés par le Kremlin (Gerhard Schröder, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Philippe de Villiers…).

Tout le monde a l’air d’oublier que le préambule de la seconde invasion de l’Ukraine fut un ultimatum de la Russie à l’OTAN, c’est à dire à l’Europe occidentale, la sommant de se démilitariser. C’est le refus d’accepter les termes de cet ultimatum, délibérément présenté comme tel, c’est à dire non négociable et assorti de menaces militaires contre l’Europe, qui a mené à l’entrée des troupes russes en Ukraine.

Politique musulmane : après les gens du samedi (les Juifs), ceux du dimanche (les chrétiens).

Politique russe : après l’étranger proche (Géorgie, Biélorussie, Ukraine), l’étranger distant (Europe occidentale).

De façon générale, il est étonnant que ni Zemmour ni Maréchal ne disent un mot de politique étrangère dans cet entretien. Après tout, que sont les élections européennes, sinon un scrutin exclusivement consacré à la politique étrangère, par définition ?

Ce n’est pas parce que de Gôl a cru pouvoir faire du Marché commun un outil de prolongement de la France par l’Europe, que ce fantasme peut continuer à être mis en application.

Dans cet entretien, ne figurent à aucun endroit les mots Russie, Chine, Balkans, États-Unis, commerce international, politique énergétique, politique climatique, politique agricole commune, défense, OTAN…

Il n’y en a que pour le « érenne », Marine Le Pen et les magouilles politiciennes au Parlement européen. Mais on s’en tape, du érenne. Quand est-ce que ce peuple sortira son nez de son nombril où il est profondément enfoncé ?

Les rivalités personnelles de Zemmour et les déchirements familiaux de Maréchal, on n’en a rien à battre.

La question, c’est la France, et par conséquent la Russie, la Chine, l’OTAN…

À ce sujet, je n’arrive pas à savoir si le funeste agent russe Caroline Galactéros est toujours le conseiller de Zemmour en politique étrangère. Ce portrait de Desk Russie, qui date de janvier 2023, est ambigu sur ce point.

Caroline Galactéros, la femme qui s’est constamment trompée sur tout. On imagine où nous en serions aujourd’hui si, comme elle l’avait réclamé en 2015, François Hollande avait livré les Mistral à la Russie. L’armée russe aurait peut-être déjà pris Odessa.

Même un média de gauche dont le nom s’inspire ouvertement du communisme, comme Les Jours, a cru nécessaire de dénoncer les accointances pro-russes, voire antisémites de Caroline Galactéros !

Elle avait l’honneur d’une tribune dans Le Point, pompeusement intitulée « État d’esprit, Esprit d’État ». Inaugurée en octobre 2014 par un article délibérément destiné à diffamer l’Occident, sept mois seulement après la première invasion russe de l’Ukraine, elle a pris fin en avril 2018, par un article vantant la « modernité sociale » et le « niveau technologique » de l’Iran islamique, lesquels susciteraient malheureusement la jalousie d’Israël. Tandis que la tentative d’assassinat au Novichok, par les services secrets russes, en Angleterre, du transfuge Sergueï Skripal, était bien sûr une « provocation occidentale ».

Il convenait, par conséquent, que la France fasse pression sur Trump pour qu’il renonce à sa politique anti-iranienne. De plus, en se rapprochant de la Russie et de la Syrie, Paris « réunirait ainsi trois solitudes » : celle du président Trump, honteusement opprimé par l’État profond américain, celle de Poutine, honteusement humilié par l’arrogance occidentale, et celle du président iranien Rohani, honteusement humilié par l’arrogance des Juifs, on suppose.

À ce stade, la direction du Point a jugé, j’imagine, que son soutien aux dictatures les plus odieuses de la planète commençait à passer les bornes.

Aujourd’hui, elle doit se contenter de sa nouvelle chaîne YouTube, dotée du décor et de l’éclairage les plus indigents du Web. Le moindre « influenceur » de quinze ans fait mieux. Ses 57 000 abonnés sont probablement constitués en grande partie de faux comptes russes.

Elle a encore micro ouvert chez d’autres agents russes, comme l’ineffable Régis Le Sommier, chez lequel elle s’est livrée tout récemment à une orgie de propagande poutiniste et de calomnies anti-occidentales.

En fait, elle illustre par elle-même la réalité d’une certaine décadence française. Elle est peut-être docteur en sciences politiques, ainsi qu’elle le prétend, mais ce qui est certain est qu’elle est profondément ignorante de ce sur quoi elle prétend être experte.

Il existe des poutino-lécheurs qui ont quelque connaissance de leur sujet : feu Hélène Carrère d’Encausse, Vladimir Fédorovksi… Caroline Galactéros, non : dès qu’elle ouvre la bouche sur la Russie (ou sur autre chose), l’évidence se manifeste en quelques dizaines de secondes : elle est nulle. Elle est bête à manger du foin. Elle raconte absolument n’importe quoi, camouflant son ignorance radicale derrière un verbiage prétentieux (« le Kairos à l’envers »).

Je passe sur les fautes d’orthographe et de français qui émaillent ses différents blogs et sites, tous plus étiques les uns que les autres.

Cette femme conseille-t-elle encore Eric Zemmour ? La question est d’importance.

Dernière chose, concernant une arnaque poutiniste (ou populiste) que je n’ai vu dénoncer nulle part. J’ai cité le fameux Régis Le Sommier, directeur du site Omerta. Il se prévaut de son passé de grand reporter et de directeur adjoint de Paris Match pour prôner la religion du « terrain ».

La vérité (forcément « dérangeante » et « contraire à la doxa ») qu’il répandrait serait due à sa volonté d’aller toucher la réalité du doigt, ce qui consiste, par exemple, à aller faire le singe quelques heures dans les tranchées en Ukraine. Côté russe, évidemment. Cornaqué par un commissaire politique du Kremlin.

C’est, bien sûr, le contraire. Ce sont les experts « de plateau », « de salon » ou « de bibliothèque » qui sont les plus susceptibles de savoir quelque chose. Le « grand reporter » est précisément celui qui en sait le moins. Son appréhension de la réalité est limitée à ce qu’il voit et ce qu’il entend dans son voisinage immédiat. En temps de guerre, on lui interdit en général de se rendre où que ce soit, sinon là où cela arrange les autorités en place.

Sa seule capacité consiste donc à transmettre des émotions basées sur une poignée d’observations extraordinairement parcellaires. Comme le public est désormais constitué d’amibes imbéciles télécommandées par les réseaux sociaux, il n’en faut pas plus pour accréditer le mythe du type qui va vous dire la vérité, lui, puisqu’il va « sur le terrain ».

C’est aussi idiot que le commentateur de blog qui vous dit qu’il a raison sur la Russie, puisqu’il parle russe et qu’il a touché la Russie de ses pieds.

Personne ne doute que l’Occident soit en décadence. La question est : voulons-nous inverser cette tendance, ou préférons-nous nous rendre esclaves de ceux qui veulent l’accélérer ?

Exilé

« C'était la classe politique en mots, avec ses abstractions généreuses, son volontarisme affiché, sa morale exhibée, ses promesses qui seraient tenues, ici son rêve de révolution, là son envie de réformer » (PB)

Foin des abstractions (faussement) généreuses et regardons la sordide réalité en face. Au vu des dangers qui nous menacent tous, pouvons-nous continuer de gloser sur des calembredaines et envisager, ne fût-ce que quelques secondes de voter, pour les partisans et les complices d'une Orange macronique qui, aux accents triomphants de l'Hymne à la Joie, ne cherche qu'à faire entrer par millions en Europe et en France ceux qui dont une actualité implacable nous oblige trop souvent partout à dire, hélas :

« Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes 
…et occuper vos campagnes » ?

Aliocha

Il est drôle, Xavier, cette phrase n'est pas de moi, mais la présentation de la conférence en question sur le site du Collège de France.
J'ai sûrement beaucoup à apprendre en écriture, mais lui ne sait pas lire...

Sloterdijk est allemand, si on parle aussi bien allemand que lui français, on se permettra alors quelques critiques, sinon, si on n'a pas la patience d'écouter la conférence en entier, on a le droit d'en rester aux définitions archaïques de la spiritualité.

Exilé

@ Claude Luçon | 07 mai 2024 à 01:24
« Il est petit Macron mais il a aussi son bouton rouge, au fond d'un océan ! »

Ça le démange de le tripoter.
Personne de son entourage ne lui a donc encore expliqué qu'il existait des choses avec lesquelles on ne devait pas jouer ?

Xavier NEBOUT

@ Aliocha

Votre bonne volonté à enrichir les débats est pathétique en ce qu'elle est vouée à l'échec du fait de ne pas savoir être agréable à lire.
Des adjectifs tirés de nom de savants en toute probabilité de vos lecteurs tendent au pédantisme.
Vos phrases sont lourdes, interminables, et souvent incompréhensibles. Exemple : "Débutant avec la révolution pontificale du XIe siècle, qui joua un rôle déterminant pour l’Italie et qui permit à l’Église de se détacher des puissances de ce monde, elle..." ??? c'est qui, elle ?
Faites un effort, que diable. Sinon, à quoi bon tant écrire ?

Ceci dit sur la forme, votre philosophe fait, à vous lire, tout simplement abstraction de la nature humaine avec un zéro pointé sur le plan spirituel, et ne mérite pas une discussion.

Exilé

« Deux rationalités, deux esprits, deux honnêtetés contraintes de s'opposer mais presque à l'unisson sur l'essentiel qui est de rendre l'Europe forte et sans complaisance pour les puissances violant les droits de l'homme » (PB)

Pourquoi donc et de quel droit devrions-nous nous mêler des affaires d'autres pays en y pratiquant une ingérence inadmissible, au mépris de la liberté des peuples y vivant, comme si nous étions si exemplaires que cela ?

Et parlons-en de ces prétendus « droits de l'homme » qui, en France et dans d'autres pays européens, sont en pratique vus comme les droits des délinquants, des tueurs et des violeurs pourvu qu'ils proviennent d'ailleurs, de façon illégale de préférence, au détriment des Européens légitimes.

Nous finissons par arriver à nous retrouver dans une situation inversée, par exemple avec des harpies qui se livrent à une agitation à grand spectacle autour des agressions sexuelles commises par des hommes connus, bien entendu non excusables pour autant même s'ils ne représentent pas nécessairement la majorité des cas, alors que les femmes discrètes qui dénoncent simplement avec de faibles moyens une réalité quotidienne impliquant des étrangers souvent en situation irrégulière et non mis hors d'état de nuire par ce qui devrait théoriquement être la justice, sont diabolisées, assimilées à « l'extrême droite » et férocement poursuivies, au mépris de l'égalité et de la liberté d'expression, principes qui en France finissent par rejoindre des légendes sans fondement.

Pour ne pas évoquer le racisme à géométrie variable, avec un racisme anti-Blancs souvent violent et mortel non reconnu et non poursuivi en tant que tel, à l'encontre une fois de plus du principe d'égalité.

Alors, que « l'Europe » - ou plutôt le tentaculaire machin bruxellois - commence par balayer devant sa porte avant de prétendre aller donner des leçons de morale aux autres.

Achille

@ Tipaza | 08 mai 2024 à 09:29
« Bref, je vous signale que le nom Aram est très proche de haram, qui en arabe signifie ce qui est interdit par le Coran. »

Ne jouons pas sur les mots. Il suffit de retirer une lettre d’un mot pour qu’il change complètement de signification (ex : mère--> mer). En cherchant bien on pourrait trouver d’autres exemples.

Personnellement j’aime bien Sophia Aram. Son humour est quand même bien plus affûté que celui de Charline, Vanhoenacker, de Guillaume Meurice ou encore celui de Djamil Le Shlag. Cet humoriste qui a démissionné en direct en solidarité avec ce dernier, mis à pied par la direction de France Inter.
Juste pour le fun, je vous laisse écouter sa dernière chronique .
J’aime bien le passage où il dit : « Il y a plus de liberté d’expression sur CNews que sur France Inter ». Sur ce point j’aurais tendance à être d’accord avec lui, même si le plus souvent c'est de l'humour involontaire. :)

Aliocha

La vraie vie de la France et du monde ne saurait faire l'économie de lire sa propre biographie :

"Parmi les réactions antispenglériennes des années 1920 et 1930 – outre la polémique lancée de bonne heure par Robert Musil –, les études de philosophie de l’histoire du théologien protestant profane et juriste Eugen Rosenstock-Huessy prennent une singulière importance. Avec son œuvre précoce, parue en 1938 (et dont le titre fournit l’intitulé de ce chapitre), Rosenstock se profile comme le porte-parole d’une réinterprétation radicale-progressiste de l’histoire européenne de l’esprit et de la société.

Le deuxième millénaire de l’Europe apparaît aux yeux de Rosenstock comme la longue trace d’une histoire de la liberté animée, de manière ouverte ou cachée, par des motifs chrétiens. Elle s’accomplit dans une série de « révolutions » dont les cours et les résultats forgent ce qu’on appelle les « caractères nationaux » – un concept qui tente de faire totalement l’économie des implications essentialistes ou génétiques. Débutant avec la révolution pontificale du XIe siècle, qui joua un rôle déterminant pour l’Italie et qui permit à l’Église de se détacher des puissances de ce monde, elle se prolonge dans la Réforme allemande qui, aux yeux de Rosenstock, provoque l’émancipation des princes à l’égard de la tutelle exercée par l’Ancien Empire, jusqu’à la Révolution anglaise du XVIIe siècle, par laquelle la moyenne et basse noblesse du pays, la gentry, obtient par le biais de la construction sophistique du King in Parliament la domestication de la couronne, mettant ainsi en route le processus de parlementarisation de la souveraineté.

Avec son impressionnante interprétation de la Révolution française et son analyse tout à fait problématique de la Révolution russe, Rosenstock-Huessy se fraie un chemin qui lui permet d’approcher les réalités du XXe siècle.

Quelques petites années après son grand coup de 1931, en 1938, Rosenstock-Huessy complète son grand portrait du monde européen par le tableau panoramique Out of Revolution, que l’auteur – se rapprochant ainsi de la perspective de l’œil de Dieu – présente sans ambages comme une « Autobiographie de l’homme occidental ».

Si l’un des éléments de l’ironie caractérisant la conception spenglérienne de l’histoire était son débouché sur un pessimisme à fondement scientifique – avec, en perspective finale, la « fellahisation » des masses –, l’épopée des Européens dessinée par Rosenstock aboutit à l’effet ironique que passe désormais pour un Européen celui qui n’a pas lu sa propre biographie".

Peter Sloterdijk, dont je retranscris ici la conclusion de son dernier cours au Collège de France - vous pouvez me remercier car sa diction n'est pas toujours simple à comprendre - tire une leçon essentielle de notre situation de révolutionnaires européens :

"Révolution

Ce qu’ont en commun tous ces épisodes renversants pour ce qui concerne l’individu, c’est ce qu’on peut sans crainte qualifier de promotion existentielle de la nature humaine, en tant que telle elle affecte fondamentalement l’être dans le monde des membres du genre sapiens, elle débouche sur une suppression en profondeur de l’esclavage, qui devance de loin tous les abolitionnismes récents, à ce jour, elle n’a réellement été mise en œuvre ni en Asie, ni dans les nations du Sud global, ce qui explique qu’on y fasse volontiers valoir la pluralité des civilisations contre le pathos européen de la dignité universelle de l’homme.
En créant la laïcité sanctifiée, la Réforme allemande a fait de chaque être humain un être doté de compétences sacerdotales, depuis, chaque individu est immédiatement relié à l’infini.
La révolution anglaise a fait de chaque gentleman un père du roi, tandis que la révolution française transformait chaque être humain talentueux et de bonne volonté en membre d’une nouvelle noblesse méritocratique portant les traits de popularité adamique.
Les titres universalisés Herr, Sir, Monsieur, Madame, devait faire comprendre que le sens des mouvements révolutionnaires n’est pas au bout du compte l’amélioration des prestations sociales, mais un anoblissement universel.
En revanche, les cultures modernes de masse, perçues dans ce contexte, suivent toujours les motifs régressifs, dès lors qu’elle s’adressent aux gens dans leur trivialité pré-réformatrice, avec une vulgarité qui ne connaît aucune obligation de s’engager pour le bien commun et ne sait rien des chances de vie des petits enfants.
Les autocraties, les dictatures et les populismes, se fondent toujours sur l’hypothèse que, en matière politique, on ne peut se fier qu’aux pulsions basses, à la cupidité, à la soif de vengeance et à la peur.
En temps qu’anthropologue des révolutions européennes, Rosenstock-Huessy se reconnaît dans le point de vue selon lequel l’être humain doit pour s’épanouir se déraciner de sa simple origine, l’homme doit être en quelque sorte rempoté, repiqué du présent vers les situations futures, parce qu’il dépérit facilement dans son humus d’origine quand la terre a trop été piétiné.
Rosenstock-Huessy élève ainsi une objection élémentaire contre toutes formes de nativisme, qui reste uniquement là où le hasard l’a fait venir au monde, et qui ne se comporte jamais comme enfant de son temps, sans même entendre un appel venu du devant de l’oméga de l’histoire, se trouve à l’étroitesse des démons locaux.
Mais, au déracinement de l’origine usée, doit toujours correspondre une prestation de serment à une nouvelle source légitime d’enthousiasme afin que les individus dans l’espace postrévolutionnaire ne soient pas victimes de désorientation. Ils succombent trop facilement à l’ignorance de ce que l’on doit faire après, dans le marasme qui suit les périodes de combat.
On peut en dire autant des européens actuels, qui ne savent pas s’ils sont les meilleurs anges de notre nature qui se chargent de l’avenir".

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/le-continent-sans-qualites-des-marque-pages-dans-le-livre-de-europe/out-of-revolution-comment-un-historien-allemand-explique-leur-autobiographie-aux-europeens

Ellen

@ Claude Luçon | 08 mai 2024 à 01:42

La génération des années 1950 que vous mentionnez aurait aujourd'hui 74 ans et serait à la retraite. Je ne parle pas de celle-ci.

Il s'agit des jeunes entre 23 et 30 ans, nés entre 1985 et 1995 qui galéraient avant de trouver un premier emploi. Dans le meilleur des cas, certains ne se voyaient proposer que des contrats en CDD renouvelés jusqu'à 12 fois dans la même entreprise, d'autres cherchaient un premier job en fonction de leurs études et diplômes acquis pendant des mois et des mois se heurtant, lors de leur premier entretien à l'embauche, aux exigences du futur employeur leur reprochant de n'avoir pas d'expérience ou trop peu pour être engagé. Et si par bonheur un contrat de travail leur était proposé c'était souvent pour un salaire de misère, légèrement au-dessus du SMIC. D'autres me disaient qu'ils envoyaient des dizaines de CV par semaine, sans réponse en retour.

Les époques changent, évoluent, se structurent ou se déstructurent.

Je ne suis pas pessimiste, mais avouons quand même qu'il y a de quoi s'inquiéter de cette nouvelle mondialisation, aujourd'hui démembrée et déstabilisée. On vit comme sur du sable mouvant.

Michel Deluré

@ hameau dans les nuages 07/05/24 11:28
« Oui mais quelle Europe ? That is the question. »

L'Europe existe, avec certes ses imperfections sur lesquelles certains se plaisent à appuyer du doigt mais aussi ses avantages que les mêmes savent aussi fort opportunément passer sous silence. Beaucoup sont pro-européens lorsqu'ils en tirent profit mais deviennent soudainement anti-européens lorsqu'ils estiment que l'Europe les dessert.

Il est alors indispensable que les électeurs fassent appel à leur intelligence, à leur capacité de raisonnement, pour répondre avant tout à la question fondamentale et primordiale de savoir si, dans le monde que nous connaissons aujourd'hui, nous avons ou non besoin, nous Français tout comme nos voisins, de l'Europe.

Et si la réponse est affirmative, comme je souhaite personnellement qu'elle le soit, alors oui, il sera nécessaire d'adapter cette Europe à nos attentes, pour l'aménager de sorte que, sans effacer les identités de chaque nation, sans gommer les spécificités de chaque pays, elle additionne et permette de décupler les forces de chacun, rendant ainsi l'ensemble plus solide.

Tipaza

@ Achille | 08 mai 2024 à 07:41
"Celle qui a su trouver les bons mots pour parler de la guerre au Proche-Orient,c’est Sophia Aram lors de la cérémonie des Molières."

Je suis toujours surpris lorsque des éléments de synchronicité apparaissent aux moments les plus inattendus, ce qui est d'ailleurs le propre de la synchronicité.

Bref, je vous signale que le nom Aram est très proche de haram, qui en arabe signifie ce qui est interdit par le Coran.
Je vous laisse conclure sur cette synchronicité... amusante, au sens intellectuel.

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@ caroff | 07 mai 2024 à 14:26
"Bref, l’assemblée qui sera élue en 2024 n’aura pas vraiment de pouvoir financier durant son mandat. Son pouvoir portera sur le budget 2027-2033..."

Merci pour cette information que j'ignorais.
Elle montre une fois de plus le caractère non démocratique, pour ne pas dire anti-démocratique de cette Union européenne.

Un parlement aux pouvoirs financiers différés, une farce ubuesque impensable pour des cerveaux normaux.
Je me demande comment Montesquieu et autres juristes ou philosophes de la séparation des pouvoirs en démocratie auraient réagi si on leur avait proposé cette procédure.

Patrice Charoulet

Il fallait avoir Paris Première pour voir le débat du Grand Jury des têtes de liste pour les européennes. J'ai cette chance. Mais on pouvait aussi l'écouter à la radio, et, pour ceux qui l'ont raté, il est possible de le suivre sur son ordinateur.

Je sais pour quelle liste je vais voter et ce débat ne m'a pas fait changer d'avis. Tous ces orateurs avaient le niveau requis et leurs arguments.
J'espère qu'aucun électeur n'attendait cet affrontement pour se décider. La question n'est d'ailleurs pas : Qui a été le meilleur ? Il ne s'agit pas de voter pour quelqu'un. On votera pour une liste et chaque liste représente une vision politique différente. Est-on pour le mélenchonisme ? Est-on pour l'extrémisme ? Est-on pour les socialisme ? Est-on pour la droite classique ? Est-on pour le bloc central ? Avant de voter, il faut se poser ces questions.

Je suis pour ma part pour le bloc central et je voterai pour lui sans hésiter un seul instant.

sylvain

Bravo au RN !

Le front fasciste raciste mafieux de l’alliance droite molle PS PCF EELV LFI-Hamas subit en ce moment les pires camouflets de son histoire malgré leur inquisition purulente contre le RN qui continue à monter inexorablement.

Malgré la plus odieuse et nauséabonde inquisition charia contre le RN, le seul parti républicain proche des vrais Français, des vrais citoyens, le parti de Marine Le Pen, seul au monde contre toute cette meute infecte et la propagande digne des pires totalitarismes, peut crier victoire sur tous les plans.

Hallucinante prestation de Attal au dîner du CRIF : du pur vomi nauséeux anti-RN.

Les Restos du coeur, relookés secte islamogauchiste et leur chasse au RN.

Les foires du vin, à Chalonnes dans le Maine-et-Loire, où les islamos fachos gauchistes locaux ont viré un stand soupçonné d'extrême droite.

Quelques exemples parmi des milliers d'autres.

Partout sur tout le territoire la chasse au RN est ouverte, une inquisition sans précédent contre le seul parti patriote qui défend la France livrée aux islamistes par la mafia macronienne alliée aux Nupes collabos traîtres.

Nous pardonnerons aux malheureux citoyens cocufiés leurrés trahis trompés par leurs gourous macroniens islamogauchistes d’avoir voté pour eux ; ce doit être un gros problème de conscience de se soumettre aux diktats de leurs bourreaux ; ce vote d’adhésion irresponsable nous ramène aux heures sombres de la collaboration honteuse d’une partie des Français envers les traîtres à leur Nation.

Comme ceux qui se disent : "Je suis Charlie", moi aujourd’hui je dis : "Je suis RN !"

Achille

Celle qui a su trouver les bons mots pour parler de la guerre au Proche-Orient,
c’est Sophia Aram lors de la cérémonie des Molières. Son petit speech a été très apprécié par le public constitué de personnalités du monde du spectacle et des médias. Celui-ci a même été retransmis toute la journée sur les antennes de CNews, ce qui est à signaler car d’une façon générale cette chaîne n’apprécie pas particulièrement les humoristes de France Inter.
Mais comme la vérité n’est pas bonne à dire, cela a valu à Sophia Aram une bordée d’injures sur les réseaux sociaux, les uns en provenance des partisans de Netanyahou, les autres de la part des pro-Palestiniens qui bloquent Sciences Po et la Sorbonne depuis une semaine.

À ce sujet je dois tirer mon chapeau à François-Xavier Bellamy qui n’a pas hésité à venir affronter les étudiants en colère et a remis en place le petit bouffon de LFI, Louis Boyard . C’est à ce genre d’échange que l’on peut mesurer l’écart intellectuel qui sépare deux personnalités politiques. Manifestement ils ne jouent pas dans la même catégorie !

Claude Luçon

@ Ellen | 07 mai 2024 à 23:35
"Combien de fois n'ai-je pas entendu des jeunes hautement diplômés me dire : "on est de la génération des sacrifiés"..."

En quoi, depuis la génération née en 1950, une génération a-t-elle été sacrifiée ?
À partir de leurs 20 ans, dès 1970, tout n'a été qu'abondance ! Ce sont eux qui ont inventé et créé le bisounoursisme !
Il leur appartient au contraire de se sacrifier, bien peu d'ailleurs. Prendre moins de vacances, travailler ne serait-ce qu'un minimum au bureau, nous n'avons plus d'usines ni de mines. Arrêter les hamburgers ! Ne pas acheter le dernier modèle de smartphone, la dernière planche à roulettes motorisée, le nouveau type de baskets Nike...

Les générations sacrifiées, celles qui restent, sont nées en 1930 et 1940, genre WW2, occupation teutonique et Algérie.
Il faut leur parler de septembre 1940, les tickets de pain à la main en faisant la queue chez le boulanger, 6 juin 1944, 8 mai 1946 et 1er juillet 1962…

La dette nationale du moment ?
Mais elle fait le bonheur des investisseurs qui en reçoivent les intérêts chaque année depuis des décades, la France paient, régulièrement. La France est un bon investissement, un placement sûr, les trois organisations de notation sont de la foutaise, c'est nous qui payons leurs services. Si elles nous déclassent, qui le fera ?
Nos banques font quelque chose de similaire avec leurs clients bons payeurs !

Au pire nous ferons comme lors des actions du canal de Panama et les bons russes d'avant 1917, ou nos financiers nous referons le coup de 1929 si, d'ici là, Poutine n'a pas réglé le problème à sa façon, recommencé une autre civilisation... nucléarisée... dettes oubliées !

Ellen, ils se moquent de vous vos jeunes hautement diplômés ! Diplômés ? Hautement ? C'est une plaisanterie quand on découvre des bacheliers qui ne savent ni écrire ni lire, ni compter. Nous sommes même obligés de leur donner une IA faute d'en avoir une personnelle !
Un comble : SACRIFIÉS ??
Pire : un Bardella qui n'est même pas acteur de cinéma alors que Depardieu a réussi dans le rôle de beau gosse !

Ellen

Combien de fois n'ai-je pas entendu des jeunes hautement diplômés me dire : "on est de la génération des sacrifiés" en ajoutant, faut pas s'étonner, à la tête du gouvernement il n'y a que des vieux depuis plusieurs décennies qui ne comprennent rien aux jeunes.

C'est chose faite. À les voir débarquer en force pour se faire entendre, ils ont réussi, depuis, à prendre leur revanche. Pas un seul sur la photo ne fait quarante ans passés.

E. Macron et Gabriel Attal leur ont montré le chemin de la Renaissance pour une marche vers la victoire.

J'attends impatiemment le scrutin du 9 juin.

sylvain

Notre civilisation s'effondre et nous plongeons dans la décadence avec parades d'homos et de trans LGBT dans les écoles et autres dérives de dégénérés, tels les LFIslamistes-Hamas complices des criminels musulmans islamistes.

Giuseppe

Allez, je me fais plaisir:

https://www.ladepeche.fr/2024/05/07/direct-visite-de-xi-jinping-en-france-diner-detat-a-lelysee-lundi-soir-le-president-chinois-dans-les-pyrenees-ce-mardi-11934076.php

À la question de savoir quelle recette avait le FN/RN pour redresser le pays financièrement, un des porte-parole a eu un grand moment de solitude, avant de répondre benoîtement et mécaniquement qu'il fallait récupérer l'argent chez les fraudeurs sociaux et... dans l'immigration... toujours les mêmes balivernes. C'est pas sérieux du tout, en fait le FN/RN n'a aucun projet parce qu'ils n'ont jamais envisagé sérieusement de prendre le pouvoir.

Toujours la même rengaine, on a vu le niveau dans le débat de MLP avec Macron, elle était incapable d'aligner une opération de cours élémentaire. Mariani ministre ? C'est sérieux ça ? Et Monsieur Lego Premier ministre ? Avec qui tous ces bras cassés vont-ils gouverner ? Avec leur tourne-disque rayé qui ânonne les mêmes fadaises de chiromanciennes ?

stephane

Ce que je trouve formidable c'est que Macron prépare dans l'urgence avec Braun-Pivet et Larcher une dose de proportionnelle pour les prochaines législatives. Eh oui, il faut sauver les sièges des apparatchiks puisque le scrutin majoritaire à deux tours était maintenu pour faire battre le RN mais que maintenant ce même scrutin est en passe de lui assurer la majorité.
Et ce sera l'occasion de revoir le quatrième âge.
Si ça c'est pas prendre les Français pour des imbéciles, qu'est-ce ?

caroff

"Mais la politique, c'est de l'action, du courage, de la morale se colletant avec le feu du réel, de la constance, le refus de la démagogie" (PB)

Certes, mais l'impression donnée par les têtes de liste n'est pas à la hauteur des enjeux européens. À l'exception de FX Bellamy et de Marion Maréchal, les candidats sont des seconds couteaux, y compris Raphaël Glucksmann qui bénéficie de l'effet repoussoir de LFI et de la nostalgie d'une gauche mitterrandienne qui bougerait encore.
On peut être frappé également que jamais ou presque, ne soient abordés des éléments importants propres à initier l'opinion au fonctionnement de l'UE et du Parlement européen.

Déjà, savoir que le budget européen n'est pas annualisé comme ceux des États-membres: il a été voté en 2020 pour la période 2021-2027: autrement dit les députés élus le 9 juin 2024 n'auront aucune prise sur le budget !
C'est la Commission européenne qui annualise le budget adopté en 2020, elle qui détient le pouvoir sur l’agenda et le pouvoir d’exécution.
En 2020, le budget de l’UE est financé à hauteur de 92 % par des ressources propres, c'est-à-dire les contributions des États basées sur leur PIB. L’originalité du budget 2021 et du vote du plan de relance "NextGenerationEU" est de recourir à l’emprunt et d’annoncer la création d’impôts européens.

Les emprunts sont émis par l’Union européenne avec des échéances comprises entre 2028 et 2058. Le remboursement de ces nouveaux emprunts exige la création de nouvelles ressources donc de nouvelles taxes.
À côté de la taxe sur les emballages plastiques non recyclés, les taxes européennes pourraient être les revenus issus de la taxe carbone aux frontières, et de la création d’une taxe sur le secteur numérique, et des revenus de la vente aux enchères de quotas d’émissions de gaz carbonique.

Bref, l’assemblée qui sera élue en 2024 n’aura pas vraiment de pouvoir financier durant son mandat. Son pouvoir portera sur le budget 2027-2033...
Bon à savoir !

sylvain

@ Marc Ghinsberg | 07 mai 2024 à 13:41

Ceux qui, comme Marc Ghinsberg, sont contre les coups de couteau mais collaborent activement à l'invasion migratoire criminelle macronienne en faisant barrage à ceux qui veulent s'y opposer.

Ceux qui...

Marc Ghinsberg

Et si on parlait aussi un peu du « peuple », vous savez
ceux qui à droite ont voté Sarkozy mais à peine élu n’ont cessé de le critiquer et se sont retrouvés avec Hollande.

Ceux qui à gauche ont voté Hollande mais à peine élu n’ont cessé de le critiquer et se retrouvent avec Macron.

Ceux qui ne votent ni à droite, ni à gauche qui à peine élu n’ont cessé de critiquer Macron et vont se retrouver avec Le Pen (ou Bardella).

Ceux qui se plaignent de la médiocrité du personnel politique mais qui trouvent que les politiques gagnent trop, alors que les meilleurs qui vont dans le privé sont cinq ou six fois mieux payés.

Ceux qui demandent plus de subventions et moins d’impôts et se scandalisent du niveau de la dette publique.

Ceux qui veulent moins d’immigrés mais se font livrer leurs repas à domicile pour trois fois rien par des sans-papiers.

Ceux qui veulent partir plus tôt à la retraite, mais ne veulent pas d’enfant et ne veulent pas de travailleurs immigrés.

Ceux qui veulent qu’on rétablisse le protectionnisme pour arrêter l’importation de produits à faible coût, mais qui veulent que le pouvoir d’achat augmente.

Ceux qui pestent contre le dérèglement climatique mais qui se révoltent quand le prix de l’essence augmente.

Ceux qui réclament d’être consultés, mais qui ne se déplacent pas pour aller voter.

Ceux qui veulent qu’on construise plus de prisons mais évidemment loin de chez eux.

Ceux qui conspuent les capitalistes qui se gavent de dividendes mais refusent d’entendre parler de retraite par capitalisation.

Ceux qui…

Axelle D

Les deux plus proches sont manifestement François-Xavier Bellamy et Marion Maréchal. Eux au moins n'ont pas la langue de bois ! Ce qui explique sans doute qu'ils ne décollent pas dans les sondages, sachant que le peuple préfère les beaux parleurs, les flatteurs et les menteurs plutôt que ceux qui tiennent un langage de vérité !

Quant à trouver une quelconque proximité entre Bellamy et Gluckmann, j'ai beau chercher, je ne vois pas ! Aux antipodes sur les sujets "essentiels" de société, on voit mal comment ils pourraient se rejoindre et faire cause commune pour les droits de l'homme revus à la sauce gauchiste et wokiste de l'ex d'Eka, recasé avec Léa. Que de la bouillie de chat !

Concernant Bardella, il est de toute évidence un homme d'action et de conviction qui a du potentiel. Certainement un homme de terrain, mais est-ce suffisant pour envisager à son âge et compte tenu de son inexpérience en matière économique et sur les grands problèmes régaliens, d'ambitionner plus qu'un mandat de député européen ?

Je sais bien que la mode est au jeunisme mais avec Macron et ses ministres, dont le dernier en date Attal sacré premier, il serait temps de remiser ce logiciel mystificateur et en revenir aux méthodes fondamentales qui ont fait leur preuve.

hameau dans les nuages

@ Michel Deluré | 07 mai 2024 à 10:44

Oui mais quelle Europe ? That is the question.

Alors que Bernard Pivot vient de disparaître, je vous mets une photo d'un livre que ma mère a reçu en 1914, en récompense pour son travail scolaire, alors qu'elle n'avait que 9 ans. Livre de près de 200 pages... à 9 ans... Décerné quinze jours avant que la Première Guerre mondiale n'éclate.

https://photos.fife.usercontent.google.com/pw/AP1GczPnwZAnc5uBrpkDJMUYx7TD7YZ2euoxAJI0KKBTN6FE0UVT-kNSKZEaOw=w1238-h919-s-no-gm?authuser=1

L'établissement scolaire était situé rue Amelot à Paris dans le 11e. Je suis allé voir sur Internet cet immeuble. Il est le siège maintenant d'une association pro-migrants, "Groupe SOS".
https://www.groupe-sos.org/

Quelle Europe ?

Michel Deluré

Bien frustrante campagne électorale en fait dont l'enjeu prioritaire est l'Europe et que beaucoup se plaisent, en y réussissant d'ailleurs fort bien, à nationaliser.

Cela convient parfaitement au RN qui joue ainsi sur le terrain qu'il a choisi car il lui est favorable, piège dans lequel tous ses adversaires se sont laissés prendre. Et au soir du scrutin, le paradoxe sera certainement que celui qui aura adopté une stratégie gagnante sera en fait celui qui aura le moins dévoilé son projet européen, si tant est qu'il existe.

À trop oublier l'Europe aujourd'hui, à ne cesser de la fragiliser, n'est-ce point prendre le risque de le regretter fortement demain ?

Exilé

« Mais la politique, c'est de l'action, du courage, de la morale se colletant avec le feu du réel, de la constance, le refus de la démagogie » (PB).

Mais comment se colleter avec « le feu du réel » dans une France où la liberté d'expression est plus que bridée en ce qui concerne les « sujets qui fâchent » - les vrais - et où des lois liberticides concoctées par des malfaisants animés d'arrière-pensées troubles interdisent de dire ce que l'on voit et de façon générale de dire la vérité consubstantielle à ce réel ?
 

sylvain

Il est dommage que sur cette photo, les deux seuls vrais patriotes qui aiment la France Bardella et Le Pen, soient mis au même rang que tous les autres collabos soumis islamogauchistes immigrationnistes macroniens woke LFI-Hamas nazislamistes, c'est dégradant pour l'image du RN et de Reconquête! mais c'est le choix de Philippe, il faut le respecter.

Sinon, il y en a pour tous les goûts, les vrais Français civiques respectueux des valeurs de la vraie France choisiront les deux patriotes, Bardella ou Le Pen.

Les autres, cocufiables et islamisables sans modération, pourront puiser dans la fosse septique malodorante des traîtres collabos soumis islamogauchistes macroniens PS, PCF, EELV, LFIslamistes copinés aux terroristes, qui participent pour la bonne gamelle électorale à la destruction de la France, de son peuple, de son histoire, de sa religion.

Manque Zemmour mais comme il a frappé une femme en Corse, foi de gauchiste, il sera voué aux gémonies habituelles de la propagande officielle aux discours vaseux nauséabonds :

« Il faut faire barrage au pire danger qui nous guette, en langage gauchiste ou benêt, c'est pareil, ça nous donne : cézemmour, célepen, célesseutrêêêmeuh drouâââte, célultradrouate, céléfachos, célénazis ».

BEN VOYONS !

Ne me remerciez pas, en bon conseiller électoral je demande qu'à aider, bon choix mesdames bon choix messieurs.

Xavier NEBOUT

Si on envoyait les immigrés dans des camps, ceux qui y sont demanderaient à repartir, et les autres ne viendraient pas. Mais ça, il ne faut pas le dire de peur de faire nazi.
Il faudrait mettre deux millions et demi de fonctionnaires aux basses besognes, mais on ne le dit pas pour ne perdre leurs voix.
Il faudrait dire la vérité sur la guerre en Ukraine, mais comme on s'est gouré au départ, on ne peut pas revenir en arrière.
Il faudrait supprimer x milliards de subventions, etc. etc.

Il faudrait en somme savoir ne plaire à personne, mais on est en démocratie.

Achille

« Mais la politique, c'est de l'action, du courage, de la morale se colletant avec le feu du réel, de la constance, le refus de la démagogie. De la grandeur et à la fois de la simplicité. Ce n'est plus se réfugier derrière l'édredon doux et ouaté du "chacun a ses raisons" mais plonger dans la vraie vie de la France et du monde. » (PB)

Le monde occidental et notamment l’Europe, n’a jamais été autant menacé par des forces hostiles extérieures :
- L’entrisme éhonté des Frères musulmans dans nos institutions en vue d’imposer la charia,
- Les opérations de déstabilisation téléguidées par le Kremlin visant tout le continent européen et que l’on peut déjà observer sur les réseaux sociaux avec les fake news envoyées par les officines russes.
- La Chine qui bafoue sans vergogne les règles du commerce international et essaie de s’approprier par des méthodes déloyales les gisements de nickel calédoniens et autres minerais de première nécessité pour leur industrie, en Afrique subsaharienne.
- L’Iran qui ne désespère pas de réaliser sa bombe nucléaire afin de pouvoir la lancer sur les pays occidentaux occupés par les Infidèles.

Il serait temps de prendre conscience que la France n’est pas le centre du monde et que, seule, elle ne pourra pas faire grand-chose contre des puissances extérieures bien supérieures, en particulier par leur capacité de nuisance.
Jamais des élections européennes n’ont été plus importantes que celles de juin prochain.
Et pourtant on a l’impression d’assister à une répétition générale de la campagne électorale pour la présidentielle qui se tiendra en avril 2027.
Il est temps de se réveiller !

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